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Machine perforatrice pour l'extraction de blocs rectangulaires de roches ou autres.
Les appareils et engins mécaniques employés jusqu'à présent pour l'extraction des roches opéraient soit directement par abatage (houille, pierre à concasser ou à bâtir etc..) soit par forage de trous destinés à recevoir des explosifs ou des coins, en vue de détacher des blocs de plus ou moins grandes dimensions sans se préoccuper de la forme géométrique de ces blocs.
La présente invention a pour but l'extraction de blocs de roches, notamment de roches tendres et demi-dures, de forme parallélipipédique rigoureusement régulière de façon à faciliter ultérieurement la subdivision par débitage à la scie de ces blocs, en vue de l'utilisation rationnelle de la pierre dans la construction des bâtiments comme aussi, à titre de but secondaire mais non moins important, d'éviter dans le travail d'extrac- tion tout ébranlement susceptible de nuire à la cohésion des blocs de roche extraits.
L'invention convient particulièrement, de ce fait, au tra- vail d'extraction dans les carrières souterraines où les explosifs ne sauraient être employés, mais elle peut tout aussi bien s'appliquer aux carrières à ciel ouvert.
.En vue de la réalisation de ce but, la machine qui fait l'objet de l'invention a pour effet de transposer mécaniquement le procédé manuel d'extraction utilisé d'une manière à peu près générale dans les carrières de pierre tendre et qui consiste, pour l'ouvrier spécialisé, à découper successivement dans la masse de roche, au moyen d'une longue aiguille ou lame à main, terminée en bédane, les quatre faces du bloc à découper; le bloc de formé allongée ne tenant plus à la masse que par sa face postérieure est alors détaché par gravité et pression à l'aide de leviers, crics, vérins ou coins.
En ce qui concerne l'outil de forage que cette machine utilise et par opposition au procédé qui consiste à communiquer un mouvement mécanique alternatif à une aiguille qui entaille par coups successifs la masse de roche, procédé dans lequel l'outil à mouvement alternatif bourre dans la pierre tendre, l'invention produit la perforation par une aiguille-forêt mue rotativement et qui, étant creuse de bout en bout, assure une évacuation régulière des poussières et des déchets, au fur et à mesure du
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forage.
Enfin l'invention comporte un mécanisme qui assure un découpage automatique du bloc de pierre suivant des faces rigoureusement parallèles deux à deux, sans que le conducteur de la machine ait à intervenir dans la direction à donner aux outils de coupe pour réaliser ce parallélisme et sans qu'il soit nécessaire de changer la machine de place.
Dans les dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine qui fait l'objet de l'invention:
La fig. 1 est une vue latérale d'ensemble,
La fig. 2 est une vue en bout schématique du côté de la tête de l'aiguille perforeuse,
La fig. 3 est une vue partielle en plan,
La fig. 4 est, à plus grande échelle, une vue latérale, partiellement en coupe,
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La fig. 5 est la vue de face, à grande échelle de la roue dentée principale entrainant 11 éiiguille perforeuse, pI.
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La fig. 8 en est une vue en bout,
La fig. 9 montre séparément les lames coupantes dont est ar- mée la tête de forêt de l'aiguille perforeuse.
La machine qui fait l'objet de l'invention comporte essen- tiellement un bâti-chariot 1 (fig.l) de forme quelconque appro- priée à l'application spéciale qui en est faite monté, par exemple,sur un chassis de roulement cater pillar, sur quatre roues ou sur tout autre système de roulement et pourvu de vérins d'im- mobilisation prenant appui sur le sol et la voûte ou latéralement, lequel bâti-chariot est muni d'un bras-support horizontal 2 sus- ceptible de pivoter sur lui-même et disposé pour être orienté dans une direction perpendiculaire à la paroi verticale extérieure de la masse à découper. Ce bras-support 2 est muni, à son extrémi- té portant sur le bâti-chariot, d'un pignon denté 3 alors qu'à son autre extrémité est montée une boite-carter 4 supportant, par les moyens qui vont être indiqués, le dispositif de forage.
Dans la boite-carter 4 est guidé et peut glisser à frotte- ment doux un support coulissant 5 formé, par exemple, de quatre montants parallèles couplés ou conjugués deux à deux et réunis de façon appropriée lequel porte, à son extrémité libre, le disposi- tif mécanique de forage 10, ce coulissement permettant l'écar- tement plus ou moins grand dudit dispositif de forage 10 par rap- port au bras horizontal 2 pour le découpage de blocs de volumes variables, par exemple, de un à huit mètres cubes pour un type donné de machine. Ce déplacement du support coulissant 5 dans la boite-carter 4 peut être commandé par un volant 25 actionnant un dispositif à crémaillère 26 et son immobilisation dans la posi- tion choisie peut être obtenue par un collier de serrage ou tout autre système approprié de blocage.
Pour permettre l'orientation voulue du dispositif de forage, le pignon 3 du bras support horizontal 2 est en prise soit direc- tement soit par l'intermédiaire d'un engrenage interposé,avec le pignon denté 8 calé sur un axe 7 qui porte le volant de posi- tion 6 par le moyen duquel on peut ainsi orienter le dispositif de forage, le bâti-chariot restant fixe, dans l'une ou l'autre de ses quatre positions d'attaque de la masse de roches à décou-
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per à savoir: la position inférieure 10 pour le découpage de la face du bas, les positions droite et gauche respectivement 10a et 10b, pour le découpage de la face de droite et de la face de gauche et la position supérieure 10c pour le découpage de la face du haut.
L'immobilisation du bras-support 2 portant le dispositif de forage 10 peut être obtenue au moyen d'une mâchoire dentée 11 portée et commandée par une vis de serrage 12 et s'emboîtant dans un secteur denté 13 solidaire du bras-support 2 ou au moyen de tout autre 'dispositif de blocage.
Le dispositif mécanique de forage que porte, à son extrémité libre, le support coulissant 5 comporte un mécanisme de guidage automatique de l'aiguille-forêt qui permet de déplacer le forage sur toute la surface à découper lequel mécanisme de guidage comporte une,glissière-guide 14 à centre tubulaire 15 fixée à l'extrémité dudit support coulissant, perpendiculairement à celui-ci, et sur laquelle peut se déplacer une armature 16 montée à frottement doux ou sur roulement à billes, laquelle armature porte le moteur électrique 17 et sa commande ainsi qu'un palier-support 18 dans lequel glisse et tourne l'aiguille porte-forêt 19 qui s'étend dans une direction parallèle au bras-support 2.
Ce mécanisme de guidage comporte, en outre, un pignon denté 45 solidaire de l'arbre du moteur, en prise avec un autre pignon 54 monté à l'extrémité d'un arbre 55 logé dans l'armature 16 et qui porte à son autre extrémité le pignon 56 qui engrène avec une crémaillère 57 fixée le long du guide 14 lequel système à crémaillère (muni d'un dispositif approprié quelconque d'embrayage et de débrayage) provoque le déplacement,dans un sens,de l'armature 16 le long du guide 14 tout en comprimant un ressort de rappel 22 logé dans l'évidement circulaire dudit guide lequel ressort, lorsque sa compression est terminée, agit en sens inverse au moyen d'un doigt 23 courant dans une fente longitudinale 24 dudit guide et fixé ou relié,d'autre part, à l'armature 16.
Ainsi qu'il a été dit plus haut la variation de dimensions des blocs à découper est obtenue grâce au coulissement du support coulissant 5 dans la boite-carter 4 fixée à l'extrémité du bras-support horizontal 2. Ce coulissement, outre qu'il permet au mécanisme de forage et à l'aiguilleforêt d'attaquer des faces de blocs de dimensions variables, notamment ayant un front plus grand que la hauteur de banc, est indispensable pour réduire le rayon d'encombrement de la glissière-guide 14 lors du changement de position, lorsque le sol, la voûte ou la ou les parois latérales se trouvent à une distance inférieure à celle des extrémités de ladite glissièreguide 14 portant le mécanisme de forage.
Le déplacement de l'armature 16 portant l'aiguille-forêt 19 le long de la glissière-guide 14 est commandé,dans un sens, par le moteur électrique 17 par l'intermédiaire des engrenages 45 et 54 actionnant le pignon 56 en prise avec la crémaillère 57 fixée sur ladite glissière-guide et,dans l'autre sens,par le ressort de rappel 22 comme il a été expliqué plus haut.
Le réglage de ce déplacement le long de la glissière-guide 14 est obtenu au moyen d'un second guide tubulaire 40 parallèle à la glissière-guide 14 et comportant, sur toute sa longueur,des encoches telles que 41, à intervalles déterminés dans l'une ou l'autre desquelles se loge un ergot-arrêtoir 42 porté par l'armature 16 muni d'un ressort tendant à relever ledit ergot 42, sur lequel peut agir une came circulaire 43 dans le pourtour de laquelle est formé un évidement 43a qui correspond au parcours de dégagement de cet ergot, ladite came étant commandée soit par un système 44 de bielle et de bras de manivelle soit par tout autre mécanisme relié ou non à un point convenable du ressort de rappel 39 de l'aiguille-forêt 19
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ou de la boite de pression d'air 20 de telle sorte qu'à chaque mouvement de retour en arrière de l'aiguille,
l'armature 16 poussée par la pression du ressort 22 de la glissière-guide 14 se déplace de la quantité voulue égale, par exemple, à une fraction de diamètre ou à un ou plusieurs diamètres de l'aiguille-forêt. En fin de course, ledit ressort débandé est comprimé à nouveau au moyen du dispositif à crémaillère 57 mentionné ci-dessus.
L'aiguille porte-forêt 19 (fig. 4 et 5) est formée d'un tube qui, étant creux d'un bout à l'autre,réalise à la fois l'allégement de ladite aiguille et sa rigidité par la possibilité d'adopter un diamètre plus grand en même temps qu'elle constitue un canal d'aspiration et d'évacuation des déchets et poussières, ainsi que de refroidissement, par l'air d'aspiration, des outils de coupe de la tête-forêt.
Cette aiguille porte-forêt comporte intérieurement des rayures hélicoïdales 28 ajoutant à l'effet d'aspiration et facilitant, par force centrifuge, l'expulsion vers l'arrière des poussières et déchets de forage.
Une rainure extérieure longitudinale 29 formée suivant une génératrice du tube et s'étendant de la tranche postérieure de la tête-forêt jusqu'au logement du ressort 39 lorsque celui-ci est à sa compression maximum, assure l'embrayage de l'aiguille tout en permettant son coulissement au fur et à mesure de l'avancement du forage, au moyen d'une clavette 30 dont est muni intérieurement le pignon d'entrainement 31 de l'aiguille 19.
Le moteur électrique 17, outre qu'il est utilisé pour commander le déplacement de l'armature 16 le long de la glissièreguide 14 sert aussi à actionner rotativement ;'aiguille-forêt 19, la commande 32 de ce moteur enfermée avec lui dans un carter 33 étant en prise avec le pignon 31 dont il vient d'être parlé et dont la clavette 30 est engagée dans la rainure longitudinale extérieure de ladite aiguille-forêt.
L'avancement de l'aiguille porte-forêt, l'évacuation des poussières et des déchets et le refroidissement de l'extrémité foreuse de ladite aiguille sont obtenus au moyen d'un groupe moto-compresseur (non représenté au dessin) fixé sur le bâti-chariot de la machine, ou pour éviter les effets des vibrations du groupe moto-compresseur en dehors dudit bâti-chariot, lequel groupe motocompresseur est alors indépendant et relié seulement à la machine par les tuyauteries et les commandes, l'admission d'air pour l'aspiration et la compression étant réglée en fonction de la dureté de la roche et de la vitesse de rotation de l'aiguille-forêt.
L'action de ce groupe moto-compresseur assure à la fois l'expulsion par aspiration des poussières et déchets de forage pour satisfaire aux nécessités du nettoyage des cavités forées 'et à celles de l'hygiène du travail, ainsi que le refroidissement, par l'air d'aspiration, de l'outil de coupe de l'aiguille-forêt en même temps qu'elle intervient, au moyen du dispositif suivant, pour l'avancement de l'aiguille-forêt 19 et le réglage de cet avan- cement.
Ce dispositif comporte une boite de pression d'air 20 dans le fond de laquelle est formé le manchon de guidage 35. Ce manchon de guidage et la face antérieure 20a de la boite 20 sont munis respectivement des bagues d'étanchéité 38 et 34 dans lesquelles passe et tourne librement l'extrémité postérieure de 1'aiguilleforêt 19. La liaison entre cette aiguille-forêt et la boite de pression est réalisée par deux évidements ou gorges circulaires 34a-38a pratiqués dans l'épaisseur du tube et qui reçoivent soit un tenon, soit un palier de roulement à billes.
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Un ou plusieurs tuyaux souples 21 sont adaptés à un ou plusieurs orifices 36 de la paroi postérieure de la boite de pression 20 pour amener le fluide compresseur dans cette boite qui constitue l'appui de l'aiguille-forêt.
Un autre tuyau-37 servant à l'évacuation et à l'aspiration des poussières et des déchets traverse le fond de la boite de pression d'air 20, dans l'axe de la partie évidée de l'aiguilleforêt à travers le manchon 35 dans lequel tourne librement ladite aiguille-forêt.
A la partie antérieure opposée à l'entrée d'air et à l'évacuation des déchets sont disposés un ou plusieurs ajutages se prolongeant par des tuyères d'échappement 20b dirigées vers l'arrière; ainsi au choc de l'air sur la paroi 20a s'ajoute la réaction de l'échappement par lesdites tuyères 20b.
La boite 20 que porte chaque aiguille-forêt comporte ainsi pour l'avancement et le réglage du forage en profondeur, d'une part, une surface d'appui 20a sur laquelle agit par pression et force vive, l'air comprimé amené par les tuyaux 21 et, d'autre part, un système à réaction par échappement, le déplacement de ladite boite 20 sous cette double action,toutefois élastique ,entrainant l'aiguille...forêt dans le sens de la pénétration dans la roche sur toute la profondeur du forage.
Le rappel en arrière de la boite 20 et de l'aiguille-forêt 19 est obtenu par le ressort 39 qui s'appuie, d'une part, sur la partie antérieure de ladite boite de pression 20 qu'il maintient et, d'autre part, sur le carter du système moteur, dans des conditions telles qu'au repos, lorsque cesse l'effet de la compression du ressort sur la partie postérieure de cette aiguille-forêt, la tête du forêt affleure la surface de la masse de roche à découper (fig. 1), étant précisé que ledit ressort 39 est fixe et que ses spires sont à une distance suffisante du pourtour de l'aiguille-forêt 19 pour ne pas être accrochées, notamment par la rainure-guide de ladite aiguille.
Un dispositif de tubulures fixes assure la liaison entre la tuyauterie de la boite de pression d'air 20 et le groupe motocompresseur, ce dispositif de tuyauterie étant quadruple et correspondant aux quatre positions du travail de forage. Ledit dispositif est établi dans le bâti-chariot de la machine et la liaison entre la tuyauterie fixe et celle de la boite de pression d'air peut être effectuée au moyen de deux brides métalliques munies de joints en caoutchouc et de vis de serrage facilement maniables, lesdites brides pouvant comporter, en leur centre, une boite-relai de compression avec clapets de façon à augmenter la force vive de la poussée d'air par appui de la colonne d'air dans ladite boiterelai.
La tuyauterie de l'aiguille-forêt, dont la longueur entre la tuyauterie fixe du bâti-chariot et celle de la boite de compression doit correspondre à la longueur d'avancement de l'aiguilleforêt soit, par exemple, 2 mètres plus le déplacement transversal de l'aiguille¯ sur sa glissière-guide soit, par exemple 0 m 50 à 0 m 75, peut être avantageusement enroulée sur une bobine soumise à l'action d'un ressort en spirale assurant l'enroulement automatique de la tuyauterie lors du mouvement de recul de l'aiguilleforêt.
A ce mécanisme combiné de pression d'air et de réaction d'air peut être substitué, conformément aux indications de la fig. 6, une hélice à ailettes 55 ayant pour axe de rotation le manchon 35a prolongé jusqu'à la bague d'appui du ressort 39 avec lequel il est lié, ladite hélice étant actionnée au moyen d'une transmission appropriée 56 par un moteur électrique 57.
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La tête de forêt 46 de l'aiguille-foret 19 (fig. 7, 8 et 9) est ainsi constituée:
Elle comporte, d'une part, à son extrémité extérieure, une face d'attaque 46a de diamètre légèrement supérieur à celui de l'aiguille proprement dite et qui est munie de plusieurs lames coupantes 47-48-49 qui attaquent la masse de roche respectivement en 47a-48a-49a sous un angle de taille inversement proportionnel à la vitesse linéaire des différents points des lames coupantes, lesdites lames coupantes travaillant dans des plans légèrement décalés entre le sommet du forêt et sa périphérie, par rapport à la surface de la masse à forer.
D'autre part, une ou plusieurs lames coupantes 50 parallèles aux génératrices de la tête cylindrique du forêt, sont montées sur le pourtour latéral de la tête 46, en vue de permettre le havage dans un plan perpendiculaire à celui dans lequel travaille l'aiguille-forêt, cette action étant destinée à aplanir, au besoin, le festonnage créé par la juxtaposition des trous forés. En outre, ces lames latérales sont destinées à contribuer (dans le travail de forage, après le premier trou foré) à la désagrégation des particules grosses effritées par le choc des lames d'extrémité (notamment les petits éclats provenant des arêtes du festonnage) et à leur recueil par l'action combinée des lames latérales et de leurs évents d'aspiration et d'évacuation, en un mot à contribuer ou à parfaire au nettoyage des cavités forées.
Des orifices 51-52-53 de diamètre proportionnel au calibre maximum des déchets d'extraction sont disposés, en recueil, aux abords des lames coupantes de la face antérieure du forêt ou des lames latérales, lesquels orifices sont destinés à la fois à l'aspiration et à l'évacuation des déchets et poussières, ainsi qu'au refroidissement des lames de coupe.
La tête de forêt est ainsi disposée pour agir aussi bien dans l'axe de l'aiguille qui la porte que de haut en bas ou ho- rizontalement dans des directions perpendiculaires à cet axe et de telle façon que l'angle d'attaque des lames soit d'autant plus faible que leur vitesse linéaire est plus grande.
L'invention étant ainsi décrite, son fonctionnement est le suivant:
La machine étant amenée davant la roche dont il s'agit d'extraire un bloc, cette machine, qui peut être facilement déplacée, étant montée sur chariot roulant, est dirigée de façon à disposer l'aiguille-forêt perpendiculairement à la face antérieure du bloc, vis-à-vis de l'emplacement choisi pour le premier trou de l'une des saignées à pratiquer dans la roche, par exemple, celle du bas suivant les indications de la fig. l, ce résultat.- étant obtenu en conjuguant les déplacements de l'armature 16 sur le guide 14 disposé parallèlementà la face de la roche, dans la direction de la saignée à pratiquer, avec le coulissement du support 5 dans la boite-carter 4 que porte, à son extrémité libre le bras horizontal 2.
Le chariot étant immobilisé, l'aiguille-forât est poussée dans la roche jusqu'à la profondeur voulue puis est retirée en arrière, de façon à se dégager complètement. Cette pénétration de l'aiguille-forêt dans la roche résulte de l'action de l'air comprimé qui agit par choc et force vive sur la boite 20 et dont la réaction s'exerce sur les parois des tubes d'alimentation par la colonne d'air qu'ils renferment et sur la boite-relai. Un trou se trouve ainsi foré, par exemple, le trou a.
En provoquant alors le déplacement de l'armature 16 sur le guide 15 dans le sens de la ligne de trous à forer, d'une distance un peu inférieure au diamètre du trou, on procède, par les mêmes moyens, au forage d'un second trou b dont une partie empiète sur le précédent et
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ainsi de suite jusque, ce que la ligne complète de trous soit ob- tenue. ,On réalise ainsi une saignée dont les bords sont dentelés mais que l'on peut ravaler en faisant agir le forêt comme raboteuse par le déplacement continu de l'armature 16 le long du guide 14.
D'ailleurs, ce festonnage, outre qu'il peut être atténué par une avance de forage égale seulement, par exemple, à un demi-diamètre-forêt ne saurait constituer un inconvénient commercial, le bloc brut de carrière comportant suivant l'usage, des dimensions légèrement augmentées pour parer aux écornures et épaufrures pouvant résulter des manutentions et transports.
Pour pratiquer une saignée perpendiculaire à celle qui vient d'être faite, soit à droite, soit à gauche, on fait tourner le bras-support horizontal 2 sur lui-même dans son bâti et on le fixe, au moyen du dispositif 11-12-13 dans une position orientée à 90 de la précédente. L'appareil se trouve alors, par rapport à la ligne choisie dans les mêmes conditions que précédemment par rapport à la saignée inférieure. Une saignée peut ainsi être pratiquée à droite du bloc puis une autre à gauche.,
On opère de même pour la saignée supérieure en tournant de nouveau l'appareil de 90 sur lui-même ce qui le place dans la position exactement inverse de celle qu'il occupait pour la première saignée. Ainsi le bloc se trouve découpé sur ses quatre cotés.
La fige 2 expose clairement cette opération. La position tracée en traits pleins, en bas,correspond au découpage du bloc sur son côté inférieur ; les positions tracées en traits mixtes à droite, à gauche et en haut,correspondent respectivement au découpage du bloc sur son côté droit, son coté gauche et son côté supérieur.
Le décollage de la face arrière du bloc s'opère comme dans le cas d'extraction des blocs par l'aiguille à main, par gravité le plus souvent (le bloc étant découpé en tiroir de telle sorte qu'il constitue une masse prismatique allongée) et à l'aide de coins, vérins ou crics engagés entre la vodte et la face supérieure du bloc ou entre celui-ci et le sol ou les parois latérales.
Au lieu d'une seule aiguille-forêt, la machine pourrait en comporter plusieurs qui, toutes seraient constituées comme celle qui a été décrite et seraient actionnées de la même façon.
La machine peut ne comporter qu'un seul support coulissant 5 et cest ce cas qui, par simplification et pour plus de clarté a été représenté par les dessins mais, de préférence, elle peut comporter deux supports coulissants indépendants et opposés l'un à l'autre, portant chacun à leur extrémité un ensemble de mécanisme moteur et de forage, de telle manière que la machine puisse attaquer à la fois les deux faces opposées du même bloc à découper, tout en se prêtant à la variation du rayon d'attaque.
La machine est munie de tous les éléments accessoires, robi- nets, manettes, leviers etc.. nécessaires à sa manoeuvre facile suivant les applications qui en sont faites.
Cette invention constitue dans l'extraction des pierres à bâtir, notamment des pierres tendres et demi-dures, un moyen mécanique présentant par rapport aux machines déjà connues, les principaux progrès et avantages suivants: a/ transformation du travail de découpage fait jusqu'ici le plus généralement à la main, en travail mécanique de plus grand rendement, notamment par la possibilité d'utiliser plusieurs aiguilles-forêts à la fois, avec la même machine, sur le même bloc à découper, même si le bloc est de dimensions relativement réduites, par exemple au-dessous de deux ou trois mètres cubes.
b/ possibilité de découper des blocs à arêtes rectangulaires
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à faces rigoureusement parallèles, sans que le conducteur de la machine ait à intervenir pour la réalisation du parallélisme et sans avoir à changer la machine de place. c/ suppression de tout choc ou ébranlement violent susceptible de nuire à la cohésion du bloc de roche. d/ possibilité d'utiliser la tête-forêt de l'aiguille perforeuse à la fois comme outil de forage et aussi comme fraiseuse ou raboteuse en la faisant agir dans une direction perpendiculaire à celle du forage.
- R é s u m é -
1 Machine perforatrice pour l'extraction de blocs rectangulaires de roches à bâtir au moyen d'une ou plusieurs aiguillesforets exécutant dans la roche des lignes de perforations qui déterminent les plans de découpage caractérisée en ce qu'elle comporte un bâti-chariot qui est muni d'un bras-support horizontal susceptible de pivoter sur lui-même et d'être fixé à toute orientation voulue portant à son extrémité libre une boite-carter dans laquelle peuvent se déplacer transversalement dans une direction perpendiculaire audit bras-support un ou plusieurs supports coulissants dont l'une des extrémités porte une glissièreguide sur laquelle peut être déplacée une armature qui porte la ou les aiguilles-forêts animées d'un mouvement de rotation et s'étendant dans une direction parallèle au bras-support,
lesquelles aiguilles sont susceptibles de glisser dans leur palier-support pour s'enfoncer dans la roche à perforer ; la conjugaison du bras-support, des supports coulissants et de la glissière-guide perpendiculaires et articulés deux à deux, permettant le forage et le découpage de blocs de dimensions variables et à faces rigoureusement parallèles deux à deux sans que le conducteur ait à intervenir pour assurer ce parallélisme et sans avoir à changer la machine de place.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.