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" PROCEDE POUR LA. MESURE DE TEMPS COURTS "
L'invention concerne un procédé pour la mesure de temps courts qui yarient autour d'une valeur moyenne déterminée et dont le début et la fin sont donnés chacun par une impulsion.
Dans les procédés connus jusqu'à présent, il est usuel que la grandeur de mesure, qui est proportionnelle au temps, varie dans le même sens que le temps, c'est-à-dire croît ou décroît continuellement. Cela signifie que, par exemple lors de l'utilisation d'un instrument à index comme indicateur pour le temps à mesurer dans une série de mesures, où il faut déterminer principalement les variations faibles, en pourcentage, du temps à mesurer, dans une série, ces petites variations ne peuvent plus être exactement constatées. Le présent procédé, qui sera décrit ci-après, élimine ces inconvénients et permet précisément de mesurer très exactement les très faibles différences de temps par rapport à une valeur moyenne.
Ce résultat est atteint grâce au fait qu'un circuit électrique oscillant,
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constitué d'une inductance et d'une capacité, reçoit un choc au début du temps à mesurer et que la tension ou la charge se trouvant sur le condensateur est mesurée à la fin de ce temps, aussi près que possible d'un passage à zéro du circuit oscillant. Cette tension ou cette charge constitue alors une mesure pour la grandeur du temps devant être déterminé et peut être mesurée par l'un des procédés connus.
Par le choix judicieux de l'inductance et de la capacité du circuit oscillant, la fréquence propre de celui-ci se laisse toujours régler de telle façon que la valeur moyenne du temps à mesurer se trouve précisément à un passage à zéro de l'oscillation propre, de sorte que, dans ce cas, le condensateur a une charge nulle. De très faibles écarts de cette valeur moyenne se manifestent alors dans ce sens que le condensateur est chargé soit positivement, soit négativement, selon que le laps de temps est plus grand ou plus petit que la valeur moyenne.
Suivant l'invention également, la mesure de temps courts variant autour d'une valeur moyenne déterminée, peut aussi être effectuée de telle manière que, dans un circuit oscillant qui est également constitué d'une inductance et d'une capacité et qui reçoit un choc au début du temps a mesurer, l'intégrale de surface de la tension U. dt est mesurée depuis le début de l'intervalle de temps jusqu'à l'interruption du circuit oscillant, tandis que, en vue de l'obtention de résultats exacts, l'interruption du circuit oscillant est placée autant que possible à proximité du maximum d'amplitude.
L'invention sera décrite plus en détails avec référence au dessin schématique annexé.
En Fig. 1, on se sert, comme circuit oscillant, du circuit A qui est composé d'une inductance L et d'une capacité C. Par l'interruption du courant permanent passant dans le circuit B, au moyen d'un contact I, un choc de tension est induit dans le circuit A, par couplage inductif, lequel choc provoque des oscillations propres dans le circuit A. Celles-ci ont l'allure faiblement amortie montrée en Fig. 2. Si les données du circuit A et l'impulsion de tension utilisée pour provoquer le circuit oscillant sont maintenues constante l'allure d'oscillation montrée en Fig. 2 aura toujours la même évolution par rapport au temps et à l'amplitude, ce qui permet un travail quantitatif selon ce procédé.
L'allure d'oscillation montrée en Fig.2 correspond donc aussi à l'évolution de la tension U qui se trouve chaque fois au
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condensateur C. Si le circuit oscillant A est interrompu par un contact II à la fin de l'intervalle de temps à mesurer, la charge du condensateur dépend du moment de l'ouverture du contact II; étant donné que le début de l'oscillation coïncide avec l'ouverture du contact I (donc avec le commencement'de l'intervalle de temps qu'il faut mesurer), cela signifie que la charge qui se trouve sur le condensateur au moment de l'ouverture du contact II, constitue une mesure pour le temps à mesurer. La charge du condensateur C est chaque fois mesurée à l'aide d'un électromètre H, qui reste constamment en parallèle avec le circuit oscillant.
Etant donné que, dans des séries de mesures, la valeur moyenne du temps escompté est normalement connue, la fréquence propre du circuit A est réglée de telle façon que, par exemple, une longueur d'onde ou la P¯ demi-longueur d'onde de la fréquence propre correspond à la valeur moyenne escomptée (point D ou G de la Fig. 2).
Dans ce cas, le condensateur ne possède pas de charge. Déjà'les plus faibles écarts par rapport à cette valeur moyenne donnent . donc lieu, à proximité du passage à zéro de l'oscillation, à une forte variation de l'état de charge du condensateur (voir point E ou F), qui se laisse déterminer de la manière connue, par exemple à l'aide du galvanomètre balistique, d'un électromètre ou analogues, le temps absolu résultant alors directement de cette mesure, après étalonnage convenable.
A l'aide des moyens auxiliaires connus, la fréquence propre et l'impulsion de choc peuvent, sans plus, être maintenues constantes. Au lieu du couplage inductif illustré, d'autres types de couplage peuvent évidemment servir à produire l'impulsion d'excitation.,
L'invention n'est aucunement limitée à l'exemple d'exécution illustré au dessin annexé, mais, selon les exigences dans chaque cas particulier, elle peut.'trouver sa réalisation appropriée dans l'une ou l'autre modification, tout en respectant l'idée fondamentale de l'invention. Ainsi, par exemple, il peut être fait usage de tout autre montage de circuits électriques oscillants, servant à produire l'oscillation.
On peut également utiliser les couplages mécaniques par des dispositifs appropriés travaillant sans inertie, tels que des couplages à bascule, tubes à décharge à gaz pourvus ou non d'une grille de commande, etc.., de sorte que, par exemple, dans le cas de mesures balistiques, tous les dispositifs connus de déclenchement, qui limitent l'étendue de mesure, peuvent être combinés avec ce procédé.