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Bouton de manchette.
Convention Internationale de 1883 eu égard à la demande de brevet déposée en France le 7 Janvier 1943.
La présente invention concerne un bouton de manchette à deux têtes réunies par une tige ou traverse rigide.
Dans les boutons de ce genre, une des deux têtes est articulée à l'extrémité de la tige pour permettre la mise en place du bouton sur la manchette, la tête articulée étant ensuite ramenée dans une position normale à la tige; dans certains boutons même, les deux têtes sont articulées. Ce montage articulé, tout en offrant certains avantages, présente cependant des inconvénients notamment au point de vue de la solidité du bouton et de son prix de revient ; il nécessite en outre l'emploi d'axes et de lames de ressort qu'il est actuellement difficile de se procurer.
Le bouton de manchette objet de l'invention comporte deux têtes réunies par une tige, telle qu'une barrette, formant un tout rigide, les têtes et la tige étant agencées et disposées de manière à permettre une rnise en place facile tout en assurant le maintien du bouton lorsqu'il est en place.
Dans ce but les deux têtes ainsi que la tige qui les réunit sont plates, mais le plan longitudinal médian de la tige c'est-à-dire le plan médian qui contientla plus grande des deux dimensions de la section de la tige, est perpendiculaire au plan longitudinal médian de chaque tête, de sorte qu'en position d'utilisation sur la manchette les têtes sont en saillie et de champ et se présentent nor-
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malement aux fentes de la manchette, tandis que la tige plate engagée dans la fente empêche le bouton de pivoter et de s'échapper.
Suivant un mode d'exécution la tige est de préférence courbe et les plans longitudinaux médians des deux têtes- sont disposés tangentiellement à l'arc que forme la fibre moyenne de la barrette. Dans ce mode d'exécution l'angle que forment entre elles les faces arrière des têtes du bouton, c'est-à-dire les faces en contact avec la man- chette, est sensiblement égal à l'angle d'ouverture de la manchette lorsque celle-ci est en place sur le poignet, de sorte que l'assise des dites faces et l'appui qutelles prennent contre les faoes extérieures de la manchette con- tribue à assurer le maintien en place du bouton.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de celle-ci.
La fig. 1 est une vue en perspective du bouton de manchette.
Les fig. 2 et 3 sont des vues de face et en plan.
La fig. 4 montre le bouton en place sur la man- chette.
La fig. 5 montre un mode de décoration de la tête du bouton.
La fig. 6 montre une variante d'exécution du bouton.
Comme on le voit fig. 1 à 5, le bouton comporte deux têtes plates a1 a2 solidaires d'une barrette b égale- ment plate réunissant les deux têtes, de sorte que les têtes et la barrette forment un ensemble rigide ; le plan longitudinal médian ou plan de symétrie de chaque tête, indiqué (pour la tête de gauche.211 par sa trace horizontale x1 x1 sur la vue en plan de la fig. 3, est perpendiculaire au plan longitudinal médian ou plan de symétrie de la bar- rette indiqué en y-y sur la vue de face de la fig. 2'. Sur les figures on voit la barrette plate b de section rec- tangulaire, à angles droits ou arrondis, dont la petite dimension correspondant à l'épaisseur de la barrette, est indiquée en h (fig.
2) tandis que la grande dimension, cor- respondant à la largeur, est indiquée en H (fig. 3).
Il est avantageux que la barrette ait la plus grande largeur H possible vers les extrémités, c'est-à-dire dans la partie où elle traverse les boutonnières de la man- chette et soit, par exemple, de même largeur que les têtes des boutons comme montré fig. 3 et 4.
La barrette b a de préférence une forme incur- vée et dans ce cas les boutons sont disposés de telle sorte que leur plan de symétrie, tel que x1-x1 soit tangent à l'arc que forme la barrette (fig. 3). En outre, l'angle A que font entre elles les faces arrière c des têtes du bouton, comme montré fig. 3, est sensiblement égal à l'angle d'ou- verture B de la manchette, indiqué fig. 4 ; dans ces condi- tions les dites faces 0 sont bien appliquées contre les faces externes de la manchette, ce qui contribue à assurer le maintien en place du bouton.
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La mise en place du bouton est très simple ; en tenant le bouton par une des têtes on engage l'autretête à travers les boutonnières de la manchette en présentant bien entendu ladite tête de telle sorte que son plan de symétrie ou plan longitudinal moyen soit dans le sens de la fente ou boutonnière e puis on fait pivoter le bouton de 90 , ce qui amène les t'êtes dans la position montrée fig. 4 ; on voit que les têtes se présentent en saillie, de champ et normalement aux fentes ou boutonnières de la manchette, ce qui assure le verrouillage du bouton ;
cedernie@ est bien maintenu en place non seulement, comme indiqué ci-dessus, par l'assise des faces arrière des têtes de bou- ton contre les faces externes de la manchette mais aussi du fait que la barrette plate est engagée dans les deux fentes ou boutonnières de la manchette, ce qui empêche tout pivotement intempestif de la barrette et, par suite, des têtes du bouton.
Dans la variante d'exécution représentée fig. 6, la tige est constituée par deux barrettes ou fils b1 b2 parallèles, ayant de préférence entre eux un écartement maximum.
Il est bien entendu que la forme et le contour des têtes de bouton peuvent être quelconques ; dans le mode d'exécution représenté les surfaces latérales f de chaque tête ne sont pas parallèles mais ont une direction con- vergente, ce qui faoilite l'introduction du bouton dans les boutonnières de la manchette; ces faces peuvent être pla- nes, bombées ou incurvées; il en est de même de la tranohe ou face extrême qui peut être cylindrique, affecter toute forme et présenter toute épaisseur.
Il est avantageux de donner à la tranche une cer- taine épaisseur qui peut être plus faible à la partie mé- diane qu'aux extrémités, comme montré fig. 1, pour assurer un certain galbe aux têtes de bouton.
Dans la forme d'exécution représentée fig. 5 la tranche de la tête de bouton telle que est sertie de pierres k; bien entendu le bouton peut tre réalisé en tout métal, alliage ou matière ; peut être obtenu en une seule pièce par moulage ou déoolletage ou être formé par assemblage ou soudure des têtes de la barrette ou de toute manière appropriée.
REVENDICATIONS
1. Bouton de manchette à deux têtes réunies par une tige ou traverse, caractérisé en ce que d'une part, les têtes et la tige forment un ensemble rigide non arti- culé et d'autre part en ce que les têtes et la tige sont plates, le plan longitudinal médian de la tige étant perpen- diculaire au plan longitudinal médian de chaque tête.
2. Bouton de manchette à deux têtes réunies par une tige ou traverse, caractérisé en ce que la tige est formée par une barrette ayant la plus grande largeur possi- ble, principalement à ses extrémités, ou par deux ou plu- sieurs barrettes ou fils convenablement écartés.
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