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" DISPOSITIF DE PROTECTION AUTOMATIQUE DES CULTURES CONTRE
LA GELEE BLANCHE ET EN PARTICULIER LES GELEES DE PRINTEMPS."
Pour préserver les cultures des dommages causés par la gelée blanche, il existe un certain nombre de procédés dont le plus pratique et le plus efficace oonsiste à diminuer le rayonnement des plantes vers le ciel.
Il est connu qu'après le coucher du soleil, les plantes rayonnent et e refroidissent prenant une température inférieure à celle de l'air ambiant à la uondition que ce dernier soit calme.
Le rayonnement ainsi produit peut être tel que l'humidité contenue dans les oouohes inférieures de l'atmosphère se oondense et se ,dépose sur le sol et les végétaux, formant ainsi la rosée; si .le rayonnement oontinue, le refroidissement peut être alors suffisant pour que les gouttelettes se congèlent : on a alors la gelée blanche.
On voit dono, par là, que pour éviter les effets désastreux de la gelée blanohe sur les végétaux, il suffit de supprimer leur rayonnement ou de limiter ce dernier à une température supérieure à la congélation de la rosée.
Les diverses études faites sur le rayonnement ont montré que la formation de la rosée et, par suite, de la gelée blanohe exige "un ciel serein et une atmosphère tranquille; en outre, il est un fait d'observation bien connu des cultivateurs et, en particulier, des viticulteurs, que, lorsque la gelée blanohe produit ses effets, les cultures situées dans les bas-fonds oalmes sont atteintes, tandis que celles faites sur les plateaux ventilés et dans un même rayon sont indemnes, ce qui démontre encore que la formation de la gelée blanche ne se produit que par temps calme.
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On est donc amené à penser qu'un écran formé par un brouillard artificiel sera parfaitement opérant puisque tant que les conditions préalablement nécessaires à la formation de la gelée blanohe existeront, le brouillard artificiel créé restera en suspens dans le même lieu et ne se déplacera éventu- ellement que sous l'action d'un courant d'air dont l'existence supprime le rayonnement et, par suite, le refroidissement géné- rateur de gelée blanche.
II y a lieu d'ailleurs d'observer à ce sujet que l'utilisation de 1 éeran par brouillard artificiel doit être faite judicieusement pour être efficace; malheureusement, il est arrivé souvent que la formation de l'écran ait été tardive et sa densité trop faible, ce qui a pour résultat d'en discréditer à tort l'emploi.
Il faut noter en outre qu'une des erreurs grossières a consisté jusqu'ici à se baser, pour la formation des écrans, non pas sur la température des plantes, mais sur celle de l'air ambiant. or, les travaux du Demandeur ont établi qu'en raison du rayonnement des plantes, la température de celles-ci est toujours inférieure à celle de l'air ambiant et que cette différence de température, - variable selon les espèces de plantes, la pigmentation de leurs parties superficielles, l'état plus ou moins rugueux ou poli de ces parties et, également, selon les climats et les régions, - peut être de 1 ordre de 2 à 4 environ.
La présente invention a pour but de rendre systématique- ment efficace ce procédé de protection des plantes contre les effets néfastes de la gelée blanche. Elle repose sur la connais- sance préalable des températures "critiques" des plantes à pro- té ger, c'est-à-dire, pour chaque plante, la température extéri- eure T2, à partir de laouelle la plante doit être protégée, cette température étant supérieure de quelques degrés ou fractions de degré, selon les cas, à la température de 0 centigrade.
Ces déterminations peuvent être effectuées au moyen de sondes commandent des thermomètres à résistance, de tout type convenable, qui enregistrent, de jour et de nuit, pendant une période déterminée, les courbes de variation de la tempéra- ture de l'ambiance et, simultanément, celles des plantes à protéger. La connaissance de ces courbes permet 1 étalonnage des dispositifs de protection pour une plante, un climat et une région donnés.
Conformément à l'invention, la protection des cultures et, en particulier, des vignobles contre la gelée blanche, par la formation de foyers paragelées, résultant de l'allumage de produits fumigènes donnant naissance à des fumées lourdes, est obtenue automatiquement par des dispositifs contacteurs, détona- teurs ou analogues, fonctionnant par voie thermo-électrique et réglés pour provoquer l'allumage des produits fumigènes à l'ins- tant où la température ambiante'descend à la valeur critique T2.
Sur le dessin annexé, on a représenté, à titre d'exem- plesnon limitatifs, en coupe verticale, deux dispositifs présen- tant les caractéristiques de l'invention.
On place sur les lieux à protéger une ou plusieurs cuves T contenant le produit fumigène P et on dispose, soit
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par cuve, soit par groupe de cuves, un thermomètre à contact électrique C (fig. 1) qui peut être du type à dilatation de solides, liquides et gaz, ou du type à variation de résistance électrique en fonction de la température, ou encore du type à pile ou couple thermo-éleotrique. L'ensemble du dispositif oom- porte en outre : une source de uourant électrique U et une résis- tance de chauffage électrique R placée sur la cuve; à l'intérieur de la résistance R se trouve l'une des extrémités d'une mèche d'allumage m, dont l'autre extrémité plonge dans le produit fumigène.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant :
Tant que le rayonnement est tel que la température am- biante est supérieure à la température T2 pour laquelle est ré- glé le contact 0, celui-ci n'agit pas; par contre, lorsque la température ambiante baisse et devient égale à la température T2, le uontact électrique C met en circuit la résistance de ohauf- fage R sur la source de courait U, produisant ainsi son échauf- fement et, par simple contact, la résistance R met le feu à la mèche d'allumage m plongeant dans le produit fumigène et enflam- mant ce dernier.
La figure 2 représente une variante du dispositif d'al- lumage qui consiste à remplacer le thermomètre à contact par un détonateur asservi à un bilame ou un pyromètre à dilatation.
Dans ce cas, chaque cuve T comporte, outre le produit fumigène P et la mèche d'allumage m, un bilame B à dilatation, réglé pour la température T2, un percuteur p, armé par un ressort r, un détonateur D en contact avec la mèche d'allumage m. ratura Lorsque la température ambiante est égale à la tempé- rature T2, le bilame, ou pyromètre, libère le percuteur p dont le choc sur le détonateur D provoque la déflagration d'un mélange détonant et la mise à feu de la mèche d allumage m en- flammant comme ci-dessus le produit fumigène dans lequei elle plonge.
Grâce à ces dispositifs, dès que le rayonnement de la plante a provoqué le refroidissement de celle-ci à un degré tel que sa température T1 descende jusqu'à cette valeur T2, l'allu- mage automatique du produit fumigène s'opère immédiatement, en temps utile, alors que, précédemment, dans les dispositifs con- nus, cet allumage était systématiquement tardif, faute de con- naitre la loi de correspondance des températures (ambiance-plante) et de tenir compte de cette loi.
On dispose, de préférence, dans la pratique, un bou- clier V au-dessus des cuves, de façon à empêcher le brouillard artificiel de s'élever directement dans l'atmosphère et à le rabattre vers le sol.
L'effet de ce brouillard artifioiel, créé immédiate- ment par cet allumage, est, d'une part, d'arrêter la chute de température des plantes par la formation d'un écran arti- ficiel tendu au-dessus du secteur à protéger, et empêchant le rayonnement des plantes, d'autre part, de provoquer, dans un certain périmètre, une élévation sensible et durable de la température ambiante, - dont bénéficient les plantes - et d'enendrer, d'une manière également automatique, un brassage de 1 air au-dessus de celles-ci, car les couches chaudes, in- férieures, du brouillard tendent à s'élever et sont remplacées par de l'air avoisinant, lui-même réchauffé, d'où résulte une ventilation, qui, pour sa part, constitue encore un effet dé- fensif contre la gelée blanche.