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Palplanche résistant à la traction.
Dans le type connu de construction cellulaire en palplanches, les palplanches sont assemblées en chaîne. on obtient ainsi que lors du battage, la pression de la terre agit axialement et qu'elle ne détermine dans la file de palplanches que des tensions de traction.
On utilise en conséquence des palplanches laminées, dont les âmes et les serrures peuvent absorber de grands efforts de traction.
Les tensions de traction développées dans la paroi de palplanches croissent avec la pression de la terre et le rayon de la cellule ; les tensions de traction qui résultent de la grande pression de la terre et du rayon de la cellule doivent donc être toujours absorbées sûrement par la paroi de palplanches.
La plus grande pression de la terre n'existe cependant qu'à une hauteur déterminée, tandis qu'aux autres endroits de la hauteur, elle diminue pour tendre vers zéro. La résistance à la traction des palplanches n'est donc, dans le cas le plus favorable, utilisée que sur une certaine hauteur de la palplanche, tandis qu'à tous les autres endroits de sa hauteur, la palplanche a des dimensions trop fortes. il en résulte une dilapidation inévitable de matière.
Les espaces entourés parles parois de palplanches forment les cellules et, suivant la forme des cellules, on distingue des cellules plates et des cellules rondes, comme spécifié, les tensions de trac-
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tion croissent avec le rayon des cellules. Le rayon de cellule nécessaire dépend, pour les cellules rondes, des dimensions de la cellule déterminées par les conditions statiques, si le rayon est si grand que les tensions de traction qui en découlent ne peuvent plus être absorbées par les profils de palplanches disponibles, il faut alors employer des cellules plates au lieu de cellules rondes. Mais l'érection de cellules plates est plus malaisée que celle des cellules rondes, parce qu'elles doivent être remplies par paliers.
En par- ticulier, l'érection de cellules plates dans l'eau mobile est beaucoup plus difficile que celle de cellules rondes. Dans l'eau à fort courant, il peut même se faire qu'il soit impossible de construire des cellules plates, de sorte que le cas échéant, il faut renoncer à l'emploi et aux avantages de la construction en cellules. Souvent même une réalisation de cellules plates est impossible à cause du type d'ouvrage, par exemple quand il s'agit de cellules séparées.
La stabilité des cellules peut être compromise par des palplan- ches saillies hors de la serrure, lors du battage, ou par des âmes de palplanches détériorées. Bien que les profils résistants à la traction possèdent une bonne résistance au battage, on renonce, pour cette raison, et pour des motifs de sécurité, à la construction en cellules quand on rencontre des conditions particulièrement difficiles de battage. Cependant, la construction en cellules permet un réemploi multiple des palplanches, c'est-à-dire que les palplanches peuvent, lors de la rupture d'une construction, être récupérées et être réemployées ailleurs, comme cependant de ce fait les palplanches s'usent au cours du temps - ce qui détermine évidemment une diminution de la résistance à la traction,- elle sont inutilisables après un certain temps.
La présente invention propose d'équiper les palplanches de verrous composés chacun d'une âme ou tige à bords ourlés. Les verrous sont disposés de telle sorte que leurs âmes recouvrent l'âme des pal- planches et que leurs bords entourent les serrures des palplanches.
Les doigts de serrure d'une palplanche normale sont supportés, par les bords des verrous les entourant, de telle façon que leur force portante est augmentée de plusieurs fois. Par la force portante addi- tionnelle des parties de bord des verrous, on obtient donc une soli-
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dite des serrures à l'ouverture augmentée plusieurs fois et ainsi une résistance considérablement augmentée à la traction, aux serrures. La résistance à la traction des âmes de palplanches est également augmentée par les âmes des verrous. Les verrous sont disposés à la hauteur où les palplanches normales ne peuvent absorber les tensions de traction qui se présentent. Lépaisseur et la forme des verrous doivent être adaptées à la force de traction et à la forme de la palplanche normale.
Les rebords ou ourlets des verrous sont de forme telle qu' ils reçoivent les mêmes charges ou efforts que les parties de serrure de la palplanche normale, pour une charge maximum. La fixation des verrous aux palplanches peut être effectuée de toute façon voulue. La mobilité dans les. serrures, nécessaire pour la construction en cellule, n'est diminuée en aucune façon par les verrous.
Les palplanches équipées de verrous conformément à l'invention réalisent les progrès suivants :
On peut employer des palplanches plus légères que celles utilisées jusqu'ici sans verrous, ce qui entraîne une économie très importante de matière. si les forces de traction des cellules circulaires sont grandes au point de ne plus pouvoir être absorbées parles palplanches normales dont on dispose, la résistance à la traction nécessaire sera toujours obtenable en équipant les palplanches des verrous conformes à l'invention.
La construction en cellules peut donc être effectuée encore dans l'eau à fort courant, quand des palplanches normales sans verrous ne suffisent plus et qu'il est impossible de construire en cellules plates, Quand le battage est difficile, on peut éviter une rupture éventuelle des âmes de palplanche ou une ouverture des serrures par le battage en équipant les palplanches d'un verrou conforme à l'invention à l'extrémité, inférieure des palplanches ; donc, l'application de l'invention permet d'exécuter la construction en cellules marnes dans les conditions les plus dures de battage.
Enfin, si les palplanches sont tellement usées, par un emploi répété et de plusieurs années, que la résistance nécessaire à la traction n'existe plus, on peut rétablir cette résistance par la disposition de verrous conformes à l'invention, par conséquent, l'invention permet.. de rendre réutilisables des palplanches qui ne
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l'étaient plus.
L'invention peut également s'employer pour des palplanches dont les âmes sont bien suffisamment fortes, mais dont les serrures sont trop faibles. On supprime évidemment alors les âmes des verrous, ou bien on les interrompt.
@u lieu d'un verrou, on peut disposer plusieurs verrous d'épaisseurs différentes et de hauteurs différentes, suivant les forces de traction à absorber.
Le dessin annexé représente un exemple de réalisation de l'objet de l'invention.
La fig.l représente en plan un voile de palplanches renforcé par des verrous. Les palplanches normales sont désignées par 1, tandis que R désigne les verrous formés par l'âme 2 et les rebords ou ourlets 3. La liaison entre verrous iL et palplanches normales 1 est ici effectuée par une soàdure 4 qui peut cependant être remplacée par tout autre mode de liaison.
La fig.2 représente la coupe longitudinale d'une palplanche. o est le bord supérieur et u le bord inférieur de la palplanche.
On suppose que dans la partie de la palplanche entre et h la force de traction est si grande qu'elle ne peut plus être absorbée par la palplanche normale 1. La résistance à la traction dans la partie g comprise entre ± et h est augmentée par le verrou R dont l'épaisseur est adaptée à la force de traction entrant en jeu.