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Résistance électrique, en particulier de très petites dimensions. --------
Dans de nombreux appareils électriques, par exemple dans les appareils de T.S.F., on utilise des résistances qui consistent en un support isolant, en général une tige ou un tube, dont chaque extrémité comporte un conducteur et qui est revtu, entre ces conducteurs, d'une couche résistante. Parfois, ces conducteurs sont fixés sur le support à l'aide de bouchons.
Cette réalisation présente un inconvénient : le diamètre extérieur de la résistance est plus grand. Les bords provoquent facilement des court -circuits. Il existe aussi une forme de construction dans laquelle le support isolant consiste en un tube où sont glissés les conducteurs de courant, non pas pour y être fixés, mais pour améliorer l'évacuation de la chaleur.
Les conducteurs sont fixés aux extrémités du tube à l'aide de ciment. Pour la fabrication de résistances de petites dimensions, ces deux modes de fixation à l'aide de bouchons ou à l'aide de ciment, ne donnent guère satisfaction.
L'invention concerne une résistance électrique, en particulier de très petites dimensions, exempte de cet inconvénient. Par résistance de petites dimensions on entend ici une résistance dont la longueur est inférieure à 18 mm et dont le diamètre ne dépasse pas 3 mm.
Suivant l'invention, le support est en verre ou en une matière cér.amique et les conducteurs sont scellés dans le support. Ce scellement assure une bonne fixation des conducteurs. De plus 1':absence de moyens de fixation spéciaux tels que le ciment ou les bouchons simplifie notablement la fabrication des résistances ce qui constitue un avantage appréciable particulièrement dans le cas de très petites résistances.
La couche résistante appliquée sur le support isolant est en contact avec les conducteurs à proximité du scellement de ceux-ci. Cette réalisation présente un danger : lors de la flexion des conducteurs, la couche s'effrite ou se détache. On peut obvier à cet inconvénient en formant les conducteurs de deux parties dont l'une est plus flexible que l'autre.
La dernière partie est partiellement fixée dans le support isolant et sa longueur qui dépasse le support sert uniquement au raccordement à la couche résistante. De ce fait, les efforts éventuellement exercés sur les conducteurs n'affectent que la partie flexible de ces derniers.
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Cette partie flexible peut être martelée jusqu'à un diamètre plus petit que la partie rigide. Elle peut-aussi être laminée et affecter, de façon connue, la forme d'un ruban, tordu à proximité de la fixation.
Le conducteur peut aussi consister en un fil dont une extrémité est épaissie dans une cloutière.
Pour améliorer le contact avec la couche résistante, le conducteur peut comporter une collerette, appuyée contre l'extrémité du support isolant,et dont la partie extérieure est recouverte par la couche résistante.
La description du dessin annexa, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La résistance montrée sur la fig. 1 consiste en un tube en verre ou en céramique 1 dans lequel sont scellés les conducteurs 3. Ces conducteurs peuvent consister par exemple en fil dumet dont le coefficient de dilatation est adapté à celui de la matière isolante. Sur le corps isolant 1 est appliqué la couche résistante 5 qui peut consister en un mélange de poudre mauvaise conductrice, par exemple du carbone, et en un liant, par exemple de la laque ou vernis à base de phénolformaldéhyde.
Les conducteurs 3 consistent en une partie épaisse 6 et en une partie 7 laminée, plus flexible, tordue au moins à proximité de la fixation. La première partie sert'non seulement à la fixation du conducteur mais aussi au raccord de la couche résistante 5.
Il va de soi que lorsque la partie flexible 7 est sollicitée par un effort, la flexion restera pratiquement limitée à cette partie, ce qui exclut le danger d'effritement des extrémités de la couche resistante.
La résistance montrée sur la fig. 2 est, en grande partie, identique à celle montrée sur la fig. 1. Cependant,la partie moins flexible 6 du conducteur comporte une collerette 8, appuyée contre l'extrémité du support isolant, dont la partie extérieure est recouverte par la couche résistante. Ceci assure un contact plus intime.
Les deux résistances 'représentées comportent de la façon usuelle une couche protectrice 9 de laque ou vernis par exemple. Pour donner une idée des dimensions de ces résistances, il y a lieu de mentionner que la construction conforme à l'invention donne encore d'excellents résultats dans le cas où le support isolant a une longueur de 7 mm et un diamètre de 1,5 mm.