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Moteur à gaz chaud.
L'invention concerne un moteur à gaz chaud. Par moteur à gaz chaud, on entend une machine thermodynamique, dans laquelle un cycle thermodynamique est décrit par une certaine quantité de gaz, enfermée dans une enceinte à volume variable, qui renferme ou communique directement avec une source chaude, éventuellement un récupérateur, ainsi qu'avec une source froide qui se trouve dans ou en communication directe avec une seconde enceinte à volume variable. L'enceinte communiquant avec la source chaude est nommée "chambre chaude", tandis que l'enceinte communiquant avec la source froide est nommée "chambre froidett.
Une certaine'- quantité de gaz renfermée dans les chambres spécifiées peut être admise éventuellement dans un ou plusieurs cylindres ou espaces clos, à communication obturable séparée, et être ramenée, par la suite, de ces cylindres ou de ces espaces clos dans les chambres. Dans ce cas, le cycle thermodynamique est dit "fermé".
On peut éventuellement supprimer la source froide ou partie réfrigérante du moteur et la remplacer par une communication périodique avec l'air extérieur ; dans ce cas une certaine quantité d'air est aspirée à chaque cycle. De tels moteurs sont nommés "moteursà cycle ouvert". Tant dans les moteurs à cycle ouvert que dans ceux à cycle fermé, les variations du volume de la chambre chaude sont décalées par rapport à celles du volume de la chambre froide, de manière que le gaz soit successivement chauffé, détendu, refroidi et comprimé.
Comme le rendement thermique d'un moteur à gaz chaud est déterminé par la fraction Tw -Tk, dans laquelle Tw est la
Tw température absolue régnant dans la partie chaude du moteur et Tk la température absolue dans la partie froide, un bon rendement requiert, dans la partie chaude-du moteur, une température aussi élevée que possible et dans la partie froide, aussi basse que possible. La température dans la partie chaude du moteur dépend de la quantité de chaleur fournie par le réchauffeur et de la transmission de la chaleur au gaz utilisé dans le moteur. De ce fait, à moins de prendre des précautions spéciales, la température de la partie chaude du moteur varie avec la charge, de sorte que le rendement n'est pas constant.
Suivant la présente invention, le moteur comporte des moyens qui maintiennent la matière du réchauffeur à une température.constante lors des variations de la charge. Les moyens con- @
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formes à l'invention permettent de maintenir constante la temnérature de la matière du réchauffeur, à la valeur maximum compatible avec la résistance mécanique de la matière du réchauffeur, résistance qui correspond à la charge maximum pour laquelle le moteur est conçu, de sorte que les variations de la charge n'affectent pas le rendement thermique. Par matière du réchauffeur, il y a lieu d'entendre la matière qui sert à transmettre au gaz la chaleur de la source.
Il est connu d'assurer le réglage de la température du réchauffeur ou de la tête d'un moteur à gaz chaud, en faisant en sorte que la quantité de chaleur fournie soit affectée par la température des gaz de la combustion dans le réchauffeur.. Ce réglage n'assure cependant pas a la matière du réchauffeur une température constante, car la température du réchauffeur n'est pas uniquement affectée par celle des gaz évacués.
Les moyens de réglage de la température du réchauffeur peuvent comporter un thermostat connu, qui assure le réglage de la température. Suivant une forme d'exécution de l'invention, l'observateur de température de ce thermostat peut être en liaison thermique avec les moyens d'échange de chaleur du réchauffeur.
L'amenée et l'évacuation de la chaleur de cet observateur s'effectuent alors de manière analogue à celles de la chaleur de la matière du réchauffeur, de sorte que les variations de température de cet observateur sont identiques à celles de la matière du réchauffeur.
La liaison thermique spécifiée peut être réalisée par exemple en plaçant l'observateur entre ou à proximité des moyens i'échange de chaleur du réchauffeur. L'observateur fait alors corps avec le réchauffeur. La communication thermique directe entre la matière de ce réchauffeur et cet observateur peut aussi être un conducteur de chaleur constitué par une pièce métallique, un liquide ou un gaz. Dans ces cas, par suite de la perte de chaleur dans ces moyens conducteurs, la température de l'observateur ne sera pas égale à celle de la matière du réchauffeur, mais les variations de température de l'observateur sont pratiquement proportionnelles à celles de la matière du réchauffeur.
Lorsque le réchauffeur ne se prête pas au placement de l'observa.eur, suivant une forme d'exécution de l'invention, l'observateur de température peut être chauffé par les gaz résultant ae la combustion et l'évacuation ae la chaleur de cet observateur est alors assurée par l'un ou par l'autre moyen de manière que cette évacuation dépende de la puissance développée par le moteur.
Dans ce cas, les conditions de fonctionnement de l'observateur sont identiques à celles de la transmission de la chaleur par la matière du réchauffeur. En effet, l'amenée et l'évacuation de la chaleur sont assurées de la même manière, de sorte que la température de l'observateur constitue une image exacte de la température de la matière du réchauffeur. Cette forme de construction permet de monter le dispositif de réglage indépendamment du cylindre du moteur, de sorte que, dans le cas d'un moteur à plusieurs cylindres, il suffit d'un seul dispositif de réglage.
L'évacuation de la chaleur de l'observateur de température peut être réalisée à l'aide d'un fluide déjà utilisé dans le moteur, par exemple à l'aide du gaz du cylindre ou du fluide réfrigérant utilisé pour l'évacuation de la chaleur du réfrigérant.
Dans le premier cas, c'est-à-dire lorsqu'on utilise le gaz, il est superflu de prévoir un réglage séparé du débit du gaz assurant cette évacuation de chaleur, car la quantité de gaz par unité de
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temps constitue une mesure de la puissance développée par le moteur. Il suffit alors de faire en sorte qu'une partie du gaz qui quitte la chambre chaude lèche l'observateur de température au lieu de traverser le réchauffeur. Il se produit alors une évacuation régulière de la chaleur.
Dans le second cas, c'est-à-dire avec l'eau de refroidis- sement, la quantité d'eau utilisée par unité de temps doit dépen- dre de la puissance développée par le moteur. C'est pourquoi la tuyauterie de l'eau de refroidissement vers l'observateur de température comporte, en général, un dispositif de réglage com- mandé par le moteur. Au lieu d'évacuer la chaleur à l'aide d'une quantité réglable d'eau de refroidissement, on peut aussi utiliser une résistance thermique réglable placée entre l'observa- teur de température et un endroit constamment refroidi.
Lorsque le moteur à gaz chaud est équipé d'un dispositif de préchauffage de l'air de combustion de débit d'air constitue aussi une mesure de la puissance développée. Cet air peut donc éventuellement être utilisé pour l'évacuation de la chaleur de l'observateur de température.
Dans les cas où la chaleur de la source est transmise au réchauffeur à l'aide d'un liquide qui acquiert sa chaleur d'une paroi, et qui transmet au gaz, en un autre endroit, aussi par l'intermédiaire d'une paroi, la chaleur captée, suivant une autre forme d'exécution du moteur conforme à l'invention, l'obser- vateur de température peut être influencé par la température de ce liquide. En effet, lorsque le moteur développe une plus grande puissance et emprunte donc du réchauffeur une plus grande quanti- té de chaleur, la température du liquide baisse. Comme l'observa- teur de température est affecté par cette baisse, on peut faire en sorte que cette réaction influence la source, de manière que celle-ci cède une plus grande quantité de chaleur au moyen de transport et que ce dernier transmette au réchauffeur une plus grande quantité de chaleur.
Dans le cas où la transmission de la chaleur est assurée par un liquide il peut être intéressant, pour assurer une protec- tion efficace du réchauffeur, que l'observateur de température soit en communication directe avec le dispositif de chauffage de ce liquide, en d'autres termes, que cet observateur soit placé à proximité immédiate de la source de chaleur. Cette disposition empêche la surchauffe éventuelle du dispositif réchauffeur sous l'effet de perturbations dans le transport de la chaleur.
Dans certains cas, les mécanismes de réglage décrits utilisés pour maintenir constante la température du réchauffeur, sont trop lents, de sorte que la matière du réchauffeur subit une surchauffe momentanée. Pour obvier à cet inconvénient, sui- vant une autre forme d'exécution du moteur conforme à l'invention, le réglage du dispositif de chauffage peut être commandé par la puissance développée par le moteur, de sorte que, lorsque le moteur développe moins de puissance par exemple, la quantité de chaleur fournie au moteur est plus petite. De plus, le mécanisme régulateur décrit peut faire office de régulateur fin et corriger le réglage, toujours plus ou moins grossier, de la quantité de chaleur fournie au moteur, qui est influencée par le réglage de la puissance développée par le moteur.
Lorsque, pour certaines raisons, on se contente d'une protection de la matière du réchauffeur contre des températures trop élevées, suivant une autre forme d'exécution du moteur con-
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forme à l'invention, le réglage du dispositif de chauffage peut être assuré par le mécanisme de réglage de la puissance développée par le moteur et le réglage de température précédemment décrit sert alors uniquement à protéger le réchauffeur contre les températures trop élevées.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig.l montre le réchauffeur d'un moteur à gaz chaud; il comporte un dispositif de réglage de la température dont l'observateur de température est en communication thermique directe avec la matière du réchauffeur.
La fig. 2 montre une détail d'un tel réchauffeur; il comporte une communication thermique conductrice entre l'observateur et la matière du réchauffeur.
La fig. 3 représente un moteur à gaz chaud à plusieurs cylindres dont chacun comporte un observateur de température léché par les gaz de la combustion.
La fig. 4 montre schématiquement le fonctionnement d'un dispositif de réglage tel que représenté sur la fig. 3
La fig. 5 montre une autre forme d'exécution applicable au moteur représenté ur la fig. 3.
La fig. 6 montre la possibilité de placer l'observateur de température dans le liquide réchauffeur d'un moteur.
La fig. 7 montre schématiquement le réglage de la quantité de chaleur fournie dans le cas où deux systèmes différents se complètent.
Sur la fig.l, la chambre chaude,du cylindre d'un moteur à gaz chaud est indiquée par 10 et 11 désigne le réchauffeur qui consiste en un certain nombre de canaux étroits parcourus par le gaz sous l'effet du mouvement du balayeur 13. Derrière ce réchauffeur se trouve, comme d'usage, le récupérateur 12, suivi d'autres parties du moteur, qui n'intéressent pas la présente invention. Les parois des canaux du réchauffeur 11 font corps avec la chemise du cylindre 14. Extérieurement, cette chemise comporte un certain nombre de nervures 15, qui se trouvent dans un canal 16 du gaz de combustion. Le brûleur 17 assure l'amenée de la chaleur requise qui est transmise au gaz à l'aide des nervures 15, de la paroi 14 et des parois du réchauffeur 11.
Pour assurer à ce moteur le rendement thermique maximum, il faut que la température des gaz dans le réchauffeur 11, et donc la température de la matière de ce réchauffeur et celle de la paroi du moteur, soient aussi élevées que possible.La température maximum admissible est cependant limitée par la résistance mécanique de la matière utilisée, résistance qui diminue à température croissante. De ce fait, du point de vue constructif, les accroissements de température ne sont pas admissibles; d'autre part, des baisses de températures diminuent le rendement, de sorte qu'il faut s'efforcer d'assurer à la matière du réchauffeur une température aussi constante que possible.
A cet effet, le moteur comporte un dispositif de réglage de la quantité de chaleur fournie; ce dispositif, qui sera décrit en détail par la
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suite, comporte entre autres un thermostat à observateur de température 19, qui doit suivre les fluctuations de la température dans la matière du réchauffeur. Dans le modèle d'exécution décrit, cet observateur de température 19 est placé, à cet effet, dansune ouverture 18 ménagée dans la matière du réchauffeur, de sorte qu'il est en communication thermique directe avec le réchauffeur. Des fluctuations de température dans la matière du réchauffeur sont donc directement transmises à l'observateur de température 19. Un tel observateur de température peut consister, par exemple, en deux métaux différents faisant contact.
Le potentiel de contact entre ces deux métaux dépend de la température à l'endroit du contact entre ces deux métaux de sorte que les fluctuations de la température se manifestent sous forme de variations de tension. Cette tension électrique est transmise à l'extérieur à l'aide de deux fils 20 isolés à l'aide d'un manchon 21, et traversant hermétiquement la paroi du canal 16 des gaz de combustion, et elle est conduite vers l'appareillage non représenté sur cette figure.
Lorsque la matière ou la construction du réchauffeur ne permettent pas d'y placer directement l'observateur de température, ou lorsque celui-ci ne s'y prête pas, on peut prévoir une liaison thermique entre la matière du réchauffeur et l'observateur de température utilisé. En principe, cette liaison peut être réalisée à l'aide d'un conducteur de chaleur quelconque à même de supporter les températures élevées. C'est ainsi que l'on peut prévoir entre le réchauffeur et l'observateur de température une simple tige en cuivre ou en bronze. Cette tige provoquera évidemment une perte de chaleur par rayonnement et par convection, de sorte qu'à proximité de l'observateur, la température sera plus faible que celle de la matière du réchauffeur.
Comme seules les variations de température importen t, cette baisse n'entrave pas le bon fonctionnement. Par contre, le temps requis pour que la variation de température parvienne de la matière du réchauffeur au travers de la tige jusqu'à l'observateur, retarde le réglage, de sorte qu'il est préférable d'utiliser les formes de construction qui limitent ce temps au minimum.
Dans l'exemple d'exécution montré sur la fig. 2, ce temps est très court, même lorsque la distance est très grande.
Dans.l'ouverture 18 du réchauffeur du moteur à gaz chaud montré sur la fig.l est introduit une extrémité d'un mince tube métallique 23. A l'autre extrémité, ce tube comporte un évasement 24, en forme de cuvette, dans lequel est placé l'observateur de température 26. Ce tube est partiellement rempli d'un liquide 25 dont le point d'ébullition est supérieur à la température de régime du moteur à gaz chaud.
La quantité de liquide est si grande qu'il remplit non seulement la cuvette 24, mais aussi l'extrémité inférieure du tube introduite dans l'ouverture 18. Sous l'effet de la température élevée régnant dans le réchauffeur, le liquide s'éva- pore régulièrement, monte dans le tube 23 et se condense dans la cuvette 24, car celle-ci cède, par rayonnement, de la chaleur à l'ambiance. Pendant cette condensation, le liquide cède donc régulièrement de la chaleur à l'observateur 26 et retourne vers la partie inférieure en débordant de la cuvette. Il suffit d'une légère augmentation de la température de la matière du réchauffeur pour provoquer l'évaporation d'une plus grande quantité de liquide à l'extrémité inférieure du tube 23, de sorte que, par unité de temps, la quantité de chaleur transmise à la cuvette 24 devient plus grande.
La température de l'observateur 26 aug- -
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mente et les moyens de réglage entrent en action.
La fig. Z montre un moteur à gaz chaud à deux cylindres, muni d'un observateur de température séparé des réchauffeurs.
Les deux cylindres 30 et 31 sont placés sur un carter commun 32 et comportent un vilebrequin commun 33. Chacun de ces cylindres comporte un réchauffeur tel que montré sur la fig. 1. Ces deux réchauffeurs 34 et 35 sont montés dans un canal d'échappement commun, dans lequel le brûleur 36 insuffle les gaz brûlés résultant de la combustion. Bien qu'il soit possible de monter l'observateur de température de la manière montrée sur la fig.l ou sur la fig.2, et de n'en équiper qu'un seul cylindre ou tous les cylindres, dans les moteurs à plusieurs cylindres, il est plus simple de prévoir dans le canal des gaz d'échappement un seul observateur de température 37, commun à tous les cylindres.
Celui-ci acquiert alors sa chaleur directement des gaz résultant de la combustion. Pour que les conditions de fonctionnement de cet observateur soient identiques à celles du réchauffeur, de sorte que la température de cet observateur constitue une image fidèle de celle de chacun des réchauffeurs, il est nécessaire de prévoir un dispositif d'évacuation qui évacue une quantité de chaleur proportionnelle à la puissance du moteur. Cet observateur peut alors être notablement plus petit que chacun des réchauffeurs, mais lorsque la quantité de chaleur absorbée et la quantité de chaleur évacuée sont toutes deux proportionnelles à la chaleur utilisée dans chacun des cylindres, on peut faire en sorte que la température de l'observateur soit égale à celle des réchauffeurs.
Cette évacuation de chaleur requiert, en général, des moyens de refroidissement qui assurent une évacuation de chaleur qui, dans le cas envisagé est proportionnelle à la puissance développée par le moteur.
La fig. 3 montre une forme d'exécution d'un dispositif convenant à cet effet. L'évacuation de la chaleur est assurée par de l'eau, par exemple par l'eau déjà utilisée dans le moteur pour le refroidissement du réfrigérant du cylindre. Pour simplifier la construction, le réfrigérant de l'observateur est placé entre ceux des deux cylindres. La tuyauterie 38 sert à l'évacuation de l'eau de refroidissement de l'un des cylindres, tandis que la tuyauterie 41 assure l'alimentation du second cylindre.
Sur la tuyauterie 38 est branché un tuyau beaucoup plus mince 39, qui mène l'eau de refroidissement à l'observateur de température.
La tuyauterie 40 ramène cette eau de refroidissement au cylindre à l'aide de la tuyauterie 41. De plus, les tuyauteries 38 et 41 sont reliées par une vanne de réglage 42, dont la position est commandée par le mécanisme de réglage qui sera décrit par la suite, mécanisme qui est commandé par la puissance développée par le moteur. Lorsque la vanne 42 est presque fermée, pratiquement toute l'eau de refroidissement du cylindre passe par l'observateur de température, de sorte que la quantité de chaleur cédée à celui-ci est maximum. Par contre, lorsque la vanne 42 est entièrement ouverte, la mince tuyauterie 39 n'est traversée que par une très faible partie de l'eau de refroidissement.
Cette dernière position de la vanne correspond par exemple à la marche à vide ou au ralenti, pendant laquelle la chaleur cédée à la petite quantité d'eau traversant l'observateur de température, est proportionnelle à la puissance développée par le moteur. A puissance croissante du moteur, la vanne 42 est de nouveau fermée, de sorte qu'une plus grande quantité d'eau de refroidissement traverse l'observateur 37. Comme il a déjà été mentionné, la position de la vanne de réglage 42 est déterminée par la puissance dévelop- - pée par le moteur.
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La fig. 4 montre en détail le mécanisme qui règle la position de la vanne suivant la puissance développée par le moteur. Cette puissance est déterminée par deux grandeurs à savoir par la vitesse de rotation et par la pression moyenne pendant le cycle. La vitesse de rotation agit, par l'intermédiaire d'un régulateur centrifuge 45, sur un levier 46, de manière que, dans la forme d'exécution figurée, le point d'action du régulateur 45 sur le levier 46 descende a vitesse croissante.
Le réglage suivant la pression moyenne dans le cycle est effectué à l'aide d'un soufflet élastique 44, sur lequel agit la pression moyenne du cycle. A pression croissante, ce soufflet 44 se dilate et soulève son point de fixation du levier 46. L'extrémité libre de ce levier 46, dont la position est donc déterminée par la pression moyenne et par le nombre de tours, est solidaire de la vanne de réglage 42.
La fig. 5 montre une autre forme d'exécution du principe décrit avec référence à la fig. 3.
L'évacuation de la chaleur de l'observateur de température 37 est obtenue à l'aide du gaz utilisé dans le moteur, tandis que la chaleur fournie provient de nouveau directement des gaz de la combustion. Pendant le trajet de la chambre chaude vers la chambre froide en passant par le réchauffeur, le récupérateur et le refroidisseur, le gaz du moteur est conduit par une paire de dérivations 39 et 40 vers l'observateur de température.
Ces dérivations peuvent être reliées à l'un des cylindres du moteur entre le réchauffeur et le récupérateur, respectivement entre le réchauffeur et la chambre chaude. Le flux périodique du gaz se heurte alors, outre à la perte de charge dans le réchauffeur 11, au montage en parallèle des dérivations 39 et 40 et de l'observateur de température 37. La quantité de gaz qui ne passe pas par le réchauffeur dépend de la résistance de charge dans les dérivations 39 et 40. Un papillon monté dans l'une des conduites permet de régler la quantité de gaz passant dans l'observateur de température et partant l'évacuation de chaleur.
Lorsque le gaz qui se déplace de la chambre chaude 10 vers la chambre froide traverse l'observateur de température, celui-ci absorbera peu de chaleur, car l'observateur 37 et le réchauffeur 11 se trouvent pratiquement à la même température.
Pendant le retour, donc lorsque le gaz va du récupérateur vers la chambre chaude en passant par l'observateur, ce dernier cède au gaz une quantité importante de chaleur, car le gaz du récupérateur se trouve à une température notablement plus basse. L'observateur cède donc périodiquement, c'est-à-dire deux fois par tour, de la chaleur, la première fois une petite quantité, et la seconde fois une grande quantité. La quantité de chaleur ainsi prélevée de l'observateur de température n'est pas perdue pour le cycle, car l'observateur de température est en quelque sorte monté en parallèle avec le réchauffeur et il r@@hauffe donc les gaz qui affluent vers la chambre chaude.
La fig. 6 montre une forme d'exécution d'un moteur à gaz chaud, dans laquelle le transfert de chaleur entre la source chaude et le réchauffeur du moteur est assuré par un liquide.
La source chaude est représentée par un brûleur 48, qui réchauffe un jeu de tubes 47 et qui provoque, par mouvement thermique, une circulation du gaz. Dans le réchauffeur 11, cette chaleur est transmise au gaz. La température du liquide transporteur de chaleur dépend d'une part de la chaleur fournie par le brûleur 48 et d'autre part de là quantité de chaleur absorbée périodiquement dans le moteur. Une diminution de la puissance du moteur provoque @ un accroissement de cette température, ce qui entratne une augmentation de la température de la matière du réchauffeur. Ici @
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aussi, il faudra s'efforcer d'obtenir une température constante.
Comme la température du liquide est déterminante pour la température du réchauffeur 11, l'observateur de température 50 peut être placé dans un évasement 49 de la conduite de liquide. De préférence, l'observateur de température est placé dans le flux de liquide vers le brûleur et immédiatement derrière ce brûleur, là où l'influence de la diminution de température dans le moteur est le plus rapidement perceptible.
La fig. 7 montre un exemple d'exécution dans lequel l'alimentation en chaleur du moteur, dans ce cas l'amenée de combustible au brûleur 48, non seulement est réglée à l'aide d'un thermostat muni d'un observateur de température comme dans les formes d'exé- eution précédentes, mais encore le réglage de cette alimentation dépend directement de la puissance développée par le moteur. Le levier de réglage 46 du mécanisme montré sur la fig. 4, commandé par la pression indiquée moyenne et par le nombre de tours, est utilité pour le réglage de l'alimentation en combustible de l'une des conduites 49. Cette alimentation est donc réglée par la puissance développée par le moteur.
Des variations de la puissance développée par le moteur entraînent donc une variation de la quantité de combustible, car une vanne 51, commandée par le levier 46, modifie la section de la conduite 49.
On a prévu en outre une seconde vanne munie de deux lu- mières 54 et 55 réglables séparément. Cette vanne amène le combustible de la conduite 53 tant à la conduite de combustible 49 déjà décrite qu'à la conduite de combustible 50, branchée en parallèle avec la précédente. Lorsque le moteur se trouve à sa température de régime la lumière de réglage 54, par laquelle le combustible est amené dans la conduite 49, est ouverte aussi longtemps que cette température est inférieure à la limite compatible avec les propriétés de la matière. Cependant, même à la température de régime normale, la lumière de réglage 55, branchée en parallèle avec la précédente, exerce son effet régulateur.
A la température de régime normale du moteur, la quantité de combustible fournie à l'ensemble des deux conduites 49 et 50, est précisément égale à celle requise pour la puissance développée par le moteur. Lorsque, par suite d'une variation de la charge extérieure, la puissance développée par le moteur varie, la vanne de réglage 51 entre immédiatement en action et adapte approxitr.ativement la quantité de combustible fournie à ces nouvelles conditions. Cette adaptation n'est cependant pas parfaite, de sorte qu'il n'est pas impossible que la température du réchauffeur varie. Lorsqu'une telle variation se produit, le thermostat commande la vanne de réglage 52 et modifie l'alimentation en combustible par la conduite 50, de manière à rétablie la température fixée.
Ce réglage à l'aide du thermostat constitue en quelque sorte un réglage fin qui peut éventuelleuent présenter une certaine inertie.
La vanne 52, commandée par le thermostat, neut aussi être utilisée pour interrompre complètement l'alimentation en combustible lors d'une panne du noteur, par exemple la suppression de la charge extérieure, le grippage du moteur etc. A cet effet, La lumière de réglage 54 est conditionnée de manière que, tout en ne fonctionnant pas à des variations de températures nor- males, elle obture immédiatement à une température trop élevée.
Il va de soi que cette fermeture entraîne aussi celle de la lumière 55. Ce résultat peut être obtenu par exemple en faisant en sorte que la vanne 52 dépasse alors une position extrême déterminée.
Lorsqu'on n'attache pas de prix à un réglage précis dela température de la matière du réchauffeur il suffit de laisser
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déterminer la fourniture de chaleur au réchauffeur par la puissance développée par le moteur, c'est-à-dire par la pression moyenne du cycle et par la vitesse de rotation du moteur.
Un dispositif permettant d'effectuer un tel réglage a été décrit dans ce qui précède à l'aide des figures 4 et 5, de sorte qu'il est superflu d'y revenir. Dans certains cas, on peut encore simplifier notablement ce réglage, par exemple lorsque le régu- lateur assure au moteur un nombre de tours constant. Dans ce cas, des facteurs régulateurs, la vitesse du moteur est constante, de sorte que l'alimentation en chaleur doit uniquement être réglée par la pression moyenne. Il existe un cas plus simple encore, celui où le moteur à gaz chaud est accouplé à un engin dont les caractéristiques sont telles qu'à l'état d'équilibre, à chaque nombre de tours ne correspond qu'une seule valeur de la pression moyenne.
En pratique, ces cas se rencontrent, par exemple dans les pompes centrifuges, dans les ventilateurs, les machines marines, etc. Bien que la pression moyenne et le nombre de tours soient tous deux variables, leur rapport est fixe. Dans ce cas, l'alimentation en chaleur du réchauffeur peut être réglée uniquement par le dispositif de réglage de la puissance du moteur, habituellement le volant de puissance.