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" Perfectionnements apportés aux procédés et appareils pour mesurer ou comparer des fonctions périodiques, notamment pour la protection sélective des réseaux".
L'invention, due à M. CHEVALLIER (André), a pour ob- jet des perfectionnements apportés aux procédés et appareils pour mesurer ou comparer des fonctions périodiques (notamment sinusoïdales), procédés et appareils du genre de ceux décrits dans le brevet Belgique N 448.887, au nom de l'UNION d'ELEC- , TRICITE, déposé le 25 Janvier 1943, pour : "Perfectionnements apportés aux procédés et dispositifs du genre de ceux pour mesurer ou comparer des fonctions sinusoidales".
Dans ce brevet antérieur, on a proposé pour la commande des appareils de protection, de même que pour diverses applications où. il s'agit de comparer deux fonctions, notamment deux courants, ou deux tensions j'applications aux phasemètres), l'utilisation de dispositifs électroniques en vue de permettre de réaliser des systèmes dépourvus d'inertie, lesdits disposi-
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tifs pouvant être constitués soit par des tubes à plusieurs électrodes, soit par des redresseurs à contact.
Ces dispositifs, auxquels on applique de façon ap- propriée les fonctions considérées, sont agencés de façon à faire apparaître une grandeur (notamment un courant continu) dont la valeur ou le sens permette de comparer lesdites fonc- tions.
On a décrit en particulier, dans ledit brevet anté- rieur , un procédé pour assurer la comparaison des phases de deux courants ou tensions aux deux extrémités d'une ligne ou d'une section de ligne, plus spécialement en vue de l'actionne- ment des appareils de protection prévus à ces extrémités, et en tenant compte de ce que l'apparition d'un défaut sur une section provoque l'inversion du courant à l'une des extrémités de celle- ci.
Un tel procédé utilise, aux extrémités des diverses sections, des dispositifs de comparaison susceptibles de comman- der les disjoncteurs et dont chacun est influencé par des ten- sions représentant les phases des courants aux extrémités de la section considérée, ces dispositifs étant reliés par des trans- missions appropriées (courants porteurs sur les lignes du ré- seau, fils téléphoniques ou tous autres moyens de liaison). Dans les réseaux triphasés, on prévoit des dispositifs comparateurs dans chaque phase. On peut ainsi, comme on l'a montré, réaliser une comparaison absolument permanente des intensités aux extré- mités des sections, et cela dans chacune des phases du réseau.
Cette surveillance continue permet de mettre instantanément en action les appareils de protection dès qu'un défaut intervient dans l'une quelconque des trois phases.
Les perfectionnements formant l'objet de la présente invention ont pour but d'améliorer encore la mise en oeuvre des procédés susvisés et d'étendre leurs possibilités d'application.
Ils consistent notamment : à prévoir le fonctionnement des redresseurs sur les par-
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ties droites de leurs caractéristiques (alors que le fonctionne- ment sur les parties courbes avait été plus spécialement envi- sagé dans le brevet antérieur ) ; à prévoir -- en particulier dans le cas de l'application aux systèmes de protection, mais non exclusivement -- des moyens pour permettre d'assurer un fonctionnement correct, même lors- qu'un des termes à comparer ne peut être transmis pour une cause quelconque au dispositif comparateur correspondant (cas de la li- gne à vide par exemple, ou défaut dans la transmission entre comparateurs); à prévoir des moyens pour éviter le déclenchement des appa- reils de protection ou autres commandés par les'comparateurs lorsque ceux-ci ne reçoivent aucun signal ;
et à prévoir des moyens pour contrôler le bon état de fonc- tionnement des comparateurs ou des transmissions y aboutissant.
Lesdits fonctionnements comportent encore certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après, notamment : une disposition consistant -- dans les appareils du genre de ceux influencés par deux tensions (ou autres fonctions sinu- soldales) de façon à pouvoir assurer une commande lorsque l'une desdites tensions s'inverse -- à prévoir des moyens pour tenir en réserve une tension décalée de 180 en vue de l'utiliser chaque fois que désiré; et une autre disposition -- relative à des limiteurs de tension pour tensions sinusoïdales ou périodiques -- consistant à les constituer par des redresseurs (notamment à contact) mon- tés en parallèle et dont on utilise la propriété de présenter une résistance d'allure hyperbolique vis-à-vis de la tension y appliquée.
L'invention vise plus particulièrement certains mo- des d'application (notamment celui pour lequel on l'applique aux procédés et appareils pour la protection sélective des réseaux), ainsi que certains modes de réalisation des diverses disposi-
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tions sus-spécifiées; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les appareils du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les installations comprenant de semblables appareils.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
La fig. 1 de ces dessins est un schéma illustrant les diverses sections d'une ligne d'un réseau de transmission d'énergie électrique.
La fig. 2 montre schématiquement un système de protection sélective du genre de ceux déjà décrits dans la demande de brevet antérieure susdite.
La fig. 3 est un schéma d'un des dispositifs comparateurs comportés par ce système.
La fig. 4 est la courbe courant-tension d'un redres- seur à contact, cette courbe étant donnée pour illustrer le fonctionnement des redresseurs tels que ceux représentés fig. 3.
La fig. 5 est un diagramme donné dans le même but.
La fig. 6 montre une partie d'un système du genre de celui représenté fig. 2 et établi conformément à l'une des dispositions de la présente invention.
La fig. 7 montre avec plus de détails l'ensemble d'un système de protection établi conformément à l'invention (les liaisons étant, comme sur la fig. 2, représentées unifilaires à titre de simplification).
La fig. 8 est un schéma d'un dispositif comparateur du genre de celui de la fig. 9, selon un autre mode de réalisation de l'invention.
La fig. 9 montre une partie du même dispositif, selon un autre mode de réalisation de l'invention.
La fig. 10 montre cette même partie comportant application d'autres dispositions de l'invention.
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La fig. 11 est un schéma pour la compréhension de la fig . 12 .
La fig. 12 montre une partie du système de la fig. 7 comportant application d'autres dispositions de l'invention.
La fig. 13 est un schéma d'un limiteur de tension à 'faire comprendre à un tel système, ce limiteur étant établi con- formément à l'invention.
La fig. 14, enfin, est un diagramme montrant l'allure des tensions à l'entrée et à la sortie de ce limiteur.
Selon l'invention et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'établir un système de protection pour réseau de transmission d'énergie selon les principes déjà exposés dans le brevet antérieur , et, notamment, en comparant les intensités aux extrémités de chaque section considérée, on s'y prend comme suit ou de façon analo- gue :
Sur la fig. 1, on a représenté schématiquement, pour fixer les idées, une ligne L supposée alimentée à ses deux ex- trémités par des groupes de machines M1 M2. Diverses sections sont illustrées en AB, CD, ED, avec leurs'disjoncteurs dl dole d2 d 2, d3 d 3, etc.
Si un défaut se produit, par exemple en
T dans la section CD, les courants il il 1*'dans la section AB de- meurent en phase, de même que les courants i3 i'3 dans la sec- tion EF, tandis que les courants i2 il 2 dans la section CD où a lieu le défaut s'inversent l'un par rapport à l'autre.
Le procédé décrit dans le brevet antérieur prévoit des comparateurs aux extrémités de chaque section, pour décaler cette inversion et commander le déclenchement des disjoncteurs correspondants. --
La fig. 2 représente schématiquement l'appareillage propre à une section de ligne AB, avec disjoncteurs DA-DB. Les comparateurs sont illustrés en BC1 et BC; ils sont influencés, @
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l'un comme l'autre, par les courants Il et I2 aux extrémités de la section, à partir par exemple de transformateurs d'intensité
TA et TB, ou par des tensions ul et u2 proportionnelles à ces courants et en phase avec eux. Le comparateur BC 1 peut agir sur la bobine b1 du disjoncteur DA et celui BC2 sur la bobine b2 du disjoncteur DB.
Enfin, les deux comparateurs sont reliés l'un à l'autre par une transmission TR qui peut être de l'un des types visés plus haut.
La fig. 3 montre un dispositif comparateur à redres- seurs secs tels que décrits dans le susdit brevet antérieur .
Il comporte deux circuits (chacun, de préférence, dou- ble pour redresser les deux alternances), dans l'un desquels les tensions alternatives u1 et u2 s'ajoutent (circuit supérieur sur le schéma de la fig. 3), tandis qu'elles se retranchent dans l'autre (circuit inférieur). A cet effet, il suffit de pré- voir tous dispositifs transformateurs, dont on a représenté seulement les secondaires sur la fig. 3, étant entendu que les circuits primaires peuvent être agencés de toute façon appro- priée, telle que notamment décrits dans la susdite demande. Les redresseurs sont représentés en r1, r2, r3, r4.
Chacun des circuits débitant sur une résistance R et l'ensemble desdits circuits sur une résistance telle que #1 #2 (ou ', fig. 8), on obtient finalement, entre deux points a et b, une tension dont le sens dépend de la concordance ou non- concordance des phases des tensions u1 u2.
Il est alors aisé de commander un relais de déclenche- ment Rd du disjoncteur correspondant, par exemple en utilisant la tension entre a et b pour polariser un ou plusieurs tubes électroniques (lampes à plusieurs électrodes, thyratrons, etc.) agencés de façon à commander ledit relais.
Sur la fig. 3, on a supposé que l'on combinait avec le disjoncteur deux relais Rd et R v destinés l'un au déclenchement, l'autre au verrouillage du disjoncteur. On utilise alors deux lampes 11 et 1-2 dont les grilles sont respectivement reliées
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aux points! et b, tandis que leurs cathodes peuvent être réu- nies en un point c séparant les deux portions de résistance 1 et #2 (point qui peut être réglable,'de même que lesdites résistances); la tension anodique est supposée fournie par la source 1.
En marche normale, c'est-à-dire quand les tensions ul et u2 sont en phase, le point a est positif par rapport au point b, de sorte que la lampe #1 débite (ce qui actionne et maintient actionné le relais Rv du dispositif de verrouillage); la lampe #2, au contraire, ne débite pas (le relais Rd est donc relâché). Des qu'un défaut se manifeste, l'inversion qui en ré- sulte sur l'une des tensions ul u provoque une inversion du courant entre a et b, de sorte que le point a qevient négatif par rapport au point b : le relais Rv se relâche, tandis que le relais Rd est actionné, et le disjoncteur se déclenche.
On peut aussi, comme représenté fig. 8, ne prévoir qu'un relais de déclenchement Rd, auquel cas l'on se contente d'une seule lampe 1 branchée aux extrémités a et b de la résis- tance.
Ces capacités telles que C peuvent être prévues, soit aux bornes de R (fig. 3), soit aux bornes de # (fig. 8), pour permettre de régler la constante de temps au minimum et assurer ainsi la plus grande rapidité de fonctionnement. on peut encore, pour diminuer la constante de temps, placer directement la bobi- ne de déclenchement b (fig. 9) dans le circuit de la lampe ou du thyratron.
Sur la fig. 9, où l'on a supposé recourir à un thyra- tron, on a représenté en P la polarisation de la grille, avec une résistance r. Un interrupteur est prévu en 9 pour le désa- morçage après déclenchement, interrupteur qui pourrait être commandé par le disjoncteur.
Il convient maintenant de faire ressortir le fonction- nement des redresseurs dans des schémas du genre de ceux des fig. 3 et 8.
On sait que la courbe courant-tension de ces redresseurs 1¯ est d'allure parabolique à l'origine (fig. 4), pour devenir en-
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suite progressivement linéaire ; les valeurs de la tension u supérieures à une limite inférieure uo, elle peut être considérée comme linéaire.
Dans la portion parabolique, on a montré dans les demandes antérieures que le courant moyen redressé parcourant les résistances #1 #2 (fig. 3) est de la forme : i = 4 k u1 u2 -
Si u1 et u2 sont eux-mêmes de la forme : u1 = U1 cos. w t u2 = U2 cos # t - #), le courant im est =4kUU cos.
EMI8.1
le courant est : im = 4 k Ul U2 ' c'est-à-dire proportionnel au déphasage entre les courants I1 et I2.
D'où il résulte bien, comme on l'a dit, qu'un défaut survenant sur la ligne et provoquant l'inversion d'un des courants Il I2 (la phase d'un de ces courants étant donc décalée de #), a'pour effet d'inverser également le courant moyen dans lesdites résistances : im = 4 k U1 U2 cos. #.
On a constaté, selon l'une des dispositions de la présente invention, que l'on obtient la même inversion si l'on fonctionne sur la partie droite de la caractéristique.
En effet, le courant moyen jm traversant les résistances 1 et 2 est alors : @
EMI8.2
jm = .I- + 2 U Ut cos,g -Vu2 + U - 2 Ul U2 cos .
# 1 2 1 2 1 C'est là une fonction périodique de période 2 #. D'où il ressort que, si l'on change # en # + #, on obtient bien une valeur inverse, jm devenant - jm.
Donc, que l'on fonctionne sur la partie parabolique ou sur la partie droite de la caractéristique, on obtient le même fonctionnement : c'est-à-dire l'inversion du courant moyen par l'effet de l'inversion d'une seulement des tensions ul u2. A noter d'ailleurs que, si les deux tensions s'inversent (fig. 5),
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l'angle entre ces deux tensions reste de sorte que le sens du courant moyen n'est pas modifié.
Il importe aussi de faire remarquer que la forme plus ou moins complexe des tensions u1 u2 est sans influence sur le résultat : en effet, le développement en série de Fourier de la fonction représentant le courant redressé montre qu'il ne reste après ce redressement, en dehors du terme constant (valeur mo- yenne im), que des termes pairs en 2 # t, 4 # t ... dont la valeur moyenne de 0 à # est nulle.
Dans tout ce qui précède, on a supposé que l'on dispo- sait de façon permanente, aux bornes des dispositifs compara- teurs BC1 ou BC2, de deux tensions u1 et u2; mais il peut se faire que l'un de ces termes n'existe pas du ne soit pas trans- mis. Ce peut être le cas, en particulier : lorsque la ligne est à vide, c'est-à-dire alimentée seule- ment par l'une de ses extrémités; ou lorsque la transmission TR entre les comparateurs est défaillante.
Dans un cas comme dans l'autre, la comparaison ne peut s'effectuer, puisque le courant continu délivré par les compa- rateurs est nul et ne fait apparaître aucune différence de po- tentiel entre les points a et b.
Selon une autre des dispositions de la présente in- vention, on prévoit des moyens pour obvier à cet inconvénient, moyens tels qu'ils permettent de faire apparaître quand même, dans les cas susvisés, deux tensions en opposition qui soient donc susceptibles, lors de la survenance d'un défaut sur la li- gne, de déclencher les disjoncteurs.
Bien qu'il soit possible à l'homme de l'art de réali- ser ces moyens de diverses manières, on va voir qu'il suffit, selon un mode de réalisation très simple, de mettre en réserve, à chaque extrémité de ligne et sur chaque phase, une tension dé- calée de # par rapport à la tension de ladite phase.
2
On note en effet que, s'il y a défaut sur la ligne, le
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courant I est pratiquement décalé de # en arrière de la ten- sion étoilée de la phase comportant ce défaut. Or, ledit cou- rant 1 (Il ou I2, fig. 2 et 6, aux extrémités où se trouvent montés les comparateurs BC1 ou BC2) demeure toujours appliqué au comparateur considéré, de sorte que celui-ci reçoit une ten- sion u1 ou u2 décalée de en arrière de la tension étoilée de ladite phase ; simaintenant on vient appliquer à ce même compa- rateur une tension auxiliaire ua décalée de #/2 en avant, celle-ci se trouve décalée de # par rapport à la tension u1 ou u2, elle provoque donc bien le déclenchement.
Un schéma pour la mise en oeuvre du principe est repré- senté sur la fig. 6.
Le comparateur BC1 est monté comme celui de la fig. 2, mais il est combiné : d'une part, à un premier relais Rm1 disposé à l'entrée de la ligne de transmission TR et propre, lorsqu'aucun courant ne parvient par cette ligne (ce qui s'applique aussi bien au cas de la ligne à vide qu'à celui d'un défaut dans la transmission
TR), à ouvrir les contacts C, donc à isoler ladite transmission, et à fermer les contacts C', ce qui a pour effet de relier le comparateur à un dispositif E où l'on tient en réserve la ten- sion auxiliaire ua décalée de #/2 en avant de la tension étoilée;
et, d'autre part, à un second relais RM1, à maximum d'in- tensité, interposé entre le dispositif E et les contacts C', ce relais étant tel qu'il ne permette d'établir la communication entre ledit dispositif et lesdits contacts C' que lorsque l'in- tensité Il, sous l'effet d'un défaut, dépasse la valeur maximum prévue.
Sur la fig. 6, les divers contacts ont été représentés dans les positions correspondant à la marche normale, en l'ab- sence de défaut et la ligne étant en charge.
Chaque fois que l'on se trouve dans l'un des deux cas visés plus haut, le relais Rm1 se met dans l'autre position ; et,lorsqu'un défaut se déclare, le fonctionnement du relais RM1
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assure le déclenchement instantané.
Le dispositif E pour mettre en réserve la tension ua peut être constitué par tout déphaseur approprié. C'est ainsi que, considérant l'une des phases u1, la tension déphasée ua à obtenir sera celle régnant entre les deux autres phases u2 et u, comme représenté fig. 11.
La fig. 12 montre l'un des montages susceptibles d'être imaginés à cet effet. Les tensions u1, u2, u3 sont données par des transformateurs de tension Tp1, Tp2, Tp3. Les relais Rm et
RM sont combinés l'un à l'autre à l'entrée du comparateur. on a illustré sur cette figure les comparateurs des trois phases.
Il importe de noter que les comparateurs devront être réglés de façon qu'ils ne puissent pas déclencher les disjonc- teurs lorsqu'il n'y a pas de tension entre a et b (notamment dans l'un des deux cas susvisés : ligne à vide ou défaut de transmission). Il suffit à cet effet, considérant par exemple le cas de la fig. 8, de polariser de façon convenable la grille de la lampe 1 , afin que le relais Rd ne puisse s'exciter en l'absence de tension entre a et b.
Il peut d'ailleurs être avantageux, selon encore une autre disposition de l'invention, de prévoir des moyens pour contrôler le fonctionnement des appareils, ces moyens étant par exemple propres à déceler les ruptures du circuit d'intensité ou la défaillance de la transmission TR.
Lesdits moyens mettront par exemple en évidence - de façon visuelle, acoustique ou autre - la disparition de la ten- sion aux bornes a b de la résistance (fig. 10). Il suffit à cet effet-- entre autres modes de réalisation-- de prévoir dans le circuit de la lampe une résistance 2 propre à agir sur l'espace filament-grille d'une lampe auxiliaire 3 propre à commander à distance un système d'alarme 4 par l'intermédiaire d'un relais 5.
Pour une transmission normale (a positif, Il négatif),il npasse toujours un léger courant dans la résistance 2. Ce cou-
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rant est amené à disparaître lorsque la différence de tension entre a et b s'annule, pour l'une des causes sus-indiquées ou par suite du claquage de la lampe ± . La tension est alors supprimée sur la lampe 3, le relais 5 se désexcite et l'alarme est donnée.
L'invention concerne encore une autre disposition, relative aux limiteurs de tension qu'il y a lieu d'interposer à l'entrée des comparateurs, comme déjà proposé dans lebrevet antérieur .S'il est vrai que la rapidité du déclenchement est proportionnelle au courant moyen redressé dans les comparateurs, courant qui est fonction des tensions ul et u2 croissant ellesmêmes avec les courants Il I2, il importe cependant de limiter ces tensions à une valeur convenable.
On pourra utiliser tous limiteurs de type connu, qui devront cependant être tels que leurs constantes de temps soient aussi faibles que possible.
C'est ainsi qu'on les constituera avantageusement par un dispositif du genre de celui de la fig. 13, dans lequel,pour obtenir une tension réduite ur à partir d'une tension u, on a recours à des redresseurs tels que d1 d2 montés en parallèle.
On voit sur la fig. 13 que la source 5 fournissant la tension u débite dans les résistances R1 et R2 (R2 représentant la résistance d'utilisation) avec, en parallèle, des redresseurs d1 dz dont la caractéristique courant-tension est parabolique.
Ceux-ci présentent donc une résistance de forme hyperbolique, c'est-à-dire diminuant avec la tension appliquée à leurs bornes.
Dans ces conditions, la chute de tension dans la résistance il, croit beaucoup plus vite que l'augmentation de la tension u;il est d'ailleurs à noter que cette chute de tension est d'autant plus grande que la valeur des résistances des redresseurs d1 d2 est plus faible.
On obtient finalement, pour la tension d'utilisation ur, une forme telle que celle reproduite en F' sur la fig. 14 (où F représente, au contraire, la tension de départ u).
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Il est à noter que la courbe aplatie F' que l'on obtient ainsi peut être considérée comme une somme de courbes si-
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nusoidales de fréquencesuut, 2 w t, 3 wt, 4 wt, etc., mais dans laquelle le redressement a fait disparaître tous les harmoniques impairs. Il ne subsiste donc que des harmoniques pairs qui, on l'a vu, sont sans influence sur le dispositif comparateur, puis- que leur valeur moyenne est nulle dans une demi-période.
Enfin, selon encore une autre disposition de l'inven- tion, on peut prévoir des déphaseurs pour corriger l'angle de déphasage pouvant résulter de la transmission TR, et pour tenir compte aussi de ce que l'angle de déphasage'entre Il et I2 est un peu inférieur à la valeur # lors d'un défaut ,et tend à's'en écarter plus ou moins, selon les conditions de charge de la li- gne à ce moment. L'intensité du courant moyen redressé dans les comparateurs, qui conditionne la rapidité du déclenchement, va- rie en effet en raison inverse de l'angle centre I1 ,et I2, d'où l'intérêt qu'il y a à compenser le déphasage qui peut interve- nir pour les raisons sus-indiquées.
Ayant ainsi décrit les éléments essentiels d'un systè- me de protection conforme à l'invention, il a paru intéressant d'en donner, à titre d'exemple, un schéma général sur lequel on a explicité lesdits éléments.
Sur la fig. 7 qui comporte ce schéma, on a représenté en :
Ti1, Ti2, Ti ..... les transformateurs d'intensité destinés à appliquer les tensions telles que u1 u2 aux comparateurs; Tp1, Tp2, Tp ..... les transformateurs de potentiel pour l'alimentation des déphaseurs ;
De1, De2, De 3 ..... les bobines de déclenchement des disjonc- teurs;
BC1, BC2, BC3 ...., les dispositifs comparateurs;
TR ................ la transmission entre comparateurs;
RE les récepteurs de cette transmission;
L ................. les limiteurs de tension ; RM ................ les relais à maximum de courant;
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D les déphaseurs donnant la tension auxiliai- re décalée de #/2 en avant de la tension étoilée? RM les relais commandant les contacts C C' et destinés à coagir avec les relais Rm, comme décrit plus haut; d les déphaseurs propres à corriger les varia- tions de l'angle de déphasage résultant de l'une au moins des causes envisagées plus haut.
Le système de transmission -- qui a été représenté de façon très schématique -- peut, comme il a été montré plus spécia. lement dans la précédente demande et comme illustré en pointillé sur la fig. 7 (en 7), être agencé sous forme d'une transmission bi-ondes à courants porteurs sur la ligne haute tension. Dans ce cas, trois fréquences musicales - modulées elles-mêmes respecti- vement par les tensions telles que ul, u'1, u"1 ou u2, u'2, u"2 à transmettre en correspondance avec les trois phases - viendront moduler les fréquences porteuses. A la réception, après une dé- tection de la haute fréquence et une détection des ondes à fré- quence musicale, on reconstituera lesdites tensions.
Mais on peut aussi prévoir une transmission par fil, comme illustré schématiquement en trait plein.
Si, par exemple, on dispose de six conducteurs entre les extrémités A et B considérées (fig. 7), la transmission bilaté- rale des trois susdites tensions est des plus simples,puisqu'elle peut se faire en 50 périodes directement.
Si on ne dispose que d'une paire téléphonique, on peut transmettre des tensions à fréquences musicales différentes modu- lées par les susdites tensions. Des émetteurs-récepteurs à fré- quences musicales seront nécessaires à chaque extrémité.
De toute façon, un système de protection ainsi agencé-- et dont le fonctionnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet-- répond à tous les desiderata de la pratique, ainsi qu'on va brièvement le rap- peler à titre de conclusion :
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a) s'il y a un défaut à l'intérieur d'une section, il est immédiatement décelé par l'inversion du sens du courant entre les points a et b, comme sus-indiqué.
Ce fonctionnement est instantané, la constante de temps des divers circuits étant extrêmement faible; b) s'il y a défaut à l'extérieur de la section considérée, les courants aux extrémités de cette section ne s'inversent pas, de sorte que la tension entre a et b garde son sens, c'est-àdire polarise négativement la grille de la lampe de commande, les disjoncteurs demeurant donc verrouillés dans leur position de fermeture.
Il est à noter, d'ailleurs, que la polarisation de la grille est d'autant plus forte que les courants de défaut sont plus grands; c) le système fonctionne comme il vient d'être indiqué, quelle que soit la nature du défaut (phase-terre, entre-phase, triphasé symétrique ou triphasé à la terre); d) s'il y a rupture de synchronisme, les courants aux extrémités des sections de ligne ne s'inversant pas l'un par rapport à l'autre, la tension entre a et b reste positive et la bo- bine de déclenchement n'est pas alimentée ; ailleurs, s'il y a un défaut au cours de la rupture de synchronisme, les courants s'inversent et l'ordre de déclenchement est donné; e) la protection demeure réalisée même dans le cas de la ligne vide ou dans le cas d'un défaut de transmission entre dispositifs comparateurs, cela grâce aux moyens sus-indiqués;
f) le fonctionnement des dispositifs demeure correct même en cas de manque de transmission, puisque la suppression de la tension entre les points a et b n'a pas pour effet de déclencher; g) enfin, grâce aux moyens de contrôle, on a la possibilité de surveiller à chaque instant le fonctionnement des appareils.
Le système de protection conforme à l'invention donne lieu à un fonctionnement parfait. En outre, il supprime tous les relais de mesure, tels que relais wattmetriques directionnels, relais à minimum d'impédence, etc.; les seuls relais qui inter-
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viennent sont des relais de type téléphonique ou à maximum de courant.
Enfin, le système de protection en question ne néces- site pas de trieur de phases lorsqu'on veut faire du réenclen- chement automatique phase par phase.
Mais, dans certains cas et si désiré, on peut prévoir la commande simultanée des disjoncteurs des trois phases : il suffit par exemple, à cet effet et comme indiqué en pointillé en 8 sur la fig . 7, de relier en parallèle les fils de comman- de des bobines de disjoncteurs.
Comme il va de soi et comme il ressort déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.