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Procédés d'ancrage d'armatures mises en tension et appsreils permettant la mise en tension et l'ancrage.
On sait que l'on améliore considérablement les propriétés des constructions en béton armé et plus généralement des matériaux présentant une meilleure résis- tance à la compression qu'à la traction, en utilisant des armatures soumises artificiellement à des tensions préalables de valeur et de distribution telles que la matière soit soumise à des contraintes de compression permanentes. On sait également que dans le cas d'un maté- riau capable de durcir, tel que le béton, la -tension peut 'être conférée aux armatures, soit avant, soit après le durcissement. Dans ce dernier cas si les armatures sont mises en place avant coulée du béton il faut prévoir des moyens 'propres à supprimer l'adhérence de l'acier au matériau pour permettre l'allongement de l'acier.
CettE suppression de l'adhérence peut être obtenue par l'un quelconque des moyens connus, par exemple par une gaïne creuse dans laquelle on loge les armatures, par utilisation d'enduits anti-adhérents etc..., de la sorte on ménage à l'intérieur de la matière un évidement ou un canal dans lequel les armatures peuvent glisser.
Dans la suite de cette description, il ne sera question que de béton mais il est entendu que les procédés et les appareils qui vont être décrits s'appli- quent à tout matériau pouvant recevoir avantageusement -des contraintes préalables permanentes.
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xprès la mise en tension des armatures une des difficultés principales rencontrées est la liaison à établir entre les aciers et le béton. k ce sujet, le demandeur a déjà. décrit dans
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sa uemande de brevet du 26 Août 195'J pour "Système d'ancrages de câbles sous tension destinés à la réalisation de constructions en béton précontraint", clans son brevet NQ 90.090 du 2t Octobre lu4=0 et la demande d'addition du 30 Septembre 19-il d.
lu demande du 26 Août 13J, des procédés de réalisation d'ancrages qui permettent note,..,- ment d'éviter toute saillie à l'extérieur des pièces en
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bton à mettre en c0Gre8sion.
Le premier de ces documenta décrit un ancrage réalise par du mortier serré contre les armatures par un cône de béton. Le second décrit un ancrage du même
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,':enre réalisé par l'intercalation entre les fils de coins ou de clavettes, de manière à réaliser une sorte de cô-
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ne "Laie appliqué contre un cône femelle ménagé dans le béton, nfin le troisième décrit l'ancrage de fils dans un cône femelle par le serrage d'un cône unique.
Le principe de ces réalisations peut être for-
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mulé d2 la façon suivante : on tend des armatures formées Je fils ou de groupes de fils d'acier, à l'inté- rieur d'un évidement ou d'un canal réservé dans le bcton
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d'une ,¯<3nière quelconque, on les dévie de la direction de l'axe de l'évidement qui les contient et on les bloque par des éléments en forme de coins épousant la forme des intervalles ménagés entre fils ou enfoncés dans 1 Taxe de l'évidement.
De tels dispositifs d'ancrage conviennent très bien 1 18nature des aciers employés qui doivent possé- der une limite élastique élevée, généralement obtenue par traitement spécial. Basés sur l'utilisation des frottements, ils permettent d'éviter tout moyen de fixation comportant, soit des entaille::. qui détermineraient des points de moindre résistance et de fragilité, comme
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ce serait le cas avec des vis et des Jorous, soit des ;cudures qui feraient perdre le bénéfice des traitements -jubio par le métal pour relever sa limite élastique.
La présente invention a pour objet d'indiquer que ce principe d'ancrage utilisant le frottement peut etre généralisé et appliqué, d'une part quel que soit le nombre de fils traversant un même canal ou évidement du matériau à comprimer, ce nombre pouvant se réduire à l'unité, d'autre part avec des formes très différentes de la cavité ou alvole de serrage destiné à recevoir le ou les coins, la section de cette cavité pouvant être par exemple rectiligne, polygonale, circulaire, crufiforme, etc... et la cavité elle-même pouvant être ménagée soit dans le béton de l'ouvrage, soit dans un élément rapporté en béton ou en une autre matière,
qui peut même être disposé à l'extérieur de l'ouvrage si un ancrage en saillie n'est pas prohibitif.
Les ancrages décrits en regard des dessins des demandes ou brevets antérieurs mentionnés plus haut, correspondent à un nombre assez élevé de fils et constituent donc des dispositifs importants destinés à supporter des efforts assez considérables. Or, le demandeur a trouvé qu'il y avait Intérêt souvent à réduire le nombre des fils de chaque évidement et ancrés à la même sortie, car le poids et le prix des ancrages croissent plus vite que la compression totale réalisée.
Il en est de même du
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poids, de la complication et par suite du prix des dis- positifs de répartition ménages aux extrémités de la pièce, dispositifs qui transmettent à la section totale du béton l'effort de compression exercé par l'armature tendue.
De plus, le demandeur a trouve que les ancra- ges réalisés pour un petit nombre de fils permettaient plus de souplesse dans la répartition des efforts, en particulier pour les ouvrages de dimensions moyennes.
Les ancrages cunéiformes conformes à. l'in- vention peuvent être combines avec d'autres modes d'an- crages par exemple avec la liaison des armatures au bé- ton obtenue par adhérence, que cette adhérence résulte d'ailleurs de la prise et du durcissement du béton au contact de l'armature ou encore du durcissement d'une matière injectée dans le canal contenant les armatures ou du serrage des armatures contre le béton. Les ancrages cunéiformes peuvent être alors utilisés comme ancrages provisoires extérieurs récupérables après la réalisation de l'ancrage par adhérence ou comme ancrages complémen- taires de l'adhérence.
En ce qui concerne la mise en tension des armatures avant ancrage, le demandeur a décrit dans les demandes ou brevets dont il a été question ci-dessus, un dispositif de vérin permettant de tendre un groupe d'armatures, puis d'en réaliser l'ancrage sous tension, enfin de relacher les extrémités des fils après ancrage.
Ce vérin est constitué essentiellement par un piston dont la tranche prend appui sur la pièce de béton durci, tan- dis que le pot de presse, muni d'une collerette sur la- quelle viennent se fixer les fils du groupe d'armatures intéressé, permet d'appliquer à ces fils l'effort de traction. Un second piston intérieur au premier qui joue alors pour ce second piston le rôle de pot de presse, permet, lorsque les fils sont entension et en prenant appui sur ces derniers, d'enfoncer soit un cône unique enduit ou non de mortier dans l'axe de l'alvéole de ser- rage, soit plusieurs coins dans les Intervalles entre les fils.
Ce vérin est évidemment susceptible de réali- ser des ancrages différents de ceux qui ontété décrits en re.¯ard des dessins des demandes en question et réci- proquement les ancrages décrits dans ces demandes peu- vent être réalisés avec des ppareils autres que ledit vérin. On peut dire que ce dernier n'est qu'un cas par- ticulier d'une Famille d'appareils permettant de réali- ser le même programme savoir : tendre un ou plusieurs fils et maintenir cette tencion tandis qu'il est procédé à l'ancrage soit avec l'appareil lui-même soit par un moyen quelconque, dont l'utilisation n'est pas entra- vée par la présence de ce vérin.
La réalisation de ces appareils comporte avan- tageusement un certain nombre de particularités offrant chacune un certain nombre de possibilités et ces parti- cularités peuvent être prises séparément ou de préfé- rence combinées entre elles.
Il est tout d'abord possible d'exercer l'ef- fort de traction par un vérin unique agissant simults- nément sur tous les fils, ainsi qu'il a été dit dans les brevets mentionnés plus haut, mais on peut aussi agir sur chacun des fils séparément, par des vérins distincts reliés à une canalisation unique de pression. Cette ca- nalisation peut avantageusement faire partie intégrante de la pièce d'appui des vérins sur le béton ou encore
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être constituée par une série de canalisation isolées, couples de préférence, branchées sur une canalisation centrale de pression. Cette façon de procéder assure à des armatures qui peuvent être de longueur différente, une égalité rigoureuse de tension et ceci sans précautions spéciales..
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Il est avantageux, en outre, d'articuler les vérins sur la pièce d'appui, de manière a éviter l'ap parition d'efforts de torsion ; cette articulation sera de préférence a. rotule.
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De con coté. lu pièce d'appui de l'ensemble dej vérins isolés peut etre évidée en son centre de maniore 1. per<.éetti e la 1,ii::e en place, éventuellement avec addition de mortier, et le blocage des coins d'ancrage et .: 7 e..lent, le cas échéant, le fractionnement du faisceau (l'clr.lI:3tlJres par exemple à l'aide d'un tube par lequel on isole une ptortie de celles-ci pour permettre la réalisation de l'ancrage en plusieurs étapes succes- sives .
Si l'on considère d'autre part l'inclinaison des parois de l'embouchure de l'alvéole, il estbon que
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1, direction de l'effort de traction sur les armatures forme .mec l'axe de l'évideujent qui les contient, un an- -le au ..oins égal et de préférence supérieur à cette inclinaison, 'le '..lanière à bien appliquer le fil contre la
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p.¯ roi de l'alvéole.
Or, si l'on ne prené pas de précau- tions spéciales au fur et à mesure que la partie active de l'organe de traction s'éloigne de la face d'appui de la pièce de béton, l'angle de traction diminue puisque le triangle formé par l'axe de l'évidement, la direction du fil et la perpendiculaire abaissée du point d'attache du fil sur l'axe se déforme, n effet, le dernier coté reste constant tandis que les deux autres s'allongent. Il est donc intéressant de maintenir constantl'angle de traction en infléchissant le fil sur
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U:
] partie fixe du vérin, d préférence un élément de tore, de manière que la distance du point de traction à
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la face de la pièce soit s--n,-, influence sur la direc- tion du fil à sortie de l'alvcole.
Le vérin décrit dans les demandes antérieures
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a de Tçtnd<3 avantages, car le fil et les ,,,ordaches sont extérieure. Il permet également de tendre des fils "1 'àUX ;, des tensions différentes ou des fils de longueur in a7¯e ' des tensions égales. Il suffit pour cela d'utiliser les :mordaches 2. bon escient. On peut même l'utili- ser pour tendre un seul fil car l'effort passe toujours à l'intérieur du polygone d'appui. On peut de plus obtenir un allongementtrès important car il est possible de faire autant de reprises que l'on veut.
Mais ce vérin présente également quelques
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inconvénients. Il exiie en particulier un grand encombre- .'.en'; en lonjueur et p±lr là un poids relativement élevé pour une manutention intéressante, de plus la perte de le longueur du fil extérieur à l'ouvrage est toujours assez grande.
On peut remédier à ces inconvénients en envi-
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,3z,,.eEint un vérin basé sur le même principe mais dans lequel les fils restent inférieurs au corps du vurin. Il suffit d'utiliser un vérin de forme annulaire,
Les fils sontséparés et maintenus en position par des ç'lavettes métalliques de manière à former
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un système de génératrices d'une surface tronconique s'appuyant à l'intérieur du pot de presse annulaire.
Le piston annulaire aussi forme l'organe d'appui de l'en- semble. Lorsqu'on fait agir le vérin, le pot de presse se déplace, bloque d'une façon extrêmement énergique les fils et clavettes et les entraîne dans son mouve- ment, Une solution analogue peut être envisagée en -utilisant non un vérin annulaire mais plusieurs vérins élémentaires répartis au sommet d'un polygone entourant l'alvéole, ce polygone pouvant se réduire à deux sommets c'est-à-dire à deux vérins placés de part et d'autre de l'alvéole.
On a ainsi un appareil de dimension très rédui- te et d'un maniement très facile.
Ce vérin peut bien entendu être également pour- vu d'une pièce de uidage en fomie d'élément de tore afin de maintenir constante la direction de la traction.
La disposition annulaire de ce vérin présente, en outre, d'autres avantages ; par sa conception même il ménage un évidement central important et facilement accessible. Il est ainsi possible d'introduire les piè- ces de blocage après tension des fils, tandis que dans le vérin conforme aux brevets antérieurs, cette mise en place devait précéder celle du verin. On peut par suite enduire de mortier le cône ou les coins d'ancrage sans risquer d'être par la présence de ce mortier quand on exerce l'effort de traction.
Le blocage de ces coins peut en outre être assuré par un vérin qui peut venir se placer dans l'évi- dement central et être fixé soit au piston soit au pot de presse du vérin annulaire.
L'évidement central tant du vérin annulaire que du vérin constitué par l'assemblage de vérins élé- mentaires, permet de toutes façons d'agir'par un moyen mécanique extérieur sur les pièces d'ancrage. Si par exemple on opère par percussion pour enfoncer les coins, cet évidement permet d'agir par le moyen d'une broche ou d'un matoir, amovible ou non, sur la tête des coins d'ancrage pour les enfoncer entre les fils.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre comment l'invention peut être réa- lisées, les particularités qui ressortent tant des des- sins que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
Les fig. 1 et 2, la et 2a, ainsi que 3 à 7 représentent des formes de réalisation d'ancrages ré- duits.
La fig. 8 est un schéma de vérin de traction sur un seul fil.
Les fig. 9, 10 et 11 montrent un exemple de réalisation du vérin schématisé par la fig. 8.
Les fig. 12 à 15 sont relatives à l'assemblage de plusieurs vérins pour constituer un ensemble de trac- tion sur un groupe d'armatures.
La fig. 16 est un schéma de l'ancrage réalisé avec l'appareil précédent.
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Les fig. 17 à 21montrent un vérin annula ire.
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Le fig. 2,- et 23 représentent l'application d'u.i ;eiîectionnea.ent qui venet de maintenir constante dans l-es vérins lu direction de la traction.
Les fige 23a et 23b montrent une possibilité d'utilisation du vérin annulaire.
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nfin les fige 24, 25 et 26 sont relatives l- un v,rin de traction sur deux fils. bur les fig. 1 et 2, le fil 1 est'arrêté dans la pièce , qui comporte un évidement tronconique, par trois clavettes 3, formant par leur assemblage un tronc de c3ne qui s'emmanche force dans l'évidement 2e la pièce 2 en ancrant le fil 1.
Les fig. la et 2a représentent une solution différente de l'ancrage d'un fil unique, Cette fois le fil 1 estmaintenu par un coin plat 4 dans une pièce métallique appropriée 5.
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Les Fi;, 3 et - concernent la fixation de deux fils. Ceux-ci sont maintenus par une clavette plate 6 qui les coince dans l'évidement oblong de la pièce 7.
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La lar-eur et l'épaisseur de celle-ci sont déterminées de lanière à résister, d'une part, à l'effort d'écarte- (lien que provoque la clavette 6 et, d'autre part, à ap-
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plliquer sous forme de compression à la masse 8 du béton, D'effort de traction auquel sont soumis les fils 1.
La fig. 5 est relative une variante de réali-
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sa Mon de l'ancrage représente par les fige 3 et 4.
L'évidement mna-é entra les fils 1 pour le passade de la clavette 6 est obtenu grâce à une frette aplatie 9 formée d'un simple fil enroulé, noyé dans la masse de béton.
Uette sorte d'ancrage plat représente par les fig. 3, 4 et 5 peut être évidemment généralisé, il est
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possible, comme le hiontre par exeuïple la fig. 6, d'an- crer ainsi plusieurs fils 1 à l'aide de clavettes plates
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disposées entre ces fils de cilenière à réaliser une sorte de coin plat allonge enserré dans une pièce de serrage 10 appropriée. La pièce de serrage 10 étayée par la
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proximité du béton, avantageusement fretté, peut affecter une forae quelconque par exemple celle d'un polygone ouvert ou d'une croix.
La fig. 7 est un exemple de réalisation sidple de l'ancrage de trois fils, ces derniers traversent un alvéole ménagé dans la pièce 11 et sont immobilisés cuntre la paroi de celui-ci par une clavette en forme de tronc de pyramide hexagonale 12 qui applique chacun de ces trois fils avec des pressions égales d'ailleurs
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contre la paroi de 7.'évidecent. Ce dernier a de préfé- rence la forme générale d'un tronc de pyramide à trois faces raccordées par des éléments épousant la for,ie de fils.
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Le schéma représenté par la fig. 8 correspond à ;a réalisation alun vérin de traction susceptible d'agir sur un fil unique. La pièce de béton 13 comporte un canal 14 dans lequel sont logées une ou plusieurs armatures telles que le fil 1. Le canal 14 se termine par un alvéole 15 qui est par exemple de révolution au-
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tour de l'axe 0 0' du canal 1'... Les parois de l'alvéole 15 forcent un angle a avec cet axe. Le vérin de trac-
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tion 16 comporte : une mordache 17 enserrant l'extrémi- té du fil., un pot de presse 18 relié à la mordache 17, un piston 19 solidaire de la pièce d'appui 20.
Cette dernière est appliquée en 21 contre la face externe de la pièce de béton et, par suite, lorsque l'on intro- duit l'huile sous pression par le canal 22 dans le pot de presse, celui-ci exerce son effort de traction sur le fil 1 en se déplaçant par rapport au piston 19. La forme de la pièce d'appui 20 est choisie de telle sorte que l'angle ss de traction soit légèrement supérieur é l'angle Ó des parois de l'alvéole de manière à appli- quer étroitement les fils 1 contre celles-ci.
Les figures suivantes montrent une forme de réalisation pratique de l'appareil illustré par ce sché- ma. La fig. 9 montre la partie active du vérin. Sur cette figure les parties correspondant à celle du schéma portent les mêmes chiffres de référence. La mordache 17 comporte ici, comme on peut le voir plus en détail d'ail- leurs sur les fig. 10 et 11, un cône mâle 23, fendu radialement et soumis à l'action d'un ressort 24, qui vient se serrer dans l'extrémité effilée 25 de la mordache proprement dite 17. L'angle au sommet du cône 23 est choisi de telle sorte que le fil. 1 se trouve bloqué et que cette fixation puisse résister à l'effort de traction du pot de presse.
Les déplacements du cône 23 peuvent être commandés par une manette 26 solidaire d'un tube
27 dans lequel est vissée l'extrémité du cône 23. La translation vers la gauche de la fig. de la manette 26 assure le serrage du cône 23 et par suite celui du fil
1, tandis que son retrait vers la droite débloque le fil.
Une butée 17a maintenue par les vis pointeaux 17b sert, en outre, d'appui au ressort 24. La mordache 17 est vissée à l'extrémité du prolongement 16a du pot de presse
18, prolongement qui comporte des évidements 18b et 18c permettant respectivement le dégagement du fil 1 et la fixation du piston 19 sur un organe équivalent à la pièce d'appui 20 du schéma 8. Cette fixation est assurée gré- ce a une rotule 28 terminée par un embout fileté et mu- nie du canal intérieur 22 d'arrivée d'huile à l'inté- rieur du pot de presse.
Le piston 19 est évidé intérieure. ment et comporte un cuir embouti 29 maintenu par 7.'écrou également évidé 30 et pourvu des lumiéres 31 qui permet- tent à la pression de l'huile d'agir sur le cuir embouti 29. Le montage de ce vérin est complété par un ressort de rappel 3. fixé à ces extrémités et par un ressort de butée 33; enfin le pot de presse est fermé par un bou- chon 34. La vis bouchon 35 permet le montage et le régla- ge du ressort de rappel 3 grâce à la vis 36.
La fig. 12 montre une possibilité d'applica- tion de ces vérins élémentaires à la constitution d'un appareil de traction susceptible d'exercer un effort sur chacun des fils d'un groupe important d'armatures. Dans l'exemple représenté cet appareil de traction peut agir simultanément sur douze armatures. L'ancrage correspon- dant est celui d'un groupe de dix-huit armatures et les fig. 12 et 15 montrent comment il est possible de mettre successivement en tension 12 puis 6 de ces armatures.
La pièce d'appui 20 est de forme tronconique, elle comporte à son extrémité un embout 37 qui, en con- tact avec la face extérieure de la pièce en béton, est muni d'évidements 38 pour le passage de chacun des fils (Voir fig. 14). La partie évasée de la pièce tronconique
20 est pourvue d'une couronne 48 rapportée fixée par les boulons 39. Cette couronne est crénelée à sa périphérie et chacun des bossages 20 sert d'appui à un vérin tel que 16. L'arrivée d'huile est assurée par une pipe 41
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en communication avec le canal circulaire 42 de la couronne.
Dans ce canal. débouchent des canalisations 45 dont chacune corres,ond à une rotule 28, de la sorte chacun des vérins 16 est soumis à la même pression d'hui- le, celle qui règne dans le canal circulaire 42
L'ensemble de l'appareil est évidé suivant son axe pour permettre le passage d'un tube 44 muni à son extrémité d'un embout rapporté 45. Ce tube permet d'isoler un faisceau d'armatures tels que 46 afin de procéder
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1. 7¯Tancra we en plusieurs étapes. L'embout 5 est également crénelé cotai-je le montre la fige 14, qui correspond à la coupe XIV-IV de la C'iâ. 12, de manière à permettre le passa, e de chacune des armatures 1.
Dans l'exemple représenta il a été suppose que 'on tirait en premier lieu sur douze armatures. pour ce faire, ayant Intercalé tout d'abord sans les forcer les clavettes 47 entre les armatures 1 extérieures (voir
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l'ig. 16) on met en place l'appareil de traction. On fixe ",101':, chacun des fils par la mordache 17 d'un vérin 16 et on fait arriver l'huile sous pression, les pots de presse 16 reculent entraînant dans leur Mouvement les armatures 1 Intéressées; de leur côté les clavettes 47 restent immobilisées par les saillies 48 de l'embout 45.
Lorsque l'allongement obtenu est suffisant les clavettes 47 peuvent être forcées dans leur logement par exemple
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par des percussions appliquées au tube ,iù. 0n réalise ainsi la couronne extérieure de l'ancrage représenté par la fig. 16.
Levérin est alors démonté pour permettre la réalisation de l'ancrage des armatures Initialement pla-
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c'es ". l'intérieur du tube 4<. zou ne conserve alors sur la collerette u8 que le nombre de vérins 16 correspon- dant à celui des armatures qui restent à mettre en tracLion; les orifices 40 inutilisés sont alors évidemment obturas. L'embout évidé 45 est remplacé par un embout plein 50 et, comme précédemment, on dispose avant la
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-iso n place du vérin les clavettes 51 entre les armatures 5;.; le vérin est alorj mis en place. Il est toute- fois nécessaire d'interposer une cale 53 entre l'embout
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3j et la pièce de béton de manière a compenser la différence de diamètredes deux cônes d'ancrage.
Le processus de traction et de Fixation de cette couronne d'ancrage intérieur est identique à celui qui a été exposé pour la couronne extérieure.
'appareil de traction qui vient d'être décrit présente comme il a déjà été dit, le gros avantage
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d'exercer une traction -':rale sur chacune des armatures d'u faisceau même si celles-ci sont de longueurs inégales et ceci san., précautions spéciales. en contre-partie, il a l'inconvénient d'une asse grande com- plication et de comporter un ±.'rand nombre de raccords de canalisation dont l'étanchéité est difficile à bien assurer.
La forme de réalisation décrite en regard des fig. 17 a 21 évite ces derniers inconvénients et présente de plus d'autres avantages qui ressortiront dans la
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suite. elle ne perLlet pas par contre d'obtenir sans précaution l'égalité des tractions.
Le vérin annulaire montré par la fig. 17 comporte un pot de pres ,e 54 et un piston 55 destiné a. pren-
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--dre appui sur la face terminale de la pièce en bton,
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Les ressorts de rappel 56 assurent automatiquement le retour du pot de presse à sa position de repos lorsque la pression d'huile a baissé à l'intérieur. Les armatures telles que 1 traversent l'évidement intérieur de cet appareil ; ellessont fixées par des clavettes gal- bées 57 qui foraient avec l'ensemble des armatures 1 , un tronc de cône venant s'appliquer à l'intérieur du tronc de cône 58 du pot de presse annulaire du vérin.
Lors. que l'on met ce vérin sous pression grâce à l'ajutage 59, l'effort de traction du pot de presse coince d'abord l'ensemble des clavettes, puis assure la traction des armatures 1,
Lorsque l'allongement convenable est obtenu, il est possible comme le montre la fig; 20 d'introduire le cône d'ancrage, éventuellement enduit au préalable de mortier, dans l'alvéole d'ancrage 61.
Afin de bloquer ce cône 60 contre les armatures, on utilise un second vérin qui vient coiffer l'évidement central du premier. Ce second vérin comporte un piston 62 muni d'une vis de réglage de la longueur 63 et un pot de presse 64, qui comporte un couvercle 64a venant s'em-
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maneher à baïonnette sur le pot de presse 54 du premier vérin. Un ergot d'arrêt t 65 à-ressort immobilise le cou- vercle 64a du pot de presse 64 dans la position d'accro-
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chage, Grace à la pipe d'arrivée 66, il est possible, comme le montre la fig, 1, de mettre sous pression, ce vérin de blocage et d'enfoncer ainsi le coin 60 dans son logement. Ce second vérin comporte, bien entendu, un cuir embouti 67 et un ressort de rappel 68 qui le ramène à la position de repos lorsque la près..ion d'huile a baissé à l'intérieur.
Il est facile de voir sur la fig. 20 que le déplacement du pot de presse a pour effet de diminuer l'an-
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gle p que forment les armatures avec la direction gênérale de l'évidement ménagé dans le béton; si la course est assez importante, ].'angle e peut devenir inférieur à l'angle Ó des bords de l'alvéole avec l'axe de l'évidement.
La fig. 22 montre une possibilité de remédier à cet inconvénient. Le vérin annulaire composé du piston 69 et du pot de presse 70 agità la traction sur les armatures 1 de la même manière que le vérin représenté par la fig. 17. Toutefois ces armatures sont infléchies
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sur une ba'.ue intérieure 71, portant des bras 72 et interposée entre le piston 69 et son prolongement annulaire 69a, de manière que la àirection fi que forme l'effort de traction avec l'axe de l'évidement qui contient les armatures, reste constant quelle que soit l'extension du vérin.
La bague 71 peut être ainsi dise en place, avant
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le vérin et après la partie 69ae de manière à faciliter le disposition des fils d'armature.
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Comme précédemment, bien entendu, il est pOSGiblE d'agir sur le cône de blocage 60 par un second vérin 73. le cône central lui-même pouvant etre ou non enduit de mortier.
Il est possible d'assurer au vérin décrit par
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les demandes antérieures, mentionnées précédenmeat, cette même constance de la direction de la traction, -race au dispositif schématisé sur la fige 2;3. Le piston 74 de ce
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vérin comporte un epauleillent circulaire 75 de forme sensilement torique, sur 1e-/quel viennent s'infléchir les ar-
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maturec 1 fixées co',we on le sait par des clavettes dents la collerette de pot de presse 76. Lorsque ce pot de presse se déplace dans le sens de la flèche 77, la direction de la traction de;:, armatures, à la sortie de l'alvéole d'ancrage 78 reste constante. L'angle /3 de la
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traction peut ainsi être constamment supérieur à 1. 'Bngle LX d'ouverture d3 l'alvéole.
Le vérin représenté sur la fig. 3. cohime d'ail- leurs celui qui fait 1.'objet des demandes antérieures, permet, par un usage judicieux de: clavettes de fixation 79 de;! armatures sur le pot de presse d'agir de manière différente sur les divers fils constituant l'armature saisie par le vrin; en particulier il. est facile de voir sur lafige 23 que ce vrin permet éventuellement 13 ;:ise en tension d'un seul fil étant donné que l'effort de traction passe constatent à l'intrieur de la surface d'application de la tête du piston sur le béton et que, par suite, ce vérin ne risque pas de basculer.
On pourra donc claveter uniquement le 'il le plus long d'un 'roupe et lui donner un allongeaient correspondant à son excès de longueur sur le plus long des fils restants, claveter celui-ci, donner un nouvel allongement, etc...
Il est ainsi possible de donner à chaque fil un allon-
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,e..,-nt proportionnel sa longueur. f'1n peut obtenir des avantages du même ;enre avec le vérin illustra par les figures 17 à 1;5, c'e#t-1;-àire donner les allongements différents aux divers fils main-
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tenu dans le méfie cône 57. Un exemple ..e cette possibilit est contre par les fig. 23a et 5b, La moitié des armatures constituée par les fils 90 est immobilisée la partie inférieure du cône 57 par les coins 91 laissant libres les armatures 9. "yant communiqua z, l'ensemble des fils 90 un certain allongement, on peut alors agir sur la totalité des fils par l'immobilisation de ceux-ci
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à 18 partie supérieure du cône 57 grâce au= coins 93.
Les fige 24, 25 et 26 représentent une forme de réalisation du vérin qui s'avère particulièrement avantageuse dans le cas où il s'agit de mettre simplement deux fils en tension et de les fixer dans une pièce d'an-
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cra;e telle que celle qui est représentée par les fig. 3 à 5. Ce vrin est composé de deux pistons 79 qui prennent appui sur la ou les plaques d'ancrage 80 de part et d'autre de l'évidement de celle-ci. Les deux pots de presse correspondants 81 sont réunis par la partie médiane du vérin qui est forée pour permettre le passaed de fils. Dans ce forage central. coulisse une pièce
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8: de uidage; cette pièce est munie à son extrémité d'une partie aplatie 82a qui lui permet d'agir sur la clavette d'ancrage 83.
La sortie extérieure du forage central du vérin est coiffée par une tête 84 arrêtée par les vis pointeaux 85 et comportant en son centre un évidement
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tronconique 86. Les armatures 1 sont arrêtées dans l'évideent de la tête 84 par une clavette plate 67 dont les bords latéraux sont convenablement dé,1;.;GS. Un matoir G8 muni d'un évidement 03a et de dégagements pour le pas- .38;';e des fils Cab permet d'agir par percussion soit sur 1,to clavette 83 par 1'Intermédiaire de la pièce coulissante 82, boit sur la clavette 87 grâce à une cale amovible 85.
Le mode d'utilisation de ce vérin est le suivant: le vérin tant dans sa position de repos, c'est-à-dire les pistons enfoncés au maximum, les armatures 1 sont fi-
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les dans la tête 8 par l'enfoncement de la clavette 87, \ grâce au matoir 88, par l'intermédiaire de la cale 8<J. Cet
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te phase de l'opération est représentée par la fig. 24/ Le vérin est rais alors en action. Lorsque l'on a obtenu l'allongment désiré, il est alors possible d'agir par l'intermédiaire du matoir 88 et cette fois sans inter- position de la cale 89. directement sur la tête de la pièce de guidage coulissante 82 qui, elle, enfonce la clavette 83 dans son logement.
L'ancrage est 'alors terminé et il suffit de dégager le vérin, par exemple en arrachant le matoir 88, ce qui a pour effet de faire sauter la clavette 87 de fixation des armatures dans la tête 84.
Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux procédés et aux appareils qui viennent d'être décrits, par exemple, par l'utilisation de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention.
REVENDICATIONS
1. Un procédé général d'ancrage des armatures soumises à une tension préalable, par lequel on utilise le frottement engendré par le serrage d'armatures au moyen d'un ou de plusieurs coins introduits dans un alvéole ou cavité traversé par ces armatures, lesodites armatures pouvant être en nombre quelconque se réduisant mêmeà l'unité et la cavité ou alvéole pouvant avoir des formes très diverses, par exemple à section rectili- gne, polygonale, circulaire, cunéiforme, etc.,., ledit alvéole pouvant en outre être ménagé soit dans le béton ou autre matériau à comprimer, soit dans un élément rapporté en béton ou autre matière, qui peut même être disposé à l'extérieur de l'ouvrage si un ancrage en saillie n'est pas prohibitif.
2. Procédé d'ancrage delon 1. , caractérisé en ce qu'il est appliqué en combinaison avec un ancrage par adhérence, obtenue avant ou après la prise du béton.
3. Ancrage selon 1., caractérisé en ce que l'alvéole de sortie est ménagé soit dans une pièce métallique, soit dans du béton de préférence fretté.
4. Ancrage selon 1. , caractérisé enue que l'il- véole de sortie est de révolution.
5. bncrage selon 1., caractérisé en ce que l'al- véole est aplatie et sa plus grande dimension est rectiligne, curviligne ou polysonsle.
6. Ancrage selon 1., caractérisé en ce que l'alvéole de sortie est formé par la combinaison de plusieurs alvéoles élémentaires aplatis.
7. Ancrage selon 1,,et suivantes,caractérisé en ce que les coins d'ancrage sont enduits de mortier.
8. Appareils de traction, destinés à la mise en tension des armatures, caractérisés en ce que l'effort de traction est exercé par un ou plusieurs vérins de préférence hydrauliques.
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