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" Armature pour poutres en beton armé "
La présente invention a pour objet une armature pour poutres en béton armé, constituée principalement par une âme et un patin solidaire de celle-ci, la caractéristique fondamentale de cette ar- mature étant que la liaison entre sa partie inférieure et sa partie supérieure est réalisée par soudure électrique ou autogène, direc- tement ou au moyen de pièces intermédiaires.
Le patin est, par exemple, formé d'une bande de fer plat et, dans ce cas, l'âme est. soudée par/l'une de ses rives, au moyen d'une soudure réalisée sur les deux côtés de l'âme et sur la face supé- rieure du patin ou bien l'âme, préalablement repliée le long d'une de ses rives, est réunie par .cette partie pliée à la face supé- rioure du patin au moyen d'une soudure par points.
Au lieu d'être formé d'une simple bande de fer plat, le patin ' peut être constitué par un fer à T possédant par lui-même une âme de faible hauteur; l'me de grande hauteur, qui est rapportée con- formémcnt à l'invention, est alors réunie à ,l'âmc du patin, soit par rétcnsion latérale au moyen d'une soudure par points, soit par soudure d'une des rivesde l'âme rapportée sur la rivc de l'âme du patin.
Une autre caractéristique de l'invcntion consiste en ce que l'âme est découpée dans lc sens de sa hauteur de façon à former une suite de languettes réunies à la partie supérieure par une bande continue, ces languettes étant repliées à leur partie inférieure et soudées par points sur un patin formé d'un fer plat ou d'un for à T possédant une âmc de faible hautcur.
La soudure des languettes sur le patin peut avoir lieu soit sur la faoc supérieure du patin soit sur la face inférieure, les languettes étant, dans ce dernier cas et éventuellement aussi dans le premier cas, écartées alternative- ment à droite et à guauche du plan médian longitudinal de la poutre ou bien encore les languettes ne sont pas repliées à leur partie inférieure et sont écartées alternativement à droite et à gauche, étant alors soudées par soudure électrique ou autogène sur les faces latérales du patin.
Ces languettes peuvent être découpées soit pe rpendiculairement à l'axe longitudinal de l'âme, soit obliquement, par exemple sous un angle de 45 , par rapport a cet axe. Dans cedernier cas, les languettes placées symétriquement par rapport au milieu de la pou- trelle seront inclinées en sens contraire} de sorte que la partie
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supérieure de chaque languette soit plus rapprochée de l'extrémité correspondante de la poutre que sa partie inférieure. Cette disposition permet une meilleure résistance aux efforts tranchants.
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Dans le cas où les languetj:essQQt#ci-x ##'-'# ' - '-- -------¯...-- ,..I;;-'-'"1.J,I.;.u.:V4
La partie supérieure de l'âme peut être rabattue de préférence alternativement de chaque coté , pour augmenter l'ancrage de l'arma- ture dans le béton. Les parties repliées peuvent s'étendre, dans le sens longitudinal, parallèlement au patin ou encore être inclinées par rapport à cc dernier, la partie supérieure de l'Orne affectant alors un profil en dents de scie.
Au lieu d'être ainsi rabattue alternativement de chaque côté, la partie supérieure de l'arme est constituée par un boudin formé, par exemple par emboutissage, dans la partie supérieure de la ou des tôles formant l'âme, ce qui augmente la rigidité de cet. élément de l'armature et favorise également, le long de cet élément , l'adhé- renceentre le béton et lc métal de l'armature.
Un mode particulier de constitution des armatures conformes à l'invention consiste en ce qu'elles sont obtcnues à partir d'un fer à double T à âme très mince et très haute quc l'on découpe entre le patin inférieur ct le patin supérieur, suivant un tracé en zig- zag qui donne lieu à la formation de languettes ou étriers droits ou inclinés. On obtient ainsi deux armatures de poutres que l'on peut compléter, soit en soudant, sur les extrémités de ces languettes, une bande de tôle plate ou un profilé, soit en soudant les unesaux autres, par les extrémités de leurs languettes, deux de ces armatu- rcs.
On peut avantageusement, avant ou après réunion des éléments constitutifs de l'armature, soumettre, soit certains de ces éléments, soit leur ensemble, à un écrouissagc; par exemple par tractionnement.
Cette opération a pour effet d'augmenter sensiblement la charge de rùpture et la limite élastique des aciers utilisés.
L'invention a également pour objet l'application des armatures ci-dessus décrites à la constitution de poutres composites dont la partie supérieure de l'armature est noyée dans du béton et coopère directement avec lui tandis que la partie inférieure de l'armature n'est pas enrobée dans du béton ct travaille exclusivement ou prin- cipalement à la traction.
La présence d'armatures telles que décri- tes permet de composer de cette façon, à l'avance, en usine ou au pied du bâtiment, des poutres à la fois très résistantes et très légères propres 1 être mises en place de mur à mur pour la construc- ti on de planchers,san aucun é taiement et sans nécessiter aucune autre main d'oeuvre que oelle exigée pour leur manutention de pose, puisqu'elles constituent des éléments finis ct complets.
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Enfin l'utilisation desdites armatures dans la oonstitution de telles poutres donne . une grande facilite pour l'exécution de planchers supportés par ces poutres en ce sens que le béton enrobant la partie supérieure de la poutre peut contribuer dans une très lar- ge mesure à la formation de tout plancher supporté par plusieurs poutres voisines et cela en étendant à droite et à gauche du plan axial de la poutre la partie haute du plancher qui enrobe la portion supérieure de l'armature; cette extension, qui peut le cas éohéant n'être faite que d'un seul côté de l'armature, recevant des armatu- res complémentaires transversales à la poutre de manière à assurer, en tant que prolongement de la partie supérieure de la, pbutre, une dalle armée formant une partie du plancher.
, Les poutres constituées conformément à l'invention et dont la partie supérieure est conformée comme il vient d'être dit ci-dessus sont aptes à recevoir directement des lambourdes surmontées.d'un parquet, les poutres en question étant soit juxtaposées par les ex- tensions de leur partie supérieure, soit réunies,par une dalle de béton armé qui prolonge les. extensions en question. Dans ce cas, pour réunir la dalle de béton armé intermédiaire à deux poutres voisines et pour constituer un tout cohérent formant un platelage continu en bé'ton armé, lesportions supérieures élargies des pou- tres proprement dites seront munies d'armatures transversales 'débor- dantes qui viendront former armature pour la 'portion de dallage intermédiaire comprise entre les deux poutres.
Une poutre en béton armé constituée ainsi que cela a 'été défi- ni ci-dessus présente entre autres le .gros avantage que toute partie de matériau inutile à la résistance de la poutre est supprimée. ,
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, diverses formes de réalisation de l'invention.
Dans ce dessin:
Fig. 1, 2, 3 et 4 sont des vues perspectives de fractions d'armatures conformes à l'invention;
Fig. 5 et 6 sont des vues perspectives analogues de deux variantes;
Fig. 7 est une vue analogue d'une autre variante;
Fige 8 est une élévation latérale d'une variante -de l'armature représentée à la fig. 6 ;
Fig. 9 et 10 sont des vues analogues partielles de variantes de la fige8;
Fig. 11 est une vue latérale d'une autre variante de la fig. 6;
Fig. 12 représente la manière de découper l'âme dans une bande de tôle pour obtenir des âmes telles que celles 'des fig. 5, 6 et 7.
Fig. 13 est une coupe transversale de l'armature représentée à la fig. 7;
Fig. 14, 15 et 16 sont des coupes transversales de variantes de l'armature représentée à la fige 6 ;
Fig. 17 est une vue latérale d'une autre variante de l'inven- tion ;
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Fig. 18 est une coupe transversale .correspondant à la fig. 17;
Fig. 19 est une vue latérale d'une variante de la fige 17;
Fig.20 est une coupe transversale correspondant à la fig.15;
Fig.21 représente, en perspective, un mode de réalisation différent de l'armature objet de l'invention;
Fig. 22 est une vue latérale correspondant à la fig. 21;
Fig. 23 est une coupe de la fig. 22;
Fig. 24 est une vue latérale d'une variante de la fig. 17;
Fig. 25 est une coupe correspondant à la fig. 20;
Fig. 26 est une coupe d'une autre variante de la fige 17 ;
Fig. 27 est une vue perspective d'une fraction d'une autre variante d'armature conforme à l'invention;
Fig. 28 est une vue analogue d'une variante de la fig. 27;
Fig. 29 est une vue analogue d'une autre variante de la fige 27;
Fig. 30 est une vue de face d'une fraction d'armature conforme à la fig. 27, dans laquelle les éléments verticaux sont raidis par une cambrure;
Fig. 31 en est une vue en coupe par A-A de Fig. 30;
Fig. 32 est une vue analogue .à fige 30 d'une variante;
Fig. 33 est une vue en coupe par B-B de fige 32 de la portion d'armature représentée à cette figure;
Fig. 34 est une coupe transversale par C-C de fig. d'une variante comportant un boudin à la partie supérieure , deux âmes étant découpées dans une même tôle et la partie haute étant continue.
Fige 35 est une vue, en élévation, d'un fer à double T avec tracé du découpage destiné à donner lieu à deux armatures ;
Fig.36 est une vue analogue d'une des armatures produites par cc découpage;
Fig. 37 en est une vue en bout ;
Fig. 38 est une vue en bout d'un élément raidisseur destiné à être soudé sur l'extrémité des languettes;
Fig. 39 est une vue en élévation d'une armature complétée par soudure d'un élément raidisseur tel que celui de la fige 38;
Fig. 40 est une vue en élévation d'une bande de tôle nervurée avec indication du tracé permettant d'obtenir deux armatures;
Fig. 41 en est une vue cn bout;
Fig. 42 est une vue en élévation d'une armature formée par la soudure l'une à l'autre de deux armatures telles que celles fournies par le découpage représenté à la fige 40 ;
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Fig. 43 est une vue en perspective d'une première forme de réalisation d'une poutre comportant application d'une armature con- forme à 1'invention;
Fig. 44 est une coupe transversale de deux de ces poutres supportant un plancher en bois.
Fig.45 est une vue analogue à la fig. 43 d'une variante pour la constitution d'un plancher formant un dallage continu;
Fig. 46 est une coupe transversale de la formation d'un élé- 'ment de planoher au moyen de deux poutres voisines;
Fig. 47 est une variante du mode d'exécution d'un dallage continu au moyen de la poutre des fig. 45 et 46;
Fig. 48 est une élévation latérale dé l'about d'une poutre conforme à la poutre des fig. 43 à 46 ;
Fig. 49 est une vue analogue d'une variante.
Conformément à la forme de.réalisation de la fig. l, l'arma- .ture de la poutre en béton armé est formée d'un patin 1 constitué par une bande de fer platsur laquelle est soudée une âme 2 formée par une bande de tale. Le patin 1 et l'âme 2 sont réunis par des soudures 5.
Dans la variante de la fig. 2, l'âme 2 est recourbée en 2a et est réunie au patin 1 par des points de soudure électrique 4.
Dans la variante de la fig. 3 le patin 1 est constitué par un fer à T possédant une âme la de faible hauteur. L'âme 2 est réunie à cette âme la au moyen d'une série de points de soudure 4.
Dans la variante de la fig. 4, le patin est un fer à T. L'âme
2 de l'armature est réunie par soudure en 3 à l'âme la du patin.
Dans la variante d'exécution représentée à la fig. 5, l'âme est découpée de façon à former des languettes 2b, 2c dont les parties inférieures 5 sont respectivement repliées à gauche et à droite et sont soudées sur le patin 1, formé d'une bande de tôle, au moyen de points de soudure tels que 6. On a représenté dans cette- variante sans que cela soit obligatoire, des portions 7 et 8 de la partie su- périeure de l' âme 2 qui sont repliées alternativement à droite et à gauche de manière à former, par leurs abouts des ancrages pour le béton. Ces portions repliées 7 et 8 peuvent être parallèles au patin
1 ou être inclinées par rapport à lui. Dans/la figure elles sont in- $clinées.
Dans l'armature représentée à la fig. 6, le patin est un fer à à T et les languettes 2 et 2 ne sont pas repliées, mais sont sou- dées alternativement de part et d'autre de l'âme la du patin.
Dans la forme de réalisation représentée à la fig. 7 et dans laquelle l'âme oomporte une série de languettes 2b et une série de languettes 2c, les languettes sont repliées non pas vers l'extérieur, comme dans le cas de la fig. 5, mais vers l'intérieur. Ces parties repliées passent sous le patin 1 et sont réunies à celui-ci par une soudure par points. Dans cette variante, ainsi qu'aux fige 5 et 6, la partie supérieure de l'âme 2 est repliée alternativement à gauche en 7 et à droite en 8 de manière à former des ancrages pour le bé- ton. Ces parties repliées 7 et 8 sont ici représentées inclinées par rapport au plan du patin 1 mais pourraient aussi bien être parallèles à ce dernier.
Les languettes 2 , 2c ne sont pas juxtaposées @
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dans la forme de réalisation représentée à cette figure, mais elles pourraient parfaitement l'être:) c'est-à-dire que les rives 2d, 2e de deux languettes voisines 'se rencontreraient à leur partie supé- rieure sous la partie de l'âme représentée en 2.
Les languettes 2b et 2c de l'âme 2, dans l'armature représen- tée à la fig. 8, au lieu d'Être perpendiculaires à l'axe longitudi- nal de l'âme sont inclinées sur cet axe. L'inclinaison est telle que les languettes sont deux à deux symétriques par rapport à l'axe transversal A-A de l'armature. L'âme 1 peut, dans ce cas; être dé- coupée dans une seule feuille de tôle ou encore dans deux feuilles de tôle ainsi qu'il est représenté aux fig. 9, 10 et 11. Dans cette dernière, la partie des Languettes qui se trouve le plus près du pa- tin est plus étroiue que la partie qui 'se rattache à la portion con- tinue de l'âme.
On augmente ainsila résistance de la partiesupé- rieure, de l'unie sans augmenter la longueur des parties pliées et soudées au patin.
La fige 12 représente la manière dont peuvent être obtenues les âmes à languettes 2, 2b, 2c des variantes de réalisation repré- sentées aux fig. 5,6 et 7. La ligne pointillée 9 représente- la dé- coupure qui forme les languettes, tandis que les lignes pointillées 10 représentent Jes découpures qui permettent d'obtenir les portions repli ées 7, 8 de le part ie supéri eure de l'âme. Comme on le voit , en découpant une bande de tôle ainsii que cela est représenté en fig. 12, on obtient d'un seul coup deux âmes sans qu'il y ait aucune perte de métal. Les parties repliées 5, 7 et 8 peuvent être obtenues par la même opération que celles du découpage des languettes 2b,2c.
La fig. 14 représente une variante dans laquelle les languettes 2 , 2 sont soudées par leurs parties repliées 5 et 5a sur les faces latérales 11,12 du patin 1. On peut donner à ce patin, ainsi que cela est ligure au dessin, une forme profilée de manière à per- mettre d'y accrocher des clous à crochets 12 servant à fixer soit le coffrage a'exécution de le. poutre en béton armé ou du plancher dont cette poutre fait partie, soit des éléments de plafond.
Dans la variante de la fig. 15, les languettes 2b, 2c ne sont pas recourbées à leur partie inférieure, celle-ci étant soudée par points sur un patin 1 du même genre que celui de la fige 9,mais dont les faces 11 et 12 sont inclinées. On voit également sur cette variante des clous de support 14 qui, dans ce cas, sont coudés en 15.
La variante de la fige 16 correspond à une armature du genre de celle de la fig. 5 avec la différence quE les languettes 2 , 2c de l'âme 2, au lieu d'être dans le même plan, sont disposées obli- quement dans deux plans différents. Pour le reste la construction est identique à celle de la fige 5.
On peut également recourber les parties 5 et 5a vers l'in- térieur et les souder à la partie supérieure du patin.
Ces deux dernières dispositions sont préférables lorsque l'ar- mature est destinée à être montée de telle façon que la partie infé- rieure du patin apparaisse à l'extérieur du béton. En effet, la par- tie afférente de l'armature est alors soumise à une oxydation par l'air et cette oxydation risque de diminuer dans des proportions importantes la résistance ae l'âme constituée par une tole relative- ment mince. La résistance du patin ; au contraire, ne subira pratique- ment pas de modification. On a donc intérêt à noyer toutes les par- ties de l'Orne dans le béton.
La présence de celui-ci au-dessus des parties recourbées 5 et 5a fait que les soudures travaillent ration- nellement au cisaillement et non à l'arrachement comme ce serait le cas s'il n'y avait pas de béton, @
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Au lieu de découper des languettes 2b et 2c dont la longueur est sensiblement égale à la hauteur de l'âme, ainsi qu'il est re- présenté entre autre à la fig. 7, de sorte qu'elles sont interrom- pues sous le patin, on peut prévoir des languettes suffisamment longues pour enserrer complètement le patin et.qui, après avoir été rabattues, sont soudées sur la partie supérieure continue de l'âme.
Les languettes peuvent être perpendiculaires à l'axe longitudinal de l'armature, comme en fig.17, ou inclinées par rapport à cet axe comme en fig; 19.Dans cette dernière disposition la partie extrême de la languette qui est rabattue vers le haut, ne se trouve pas en faoe de la partie qui, fait corps avec la portion continue de l'amer ce qui-permet au béton de s' introduire plus facilement dansle prisme triangulaire formé par l'armature. La partie extrême des languettes est soudée par points en 16 sur la portion continue de l'âme et peut être rabattue en 17 de façon à former encrage. Dans le cas des fige 17 et 18, les portions de la partie supérieure de l'âme 2 sont rabattues du même côté, les extrémités 17 des languet- tes étant rabattues du côté opposé.
Dans le cas de la fig. 19, les portions supérieures de l'âme sont au contraire rabattues alterna- tivement d'un côté et de l'autre et les extrémités 17 sont rabat- tues du côté opposé par rapport aux portions sur lesquelles elles sont soudées. La soudure entre les languettes et le patin lui-même doit être juste suffisante pour éviter un glissement de l'ensemble.
Une variante de cette disposition, représentée aux fige 21, 22 et 23, consiste en ce que l'âme,au lieu d'être découpée dans une seule tôle, est constituée par une cornière 18 réunie au patin 1 par des étriers en tôle 19, soudés d'une part en 20 et 21 sur les ailes de la cornière, et d'autre part sur le patin pour éviter le glissement. Les étriers 19 peuvent affecter des formes différentes, par exemple être croisés entre la cornière supérieure et le patin (fig. 21 à 23) ou entourer ceux-ci dans le même sens (figo 26). De même-que les languettes 2 et 2c, ils peuvent être disposés perpen- diculairement ou obliquement par rapport à l'axe longitudinal de l'armature. Afin de former un ancrage supplémentaire, on peut rele- ver en 22 l'un des coins des étriers.
Selon une autre variante, représentée aux fig. 24 et 25, la cornière 18 formant la partie continue de l'âme peut être dispo- sée de façon qu'une de ses ailes soit parallèle au plan du patin 1.
Les étriers 19 sont alors soudés sur l'autre aile et leurs extré- mités, qui peuvent ou non faire saillie au-dessus de la cornière 19, sont repliées en 23, du côté opposé à celui de l'aile parallèle au patin.
Les différentes armatures représentées aux fig. 1 à 26 se prêtent parfaitement bien au renforcement de tout ou partie de la longueur du patin par des armatures auxiliaires telles que 24, 25, 26, 27 et 28. Dans la fig. 7, l'armature 27 possède une forme rationnelle de renforcement et passe en 29 entre les languettes 2 et 2c.
Dans la variante représentée à la fig. 27, on reconnaît le patin 1 et les éléments 2 dé jonction entre le patin inférieur 1 et l'élément longitudinal supérieur de l'armature. Ledit élément supérieur est constitué ici par une cornière 61. Les extrémités inférieures 5 ainsi que les extrémités supérieures 62 des étriers 2 sont repliées, ainsi qu'on le voit sur la figure.
Les extrémités inférieures 5 sont soudées sur le patin 1, tandis que les extrémi- tés supérieures 62 sont soudées par leurs parties 62a à la cornière 61, les portions 62 des extrémités supérieures des étriers 2 for- mant accrochage entre la cornière 61 et le béton qui 1.'enrobe.
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La fig. 28 représente une construction analogue dans la-
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quelle les deux ailes de 1'.'' cornière 61 sont orientées vers le haut. Ici c'est l'extrémité supérieure 62 de l'étrier 2 qui est soudée à la cornière qui contribue à former l'accrochage entre la cornière 61 et le béton.
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Dansie cs de la fi 29, le. cornière 61 est placée avec ses ailes dirigées vers le bas . Pour le restc, la construction est la même qu'à la fig. 28, avec des résultats identiques.
Au lieu de constituer les étriers 2 au moyen de bandes de fer plat, comme cela est indiqué aux fige 27, 28 et 29, on peut également former ces étriers au moyen de bandes de tôle qui ont été embouties en 63 (fig. 30) de façon à les raidir et à améliorer l'accrochage réciproque du béton et du métal. Deux modes de @am-
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brure sont indiqués dans cette fi?ure. Dans celui da gauche les bords de la bande ..le tôle sont simplement rabattus. Dans celui de la partie droite, les bords de Ici bande il± tôle sont emboutis.
A la fig. 32 les étriers 2 au lieu d'avoir leursrives parallèles ont une forme triangulaire et sont munis chacun de trois nervures 64.
Au lieu d'être disposés verticalement en projection faciale ainsi que cela est indiqué sur les figures 27 à 32, les étriers 2 pourraient aussi bien être disposés en oblique comme pour les
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armatures représent écs eux fig. 19, 21 et 22 par exemple, le degré d'inclinaison des étriers correspondent aux conditions exigées par
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les lois de la construction en béton "l'l11é, et leur espacement plus grand dans lE, zone médiane de la poutralle où les efforts de cisaillement sont plu;, faibles que Vers les appuis.
Dans le cas de la modification représentée à la fig.34, dans laquelle au patin 1 sont soudés des étriers 3 découpés dans une même bande dE tôle et soudéspar leur extrémité inférieure 5
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à ce patin, la portion supérieure de 1 ' a r<a<, t ur i z ;> t constituée non plus par une portion continue de tôle découpée on dents de scie, mis par une portion 65 conformée :n un boudin embouti 66.
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S'agissant de lE veriantc constructivc représentée à la fig. 35, on découpe suivant le tracé 67 un fer 68 à double T dont l'âme est très mince et est très haute;
on obtient air:si deux armatures possédant chacune un patin inférieur continu 69 et des languettes 70 et 71 qui forment les étriers des deux armatures respectives (fig. 36).
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L'armature iirisi formée peut (.,.7,l'"( utilisée telle quelle.
Cependant il est préférable de replier alternativement à droite et à gauche les extrémités libres des lcIl1.csue ttes ainsi que cela est représente en 72 et 73 aux figure,,,* 36 et 37.
S'il est nécessaire que la partie supérieure de l'armature puisse résister par elle-même à le, compression, on la raidit en cet endroit en y soudant soit une cornière ou autre profilé du commerce,
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soit une bande de tôle pieté, soit unE bande de tôle .73 munie d'u- ne nervureou boudin 74 (fig. 38 et 39).
La continuité du métal dans la partie supérieure de l'arma- ture peut également être réalisée (Figo 40 et 41) en découpât en deux suivant le tracé 75 une bande de tôle 76 dont les rives sont munies chacune d'une nervure ou boudin 74. On forme ainsi deux séries de languettes 77, 78. En s.oudant une des bandes de tôle avec languettes ainsi obtenue sur l' élément inférieur 68,69 de fige 13, les languettes 77 et 78 étant soudées sur celles 68
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d'un -fer à double T déooupé ainsi que cela est représenté à la fig.35 35, on obtient une armature de hauteur plus grande que celle de la fig.39.
Au lieu d'utiliser, pour la partie inférieure de l'armature un fer à double T découpé ainsi qu'il a été dit, on peut aussi souder der l'une à l'autre, par, leurs languettes 77, 78, ainsi que cela est représenté à la fig.16, les deux éléments produits par le déooupage de la tôle nervurée des fig.40 et 41.
La poutre représentée à la fig.43 comporte une armature analogue à celle de la fig.6. Cette armature se compose d'un fer à T dont on voit en 1 la semelle et en la l'âme; sur cette âme sont fixées, par exemple par soudure, les pattes 2b d'une bande de tôle découpée 2 dont la partie supérieure est échancrée, les languettes formées étant rabattues alternativement à gauche en 7 et à droite en 8. La partie supérieure de cette armature est noyée dans une masse de béton 29 sur laquelle elle est ancrée grâce aux languettes rabattues 7 et 8.
La masse de béton enrobant la partie supérieure de l'armature et coopérant avec elle en tant que béton armé est soit limitée à la partie de la figure délimitée par le pentagone 30,31,32,33,34, soit prolongée jusqu'à former une dalle 34,35,36, 37 armée au moyen d'armatures transversales 38 et d'armatures longitudinales 39. Le rapprochement bord à bord de plusieurs poutres ainsi prolongées latéralement à leur partie supérieure permet de former un dallage continu ou bien les poutres peuvent, comme cela est représenté à la fig.44 être posées à une certaine distance les unes des autres et recevoir directement des lambourdes 40 sur lesquelles est fixé un parquet 41.
Ou bien encore l'intervalle compris entre deux poutres voisines peut être rempli par une dalle de béton armé 42 dont les armatures sont formées par une série de fers 43, 44 auxquels peuvent, en cas de nécessité, être ajoutées des armatures longitudinales usuelles.
Les poutres avec allés supérieures de grande largeur constituées conformément à la présente invention permettent l'établissement de dalles dc béton 42 polongeant les dites ailes, au moyen de coffrages ne nécessitant aucun étai. Les coffrages peuvent par exemple être constitués au moyen des traverses inférieures 44 suspendues aux poutres par des traverses 45'au moyen d'un lien 46.
Des planches telles que 47 posées sur la traverse 44 forment le .fond du coffrage.
Dans le cas de la fig.47 les planches 47 du coffrage sont placées sur une traverse 48 enfilée dans les évidements 49 (voir aussi fig. 43 et 45) des âmes métalliques des poutres,
Les extrémités des poutres conformes à la présente invention peuvent être disposées comme la partie courante de la poutre ainsi que cela est indiqué à la fig. 48, la masse de béton 50 se prolongeant jusqu'à l'extrémité de la poutre sans descendre jusqu'à l'aile inférieure de l'armature de cette dernière. Pour augmenter la' résistance de la poutre au cisaillement au droit du support 51 qui reçoit la poutre, il y a avantage à renforcer l'Orne rapportée 2 de l'armature en faisant par exemple cette âme au moyen d'un fer d'échantillon plus fort queelui des perlions courantes de la poutre.
L'on peut également, comme cela est représenté à la fig.7, faire descendre la masse de béton 2 jusqu'en 52 sur le patin inférieur de l'armature.