Procédé pour joindre des morceaux de fil métallique par soudure et machine permettant d'effectuer ces soudures.
La, présente invention est relative à un procédé pour joindre des morceaux de fil métallique au moyen d'une soudure électrique réalisée suivant un procédé bien connu, à l'aide d'une batterie de condensateurs qui se déchargent à travers les extrémités des fils à joindre. Cette soudure, dite "soudure à percussion", est particulièrement appropriée a joindre de minces fils métalliques, tels qu'on en utilise, par exemple, comme fils d'amenée de courant dans des lampes a incandescence et des tubes électroniques, Un fil d'amenée de courant de ce genre se compose d'une partie extérieure qui se trouve en dehors du tube, d'une partie de traversée le plus souvent scellée dans le verre, et d'un fil conducteur intérieur.
Ces différentes parties de fil doivent satisfaire à des exigences mécaniques et physiques différentes, de sorte qu'il est souvent désirable d'utiliser dans ce but des matières différentes. Comme fil de traversée au travers d'une paroi en verre le fil de molybdène entre particulièrement
en ligne de compte, parce que ce métal permet d'obtenir de façon permanente un joint étanche au gaz avec la paroi en verre. En dehors du tube on utilisera le plus souvent du fil de cuivre, tandis qu'à l'intérieur du tube l'emploi de fil de nickel est parfois désirable: Ces trois morceaux de fil en matières diffé'rentes doivent alors être joints par soudure électrique. Cependant, les différentes matières imposent des exigences différentes au procédé de soudure appliqué, entre autres, en ce qui concerne l'intensité du courant admissible. C'est pourquoi on effectuait ces soudures habituellement avec des machines à souder à percussion séparées.
Selon l'invention, on obtient une simplification importante dans la fabrication des fils composés de ce genre en effectuant la liaison par une seule manipulation, mais en'établissant les différentes soudures l'une après l'autre à l'aide de décharges de différentes batteries de condensateurs. On obtient ainsi, d'une part, un gain de temps considérable, parce qu'on relie les trois morceaux de fil dans une seule machine de soudure et, d'autre part, on peut satisfaire aux exigences différentes concernant l'intensité du courant de soudure, parce qu'on utilise pour les différentes soudures des batteries de condensateurs séparées.
La machine à souder le fil pour l'exécution du procédé selon l'invention est caractérisée par deux circuits électriques séparés, dont chacun comporte une batterie de condensateurs; ces batteries ont un pôle en commun et les deux autres pôles sont séparés électriquement. Le pôle commun est relié au pincement ou au support du morceau médian des trois morceaux de fil à joindre. Les deux pôles séparés sont reliés chacun à l'une des deux autres extrémités des fils qui, primitivement, sont isolés électrique-ment l'une de l'autre. Comme les deux soudures ne sont pas réalisées simultanément, mais l'une après l'autre, seule l'intensité du courant traversant la première soudure sera déterminée, lors de la réalisation de la première soudure, par la décharge de la batterie de condensateurs montée en parallèle avec elle.
La charge de l'autre batterie de condensateurs est également reliée d'un cote à cette soudure, il est vrai, mais l'autre côté en est isolé. En réalisant la seconde soudure, la batterie de condensateurs est d'abord déchargée et court-circuitée par la. première
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soudure.
La description du dessin annexa donné à titre d'exemple non-limitatif, fera mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 représente, en partie schématiouement, la construction du support des trois morceaux de fil.
La fig. 2 est le schéma des connexions des deux moitiés du poste de soudure.
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rieurs du fil, qui constituent respectivement, par exemple-dans une lampe à incandescence, le fil de connexion en dehors de l'ampoule et le fil d'amenée de courant à l'intérieur de l'ampoule. On doit souder entre ces deux morceaux un fil court 12 qui a pour office d'assurer une fermeture étanche au gaz dans la paroi en verre. Dans la machine à souder le fil, ces trois morceaux de fil sont pinces dans trois différentes pinces porte-électrode 13, 14 et 15, qui sont isolées électriquement entre elles. La pince porte-électrode 15 occupe une position fixe dans la machine; les pinces porte-électrode 13 et 14, pivotées aux points 18 peuvent, cependant, être animées d'un mouvement de va et vient sous l'influence de deux plateaux-cames 16 et 17, oui sont montés sur le même arbre de commande 19, mais avec un décalage de phase tel
que, d'abord, la pince porte-électrode 13 approche la pince porteelectrode 15 et puis la pince porte-électrode 14. Les pinces porte-électrode 13, 14 et 15 sont intercalées dans les deux circuits électriques du poste de soudure, qui sont représentés sur
la fig. 2. Ces deux circuits se composent en substance de deux différentes batteries de condensateurs 20 et 21, qu'on peut
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l'espèce d'un redresseur raccordé au réseau à courant triphasé. Cette charge s'effectue périodiquement quelque temps après la réalisation des deux soudures précédentes, parce que sur le même axe 19, sur lequel se trouvent les plateaux-cames 16 et 17, est
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un temps court, les deux batteries de condensateurs en parallèle
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éviter que le redresseur envoie du courant à travers la soudure à exécuter.
Entre la source de courant continu et chacune des batteries de condensateurs on a prévu des inverseurs 28 et 25, respectivement, qui permettent d'inverser le sens dans lequel un condensateur est chargé et, en conséquence,de déterminer le sens du courant en exécutant la soudure. En effet, pour quel-nues
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taux ne constitue que le pôle positif de la soudure, mais pour une combinaison de ces métaux avec un autre métal un autre sens du courant peut être désirable. L'intensité du courant de soudure est réglable pour les deux soudures en commun, en augmentant ou .en diminuant la tension du redresseur 22. La tension de la <EMI ID=7.1>
l'aide du potentiomètre 24. La variation du courant traversant chacune des soudures est réglable séparément à l'aide des résistances variables 30 et 31, respectivement. De même, l'intensité du courant traversant chacune des soudures est réglable séparément par une variation de la capacité de chacune des batteries de condensateurs.
Les deux circuits électriques, dont chacun comporte
une batterie de condensateurs, ont un pôle en commun, c'est-à-dire le côté des deux batteries de condensateurs qui est relié à la pince porte-électrode 15. Les autres pôles des batteries de condensateurs sont électriquement séparés entre eux, quand la charge a pris fin et que l'interrupteur 23 s'est réouvert. Ces deux pôles sont reliés aux pinces porte-électrode 13 et 14, respectivement. Comme la pince porte-électrode 13, ainsi qu'il a été décrit en
se référant à la fig.l s'approche d'abord de la pince porte-électrode 15, de manière à réaliser la soudure entre les fils 10 et
12 et qu'ensuite, par un mouvement semblable de la pince porteélectrode 14, la soudure des fils 11 et 12 s'établit, les deux circuits 20 et 21 n'exerceront aucune influence électrioue l'un sur l'autre, parce que le montage en parallèle de ces circuits est interrompu du côté du redresseur, avant que la réalisation de la première soudure commence, à cause de la présence d'un jeu d'interrupteurs 33 entre chacun des circuits de condensateurs
et le redresseur. Ces interrupteurs sont également ouverts par l'axe 19 avant le commencement de la soudure et ils ne sont pas fermés avant que la soudure soit complètement achevée. Les deux soudures se réalisent donc indépendamment l'une de l'autre, de sorte qu'il est possible de satisfaire indépendamment l'une de l'autre aux conditions de chacune des soudures.