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E 3 lil 0 1 R 3 DESCRIPTIF déposé à 1''appui d'une demande de
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BREVET D*'INVENTION
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Edmond Adolphe VERSZt7YEN,
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"jeu de construction".
L'invention concerne un jeu du genre de ceux utili- sant des éléments de différentes formes à partir desquels l'enfant peut ériger des constructions miniatures. D'une manière générale, les jeux de ce genr utilisent, des éléments de construction simple- ment posés l'un sur 1'autre, ce qui offre, par le fait même, l'inconvénient notoire d'une instabilité émoussant rapidement la patience de l'enfant. On a tenté de remédier à cet inconvénient en pourvoyant les éléments de construction de tenons et de mortai- ses ou, d'une manière générale, de parties saillantes et rentran- tes permettant un emboîtement'mutuel des éléments 'voisins.
Cette solution a, d'une manière générale, été satisfaisante à l'endroit de la stabilité des 'constructions miniatures, mais le jeu en lui-mêmene présente aucun attrait supplémentaire par rapport aux jeux ordinaires et, de plus, ce moyen de stabilisation en-
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traîne des difficultés considérables dans la fabrication industrielle de tels jeux, ce qui ou bien en augmente fortement le prix, ou bien limite les exécutions dans de telles conditions que ,l'esthétique et surtout'l'apparence générale des constructions réalisées en souffre fortement.
La présente invention concerne un tel jeu de construction miniature dans lequel on a réuni à la fois l'attrait d'un moyen de stabilisation nouveau en quelque sorte indépendant des éléments de construction eux-mêmes, la possibilité de réaliser des éléments de construction de forme en principe quelconque et, enfin, une extrême simplicité rendant la fabrication industrielle d'un tel jeu à la fois rapide et économique.
Substantiellement, le jeu de construction, objet de . l'invention, se caractérise en ce que, en vue de solidariser les éléments .adjacents l'un à l'autre, on introduit entre ceux-ci, dans des logements appropriés, des pastilles ou cylindres relativement larges et plats. Ces éléments de stabilisation offrent l'avantage d'être résistants, de manipulation aisée et agréable. Egalement, ils présentent une très grande surface de contact avec les éléments qu'ils solidarisent et dans lesquels ils pénètrent donc partiellement. Ces disques ou pastilles ou cylindres plats peuvent être exécutés dans la même matière ou'dans une matière différente de celle dont sont fabriqués les éléments de construction. Ils peuvent également être colorés de manières différentes.
L'invention s'étend également auxdits éléments de construction, exécutés en une matière quelconque et dans des formes également quelconques et reproduisant généralement en minia- ture les éléments des constructions réelles et caractérisés en ce qu'ils présentent au moins un creux ou trou borgne cylindrique dont la profondeur sera généralement la moitié de l'épaisseur de la pastille de stabilisation. Le nombre et la disposition relative de tels logements ou trous borgnes seront déterminés par la forme et les ,dimensions transversales de l'élément de construction.
Les* caractéristiques, objet de l'invention, sont
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d'applicagtion absolument générale, lesdits logements et par consé- quant lesdites pastilles de solidarisation étant applicables quel- les que soient la forme et les dimensions des éléments de con- struction.
A simple titre indicatif, sans aucun caractère de limitation, certains exemples d'application sont décrits ci- après en se référant aux dessins annexes, dans lesquels; la figure 1 schématise en vue perspective un bloc élémentaire prismatique à base .carrée 1. L'une des faces.présente un logement constitue par un'trou borgne , de forme cylindrique, 'Son diamètre est tel que la pastille 3 de stabilisation peut s'y engager à frottement doux.et la profondeur dudit logement 2 est généralemen't égale à la.moitié' de la hauteur de la pastille 3.
La figure 2 schématise une variante dans laquelle' le bloc unitaire 1 présente deux logements 2, 2', respectivement creusés, dans les faces supérieure et inférieure du bloc. On peut,. par cette disposition, superposer un nombre quelconque de tels etc. blocs 1, l', 1"/en interposant chaque fois entre deux blocs voisins une pastille 3, 3' eto., ce qui permet, de réaliser des colonnes ou des parois de gran'de hauteur,et d'une stabilité suffisante.
Généralement, Isolément standard représentant là brique ou le bloc de construction proprement -dit sera 'formé d'un élément présentant l'encombrement de deux tels blocs unitaires.
Un tel bloc standard est schématisé en 'élévation à la figure 3 .et en vue en plan à la figure 4-. Cet élément e,st donc formé par un bloc prismatique 4, dont la longueru L est exactement .égale à deux fois la largeur ,1 et cette dernière représente le côté- du bloc unitaire 1. La face supérieure 5 et la face inférieure 6 du bloc standard présentent chacune deux logements cylindriques, respecti- vement 7, 8, 9, 10. Ces logements sont conformes au logement 2 prédécrit. Cette disposition du bloc standard'permet de réaliser des parois généralement en imbriquant leséléments, ce qui permet de placer en quinconce les jointé verticaux à la manière de la maçonnerie courante.
Par le concours des pastilles de stabilisation
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et de ladite imbrication des éléments, on peut réaliser des parois même très étendues et de stabilité parfaite. On peut d'ail- leurs, 'par ladite disposition des éléments standards, réaliser toutes les combinaisons de la maçonneries plus particulièrement pour la formation des coins, des épis, des décorations, etc. La disposition symétriaue des logements cylindriques permet toujours de solidariser intimement un élément quelconque aux deux éléments standards ou autres sus-jacent et sous-jacent.
,La figure 5 schématise une poutre 11 de longueur pratiquement quelconque, que l'on peut assimiler à une succession d'éléments standards, tel qu'il vient d'être décrit.
La figure 6 est une -variante d'exécution de l'élément standard des figures 5 et4, dans laquelle les logements 9 et 10 sont seulement prévus dans l'une des faces, l'autre face étant main -tenue pleine, ce qui -est particulièrement désirable lorsque la- dite face est maintenue apparente dans la construction, par exemple pour le couronnement d'un ouvrage.
La figure 7 schématise un élément caractéristique formant une demi-arche. Cet élément 12 est profilé en sorte qu'il est formé d'un élément'unitaire prolongé par la demi-arche propre-' ment dite dans laquelle l'extrados 13 est rectiligne et l'intrados 14 en forme d'arche. En juxtaposant deux tels éléments (le second est montré en traits mixtes) on peut réaliser un arc.,, la stabili- té de' celui-ci étant réalisée par les différentes pastilles con- formément à l'invention. Pour les arcs de moindre importance, c'est-à-dire de portée plus réduite, on peutréaliser l'éléement d'une seule venue.
La figure 8 schématise en coupe longitudinale un tel élément, formé pratiquement de deux éléments unitaires 1, l' réu- nis par un troisième élément de mêmes dimensions transversales, mais présentant un intrados 15 en forme d'arc.
Les figures 9,10 et 11 schématisent des blocs spé- ciaux essentiellement caractérisée par la disposition de battées
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16, 17, dont le but est de'réduire l'épaisseur apparente de l'élément en vue de créer ainsi un effet décoratif, par exemple dans le couronnement des ouvrages.
Les figures 12, 13 et 14 schématisent une variante d'exécution, dans laquelle , dans le même but, on a seulement prévu la'battée inférieure 17.
Le dispositif de l'invention est également applicable aux colonnes. Celles-ci peuvent être droits, galbées, torsadées ou autres.
La figure 15 représente en élévation avec coupe radiale partielle, une .colonne simple 18, dont les deux bases présentent chacune un -logement cylindrique,' respectivement 19, 20.
Dans cette exécution, le diamètre de la colonne est supérieur au diamètre des logements cylindriques. la figure 16 schématise une exédution dans laquelle le diamètre de la colonne est inférieur à celui desdits logements.
Dans ce cas, la colonne proprement dite 21 est terminée à ses deux extrémités par une embase, respectivement 22, 23, de forme en principe quelconque, cylindrique ou polygonale, dans lesquelles on a disposé des logements cylindriques, respectivement 24, 25.
Les figures 17 et 18 représentent respectivement en coupe transversale et en vue en plan Inapplication du dispositif de l'invention à des éléments capables de représenter heureusement une toiture. Cet élément 26 présente une'section trapézoïdale,.. dont la partie inclinéereprésente'le versant de la- toiture. Sur ce versant peuvent être-dessinés, par tout moyen approprié, des tuiles, ardoises ou'tous autres éléments de recouvrement. La figure 18 schématise l'application d'un dessin d'ardoises 27 placées sur pointe. La base-des éléments présente un certain nombre de loge- - ' ments 28.
La figure le schématise, en élévation, un élément conique 29, dont la base est pourvue d'un logement cylindrique SO.
Cet élémsnt peut avantageusement réaliser une tourelle.
Un tel élément de plus grande importance est- schéma-
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tisé aux figures 20 et 21, dans lesquelles l'élément conique 31 est sol-idarisé à une embase prismatique 32, comportant quatre logements cylindriques 33. Cette disposition permet donc de disposer de quatre tels logements cylindriques, ce qui confère cet élément une stabilité maximum.
On peut également appliquer le dispositif de l'invention à totzs les accessoires de la construction proprement dite, tels que portes, fenêtres, etc.
On peut.exécuter une porte ou une fenêtre d'une manière extrêmement simple, comme schématisé à la figure 22 en partant d'un bloc prismatique 34 et en collant sur l'une des fèces le dessin 35 dudit accessoire. Il suffit de prévoir dans les faces supérieure et inférieure, respectivement 36, 37, les logements cylindriques. Ou bien, comme schématisé à la figure 23, on peut partir d'un encadrement 38 dans les traverses supérieure et inférieure, respectivement 39 et 40, duquel sont prévus lesdits orifices cylindriques -et dans lequel encadrement on peut alors disposer l'élément mobile, tel que porte, fenêtre ou autres.
Comme on le remarque, le dispositif de stabilisation, objet principal de l'invention, est aisément et rationnellement applicable pratiquement à tous les éléments de construction miniature. On peut ainsi réaliser des jeux de construction très complets et capables d'imiter aussi fidèlement que possible les éléments de l'architecture réelle.
Il va de soi que par pastilles intercalaires il faut comprendre tous éléments indépendant des blocs de construction et présentant des dimensions transversales relativement grandes par rapport à leur hauteur. On a spécialement insisté sur la forme cylindrique de cet élément de stabilisation à raison de sa grande facilité de fabrication et de son efficacité toute particulière. .néanmoins, on peut, dans certains cas, envisager de lui donner une forme prismatique, sphérique ou autre, sans sortir du cadre de la présente invention.