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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION
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la Société dite: N.V.PriILIPS' GLÛLIL11IP.i3r'isHTKiT Dispositif pour brûler des huiles lourdes dans un brûleur à vaporisation.
La combustion d'huiles lourdes dans les brûleurs à vaporisation, c'est-à-dire des brûleurs dans lesquels la volatilisation du combustible est provoquée par une augmentation de la température, suscite une difficulté: les parties lourdes de l'huile et du carbone provenant de la décomposition des hydrocarbures lourds subsistent dans ce brûleur à 1':état non brûlé sous forme d'une masse bitumeuse. Cependant, à d'autres points de vue, les huiles lourdes présentent des avantages par rapport aux combustibles liquides plus légers, à savoir leur prix réduit et l'absence d'inflammation spontanée, de sorte que l'emmagasinage et le transport de ce combustible ne requiert pas de précautions spéciales. Aussi s'est-on efforce de vaincre les inconvénients spécifiés dans le préambule.
On peut obtenir une combustion complète de ces huiles, en préchauffant le brûleur à une température telle que les hydrocarbures les plus lourds de l'huile, ainsi que le carbone libre y dissous, brûlent complètement. Dans les
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brûleurs connus, ce préchauffage esteffectué à l'aide d'une huile légère qui, avant l'introduction de l'huile lourde, porte la chambre de combustion et les brûleurs à la température requise.
Ce procédé présente un inconvénient: la temp.érature accrue du brûleur ne peut être maintenue que par un rayonnement provenant de l'ambiance, de sorte que celle-ci doit rester à une température beaucoup plus élevée.
Suivant la présente invention, le problème est résolu d'une façon plus simple: l'huile combustible traverse un dispositif de distillation dont les produits sont conduits à au moins deux brûleurs différents. L'un de ces brûleurs sert uniquement à brûler les constituants volatils de l'huile qui proviennent du dispositif de distillation. Les gaz de combustion de ce brûleur chauffent au moins un des autres brûleurs alimenté par les constituants moins volatils de l'huile qui sont fournis par le dispositif de distillation. Les constituants volatils, à savoir les hydrocarbures légers, brûlent dans le premier brûleur sans laisser de résidu incombustible. Les gaz de combustion provenant de ce brûleur chauffent, outre l'objet à chauffer, un second brûleur qui est alimenté en hydrocarbures lourds.
Ce brûleur est ainsi porté à une température plus élevée, ce qui assure une combinaison complète des hydrocarbures lourds, ainsi que du carbone y dissous.
Eventuellement, l'installation peut comporter plu- @
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sieurs brûleurs,, qui sont tous chauffés par le pre;nier ou par l'un des brûleurs précédents et dans lesquels sont brûlés des produits combustibles distillés à des degrés de volatilisation différents.
De préférence, la température de distillation du combus- tible est au maximum de 350 C. Des hydrocarbures qui à cette tempé- rature se trouvent à l'état de vapeur peuvent en effet brûler dans un brûleur non préchauffé, sans qu'il y ait de danger de formation de résidu. Le brûleur utilisant des hydrocarbures volatils à cette température ou à une température plus basse, ne sera donc pas sujet à des dépôts de substances solides.
La. description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention. bur la figure la conduite d'alimentation d'huile lourde 1 amène le combustible à un dispositif réchauffeur 2, maintenu. pendant le fonctionnement, à une température au maximum egale 350 C. Dans ce réchauffeur se produit une distillation fractionnée de l'huile. La fraction de l'huile qui est volatile à cette tempé- rature, est dirigée vers le brûleur 4 par une canalisation qui est branchée au point le plus élevé du réchauffeur 2.
Comme il est usuel dans les brûleurs à vaporisation, ce brûleur consiste en une plaque conique, sur laquelle l'huile amenee au point le plus élevé peut se disperser. Cette plaque est entourée d'une che- mise cylindrique perforée 5. L'air nécessaire à la combustion est amené à travers de nombreuses ouvertures ménagées dans cette che- mise de sorte qu'il se produit un mélange intime avec les vapeurs d'nuilc qui s'élèvent de la plaque conique. Ce mélange d'air et de veneurs brûle. La flamme du br Oleur 4 chauffe non seulement la surface à chauffer 11, mais aussi la surface de vaporisation 8 d'un second brûleur 7.
Les hydrocarbures plus lourds qui ne se valorisent pas dans le rechaufieur 2 sont conduits, par une cana- lisation 6, vers un canal annulaire 9 et de là, l'huile se dis- perse sur la surface conicue 8 du brûleur 7 Le dessous de cette surface conique est chaufféé par une partie des gaz de combustion provenant du brûleur 4, de sorte que les hydrocarbures lourds s'évaporent pls facilement sur cette surface et que la combustion est plus complète. Cette surface conique 8 elle aussi, est entourée d'une chemise cylindrique perforée 10, au travers de la- quelle est aspiré l'air de combustion. Le procédé décrit permet de brûler des huiles lourdes dans des brûleurs à vaporisation.
L'amenée de l'air nécessaire à la combustion peut être entièrement effectuée par le tirage naturel des gaz de combustion. Le ré- chauffeur 2 est placé dans le circuit des gaz de combustion en un endroit dont la température ne depasse pas 250 C. n'air nécessaire à la combustion peut éventuellement être chauffé à l'aide des gaz résultant de la combustion. vans ce cas, la combustion doit se produire dans une enceinte femée munie d'une cheminée pour l'évacuation des gaz brûlés et d'une canali- sation d'alimentation en air de combustion, passant dans cette cheminée.