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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
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B R G' V !: T D' I N V . N T T 0 N -Fosse septique".
L'invention concerne une installation particulièrement concue et réalisée en vue de dissoudre et, plus généralement, mettre en suspension colloïdale les matières grasses et la plupart des matières solides véhiculées par les eaux résiduaires. On connaît de nombreuses installations de fosses septiques. Elles ont généralement pour objet principal de filtrer les eaux et subsidiai- rement, de mettre celles-ci en contact avec des agents antisepti- ques. Il résulte de cette caractéristique que de telles installations sont rapidement saturées et engorgées. Elles doivent être périodiquement dégagées et nettoyées.
La présente invention a pour objet principal une installation qui, à l'encontre de la technique adoptée dans les installations connues, met les eaux usées en contact avec des agents préférablement d'ordre animal, dont la fonction essentielle est de dissoudre ou tout au moins de transformer à l'état colloïdal les matières grasses et subsidiairement certaines matières solides
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entraînées par lesdites eaux résiduaires. On procède ainsi à une véritable digestion des matières en suspension dans l'élément liquide en sorte que celui-ci,transvasé dans un second local, peut 5tre aisément filtré et est évacué dans les conditions les plus hygiéniques.
Les agents de dissolution ou de digestion des matières grasses et subsidiairement les matières solides,peuvent 8tre d'ordre chimique, physique, animal ou minéral.
L'installation, objet de l'invention, se caractérise en outre par une extrême simplicité de construction, qui la rend à la fois expéditive et économique. Substantiellement, cette installstion est réalisée par deux locaux voisins préférablement en forme de puits cylindriques, indépendants l'un de l'autre, mais mis en communication par un conduit supérieur. Le premier local reçoit directement les eaux résiduaires et loge un réceptacle contenant les agents dissolvants. Ce réceptacle est ajouré pour permettre un contact suffisent @ntre les eaux résiduaires et lesdits agents dissolvants. Une communication est réservée entre ce local et l'extérieur, en vue de pouvoir, s'il échet, alimenter en air frais respectivement en oxygène, les agents dissolvants.
Le deuxième local est compartimente par une paroi radiale étanche sauf dans sa partie inférieure où elle est aménagée on ferme de tamis. Le premier compartiment recevant directement les eaux venant du premier local est garni d'une superposition do matières filtrantes. Le deuxième compartiment est libre et présente dans sa partie supérieure le conduit d'évacuation des eaux résiduaires ainsi traitées.
'On peut évidemment réaliser une telle installation de manières très différentes en l'appropriant plus particulièrement au genre d'eau résiduaire à traiter, aux exigences relatives à la nature des eaux évacuées et, enfin, au débit envisagé.
A simple titre d'exemple non limitent d'ailleurs, un mode préféré d'exécution est décrit en détail ci-après et schematisé aux dessins annexés, dans lesquels:
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la figure 1 est une coupe verticale d'une installation complète; la figure 2 en est une coupe horizontale; la figure 3 est une vue agrandie de la partie supérieure du premier puits; la figure 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3 ; la figure 5 est une vue agrandie de la partie inférieure du premier puits; la figure 6 est une vue partielle agrandie de la partie inférieure du deuxième puits.
Dans cette exécution, l'installation est donc substantiel- lement réalisée comma suit. Dans un premier puits 1, préférablement circulaire, à fond étanche, est logée une cloche , dont la paroi est traversée d'orifices 3. Cette cloche repose sur des supports locaux qui la maintiennent à une faible distance du fond du puits.
Cette cloche entoure l'extrémité inférieure d'une tringle pleine ou creuse qui traverse un premier couvercle 5 par un orifice oblong Au-dessus dudit couvercle à la tringle se termine par un champignon ou toute autre tête appropriée. Le couvercle est scellé en sorte que le premier puits est inviolable. A la partie supérieure du premier puits 1,,sous le couvercle 5, débouche le conduit amenant les eaux résiduaires. Au-dessus du couvercle le puits 1 est encore prolongé sur une faible hauteur et il est à doubla fond. fermé à sa partie supérieure par un deuxième couvercle 1.
L'espace libre entre ces deux couvercles, respectivement à et 8, débouche dans une prise d'air Contre et parallèlement au premier puits 1 est disposé un second puits 9. mis en conmunication avec le pre- mier à l'intervention d'un conduit 14 débouchant respectivement dans les deux locaux à un niveau légèrement inférieur au premier couvercle 5.Ce deuxième puits 2. est divisé en deux compartiments distincts par une paroi étanche 12 délimitant deux espaces semi- cylindriques 1Q et 11. La partie inférieure de la paroi radiale 12 est aménagée sous la forme d'un tamis 13 formé, par exemple,
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par une plaque de zinc ou d'alliage de zinc perforée.
Le conduit d'évacuation 15 des eaux traitées débouche dans la partie supé- rieure du deuxième compartiment 11. Le second puits est également double fermé par un couvercle/supérieur 16. Le fonctionnement de cette installation est systématique et ne requiert aucune partie mobile sauf le, flotteur fommant la tige 4 qui peut. ' légèrement osciller sous les sollicitations diverses des eaux résiduaires amenées par la conduite et déterminant dans le puits 1 une certaine turbulen -ce. Les eaux résiduaires amenées par le conduit créent donc une certaine agitation dans le puits 1, en sorte qu'elles vien- nent en contact plus ou moins prolongé avec les agents de disso- lution ou de digestion logés sous la cloche 2. Par ce contact les matières grasses et des matières solides sont dissoutes ou réduites à l'état colloïdal.
A raison de la forme oblongue de l'orifice 5' et sous l'effet du mouvement produit par l'adduction des eaux résiduaires, de l'air frais venant de la bouche 1 se mélange auxdites eaux résiduaires et vient en contact avec les agents de dissolution ou de digestion lesquels doivent être entre- tenus par une certaine quantité d'oxygène, comme cela est bien connu en matière de biologie. Les eaux chargées des matières disse' u -tes ou on suspension colloïdale sont évacuées vers le premier compartiment 10 du deuxième puits 2. par le conduit 14. Elles sont ainsi filtrées en passant successivement par les différentes couches superposées de matières filtrantes. Les eaux filtrées pas- sent au travers de la partie ajourée 1.5¯. de la paroi radiale 12. et sont finalement évacuées par le conduit ad hoc 15.
A raison de la dissolution ou de la digestion totale des matières grasses et solides, les filtres ou couches filtrantes du deuxième local ne retiennent que relativement peu de matières solides, en sorte que ces couches filtrantes présentent une efficacité pratiquement infinie. D'autre part, l'entretien permanent des matières dissolvantes par l'apport d'oxygène ou plus exactement d'air frais, rond également ces matières d'une efficacité pratiquement illimitée et en tout cas de plusieurs dizaines d'années.
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On peut évidemment réaliser les deux puits en des maté- riaux divers et selon des techniques différentes. Généralement, ils seront réalisés en aggloméré de ciment. Ils peuvent être exécutés par coulée en une seule pièce ou par la superposition d'anneaux exécutés en atelier, transportés à pied d'oeuvre et em- boités l'un sur l'autre avec interposition d'un liant approprié.
On pourra ainsi, à partir de tels anneaux standards, réaliser des puits de capacités différentes, celles-ci étant réglées par la hauteur du puits soit donc pa,r le nombre d'anneaux superposés.
REVENDICATIONS.
1.- Fosse septique pour le traitement des eaux résiduaires, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un local d'adduction des eaux résiduaires comportant un réceptacle accessible logeant un agent dissolvant,des matières grasses et des matières solides, un deuxième local mis en communication avec le premier et divisé en deux compartiments dont le premier loge une superposition de matières filtrantes, le conduit d'évacuation des eaux traitées débouchant dans le, partie supérieure du deuxième compartiment.