<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF' à l'appui d'une demande de BREVET D'INTENTION "Mur creux en briques et briques pour sa construction" la Société dite:SOCIETE CONTINENTALE ET COLONIALE DE CONSTRUCTION, Société' Anonyme,, 18-20, Place de Louvain, BRUXELLES.
Les murs creux connus, construits en général au moyen de briques creuses, comportent des liaisons directes relativement impor tantes entre les faces extérieure et intérieure du mur,qui provoquent divers inconvénients, notamment du fait qu'elles permettent encore une transmission directe du son, de la chaleur et de l'humidité d'une face du mur à l'autre et qu'elles donnent lieu à des phénomènes de condensation dans les zones voisines de ces liaisons directes.
L'invention a pour but d'établir un mur creux en briques qui ne présente pas ces inconvénients et qui, tout en ayant un poids mort réduit, possède de bonnes qualités de résistance et de stabili té. Suivant l'invention, ce résultat est atteint grâce au fait que le mur creux est formé de deux parois distinctes à nervures verticales, lesquelles parois sont séparées par un vide continu et ne sont reliées entre elles que par des agrafes en métal ou analogues.
La continuité du vide ainsi réalisé sur toute la surface des parements confère à la maçonnerie des qualités d'imperméabilité et d'isolation thermique et acoustique que ne peuvent atteindre les murs construits suivant les procédés habituels. Toute condensation est évitée à l'intérieur des locaux.
L'invention prévoit également des briques convenant spécialement à la fabrication de ces murs, ces briques étant relativement minces et comportant, sur une de leurs grandes faces, une ou plusieurs nervures verticales pouvant être placées de façon à former des nervures continues sur les deux parois du mur, ces nervures étant avantageusement disposées de façon que les nervures d'une des parois se trouvent en regard des créux de l'autre paroi, de manière à ménager un écartement pratiquement constant entre les deux parois.
<Desc/Clms Page number 2>
A simple titre démonstratif, un mode de réalisation de l'objet ,le l'invention se trouve décrit ci-après avec référence au dessin annexé, dans lequel :
Fig. 1 montre une vue de face d'une partie de mur,
Figs.2 et 3 montrent desvues en coupe respectivement suivant la ligne II-II et la ligne III-III de Fig. 1,
Fig. 4 contre une vue en coupe horizontale d'un angle de mur exécute à l'aide de briques spéciales selon l'invention,
Fig. 5 contre une vue similaire de l'angle d'une assise voisine, exécuté avec les mêmes briques spéciales, et Fig. ô montre une vue en coupe horizontale d'un angle exécuté avec un aure type de briques spéciales.
Le mur comporte deux parois distinctes 1, 2 entre lesquelles est ménagé un vide continu 3. Chaque paroi est construite en briques nervurées verticalement sur une de leurs grandes faces, notamment celle dirigée vers l'intérieur du mur.
Les assises impaires, montrées en Fig. 3, sont formées de briques 4 présentant, à chaque extrémité, une nervure 5 ayant par ex. la fonne d'un trapèze rectangle. Les nervures des briques des deux parois 1, 2 sont décalées de la longueur d'une demi-brique, de manière que les reliefsd'une paroi se trouvent en regard des creux de l'autre paroi et qu'un vide continu ondulé, de largeur pratiquement constante, soit ménagé dans le corps du mur.
Pour assurer la continuité des nervures du mur, tout en décalant les joints verticaux 6 des briques dans les assises ou rangs successifs, de manière à réaliser un appareil en carreaux, les assises paires (Fig. 2) sont exécutées en briques de forme diffé- rente 7, présentant une seule nervure centrale 8, par exemple de forme trapézoïdale, qui vient se poser sur deux nervures adjacentes 5 des briques du rang précédent. On obtient la forme de la brique 7 en coupant une brique 4 en deux suivant son plan de symétrie vertical et en assemblant ensuite les deux moitiés par les nervures u'extrémité. Ces briques nervurées sont très légères et possèdent néanmoins une forte résistance et une grande stabilité.
Tout en restant dans les limites de poids déterminées par la maniabilité, ces briques peuvent être faites assez grandes et présenter par ex. une longueur de l'ordre de 50 cm., ce qui permet d'accélérer la construction du mur.
Selon l'invention, la continuité du vide 3 peut être assurée, aux angles des murs, grâce à l'utilisation de briques spéciales dont deux types sont illustrés aux Figs. 4 à 6. La Fig. 4 montre une
<Desc/Clms Page number 3>
assise paire, correspondant à la Fig. 2, dont l'angle est formé par deux briques spéciales 11, 12. La forme générale de la brique extérieure 11 est celle d'un L dont la longue branche a la longueur d'une brique, tandis que la petite branche a la longueur d'une demibrique. Elle est, en fait, constituée d'un élément de coin, en forme d'équerre, dont une branche est prolongée par une demi-brique 7.
La brique intérieure 12 est formée d'un élément de coin plus petit qui se prolonge par une demibrique 4..Dans les assises paires, dont la Fig. 5 en montre une, l'angle est exécuté à l'aide des mêmes briques 11,12, retournées sur elles-mêmes.
La Fig. 6 montre une variante de réalisation de briques d'angle 13,14 qui présentent les mêmes caractéristiques générales et sont employées comme les briques 11, 12.
On comprendra que ces briques spéciales permettent de réaliser sans difficulté la découpe des joints verticaux 6 dans les parements des murs. En outre, elles concordent exactement aux épaisseurs des briques voisines et sont.établies de manière à donner aux angles une stabilité propre appréciable.
Afin d'augmenter la stabilité et la résistance du mur creux, les deux parois 1 et 2 sont reliées entre elles par des agrafes 9 en fer ou analogues, par exemple en forme de V, qui sont ancrées à la fois dans les deux parois. Ces agrafes sont avantageusement placées dans les joints horizontaux 10, et présentent une épaisseur plus faible que celle des dits joints, de façon à pouvoir être par- faiteraent enrobées par le mortier du joint, après avoir été trempées dans du ciment. Chaque agrafe est, de préférence, placée à cheval sur un joint vertical 6, le nombre des agrafes étant déterminé en fonction des conditions de résistance qu'il faut respecter.
Le modèle d'agrafes montré au dessin n'est donné qu'à titre d'exemple. On pourrait également ménager, dans la face supérieure des briques, des encoches dont la forme correspondrait à celle des agrafes et dans lesquelles celles-ci pourraient venir se loger à plein ciment.
Le vide continu 3, dont la largeur peut être déterminée à volonté et qui peut éventuellement être rempli de matières isolantes, telles qu'ouate de verre ou analogues, rend le mur parfaitement calorifuge et augmente l'insonorité, tout en évitant les phénomènes de condensation. Par ailleurs, le fait que le mur comporte deux parois distinctes permet de construire celles-ci en matériaux dif- férents, notamment la paroi extérieure en matériaux durs, tels que le béton de gravier ou de plaquettes, et la paroi intérieure en matériaux plus tendres et plus légers, tels que le béton de bri-
<Desc/Clms Page number 4>
quaillons ou ae cendrée, dans lesquels il est possible de clouer.
Cela permet de rendre le mur creux plus léger que lorsqu'il est fait usage ue briques creuses qui sont en général fabriquées complètement en Matériaux durs pour assurer une plus grande résistance de la face extérieure du mur.
Il va de soi que l'invention n'est pas limitéeà l'exemple décrit et qu'elle peut être réalisée sous de nombreuses formes constructives différentes. La forme des briques peut notamment comporter plusieurs variantes, tant en ce qui concerne la forme que le nombre des nervures. En utilisant des briques présentant deux ou trois nervures d'une forme semblable à celle qui serait obtenue en mettant bout à bout deux briques 4 (Fi. 3) ou 7 (Fig. 2), on pourrait maçonner toutes les assises ou rangs avec des briques de même forme, tout en décalant les joints verticaux des rangs successifs, sans nuire à la continuité des nervures des deux parois du mur creux.