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MEMOIRE DESCRIPTIF
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déposé à 1 ' appui à' une. demande de BREVET D'INTENTION Monsieur Ettore B U G A T T I
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demeurant 30 Avenue Hoche à ParisiFrance
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pour: Tour perfeotiooné applioable, en particulier, à l'usinage des vilebrequins.
Convention Internationale de 1883, en égard à la demande de Brevet déposée en France le ler Mars 1944.
L'usinage ar tour; des vilebrequins ou. arbres manivelles de moteurs et, en général. de toute pièce dont la rotation présente des difficultés à cause soit de son
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poids; soit de son manque de rigidité3 soit de la présence , de masses non concentriques difficiles à. équilibrer, peut ! être effectué sur des machines dites à tourillonner. Le prin-
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! cipe Qons1ste à faire tourner et avancer les outils autour de ,la pièoeî celle-ai étant maintenue immobile.
La présente invention a pour objet la réalisation de machines de ce genre. oapables d'usiner à la fois tous les manetons et les faces correspondantes des bras on toutes les portées et les faces correspondantes des bras; à partir de pièces brutes de forge on ébauchées on marne de billettes cylindriques n'ayant subi aucune préparation de forge. L'opé- ration a lieu sans reprise et sans démontage de pièce et le procédé se révèle comme particulièrement avantageux dans le cas des vilebrequins de moteurs comportant un grand nombre de cylindres et de paliers.
Le volume de matière à enlever est parfois plus considérable que eslai de la pièce finie et les
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temps degulnége très long$# enregistrés avec les méthodes aataa.l; sont fortement réduits par 1'utilisa%ion'àew machines du genre de celle qui va être décrite pi-desaous et qui correspond à la forme de réalisation préférée de liinvention oe7,.eti n'étant.toutefois pas limitée à cet exemple particulier.
Les outils travaillent exclusivement en plongée
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et sont groupés sur des plateaux tqurna:fttai à raison d'un plateau tournant par maneton ou par portée.
Sur chacun de ces plateaux, on peut disposer soit
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un outil, soit plusieurs, en les'rêart1ssant uniformément
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autour du centre. Chacun de ces outils est encastré dans un porte-outil susceptible de coulisser radialement dans des glissières ménagées dans les plateaux tournants.
Une came rotative est combinée avec chacun des plateaux tournants. Animée d'on mouvement de rotation de vitesse différente de oelle du plateau tournant correspondant, cette came provoqua, par des galets solidaires des porte- outils, le déplacement radial de ceux-ci et par conséquent, des outils, Les oames ainsi conçues assurent la course de travail des outils ainsi que la course de retour, de manière à réaliser automatiquement le cycle complet des opérations en un certain nombre de révolutions.
A cet effet, chaque came comporte autant d'éléments semblables qu'il y a d'outils sur un même pla- teau tournant. Ces éléments sont répartis uniformément autour du centre et chacun d'eux fait avancer pais reculer 1'outil en regard duquel il se trouve. Après remplacement de la pièce finie par une pièce brute, ces éléments permu- tent entre eux et chacun dteux fait déplacer l'outil qui le suivait on qui le précédait lors du cycle précédent La pièce en usinage est maintenue par des lunettes fixée, so- lidaires du bâti, disposées entre des plateaux fixes. égales ment solidaires du bâti et dans lesquels sont guidés les plateaux tournants à raison d'un plateau tourant par pla- teau fixe.
Les plateaax fixes sont, de préférence, de forme circulairs; leur axe, concentrique à celui des por- téss du vilebrequin à usiner, est excentré par rapport à celui des plateaux tournante d'une quantité égale à la demi- course du vilebrequin, pour les machines à usiner les mana- tons. Pour l'usinage des portées, tous les plateaux, fixes ou. tournants, sont concentriques à l'axe des portées du vi- lebrequin,
Ces plateaux sont agenoés de manière à compor- ter, à la partie centrale, un trou de diamètre suffisant pour permettre le passage du vilebrequin à usiner.
Les outils, qui travaillent uniquement en plongée, o'est-à-dire sans déplacement longitudinal, sont de même forme et de mêmes dimensions que le creux compris entre deux bras creux correspondant soit à un maneton, soit à une portée.
Les plateaux tournants et les cames sont liés entre eux, deux à deux par des trains d'engrenages qui les entraînent à la vitesse convenable. Ces trains d'engrenages sont composés de pignons clavetés sur un ou plusieurs arbres commandés par l'organe moteur et de couronnes dont les unes sont solidaires des plateaux tournats -et les autres des cames. ll doit exister, entre les trains d'engrenages dépendant d'un platean et de sa came, une relation telle que la vitesse de la oame soit légèrement différente de celle du plateau.
Cette condition étant réalisée, les cames déplacent lentement les porte-outils et les outils dans les glissières des plateaux tournants, ce déplacement devant être de l'ordre de quelques dixièmes de millimètre par tour de plateau..
La recherche de combinaisons d'engrenages susceptibles de donner à deux organes tournants commandés par un arbre unique, des vitesses très voisines, est extrê- mement fastidieuse si on procède par tâtonnements; en outre cette méthode ne permet pas de s'assurer si on a exploré
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toutes les combinaisons possibles.
Au contraire, le procédé exposé ci-dessous et qui fait partie de 1'invention; permet, à partir de données imposées par les dimensions des organes de la machine, de trouver directement
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toutes les combinaisons possibles et de choisir rapidement.entr8 les limites qu'on s'est fixé au préalable, les plus propres à donner satisfaction.
Soit un système constitué par deux couples d'engrenées droits : pignons et couronnes. Le premier couple, destiné à entratner le plateau tournant dans son mouvement de rotation comporte un pignon P qui est lié à l'organe moteur et une cou- ronne C solidaire du plateau tournant. On choisit à priori pour P et pour C un module approprié M aux efforts de coupe desoutils et pour 0 un diamètre primitif D correspondant aux dimensions du plateau tournant, en tenant compte de la vitesse de ce plateau tournant qui doit être relativement faible; le nombre de dents D/M de P est ainsi déterminé. Celui de
M 2 est choisi en fonction du rapport que l'on veut établir entre les vitesses de l'organe moteur et du plateau tournant.
Le second couple destiné à entraîner la came
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rotative à mouvement relatif lent, pour 1 avanoe des outils, comprend. d'une part; une couronne e solidaire de la came et dont l'axe coïncide avec celui de Ca à'autre part, un pignon ce dernier étant calé sur le même arbre que le pignon .
Si, pour des raisons de construction, on est obligé d'intercaler entre 0 et P d'une part,; et entre c
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et p, d'autre part, un ou plusieurs engrenages intermédtaireso ceux-cin'auront évidemment aucune influence sur le résultat final.
Les efforts supportés par les dentures de c et de sont toujours plus faibles que ceux qui sont trans- mis par C et par P, le travail qui consiste a faire avancer lentement les outils étant toujours inférieur à celui qui est nécessaire pour entraîner ces mêmes outils a la vitesse de coupe.
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On peut donc choisir le module de e et de g entre des limites beaucoup plus étendues que celles qui ont déterminé le choix du module de C et de P. On se fixe à priori le module minimum admissible mi; celui-ci détermine
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le nombre de dents maximum d de g en partant du diamètre rimiez est m 1 primitif d qui est pratiquement le même que celui de P. On
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choisit le modale maximum m2 légèrement inférieur à celui de 2 et de 0; ce module maximum détermine le nombre de dents m2 m2 minimum de 2 toujours en partant du diamètre primitif de P.
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On remarquera que les diamètres primitifs de e et de c sont pratiquement les mêmes puisque les deux couples ont des axes communs et que les pignons P et 2 ont pratiquement les mêmes diamètres primitifs.
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Si on représente par Pi 0; et o les nombres de dents des deux pignons et des deux couronnes, on peut calculer la vitesse de .2.. en fonction de celle de C.
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Lorsque G fait un tour, P fait 1 -tour.0 - tours et aommo ± est calé sur le même arbre que P il fait également à 4oen(lant le même temps, a fait : -Ë## tours.
=P- P.o
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Si a,p est plus grand que P.o, la fraction 0,,p
P. c est plus grande que l'unité et 0 fait plus de 1 tour
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pendant que C en fait seulement-l$ caest-à-dir! que 0 avance par rapport à C. cep est plus petit que P.O$la fracti Cep SI " est plus petit que ' fraotion P .0 est plus petite que Inanité et 0 fait moins de 1 tour pendant que C en fait li clest-à-dire q7ne e retarde par rapport à Ce Le problème revient donc à chercher des valeurs
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de e (2 étant supposé connu puisqu'il est choisi entre deux limites d et connues) telles que 14 rapport C'p mi '2 Fa soit très voisin de l'unité, par excès on par défaut..
Si on effectue la division de C,p par P. la quotient Q de cette division pourra être pris comme valeur de 0, à condition que la reste R de la division soit très
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pttTt.
Le reste R de cette division est toujours inférieur à P et il est compris entre 0 et P - 1.
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La valeur nulle de R est à éliminer car llexpression Q,P + R = C,p devient Q.P = C.p on, en remplaçant Q par , o.P = C.p d'où COP = l, ce qui revient à dire que lAs
P. c vitesses de C et de c sont les mêmes et ce qui s'explique d'une autre manière par le fait que les nombres de dents de C et de P. d'une part, et de o et de P, d'autre part, sont, dans ce cas, rigoureusement proportionnels.
Il ne reste plus qu'à dresser un tableau comportant, dans une première colonne, les valeurs entières de p
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comprises entre les limites ---- et #*- définies ai- ml m2 dessus, en considération des modules minimum et maximum de
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ji at de o. Dans une deuxième colonne, on mettra les quotients C. p Q C.p/P (c et P étant connus en fonction du module M choisi) correspondant aux différentes valeurs de p et calcu- lés en remplaçant les lettres C, P et p par leur valeur.
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Dans une troisième colonne, on fera figurer les nombres 0 p exprimant les valeurs du reste R de la division de ##le#.
P
On choisira comme valeurs de c les quotients Q correspondant aux plus faibles valeurs de R. On obtiendra ainsi une première liste de quotients Q susceptibles d'être choisis comme valeurs de c. On dressera ensuite une deuxième liste en prenant les valeurs de R les plus voisines de P y compris P - 1. On majorera le quotient Q d'une unité et on pourra constituer cette deuxième liste avec lesquotients Q + 1 pris comme valeurs de o. Dans ce cas, la valeur du
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reste de la division sera égale à R - P, ctest-à-dira qu'elle sera toujours négative.
On verra par la suite que la couronne o tournera plus vite on moins vite que la couronne C selon que l'on prendra o égal à Q ou à Q + 1.
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Ayant choisi les différentes valeurs de c parmi les deux listes de quotients Q et Q + 1, on calculera
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le rapport cap diaprés oes valeurs de e et on pourra
P. C ajouter les résultats dans le tableau. en regard des valeurs de 2 et de c correspondantes.
On a vu que ce rapport C.p/P.c exprime la vitesse de 0 par rapport à colle de C. Si le nombre que l'on obtient
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en effectuant les opérations est plus grand que l'unités avance par rapport à C; si ça nombre est plus petit que ltn1té. 0 retarde par rapport à c.
L*influence du signe positif ou négatif du reste de la division de ---------- #*# ^ P ou P * 9 s'explique par le fait que si la Q q + 1
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reste est positif et égal à + R# le nombre Q choisi pour va- leur de C étant plus petit que le quotient exact de Cp ; on introduit au dénominateur de l'expression C.P une P quan-
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t1té telle que le produit P.o soit plus petit que le pro- duit C.p. ce qui fait que #- est plus grand que l'unité.
P. c Si le reste est négatif et égal à R-P, le nombre
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g+I choisi pour valeur des étant plus grand que le quotient exact de #L , on introduit au dénominateur de 1exprès sion #- une quantité 0 telle que le produit P.o soit plus grand que le produit C,p, ce qui fait que C'p est plus petit que l'unité.
On établit la forme de la came d'avance des outils en considération de l'ordre de grandeur des vitesses de C et de o. L'avance des outils correspondant aux rapports obtenus lorsqu'on a choisi p et c dans le tableau, exprimée en milli-
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mètres par tour de plateau tournant, sera déterminée par le profil de la came.
La partie utile de la came produit un avancement des outils mesuré* par exemple, par le nombre L exprimé en millimètres, pour une rotation de la came par rapport au pla-
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tau. de n degrés (n mesurant l'angle eoe centre correspon- dant à. la partie ailla de la came).
On obtient le nombre de tours V de la came pendant 1 tour du plateau en remplaçant dans 1'expression
C. p ' , les lettres par le s valeurs choisies. On a vu que si
P. c
V est supérieur à l'unité; la came avance et la quantité po- sitive V-1 mesure cette avance de la came par rapport au pla- teau par tour de celui-ci. Si V est inférieur à l'unité, la came retarde et la quantité positive 1-V mesure ce retard de la oame par tour de plateau.
Les nombres V-1 et 1-V peuvent être mis sous la forme de fractions ayant comme numérateur un nombre entier ou décimal compris entre 0 et 10 et comme dénominateur 10
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ou une puissance de 10, ce qui permet de comparer rapidement entre elles lesdifférentes valeurs de V-1 ou de 1-V obtenues.
Dans la pratique, on utilise les combinaisons donnant des avances ou des retards (V - 1 ou 1 - V) de 1 de tour à 5 de tour par tour de plateau.
10.000 10.000
Pendant que la came, dans sa rotation relative, parcourt l'angle n qui représente l'avance totale ou le retard total de cette came par rapport au plateau, pour la course L des outils, soit, en nombre de tours,
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n le système plateau-came a tourné de 3:0 : : <V-1) ou 360 n ; (1.-Y)selon le cas (quotient exprimé en nombre de tours du plat eau) soit 360 (vii) pour la oame qui avance et n pour la came qui retarde.
360 (1-V)
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Ltavance des outils exprimés en millimètres par tour de plateau est donc :
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L.n L.n #'##'### dans le premier cas et dans le second.
360 (V-1) 360 (1-V)
Cette avance est dans la pratique comprise géné- ralement entre un et cinq dixièmes de millimètre par tour.
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Les résaktats de ces opérations seront divisés, s'il y a plusieurs outils sur un meme plateau, par le nombre d'outils, chacun de ceux-oi ne pouvant enlever que la matière laissée par celui qui la précède dans la rotation.
Le nombre des outils est limité seulement par des considérations relatives à l'établissement des cames;oelles- oi doivent, en effet, comporter pour chaque outil, une course d'aller et de retour. Cela fixe, en tenant compte de la course à réaliser et de l'angle convenable à donner aux rampes qui poussent les galets, par rapport à la trajectoire des outils, les limites dans cet ordre d'idées.
On sait que le couple constitué par la couronne
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0 et le pignon a le marne entrtaxe et pratiquement les mê- mes diamètres primitifs que le couple pignon P-oouronne C. Si les nombres de dents àe ji et de e sont choisis sans con- sidération des modules normaux, il arrive, dans la plupart des cas, que les modules obtenus en divisant les diamètres primitifs D et ! de c et de ±. par les nombres de dents choi- sis pour ces engrenages dans le tableau, sont compris entre deux modules normaux (ceux-ci sont étagés de 0,25 mm en 0,25 mm). On ramènerait le module trouvé au module normal immédiatement supérieur ou inférieur et on taillerait alors
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les dentures en décalant légèrement les cercles primitifs.
'Une autre solution consiste à adopter, pour la couronne c et le pignon p, des dentures obliques, en choisis- sant parmi les modules normaux un module réel inférieur au module calculé et en inclinant les dentures de telle manière
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que la module apparent obtenu soit r1gour,uS8me égal au -.modal* calculé pour 0 et pour p. Cette dernière méthode
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offre l'avantage de résoudre avec précision la question des jeux de denture et d'exécuter la taille de façon normale.
L'emploi de couples dtengrenages tels que ceux qui viennent d'être décrits n'est pas limité à la construction des machines à tourillonner, il peut être étendu à toutes les applications où il est nécessaire de faire tourner deux organes concentriques commandés par un marna arbre à des vitesses très voisines. par exemple :dispositifs d'avance de machines-outils autres que des machines à tourillonner, des démultiplieateurs, des mandrins de serrage; des appareils de correction intercalés dans une transmission comportant des éléments non positifs (courroies ou autres) et destinés à assurer la synchronisation entre organes motenrs et organes conduits, etc...
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien com- prendre comment l'invention peut être réalisée, les particula- rités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant,bien entendu* partie de ladite invention.
La fig. 1 est un schéma montrant en coupe axiale, la disposition das doux couples commandant une came et la pla teau tournant correspondasnt,
La fig. 2 est une coupe axiale à. travers un des éléments de la machina.
La fige 3 est une coupe axiale partielle de ce marna élément dont les parties mobiles sont représentées dans. une position différente de celle de la fig.2.
La fig: 4 montre, à plus grande échelle, un détail concernant la forme des glissières des porte-outils.
La fig. 5 est une coupe transversale partielle de la machine montrant4 en particulier. l'une des cames.
La fig. 6 est une vue analogue, montrant l'un des plateaux tournants muni de ses outils.
La fige 7 est un schéma montrant la disposition des outils de forme travaillant sur un marna maneton on sur une marna portée.
Les fig. 8 et 9 représentent, à titre de varian- te et partiellement une forme de réalisation différente de celle des fig. 2 et 3, la fig. 9 étant une coupe partielle par IX-IX de la fig.8.
La couronne 1 (fig.l) est solidaire de l'un des plateaux tournants (non figuré). Elle est entraînée par un pignon 2 faisant corps avec l'arbre moteur 3. Sur cet arbre 3 est également claveté un pignon 4 qui entraîne une couronne 5, solidaire de la came correspondant au plateau tournant considéré.
Entre les engrenages et couronnes 1,2,4 et 5 existent les relations mentionnées au cours de l'exposé général, relations qui sont telles que les couronnes 1 et 5 tournent à des vitesses différentes mais très voisines sur un axe commun matérialisé par l'arbre 6.
La fige 2 montre d'une manière moins sommaire le dispositif qui lie entre eux les éléments appartenant à in même plateau fixe 7. Ge plateau 7, qui est de forme air. culaire, comporte un alésage 7bis, excentré par rapport à
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l'axe 8 du vilebrequin lorsqu'il s'agit d'usiner les manetons et concentrique à ce même axe 8 lorsqu'il s'agit d'usiner les portées. Dans le cas présent, le plateau fixe 7 est en position d'usinage du maneton 9 du vilebrequin 10. Sa surface extérieure 11 est concentrique à l'axe 8 et son alésage 7bis est concentrique à l'axe du maneton 9.
Dans l'alésage 7bis est emmanohée à force une bague 12 dans laquelle tourne un plateau 13 solidaire d'une couronne à gros module 14. Au plateau tournant 13 est fixé, par une série de vis 15, un plateau 16 dont le rôle consiste à guider les outils. Les plateaux 13 et 16 pourraient ne former qu'une seule pièce si on ne devait pas tenir compte des possibilités de montage de la came 17 et de la couronne 18 faisant corps avec cette came. La came 17 tourne dans une bague 19 qui est guidée dans l'alésage 13bis du plateau 13. L'écartement entre les courons s 14 et 18 est maintenu par une rondelle de friction 20.
Un couvercle 21 fixé sur la face ouverte du plateau fixe 7 par un moyen quelconque maintient, avec un faible jeu axial, les couronnes 18 et 14 et la rondelle 20 qui, d'antre part, s'appuient par la couronne 14 sur la face de la bague 12. Une rondelle d'étanohéité 22, solidaire du plateau 16 forme chicane avec un embrèvement 18bis ménagé dans la couronne 18.
Un pignon 23 lié à l'arbre moteur 24 est rendu solidaire dn pignon 25 par des vis non figurées. Le pignon 23 entratne la couronne 14 et le pignon 25, la couronne 18.
Les pignons 23 et 25 correspondent respectivement aux pignons 2 et 4 représentés sur la fig.l. Deux roulements à billes 26, séparés par une entretoise 27, guident le pignon 23 qui oom- porte un logement prévu à cet effet. Les roulements 26 sont centrés par leur bague intérieure sur un axe 28 faisant corps avec le couvercle 21.
Un dispositif de graissage, basé sur l'emploi de canalisations amenant l'huile à l'intérieur du volume compris entre l'évidement du plateau fixe 7 et le couvercle 21 et, de préférenoe, à proximité du point de contact des dentures des couronnes et pignons 14,18,23 et 25, peut itre prévu sans qu'il soit nécessaire de le décrire plus complètement.
Le prolongement 23bis du pignon 23 assure l'étanchéité en coopération avec un feutre 71 logé dans une gorge 72 du plateau 7,
Une lunette 29 (fig. 2,3 et 5) est oentrée sur le plateau fixe 7 et assujettie par une série de vis 30.
Cette lunette peut, suivant un antre mode de réalisation, être fixée directement sur le bâti de la machine. Dans tons les oas, son rôle consiste à maintenir, par des mâchoires 31 et 32 solidaires de la lunette 29 et par son étrier ou branche mobile 33, le vilebrequin 10 qui comporte, pour le mieux, une partie forte lObis ayant au moins le même diamètre que les flasques 34,35,etc...
Les porte-outils 36 et 37, qui apparaissent sur la fig.3, sont de forme prismatique. Leur section est représentée sur la fig.4, laquelle montre le mode de réalisation des glissières 38 et 39 ménagées dans le plateau 16, solidaire du plateau tournant 13. Il est à remarquer que ce plateau 16 est complètement coupé par les mortaises où se déplaoent radialement les porte-outils 36 et 27, ainsi que les autres porte-outils non visibles sur la fig.3. Il ne subsste de ce plateau 16 qu'un anneau intérieur l6bis servant
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au oentrage dans le trou du plateau 13.
Les vis d'assemblage 15, mentionnées à propos de la ig.2 sont donc groupées dans les parties du plateau 16 comprises entre les mortaises des glissières 38 et 39
Les outils 40 et 41 (fig.3 et 6) qui ont la largeur du creux compris entre la partie cylindrique lObis du vilebrequin 10 et le flasque 34 qui sépare le maneton 9 de la portée 42, sont encastrés dans les porte-outils 36 et 37 par un procédé basé; de préférence, sur le serrage d'une grosse vis (fig.6). Ces outils 40 et 41 doivent être centrés dans le sens du déplacement des porte-outils 36 et 37 qui a lieu dans un plan perpendiculaire à l'axe 8 du vilebrequin 10.
A cet effet, ils doivent comporter soit une clavette 40bis ou 41bis engagée dans une rainure des porte-outils 36 et 37, soit un
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autre dispositif de guidage répondant au marne but.Enfin,le réglage en longueur de ces outils 40 et 41, réglage dont dé- pend la précision du tournage du maneton 9, est effectué par
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le moyen de oales d'épaisseur 43 mises en place avant 1'affâ- tage des outils 40 et 41 suivant le procédé décrit par le Demandeur dans le brevet français N 867.033 du 24 Mai 1940.
Des galets 44 et 45, solidaires d'axes 46 et 47 tournant dans les alésages appropriés des porte-outils 36 et 37, sont continuellement en contact avec les contours 17bis de la came 17. Ces galets 44 et 45, en roulant sur la partie 17bis, provoquent les déplacements des porte-outils 36 et 37 ainsi que des outils 40 et 41 vers le maneton 9. Le mouvement inverse est obtenu par l'action de ressorts de traction 48 logés dans un évidement 13ter du plateau, tournant 13. Ces
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ressorts 48 sont accrochés, d'une part à la paroi de ltévîcle- ment 13ter par des pitons 49 et, d'autre parts aux porteoutils 36 et 37 par d'autres pitons 50.
En regard des porte-outils 36 et 37 la rondelle 22 qui protège le mécanisme logé à l'intérieur des plateaux tournants 13 et 16, peut être remplacée par des tôles 51 et 52, fixées sur le plateau 16. Des feutres 53 ou tous autres dispositifs analogues frottant sur les porte-outils 36 et 37 maintiennent l'huile de graissage dans les parties où sa pré-
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sensre est nécessaire et s'opposent à l'intrusion des oopeacae. liagencoment de.9-korte-outils 36 et 37 et des outils 40 et 41 qui vient dvetre décrite est évidemment reproduit sur les autres porte-outils et outils guidés dans
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le plateau 16 et non visibles sur la fig.3.
L.ensemble constitué par le plateau fixe 7 et les organes qui se meuvent à l'intérieur de ce plateau (cou-
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ronnes 1418, plateaux 13-16i came 17 pignons 23-25. arbre moteur 24to.,:) est exclusivement réservé à l'usinage du maneton 9 du. vilebrequin 10. Les autres manetons de ce vilebrequin 10, par exemple le maneton 54, séparé de la portée 42 par le flasque 35, sont usinés simultanément par la moyen de dispositifs analogues à celui qui vient d'être décrit à propos du manaton 9 chacun de ces dispositifs comportant un arbre moteur distinct.
Les plateaux fixes solidaires du bâti et corres-
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pondant à ces différents manetons sont espaoés longit,udina- lement de la même quantité que les.manetons 9 et 54 et que tous les autres manetons du vilebrequin 10.
Dans les intervalles compris entre ces différents plateaux fixes, on peut prévoir des lunettes analogues à la lunette 29 des fig. 2 et 3, lunettes destinées à maintenir le vilebrequin 10 par ses flasques 34 ou 35 ou par tout autre flasque.
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L'éoartement entre les plateaux fixes voisins est déterminé par des cales d'épaisseur qui permettent d'obtenir un partage précis et constant en longueur, tel que la vérifioa- tion des cotes de longueur du vilebrequin usiné devient inutile.
Les plateaux fixes et leurs cales d'épaisseur sont empilés et serrés par des tiges filetées les traversant et les réunissant à des éléments fixes du bâti de la machine.
Les alésages excentrés tels que 7bis du plateau 7 sont disposés de manière que leurs axes coïncident avec ceux des manetons tels que 9. Lorsque le vilebrequin à usiner com- porte des flasques tels que lObis, il est avantageux de prati- quer des rainures de clavettes à la surface de ces flasques lObis, 34, 35,etc... en rapport avec les plans longitudinaux passant par les axes des manatons. Des clavettes 31bis et 32bis, solidaires des mâchoires 31,32 et autres des lunettes telles que 29, déterminent la position du vilebrequin 10 au moment où on procède à sa mise en place dans la machine.
Lorsque les flasques ne sont ni concentriques entre eux, ni concentriques à l'axe des portées, il est inutile de prévoir des olavetages dans les lunettes oar il ne peut se produire aucun mouvement de rotation pendant l'usinage et la position de la pièce est obtenue automatiquement par la fait que les projections$ dans un plan transversal, des axes des flasques sont distinctes les unes des autres.
La fige 5 montra, dans son ensemble, la disposition de la machine. Le plateau fixe 7 est boulonné en 55 sur le bâti 56, avec interposition de cales 57. La bâti 56 est évidé à sa partie inférieure de manière à permettre 1'évacuation rapide des déchets d'usinage.
Sur cette fig. 5 sont également visibles des tiges filetées 58 qui tiennent l'empilage des plateaux fixes tels que 7 et de leurs oales on entretoise.. Ces tiges filetées 58 aboutissent, aux deux extrémités de la machine, à des plateaux solidaires du bâti 56, non représentés. Ces plateaux limitent l'espace dans lequel sont logés tous les
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organes et permettent de clore 11e\,esta.1181':-un-c!lrpob1e' la présence, pendant l'usinage, protège le personnel contre les projections d'huile et de copeaux. Ce capotage se termina'$ pour le mieux, dans l'espaça compris entre les joues 56bis du bâti 56 et la forme extérieure des plateaux fixes tels que 7.
Ces plateaux d'extrémité peuvent également servir à la fixation des moteurs qui entraînent les arbres moteurs tels que 24, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un réduc- tour ou d'une boite de vitesses.
D'autres éléments déjà. cités à propos des fig. 2 et 3, sont visibles sur les fig. 5 et 6, par exemple la came 17 et les galets 44,45, 59 et 60 qui commandent les déplacements des porte-outils 36, 37,61 et 62 et des outils 40,41,63 et 64.
La nombre d'outils a été choisi égal à quatre, ce nombre étant celui qui permet la meilleure utilisation de la surface du plateau 16 et, en même temps, la construction la plus simple. Tout autre nombre peut être adopté pourvu que les conditions d'établissement de la oame 17 le permettent.
La fige 5 fait encore apparaître un des modes de réalisation de la lunette 29 et de sa partie mobile 33.Cette dernière est liée à la lunette 29 par des tiges filetées bas- culantes 65 et des écrous 66. Toute autre disposition, par ,exemple, une partie mobile articulée sur la lunette par une
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charnière et serrée par tige basculante à l'autre extrémité, eto... peut être adoptée.
La fig. 7 montre schématiquement la disposition et la forme de quatre outils d'un même ensemble. Le premier, par exemple l'outil 40, exécute les dégagements latéraux 67 et 68 du maneton 9 dégagements qui permettront la rectifica- tion ultérieure de ce maneton. Le deuxiême l'outil 41, usine les congés de raccordement du maneton 9, avec ses faces latérales 9bis et 9ter. Enfin, le troisième, l'outil 63, et le quatrième; l'outil 64, ne font qu'une partie de ces congés de raccordement cependant que les quatre outils travaillent à la fois sur la partie cylindrique du maneton 9.
Ce dernier travail étant le plus important, les quatre outils y participent simultanément de aorte que l'avance par tour de plateau au porte-outil est divisée par quatre. Au contraire, le travail sur les flanes(faces latérales 9bis et 9ter), sur les congés de raccordement et sur les déga- gements latéraux 67 et 68, peut être assuré, pour chacune de ces partie; par un seul outil, Pour les congés, on remarquera que plus on approche de la partie cylindrique du maneton 9, plus 1 y a d'outils participant à leur usinage.
Suivant un autre mode de réalisation (fig.8 et 9), il est prévu de rendre la couronne 18 et la came 17 mobiles, autour du contre du maneton 9, de la quantité nécessaire pour oompenser un manque éventuel de précision dans la position des outils4 En effet, si on admet une avance alun dixième de millimètre par tour du plateau porte-outil, cette avance étant à diviser par le nombre d'outils (quatre dans le cas présent) soit une avance de deux centièmes et demi par ou%11,il faudra régler la position des outils avec nne précision telle que les écarts soient inférieurs à deux centièmes et demi d'un outil à l'autre.
La couronne 18 est, dans ce cas, maintenue en position par des ressorte à lame 69 prenant appui dans l'alésage 13bis de la couronne 14 qui, elle, est guidée concentriquement par la bagne 21. Une bague 70 dans laquelle la couronne 18 tourne à faible vitesse relative comporte des entailles 70bis qui l'empêchent de suivre cette couronne dans son mouvement.
La oame 17 qui pousse les outils contre la pièce 10 se trouve centrée automatiquement par le travail des outils. lesquels, uniformément répartis autour du centrer n'exercent aucune poussée tendant à désaxer la came 17 par rapport 4 la pièce 10. les ressorts 69 ou d'autres similaires (par exemple des ressorts à boudin disposés radialement) assu- rent la tenue de la bague 70, de la came 17 et de la couronne 18 au moment où les outils attaquent la pièce 10, Ce travail est comparable à celui d'une lame d'alésage libre dans son porte-lame (alésoir à lame flottante).
La machine qu'on vient de décrire dans ses lignes principales permet l'utilisation d'un nombre considérable d'outils, sans faire subir aux pièces en usinage des flexions; des torsions ou des vibrations susceptibles de nuire à la pré- cision de l'usinges. Cela s'explique par la présence de lunettes, rigides qui peuvent être prévues en grand nombre, soit au moins une par maneton ou par portée, suivant le cas.
Chacune de oes lunettes exerce son serrage à proximité immédiate de l'endroit où travaillent les outils u plateau voisin de celui sur lequel elle est,elle-mêmea, fixée.
Cette particularité est exploitée pour assurer le refroidisse- ment de la pièce par un,arrosage. A cet effet, il est ,tout
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indiqué de ménager, dans l'épaisseur de chaque lunette, un canal de section convenable, fermé par une tôle mince formant couvercle et débouchant par an orifice en forme de fente dans la zone de travail des oatils. Ces canaux peuvent être alimen- tés par une tuyauterie passant à l'extérieur des lunette. et des plateaux fixes et reliées à une pompe. Une deuxième tuyau- terie assure$ d'une manière analogue, le graissage soue pres- sion des organes tournants on glissants contenue dans chacun des plateaux fixes.
REVENDICATIONS l. Un dispositif d'usinage permettant de réaliser une pièce en forme de solide de révolution en saillie sur un support, par exemple un axe, un maneton, un bouton de manivol- le,etc... dispositif caractérisé par le fait qu'il comprend, d'une part, un plateau fixe agencé pour immobiliser le support et présentant une dépression on un alésage central, diantre part, dans la dépression ou l'alésage du plateau fixe,on guide rotatif pour de. porte-outils mobiles radialement et une came tournante destinés à commander l'avance radiale des porte-outils dans le guide, enfin des moyens d'entraînement du guide et de la came, le tout constituant un ensemble auto- nome qui se présente- sous la forme d'une botte plate et prao tiquement close.
2. La combinaison d'un plateau rotatif, pourvun de dépressions radiales pour y loger des porte-outils et d'u rainure on gorge périphérique, avec une came annulaire logée dans cette rainure ou gorge destinée à provoquer l'avance ra-' diale des porte-outils, le plateau et la came étant, de pré- férenoe, pourvus de dentures périphériqnes permettant de les entraîner séparément à des vitesses angulaires différentes mais de valeurs très voisines.
3. Un agencement selon les revendications 1 on 2, caractérisé par le fait que le platean fixe affecte la forme d'une cuvette à fond perforé pour l'emboîtement sur le support de la pièce à tourner, la périphérie interne de la cnvette étant concentrique ou non à l'axe du trou du fond suivant que la pièce doit être coaxiale au support on excentrée par rapport à ce dernier.
4. Un agencement selon l'une quelconque des reven- dications précédentes, caractérisé par le fait que le plateau fixe se réduit à un anneau auquel est assujetti, sur uns face, une lunette, de préférence en deux parties, destinée à enserrer le support de la pièce à usiner.
5. Un agencement selon l'une quelconque des reven- dications précédentes, carpotérisé par le fait que le guide rotatif est creusé de rainures, de préférence à section pris- matique, ou subdivisé par des ouvertures ayant une telle sec- tion afin que les porte-outils y puissent coulisser et ceux- ci sont, de -préférence, soumis, dans le sens centrifuge, à l'action de dispositifs de rappel tels que des ressorts pre- nant appui sur le guide.
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