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B R E V E T D'INVENTION.
Monsieur Théo EVERS.
176, Chaussée d'Haecht à Bruxelles. PERFECTIONNEMENTS AUX SERRURES, EN PARTICULIER CELLES DITES BEC: DE-CANNE ET SEMBLABLES.
L'invention est relative aux serrures, et concerne en particulier celles à bec-de-canne, ou les serrures comprenant en même temps un beo-de-canne et un pène dormant.
Il est déjà connu en soi d'agir respectivement sur le lançant et la noix d'une serrure à bec-de-canne à l'aide de deux ressorts de rappel indépendants, ces deux ressorts étant le cas échéant de puissance différente, de manière telle que le rappel élastique du lançant proprement dit soit relativement faible, tandis que l'action sur le bouton ou béquille oblige à un effort plus ou moins conséquent; il est déjà connu également,lorsque la serrure comprend un pêne dormant; de prévoir un ressort indépendant pour agir sur les gardes associées à son mécanisme de manoeuvre.
Les conformations - généralement en spirales -, les dispositions -- fréquemment périphériques à l'ensemble des organes rappelés --, et les fixations-- le plus souvent par engagement sur des broches carrées rivées dans le palastre, rendent de toute façon la fabrication complexe et, ou d'un prix de revient élevé.
L'invention a pour but surtout de remédier à ces inconvénients et de procurer une disposition qui, non seulement, tant pour les ressorts eux-mêmes que de par leur agencement, soit simple et par conséquent de réalisation aisée et peu coûteuse, mais permet encore, s'il en est besoin, d'adapter ou de modifier aisément les
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actions élastiques sur les différents organes en sorte de permettre une amélioration du fonctionnement de ces organes. En outre, l'ensemble des ressorts peut être disposé entre les organes actionnés, ce qui contribue à une réduction des dimensions des serrures et du poids de matière employé à leur fabrication.
Conformément à l'invention, les rappels élastiques sont assurés par un ou des ressorts en lames qui prennent appui sur les organes qu'ils ont à actionner ou à maintenir, et, le cas échéant sur des parties fixes, sans fixation ou encastrement réel sur ou dans une partie fixe de la serrure.
Suivant une autre caractériatique de l'invention, on réalise l'adaption des actions élastiques aux fonctions des organes/agissant soit sur la section des ressorts en lames, soit sur le nombre d'éléments de ressorts influençant un même organe, soit encore sur la forme des ressorts ou des dits organes.
Et afin que de toute façon l'invention puisse être bien comprise, elle sera décrite ci-après avec plus de détail conjointement à certains modes préférés de réalisation de ses dispositions, illustrés schématiquement et exemplativement par les dessins annexée sur lesquels:
Fig.] est une vue de face, par tutelle, certaines parties omises, d'une serrure bec-de-canne ;
Figa 2 et 3 montrent, de même, des modifications;
Fig.4 est une vue de face, partielle, certaines parties omises, d'une serrure à bec-de-canne et pêne dormant comportant application de l'invention;
Fig.5 illustre une autre réalisation;
Figs 6 et 7 montrent des variantes.
En se référant d'abord aux figs 1 à 3, 1 désigne -le palastre d'une serrure bec-de-canne, 2 son lançant, guidé d'une façon quelconque, par exemple par une enoche ou rainure 3 engagée sur un téton 4.5 est la noix comportant l'ouverture carrée usuelle 6 pour l'engagement de la broche du bouton ou béquille de manoeuvre, cette noix comportant de préférence des bras angulairement disposés.
L'un de ces bras, 7, est engagé derrière un talon 8 du lan- çant,entre ce talon et le téton 4 précité, lequel lui sert de butée et limite donc le mouvement de sortie du lançant 2. L'autre
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bras 9 de la noix 5 est pourvu d'une encoche 10 dont le rôle appa- raitra par après.
Pour réaliser l'invention, on dispose entre l'encoche 10 de la noix 5 et l'épaulement habituel 11 du lançant 2, un ressort en lame 12, prenant appui sur ces organes en assurant toutes les fonctions requises, savoir de ramener le lançant 2 dans sa position extérieure, avec une puissance relativement faible, due à la flexion de l'élément 14, et de s'opposer au déplacement de la noix, c'est à dire du bouton ou béquille, avec une puissance relativement considérable, dûe principalement à la déformation de l'élément 15-- à laquelle s'ajoute la flexion de la branche 14 --,
cet élément 15 résistant beaucoup plus énergiquement de par sa position vis à vis de l'organe dont il contrôle le déplacement Il est du reste aisé de conditionner la résistance au déplacement du bouton ou de la béquille, par une organisation appropriée du ressort 12, notamment de manière à se rapprocher, pour son élément 15, des conditions de flambage ou de celles d'une flexion simple.
De préférence, ainsi que représenté, on donne au ressort 12 une forme rappelant celle d'un V, et avantageusement on prévoit une butée telle que 16, disposée au voisinage de la pointe 13 du V.
Indépendamment de la disposition de l'élément 15, il est aisé d'accroître la résistance opposée au déplacement du bouton ou béquille dans toute la mesure désirée, en adjoignant à cet élément 15 d'autres ressorts en lames, comme par exemple en y accolant un élément tel que 17, de force élastique égale ou différente.
On observera que dans la disposition ainsi réalisée, la résistance élastique de l'élément 15 est la plus importante au début de la flexion, ce qui est généralement désiré, non seulement pour l'ac tionnement, mais encore pour la bonne tenue des boutons et béquil- les de manoeuvre.
Indépendamment d'une flexion initiale moins ou plus prononcée de l'élément 15, ou de l'emploi de deux ou un plus grand nombre de pareils éléments --identiques ou différents -- on peut obtenir des résultats analogues ou modifier une action élastique donnée en changeant la position angulaire relative du bras 9 de la noix 5, la résistance élastique, en particulier initiale, à la rotation de la noix, étant augmentée si l'on réduit l'angle entre les
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bras 7 et 9, comme il est par exemple représenté fig.2.
Naturellement, les variantes des dispositions précédentes rentrent dans le cadre de l'invention et par exemple, comme illustré dans la fig. 3, on pourra réaliser de façon distincte les éléments tels que 14 et 15 du système élastique, les extrémités voisines de ces éléments se recouvrant partiellement. Si on le désirait, on Pourrait dans ce cas améliorer le maintien en position de ces extrémités à l'aide d'un téton tel que 18, fixé au palastre 1.
Dans la fig.4, la serrure représentée comporte un lançant 2 et en outre un pêne dormant 19, auquel sont combinées, d'une manière quelconque connue, des gardes de sûreté 20.
Dans l'application de l'invention a pareille serrure on peut réaliser le système élastique par des combinaisons diverses de ressorts en lames.
C'est ainsi que selon cette figure 4, le lançant 2, la noix 5 et les gardes 20 sont maintenus ou rappelés par un système de deux ressorts en lames, dont l'un 21 prend appui d'une part sur le lan- çant 2 et d'autre part sur la noix 5, tandis que l'autre 22, prend appui sur le premier alors qu'il retient les gardes 20.
Les ressorts 21 et 22 sont établis et disposés de manière à satisfaire aux conditions d'une faible résistance au déplacement tant du lançant 2 que des gardes 20, et d'une forte résistance au déplacement de la noix 5.
Dans la réalisation selon la fig.5, on a prévu un ressort en lame 23 dont une extrémité maintient le lançant 2 tandis que l'autre extrémité maintient les gardes 20, et un ressort en lame 24 prenant appui sur le premier à une extrémité, alors que son autre extrémité est engagée dans l'encoche 10 du bras 9 de la noix 5.
Comme on l'observera, cette dernière réalisation permet une adaptation particulièrement aisée aux conditions à satisfaire,puisque les deux actions élastiques relativement:' faibles -- action sur le lançant et action sur les gardes -- sont assurées par le même ressort, tandis que l'action élastique conséquente -- sur la noix 5-est assurée par un ressort-lame distinct,et que l'on pourra donc choisir ce dernier de section et de raideur aussi importantes que né- cessaire.
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Bien entendu, les considérations émises précédemment, concernant les éléments élastiques et la position relative du bras 9 de la noix 5 des figures 1 à 3, sont également applicables aux réali- sations des figures 4 et 5, toutes ces variantes,ainsi que d'autres de même principe, rentrant naturellement dans le cadre de l'inven- tion. En particulier, comme illustré dans la fig.6, le ressort 22 qui retient les gardes 20 dans/la fig.4, ou l'élément du ressort 23 remplissant cette fonction dans la fig. 5, peut être conformé de fa- çon à prendre également appui sur une portion intermédiaire de l'élément ou du ressort associé à la, noix 5, ce qui permet, d'une fa- çon très simple, de modifier son action de retenue sur les gardes 20.
Suivant la fig. 7, un seul ressort en lame 25 est employé pour assurer toutes les actions élastiques, ce ressort portant à la fois sur le lançant 2, sur la noix 5 et sur les gardes 20, l'action de retenue sur la noix 5 pouvant être renforcée si c'était nécessaire par l'adjonction d'un élément élastique tel que celui indiqué par le tracé interrompu 26.
REVENDICATIONS.
1. Perfectionnements aux serrures, en particulier à celles à bec-de-canne, ou comprenant en même temps un bec-de-canne et un pêne dormant, qui consistent à y assurer les rappels élastiques par un ou des ressorts en lames prenant appui sur les organes qu'ils ont à actionner ou à maintenir, et le cas échéant sur des parties fixes, sans fixation ou encastrement réel sur ou dans une partie fixe de la serrure.