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La présente invention est relative aux pierres précieuses ou semi-précieuses et concerne plus particulièrement une disposi- tion nouvelle des facettes grâce à laquelle on obtient, entre autres caractéristiques avantageuses, un accroissement de l'éclat par rapport à la technique antérieure. Pour 1-es commodités de l'exposé, mais sans que cela constitue une limitation de l'inven- tion, celle-ci est décrite en tant qu'appliquée à une pierre tail- lée en "brillant" et plus particulièrement à un diamant. Suivant le système de la taille en brillant, le contour de la pierre est celui de deux troncs de cônes disposés base contre base, le cône supérieur étant appelé la "couronne" et le cône inférieur le "pavillon". Les surfaces inclinées de la couronne et du pavil- lon sont taillées de manière à donner de nombreuses faces ou fa- cettes qui se coupent.
Ainsi la surface latérale de la couronne comporte 32 facettes et celle du pavillon 24, de sorte qu'avec la face supérieure ou "table" et la face inférieure ou "culot" il y a en tout 58 facettes dans le brillant taillé classiquement.
D'habitude, on laisse entre les surfaces à facettes de la couronne et celles du pavillon une bande étroite non taillée et non polie dite "feuilletis" qui fait le tour ininterrompu de la pierre. Si cette bande ou ceinture était omise les surfa- ces inclinées de la couronne et du pavillon se couperaient sui- vant des angles vifs aigus affaiblissant la pierre et la rendant sujette à l'écailla.ge au point précis où elle est habituellement sertie, formant en même temps des bords et des coins très cou- pants.
Bien qu'il ait été considéré jusqu'ici comme une caracté- ristique nécessaire de la structure de la pierre, ce, feuilletis rugueux et non poli constitue une barrière au passage de la lu- mière, réduisant ainsi dans une certaine mesure la réfraction et on peut l'observer comme une bande grise vers le milieu dela pierre ; en outre, en raison de sa rugosité, il tend à accumuler des poussières qui sont très difficiles à enlever.
La présente invention a pour objet principal de four- nir un agencement nouveau grâce auquel il est possible d'augmen- ter dans une grande mesure le lustre d'une pierre taillée sous d'autres rapports de la manière habituelle, plus spécialement d'un brillant, sans néanmoins produire de bords coupants en ce point. L'invention se propose encore de fournir une pierre pré- cieuse ou semi-précieuse comportant un feuilletis ou ceinture dont la forme assure la résistance voulue et un meilleur encas- trement pour le sertissage que la ceinture usuelle.
D'autres @
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objets et avantages de l'invention seront signalés dans le cours de la description détaillée suivante en référence aux dessins an- nexés dans lesquels :
La fig.l est une vue en plan à grande échelle d'un bril- lant taillé conformément à l'invention.
La fig. 2 est une élévation de la pierre de la fig.l.
La fig.3 est une coupe partielle à plus grande échelle suivant la ligne 3-3 de la fig.2;
La fig.4 est une vue semblable à la fig.l mais représen- tant un Mode de réalisation préférée et
La fig. 5 est une élévation de la pierre de la fig. 4.
Aux dessins, 1 désigne la couronne de la pierre, 2 le pavillon, 3 la table et 4 le culot. Entre la couronne et le pavil- lon se trouve le feuilletis 5. La couronne est représentée avec ses
32 facettes 6 usuelles et le pavillon avec ses 24 facettes 7 usuel- les.
Suivant la forme de réalisation de l'invention qui est illustrée aux Figs.l, 2 et 3, on taille et on polit le feuilletis ou ceinture 5 pour obtenir de nombreuses 'facette.45-. Ces facet- tes 8 sont polygonales, le nombre de leurs côtés dépendant de leur situation par rapport aux faces de la couronne et du pavillon qu'ils coupent. Ces facettes 8 se coupent suivant des lignes 9 qui sont à peu près parallèles à l'axe vertical de la pierre, ces fa- cettes étant sensiblement planes et disposées dans des plans sen- siblement parallèles à l'axe de la pierre. De préférence, ces fa- cettes 8 ont une longueur sensiblement uniforme suivant la circon- férence de la/pierre et disposées de telle manière qu'elles forment approximativement des polygones rectangles.
Afin d'éviter la pré- sence d'angles exagéréme nt aigus entre les facettes adjacentes 8 et de préserver le contour général circulaire de la pierre dans la région du feuilletis, on a trouvé préférable d'avoir un nom- bre de facettes 8 au moins aussi grand que celui des facettes de la couronne. De préférence, le nombre de facettes du feuilletis doit dépasser celui de la couronne et, afin d'avoir le maximum d'éclat les nombres de facettes de la couronne et du feuilletis respectivement doivent être tels que-les lignes d'intersection des facettes du feuilletis ne coïncident pas trop souvent avec des intersections des facettes de la couronne ou du pavillon; par exemple, comme représenté ici,il y a deux facettes et demie du feuilletis pour chaque facette de la couronne adjacente au feuilletis.
De fait, pour les meilleurs résultats, on constate que le feuilletis d'une pierre taillée en brillant doit avoir au moins 40 facettes telles que 8 dans les pierres de la grandeur commerciale usuelle et, pour les pierres plus grosses,, ce nom- bre peut être augmenté avec avantage. Ainsi, si l'on prévoit 40 facettes dans le feuilletis, le nombre total de facettes est porté à 98 au lieu des 58 usuelles, le résultat étant d'intensi- fier l'éclat réfringent normal de la pierre dans une mesure très appréciable. Par ce moyen, on élimine la bande grise absorbante de lumière usuelle au feuilletis de la pierre et à sa place, le feuilletis devient une bande étincelante de lumière.
Cependant, tandis que le feuilletis contribue ainsi à un degré marqué aux caractéristiques réfléchissantes et réfringentes de la pierre, il demeure néanmoins robuste et résistant, bien qualifié pour résister à l'écaillage et pour assurer un bon maintien de la pierre dans son sertissage, mais sans bords trops vifs.
Cependant que la méthode illustrée aux figs. 1 à 3 in-
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clus et décrite ci-dessus donne une pierre d'éclat beaucoup plus grand que la pierre courante avec ceinture sans facettes, on a constaté que la disposition des figs. 4 et 5 permet d'obtenir un éclat encore supérieur tout en assurant un meilleur sertissage.
Dans cette disposition représentée aux figs. 4 et 5, la taille de la couronne et du pavillon de la pierre est classique et telle qu'on l'a décrite plus haut.- Le feuilletis est pourvu de facettes 8a dont la disposition et le nombre sont en général les mêmes que celui des facettes 8 décrites plus haut, mais, dans le cas actuel, ces facettes 8a, au lieu d'être sensiblement verticales, c'est-à- dire dans des plans parallèles à l'axe de la pierre, sont dispo- sées dans des plans inclinés par rapport à celui-ci autrement dit on peut dire que la pierre a en quelque sorte un feuilletis en bi- seau, les intersections des facettes de feuilletis convergeant vers l'axe de la pierre.
En inclinant ainsi les facettes du feuil- letis 8a de manière que leurs plans convergent vers la table de la pierre, ces facettes 8a deviennent visibles à partir du sommet de la pierre, formant une bordure nette pour la couronne et donnant à la pierre l'apparence de posséder autour de sa partie centrale une auréole de lumière. Non seulement, ces faces inolinées augmen- tent par elles-mêmes l'éclat de la pierre, mais apparemment, par réfraction et réflexion internes,augmentent l'éclat des facettes ordinaires de la couronne.
Bien qu'il soit évident que plus ces facettes 8a sont inclinées sur la verticale, plus elles seront visibles de la par- tie supérieure de la pierre, l'expérience montre que les meilleurs résultats sont obtenus lorsque l'angle d'inclinaison de ces facet- tes 8a par rapport à la verticale est compris entre 10 et 30 . Non seulement ces facettes du feuilletis inclinées qui, en un certain sens, deviennent ainsi une partie de la couronne, augmentent très appréciablement l'éclat de la pierre, mais en outre la surface bi- seautée et à facettes assure en ce point un ancrage beaucoup plus robuste pour le sertissage que ne le fait le feuilletis ordinaire.
Le feuilletis biseauté permet d'augmenter l'épaisseur du métal de sertissage en ce point plus qu'il n'est permis lorsque la surface extérieure du feuilletis est sensiblement verticale. En même temps, les angles d'intersection des minuscules facettes du feuilletis entre elles et ceux entre les facettes du feuilletis et celles de la couronne assurent un encastrement très robuste dans le métal de sertissage, de sorte que la pierre ne peut ni tourner ni basculer dans sa monture.
Comme les facettes 8a dépassent en nombre celles de la couronne,elles ont nécessairement un contour quelque peu irré- gulier, mais forment en général des figures polygonales étroites suivant la dimension verticale et allongée suivant la dimension circonférentielle et de longueur sensiblement uniforme le long de la circonférence de la pierre; leur ensemble vu en plan forme sensiblement un polygone régulier. Bien que les facettes du feuille- tis soient inclinées vers le haut et vers l'intérieur de manière à converger entre elles, leurs intersections avec les facettes du pavillon ne sont pas exagérément aiguës et la solidité de la pierre est ainsi maintenue bien que le feuilletis résultant soit, comme dit plus haut, hautement polis'et très brillante.
Le feuilletis poli, qu'il soit du type représenté à la fig.l ou de celui de la fig.4, ne tend pas à recueillir de la poussière comme le fait le feuilletis non poli en sorte qu'il est beaucoup plus facile d'entretenir eh état de propreté la pierre ainsi obtenue que la pierre ordinaire et , par suite, l'éclat exceptionnel de la pierre suivant l'invention ne se ternit pas facilement par l'accumultion d'impuretés.
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L'inclinaison des facettes de feuilletis 8a dans le sens opposé, c'est-à-dire de manière à converger vers le bas, présente également des effets améliorés par rapport à la pratique antérieure, mais ces facettes ne sont alors as visibles de la partie supérieure de la pierre si ce n'est à travers la matière de celleci et, bien qu'ajoutant dans une certaine mesure à 1'éclat de la pierre, une disposition de ce genre est moins désirable que celle décrite et illustrée ci-dessus. Dans la description ci-dessus, on s'est référé tout particulièrement à un perfectionnement dans la taille des diamants, mais il doit être bien entendu que l'invention s'applique aussi à la taille d'autres pierres/précieuses telles que les émeraudes.
Certaines formes avantageuses de l'invention ont été décrites à titre d'exemple, mais il doit être bien entendu que l'invention ne se limite pas nécessairement à ces formes précises et qu'elle doit être considérée comme comprenant de façon étendue toutes méthodes équivalentes entrant dans le cadre de l'invention.