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Perfectionnements aux serrures à combinaison
Dans le brevet français 830.327, il a été décrit une ser- rure à combinaison (spécialement applicable comme serrure de portière de véhicule) dont la manoeuvre se faisait par une clef comportant un certain nombre de doigts, de saillie individuel- lement réglable, qui, par leur enfoncement dans des canons de la serrure, amenaient, par le jeu de pistons mobiles dans les- dits canons, l'alignement de fentes ou crans ménagés sur les extrémités desdits pistons, alignement;' qui seul permettait le basculement d'un couteau actionnant le verrou de la serrure.
La présente invention a pour objet des perfectionnements
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apportés à ce type de serrure en vue d'en étendre l'application aux meubles, portes etc...
Selon une première caractéristique de l'invention, les fen- tes ou crans sont ménagés sur le pourtour de cames ou disques de combinaison actionnés par les pistons, soit par le moyen de biellettes, soit par le moyen de crémaillères ou toues dentées.
Les fentes ou crans sont diversement situés sur la péri- phérie des différents disques de combinaison, de sorte que, pour amener en alignement les fentes ou crans des différents disques, il faille déplacer plus ou moins les pistons correspondants, les saillies des tenons de la clef étant proportionnelles aux dé- placements desdits pistons.
Dans une forme de réalisation, une lame de couteau oscil- lante sollicitée par ressort, est susceptible de pénétrer dans les fentes ou crans des disques de combustion lorsqu'ils sont amenés en alignement, ledit couteau entraînant, par un toc, la rotation d'un verrou libérant alors le pène de la serrure.
Un poussoir actionnable du dehors et agissant sur le ver- rou, permet de provoquer le dégagement du couteau hors des ten- tes des disques de combinaison et de verrouiller à nouveau la serrure, sans qu'il soit besoin de se servir de la clef.
La serrure étant déverrouillée, peut être tournée d'un an- gle voulu par l'actionnement du pène: soit par fourchette ( course limitée), soit mieux par pignons, auquel cas l'engrène- ment des dentures est réalisé par un léger déplacement axial de l'ensemble de la serrure.
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Dans une variante d'exécution, le dispositif déverrouillant la serrure peut être constitué par un couteau fixe qui ne permet un certain mouvement d'enfoncement de la serrure que lorsque l'a- lignement des fentes des disques de combinaison est réalisé, ce mouvement d'enfoncement provoquant l'engrènement des dentures d'entraînement du pène (roue et couronne dentées ou pignon et crémaillère, ou dispositif équivalent).
Les organes réalisant la liaison entre les pistons et les disques de combinaison -biellettes ou crémaillères selon le cas- au lieu d'actionner directement les disques ou des pignons calés sur les disques, peuvent actionner des organes décelables par rapport aux disques, de façon à permettre de changer la combinai- son de chaque disque.
Dans une exécution, les biellettes de liaison s'attèlent sur un moyeu sur lequel chaque disque de combinaison est emman- ché à force.
Dans une autre exécution, la crémiallère solidaire de cha- que piston engrène avec un pignon porteur d'une croix à branches élastiques pressant Rontre le disque de combinaison, l'entraîne- ment se faisant par pénétration de picots d'extrémité desdites branches kans des alvéoles creusées dans le disque.
Le carter contenant le barillet, les pistons et les disques de combinaison et qui peut être enfoncé pour provoquer l'engrè- nement des dentures d'entraînement du pêne, peut être verrouillé, soit en position d'enfoncement, soit en position de retrait par le moyen d'un verrou pénétrant dans l'un des deux trous percés dans le carter, de façon qu'on puisse, de 'intérieur, condamner
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la serrure, même pour une personne possédant la bonne clef, tan- dis que le verrouillage en position d'enfoncement permet de mo- difier la combinaison à volonté par ajustement de la position des crans des disques à la saillie réglable des tenons de la clef.
Le fond de la serrure qui forme pignon de commande du pène est manoeuvrable à la main de l'intérieur par bouton.
Sur la face extérieure de la serrure est prévue une plaque de garde à deux encoches réalisant, avec deux épaulements du corps de clef, un joint à baïonnette retenant la clef lorsqu'el- le a été engagée, évitant à l'usager d'avoir à continuer sa pres- sion pour la manoeuvre de la serrure.
D'autres détails de l'invention ressortiront du reste mieux au cours de la description qui va suivre, donnée en se référant au dessin annexé qui montre, uniquement à titre indicatif, quel- ques exemples d'exécution de l'invention et plus précisément :
Fig. 1 une forme de principe de la serrure et de sa clef, la serrure étant représentée en coupe selon la ligne I-I de la fig. 3;
Fig. 2 une vue latérale en coupe selon la ligne II-II de la fig. 1;
Fig. 3 une vue d'arrière montrant un mode particulier d'ac- tionnement du pène ;
Fig. 4 une vue de principe d'un variante d'exécution de la serrure avec douteau fixe et ensemble enfonçable ;
Fig. 5 une vue perspective d'une forme perfectionnée d'e- xécution découlant de la forme précédente ;
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Fig. 6 une vue de détail montrant l'accouplement des biel- lettes ;
Fig. 7 une autre variante d'exécution vue en coupe suivant la ligne VII-VII de la fig. 8;
Fig. 8 vue en coupe la ligne VIII-VIII de la gig. 7;
Fig. 9 vue d'un mode de liaison décalable entre les pistons et les disques de combinaison;
Fig. 10 vue de la serrure, le foncet et le pène étant sup- posés enlevés;
Fig. 11 vue du tambour d'entraînement du pêne.
La clef 1 comporte, à la façon connue, des tenons 2 dont la saillie est réglable par des vis 3 dont les têtes présentent une fente 5 dans laquelle peut pénétrer le bord de la fente découpée dans la clef 1 et qui leur sert de logement, de façonxà former arrêtoir sous l'action des ressorts 6.
Dans une platine 9 de la serrure sont d'autre part aménagés des canons 8 dans lesquels coulissent des pistons 7 soumis à l'ae- tion de ressorts 13 et qui actionnent des disques de combinaison 10 qui présentent des crans 14 diversement situés sur leur pour- tour.
La liaison entre les pistons 7 et les disques 10 peut être réalisée par des crémaillères 11 solidaires des pistons et engre- nant avec des pignons 12 solidaires des disques 10 (fig. 1 et 2).
Cette liaison pourrait être réaliséer par des biellettes 61 (fig. 4 à 6) articulées à la fois sur les pistons 7 et sur les disques 10, ou par tout autre moyen approprié.
En déplaçant les pistons 7 de longueur appropriés à l'aide
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des tenons 2 de saillie réglée en conséquence, on conçoit qu'an puisse amener les crans 14 à venir en alignement.
Dans l'exemple des fig. 1 à 3, lorsque cet alignement est réalisé, un couteau 15 en forme d'un U articulé autour de l'axe 16, va pouvoir, sous l'action d'un ressort 17, pénétrer dans les crans 14. Dans ce mouvement, le couteau entraîne, par un toc 18, un verrou 19 rappelé par ressort 20 et basculant lui aussi au- tour de l'axe 16, de telle façon que ledit verrou se dégage de l'entaille du pène 21 dans lequel il était engagé et libère ainsi le pêne 21 qui peut être alors actionné par tout moyen approprié, par exemple (fig. 3) par rotation de la platine 9 entraînant ledit pène 21 par une fourche 24 (ce qui limite l'am- plitude de l'avance du pêne), ou de façon analogue à ce qui exis - te dans l'exemple de la fig.
4, par roue dentée 62 et couronne dentée 63, ou de façon analogue à ce qui existe dans les exem- ples des fig. 5 et suivantes, par pignon 35 et crémaillère 36.
Un poussoir 22 manoeuvrable du dehors et agissant sur une aile 23 (fig.l) du verrou 19, permet de provoquer le dégagement du couteau 15 hors des crans 14 et de verrouiller à nouveau la serrure, par exemple lorsqu'on quitte l'appartement, sans avoir besoin de se servir de la clef (les ressorts 13 ramenant les pistons 7 à leur position de repos et détruisant l'alignement des crans 14).
Das la variante d'exécution représentée très schématique- ment à la fig. 4, le couteau 15 est fixe, tandis que l'ensemble de la platine 9, des canons 8, des pistons 7 et des disques 10 (avec lesquels ils sont reliés par biellettes 61) ensemble lo- gé dans un carter ou une simple chape 42, est susceptible de eou-
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lissoir longitudinalement de quelques millimètres pour s'enfon- cer dans le sens de la flèche F, à condition que les crans 14 soient en alignement et permettent la pénétration du couteau 18. Par ce mouvement, le pignon 62 a été amené à engrèner avec la couronne dentée 63 (ou la crémaillère 36 comme dans l'ex- emple de la fig. 5), pour permettre d'entraîner le pène. Un res- sort 46 ramène ensuite l'ensemble en position initiale.
Dans la réalisation perfectionnée des fig. 5 et 6 basée sur le même principe, les biellettes de liaison 61 sont attelées en bout, non pas directement sur les disques (à deux flasques) mais sur un moyeu 64 (fig. 6) sur lequel lesdites flasques sont emmanchées à force, ce qui permet de décaler à volonté les flas- ques 10 pour changer de combinaison. Tous les moyeux 64 sont embrochés sur un même axe 26 dont les extrémités tourillonnent dans le carter 42.
Le couteau fixe 15 est porté par le fond 32 conformé en pignon 35 sur sa périphérie pour engrèner avec les dents 36 de crémaillère conformées dans le pène 21.
Le carter 42 centré dans le fond 32 et encoché lui-même en 29, peut coulisser de quelques millimètres au moment où l'on engage les crans 14 des disques sur le couteau 15.
Entre le fond 32 et un collet 47 du carter 42 est logé le ressort hélicoïdal de rappel 46 qui tend toujours à dégager (sens flèche F') le carter et les organes qu'il porte, hors du couteau 15. Ledit carter 42 peut être verrouillé dans ses deux positions par un verrou 67 pénétrant dans l'un ou l'autre de deux trous percés dans le collet 47 du carter, ledit verrou @
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étant manoeuvrable extérieurement par moyen tel que 67'.
Si (par exemple pour la nuit) l'on immobilise le carter 42 en position de retrait (hors du couteau), la serrure est condam- née même pour une personne possédant la bonne @lef, tandis que si l'on immobilise le carter 42 en position d'engagement sur le couteau (comme représenté fig. 5) les disques étant immobilisés, il sera possible de modifier la "combinaison" en décalant les moyeux 14 par rapport aux disques 10, par une modification de la saillie des tenons 2 de la clef. Pour ce réglage on pourra, si besoin est, tirer vers l'extérieur les pistons 7 en se servant d'une petite tige filetée vissée dans un trou 7' des pistons 7.
Dans ce réglage les disques 15 patinent sur leurs moyeux 64.
En permanence, on peut, à l'aide d'un bouton 40 manoeuvrer depuis l'intérieur le fond 32 formant pignon 35;
La boite de serrure 68 sera prévue suffisamment épaisse au droit des crans 14 pour qu'on ne puisse, à l'aide d'une pige, saisir la combinaison.
Enfin une plaque de garde 44 à deux encoches 51 sera préfé- rablement placée devant la serrure pour retenir pendant la ma- noeuvre d'ouverture, la clef 1 qui aura été engagée, la clef présentant des épaulements 52 à la façon des joints à baïonnette.
Ainsi l'usager ne risquera pas d'avoir sa clef chassée en arri- ère (sens F') sous l'action du ressort 46 s'il ne continue pas exercer une pression dans le sens F sur la clef.
Dans la forme d'exécution perfectionnée des fig. 7 à 11, la platine est conformée en barillet 9 et les pistons 7 sont rap- pelés en position de repos par des ressorts 13 logés dans lesdits
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pistons creux 7 qui présentent latéralement des crémaillères 11 (fig. 9) passant à travers une fente 30 pratiquée selon une des génératrices du canon 8 et aboutissant dans une saignée 31 (fig.
8) du barillet 9.
La liaison entre chaque pignon 12 et son disque 10 (monté fou sur l'arbre commun 26) est réalisée (fig 9) par une croix 25 à branches élastiques portée par le pignon et dont les bran- ches passent contre le disque 10, des picots d'extrémité 28 des- dites branches pénétrant dans des alvéoles 27 creusées dans le disque (fig. 8), ce qui permet de décaler les disques 10 (et leurs crans 14) à volonté.
Les crans 14, par une rotation convenable de leurs disques 10, viennent en alignement entr'eux et avec une rainure 29 amé- nagée (fig. 8) dans le barillet 9, laquelle rainure peut venir en engagement avec une nervure 34 du fond 32 d'entraînement du pêne 21.
Pour renforcer l'accouplement entre le fond 32 et le baril- let 9, une seconde nervure 34' et une seconde rainure 29' est prévue (fig. 8).
Le fond 32 tourillonne dans le foncet 38 dé la serrure et porte sur son bout d'axe 39 le pignon ou la béquille permettant de manoeuvrer la serrure de l'intérieur.
Le pène 21 et le barillet 9 sont logés dans le palastre 41 de la serrure. Quant au barillet, il est rendu solidaire par vis 43 (fig. 7) du carter 42 disposé lui-même dans un boîtier 44 présentant sur le devant"l'ouverture 45 pour le passage de la clef et pourvue d'encoches 51 comme précédemment exposé.
Le fonctionnement de cette serrure est analogue à celui de
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la précédente (fig. 5 et 8)
Le barillet 9 et son carter 42 peuvent coulisser dans le sens de la flèche F (fig. 8), lorsque l'on exerce sur eux, au moyen de la clef passant par l'ouverture 45 du boitier 44, une pression suffisant à vaincre la poussée du ressort 46. Mais cet enfoncement du barillet n'est possible que si ses rainures 29- 29' sont placées en regard des nervures 24-24' du fond 32 et si les crans 14 des disques 10 coïncident tous avec la rainure 29.
Par ce mouvement de coulissement, le barillet 9 devient solidaire du fond 32 et toute rotation du barillet se traduit par une rotation du fond 32 conformé en pignon 33 et, conséque- mment par un déplacement du pène 21.
L'introduction de la clef à travers l'ouverture 45 du boi- tier 44, ne peut se faire que suivant le plan diamétral sur le- quel sont situées les encoches 51, plan qui correspond à celui dans lequel les pistons 7 sont alignés. Dès le début de la rota- tion, les épaulements 52 de la clef s'engagent sous la paroi circulaire du bottier 44, empêchent la clef 1 d'être expulsée sous la poussée du ressort 46. L'usager peut alors manoeuvrer la clef, sans avoir à continuer à exercer un mouvement de pous- sée.
Dès que la clef est ramenée, après un tour complet, dans le plan diamétral des encoches 51, la clef est à nouveau expulsée de l'ouverture 45.
A tout moment, on peut à l'aide du bouton 40, béquille ou autre organe équivalent, manoeuvrer le pêne 21 de la serrure sans entraîner le barillet 9, à condition que les tenons d'une
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clef ne soient pas introduits dans la serrure.
Si une clef est introduite, la manoeuvre ne présente pas davantage de difficulté si ce n'est que la clef 1 sera expulsée de la serrure dès qu'elle se trouvera dans l'alignement des pis- tons 7.
Pour assurer la coïncidence entre les nervures 34, 34' du tambour et les rainures 29, 29' du barillet, le fond 32 est pour- vu, sur sa périphérie, de deux encoches 53 (fig. Il) dans les- quelles peut pénétrer un doigt d'arrêt 54 (fig. 10) porté par un ressort-lame 55 fixé sur le palastre 41 de la serrure. Les deux positions à 1800 l'une de l'autre des nervures 34, 34' sont donc ainsi matérialisées par le doigt 54 formant billage.
Si l'on veut que le pène 21 puisse servir à la fois de pêne dormant et de pène demi-tour, on doit alors disposer un ressort 56 logé dans le palestre 41 et agissant sur le pène biseauté.
Une butée d'arrêt 57 peut être fixée dans le palastre pour limiter la course du ressort lorsque le pène devient pêne dor- mant.
La serrure qui vient d'être décrite présente une sécurité de fermeture et une inviolabilité absolue tout en étant d'un ré- glage extrêmement simple.
Il suffit en effet tout d'abord d'enfoncer les tenons 3 d'une clef 1 réglée pour l'ouverture de la serrure, dans les ca- nons 8 de cette dernière, pour amener, comme il a été dit, tous les crans 14 des disques 10 en alignement avec la rainure 29.
Puis on repousse vers l'arrière, sans le faire tourner le baril- let 9 qui entre alors en prise avec le tambour 32 et tout en le
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maintenant dans cette position, on enlève la clef utilisée et on la remplace par une autre comportant des doigts dont les sail- lies diffèrent de celles des doigts de la première clef.
Les picots 28, grâce à l'élasticité des branches de la dite croix, passent donc d'une alvéole 27 à une autre et le réglage est ainsi modifié.
, Ce réglage n'est bien entendu, possible que si Ilon main- tient ou l'on augmente la saillie de certains doigts. Si, au contraire, on veut raccourcir cette saillie, on se servira, comme exposé précédemment, d'une petite tige filetée se vissant dans l'alésage taraudé 7', pour tirer à fond les pistons dans le sens de la flèche F'. On procèdera ensuite, comme dit plus haut, avec une clef comportant le nouveau réglage.
Une serrure constituée comme il vient d'être dit peut être appliquée aussi b@en aux habitations, qu'aux automobiles, au'aux malles ou tous autres usages. Elle est d'ailleurs applicable toutes les fois qu'il faut verrouiller des pièces en mouvement.
On voit aussitôt que les formes de réalisation de l'inven- tion peuvent être multiples et l'on conçoit que des modifica- tions de détail puissent être apportées aux dispositifs décrits ci-dessus sans pour cela se départir de l'esprit du présent brevet.
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