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" Leurre pour la. pêche aux poissons voraces "
La présente invention concerne un leurre pour la pêche aux poissons voraces, lequel se caractérise par son grand effet attractif sur le poisson, résultant de sa. forme et de sa tenue dans l'eau, ainsi que par la grande précision qu'il permet dans le lancer, tout en évitant le vrillage de la ligne.
Dans ce but, le leurre suivant l'invention est constitué par un corps, imitant la forme d'un poisson, surmonté de plumes fixées au corps ou à la tige de fixation de ce dernier, formant ainsi deux parties ou éléments de densité sensiblement différente dont l'action individuelle ou combinée tend à assurer l'effet attractif recherché.
Un exemple de réalisation préférée de l'objet de l'inven- tion se trouve décrit ci-après avec référence au dessin annexé, dans lequel, pour plus de clarté, cet objet est montré à échelle agrandie.
Comme montré dans ce dessin, le leurre suivant l'invention se compose d'un corps tel que de forme ovale ou autre, mais imitant de préférence la forme d'un poisson. Ce corps est, de préférence, établi en plomb et sa surface, qui peut être unie ou présenter des facettes ou toute autre configuration, pourra rece- voir toute coloration appropriée suivant l'apparence qu'on désire- ra lui donner. Il est bien évident cependant que ce corps ± pour-
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ra être établi en toute autre matière'qu'en plomb, et recevoir le poids requis par tout moyen convenable.
Le dit corps a est surmonté d'une garniture de plumes colo- rées telles que b fixées de toute façon appropriée soit direc- tement au corps en question, soit à la tige d'acier qui le traverse. Cette tige c présente à la partie antérieure du corps a, un oeillet 1 pour la fixation du leurre au bas de la ligne, et à la partie postérieure un oeillet .µ. pour la. fixation de l'hameçon
Cet hameçon peut être double ou triple et être fixe ou mobile suivant le genre de pêche pour laquelle le leurre est utilisé.
Le leurre réalisé de cette façon offre deux parties ou éléments, à. sa.voir le corps a et les plumes b de poids nettement différent, de sorte que par suite de sa densité, le corps , aura tendance à s'enfoncer dans l'eau, ta,ndis que les plumes très légères tendront à flotter.
On comprend que cette action différente des plumes b et du corps rend le leurre très attrayant et prenant, car très vivant par suite des mouvements de plume, de la forme et de la position éventuelle du corps et de la couleur de ces deux élé- ments, lesquels lui donnent un semblant de vie inégalé par aucun autre leurre connu jusqu'à présent, le leurre suivant la préqente invention se rapprochant par sa forme et son action, d'un animal aquatique vivant tel que vairon, chabot, larves d'éphémères, de libellules, etc..
Par ailleurs, le corps , du leurre inter- ceptant directement toutes les commandes du pêcheur et les plumes étant plus légères, ces dernières, du fait de la résistance de l'eau, n'interceptent ces commandes qu'avec un certain retard ; il en résulte un mouvement de va-et-vient donnant à ce leurre un aspect particulièrement vivant. En outre, un tel leurre ne tourne pas car il est équilibré ; les plumes étant plus légères que le corps, celles-ci se trouvent toujours au-dessus et en empêchent la, rotation, le corps lui-même étant fixe sur la tige qui le traverse.
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Comme le leurre n'est soumis à aucune rotation, l'emploi d'émerillons entre le leurre et la ligne peut être supprimé sans risque de vrillage de la, ligne. Cette suppression de l'émerillon permet d'ailleurs d'augmenter la précision du lancer, du fait que la bannière pourra être raccourcie à l'extrême au point que le leurre pourra toucher l'anneau de tête de la canne.
Cette précision se trouve d'ailleurs déjà favorisée pa.r le fait de la conception même du leurre qui donne le poids en tête.
Il convient de remarquer aussi la diversité de poids qu'il est possible de donner au corps a, à savoir de moins d'un gramme à plus d'un gramme, permet !Le lancer extra-léger comme le lancer lourd avec un leurre de petites dimensions.
Comme il a été dit plus haut, le corps , peut affecter la forme d'un vairon. Il s'ensuit que le pêcheur utilisant le leurre suivant l'invention, pourra pratiquer une pêche identique à celle au vairon, en bénéficiant du rendement de celle-ci sans en avoir les inconvénients. On sait en effet que, en matière de pêche à la truite, la pêche au vairon est la plus productive, mais qu'il convient de gagner du temps, le poisson n'étant actif qu'à cer- taines heures. Or, ce genre de pêche oblige le pêcheur à se procurer des vairons vivants, à les conserver vivants et à changer de vairon tous les 10 ou 15 lancers et à chaque prise de poisson. En outre, en cas de casse il faut changer la monture a.insi que le bas de ligne. L'emploi du leurre suivant l'invention permet donc de gagner un temps précieux à cet égard.
En plus des avantages cités ci-dessus, il y a lieu de noter également que le leurre suivant l'invention exerce un double effet par suite de sa présentation qui le fait ressembler par le corps à un poisson, et par les plumes et le corps combinés à une larve aquatique de grandes dimensions telles que celles d'éphémères, de libellules, etc.. Ceci permet par conséquent de pêcher la truite du début à la fin de la saison, puisque le début et la fin de la saison sont plutôt réservés à la pêche du vairon, cuiller et devon,
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tandis qu'au milieu de la saison la truite s'intéresse plus aux insectes et à leurs larves.
Enfin, il convient de remarquer également que le leurre suivant l'invention ne nécessite pas l'emploi de grands hameçons comme c'est le cas avec les cuillers, le diamètre du corps à couvrir étant très minime. Il en résulte donc un gain de place appréciable, une petite boite étant suffisante pour caser plusieurs leurres.