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PERFECTIONNEMENTS A La FABRICATION DES TUYAUX SOUPLES
Les tuyaux souples à 'base de caoutchouc ou autres matières plastiques naturelles ou synthétiques analogues comprennent en général une robe intérieure de caoutchouc, puis une ou plusieurs couches de toile caoutchoutée enroulées sur celle-ci, enfin une robe extérieure de caoutchouc ou analogue recouvrant et protégeant les toiles.
Suivent les applications envisagées et les pressions prévues, ces deux robes ont des épaisseurs et des compositions diverses ; quant aux couches de toile, on les constitue par enroulement .-d'un tissu à fils biais auquel on donne une inclinaison sur l'axe appropriée, souvent fixée par
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les cahiers des charges, car les qualités de souplesse du tuyau obtenu en dépendent en grande partie.
Ces tissus à fil biais sont relativement coûteux à obte- nir et leur fabrication entraîne une perte notable de matière textile, car on doit les découper en biais dans des pièces à fil droit en aboutant les morceaux individuels par collage ou autrement. En outre, de par leur nature même ils imposent un angle mutuel des fils égal à 90 , de telle sorte que si l'on choisit pour le fil de chaîne une inclinaison de 40 , par exem- ple. par rapport à l'axe du tuyau, le fil de trame a obligatoi- rement'an inclinaison de 50 .
Enfin il est connu que dans tout tissu la chaîne présente des qualités supérieures à celles de la treme au point de vue tension notamment, si bien que les qui deux groupes de fil/constituent l'armature du tuyau fini ne sont nullement identiques, ce qui constitue souvent un incon- vénient notable.
La présente invention permet de remédier eux inconvénients qui précèdent. Suivant l'invention, on réalise l'armature tex. tile d'un tuyau de caoutchouc ou matière analogue par enroule. ment hélicoldal de fils parallèles.
Ces fils parallèles peuvent être en nombre quelconque pour chaque enroulement envisagé. On utilise préférablement des nap- pes de fils jointifs, mais on peut également utiliser des fils isolés, le terme fil devant d'ailleurs être entendu dans un sens très large et pouvant englober des combinaisons de fibres plus importantes que les fils usuels, notamment des câbles.
On prévoit préférablement non pas une seule couche d'en- roulement. mais bien au moins deux, constituées par des nappes enroulées à spires jointives ou non jointives, les sens d'en- roulement étant inverses pour l'une et l'autre couches. On
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comprend que le croisement des fils des deux couches sur la ro- @ be intérieure du tuyau reconstitue en quelque sorte un tissu.
On comprend encore qu'il soit possible, moyennant un choix ju- dicieux du pas d'enroulement de chaque couche, de donner aux fils exactement l'inclinaison voulue par rapport à l'axe du tuyau, même si la somme.des inclinaisons de l'une et l'autre couches n'est pas égale à 90 . Il-est enfin clair que les fils des deux couches peuvent être choisis identiques, si on le désire, et no- tamment peuvent être enroules avec la même tension.
Les fils ou nappes peuvent être préalablement enduits de caoutchouc ou analogue, ou bien au contraire ne l'être qu'après -l'enroulement. On peut disposer les couches successives au con- taot direct les unes des autres, mais il est également possible de les séparer par des couches intermédiaires de caoutchouc ou autre matière. On peut superposer un nombre quelconque de cou- ches et cela non seulement en les alternant régulièrement quant à leurs sens d'enroulement, mais encore en adoptant toute au- tre disposition. Il est possible, à l'inverse, de n'utiliser qu'une seule couche; on ne reoonstitue pas alors un tissu à proprement parler, mais cette solution, très économique* est parfaitement acceptable pour certaines applications.
Les nappes utilisées suivant l'invention ne comportent en principe aucun fil de trame ; mais cette condition n'est nulle- ment nécessaire, car.la présence de tels fils, si elle ne pro- cure aucun avantage (en raison de la discontinuité de ces fils dont la longueur est limitée à la largeur relativement faible de la nappe) n'entraîne non plus aucun inconvénient dans le tuyau fini. Il peut au contraire être avantageux, pour facili- ter les manipulations de la nappe, de la munir de quelques fils de trame isolés les uns des autres, qui maintiennent les fils de
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nappe proprement dite assemblés les uns avec les autres.
Bien entendu, les tuyaux obtenus suivant l'invention peuvent, comme les tuyaux connus, comporter éventuellement des armatures métalliques internes ou externes.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle pré- sente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer:
Fig. 1 est une vue d'une nappe de fils parallèles pour la mise en oeuvre de l'invention.
Fig. 2 indique les diverses étapes de la fabrication d'un tuyau.
Fig. 3 est une vue à grande échelle de l'enroulement, indiquant les divers angles d'inclinaison de celui-ci.
Fig. 4 indique les étapes de la fabrication d'un tuyau suivant une variante de l'invention.
Fig. 5 montre schématiquement un tuyau en cours de fabrication dans lequel une couche textile est constituée par enroulement dans le même sens de deux nappes à spires successi- ves non jointives.
Fig. 6 indique de même façon un tuyau comprenant deux couches croisées à spires successives non jointives.
Fig. 7 montre schématiquement en bout la disposition d'une tête de rubenneuse portant un système du genre d'un our- dissoir propre à former une nappe de fils sur le tuyau lui-même.
La nappe de fils représentée en fig. 1 est composée de fils parallèles 1 reliés les uns aux autres de place en place par des fils transversaux 2. Les fils 1 sont assimilables aux fils d'une chaîne de métier à tisser et les fils 2 constituent des trames isolées de retenue de ces fils 1. La nappe 1-2 s'ob- tient en pratique par division d'une nappe de grande largeur
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fabriquée à l'ourdissoir et passée rapidement sur un métier à tisser.
On peut ainsi obtenir très aisément des nappes indivi- duelles de grande longueur en toute largeur dé'sirée et, en raison de la présence des fils de trame, ces nappes ont une bonne tenue qui rend leur manipulation facile. pour'fabriquer un tuyau à l'aide de telles nappes confor- mément à l'invention, on part d'une robe intérieure 3 (fig;2), en caoutchouc ou autre matière plastique, qui joue le rôme d'âme d'enroulement, et on enroule sur celle-ci deux nappes 1-2 et 1'-2' suivant des hélices à spires jointives et à pas inversé. Les deux couches de l'enroulement se recouvrent en a se croisant et sur leur ensemble on forme ensuite la robe ex- térieure 4.
Ces diverses opérations s'effectuent sans difficulté par le moyen des machines connues dans la teohnique, telles que boudineuses! rubanneuses, eto...
Les nappes 1-2 et 1'-2' peuvent avoir été préalablement enduites de caoutchouc ou autre avant enroulement par tout moyen approprié.
On comprend que l'inclinaison # (fig. 3) des fils d'une nappe par rapport à l'axe du tuyau dépend uniquement du pas de l'hélice suivant laquelle la nappe est enroulée. Ce pas peut être choisi à volonté, à la seule condition de donner à la largeur de la nappe une valeur égale ou légèrement supérieure audit pas afin que le recouvrement réalisé soit continu. ce qui n'est d'ailleurs pas indispensable de façon absolue, de faibles intervalles dépourvues d'armature ne risquant pas de provoquer d'inconvénients graves, au moins dans le cas des basses pressions. L'inclinaison d'une nappe est évidemment to- talement indépendante de celle de l'autre.
Les deux nappes peu-
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vent être faites identiques, avec des fils soumis à la même ten- sion, ou au contraire être différentes à tous points de vue ou à certains seulement.
Il est possible de superposer plus de deux nappes l'une avec l'autre, soit directement, soit avec interposition de cou- ches intermédiaires de caoutchouc ou autre. par exemple on peut supposer que la robe 4 de fig. 2 soit d'épaisseur relativement réduite, et qu'elle reçoive à son tour deux enroulements croi- sés de nappes du genre de fig. 1, ces enroulements étant recou- verts d'une troisième robe formant robe externe du tuyau.
Il est même possible comme le montre fig. 4, de prévoir une couche intermédiaire 5 de caoutchouc ou autre (fig. 4) non plus entre deux paires d'enroulements croisés, mais bien entre deux enroulements élémentaires 1-2 et 1'-2'. Cette solution est notam- ment avantageuse dans le cas de tuyaux à armature métallique, car il est facile d'enrouler sur celle-ci une nappe de fils dans le même sens et avec le même pas, ce qui assure un bon recouvrement sans les difficultés qu'on éprouve en pareil cas avec les toiles.
Dans le cas de plus de deux enroulements superposés direc- tement ou avec interposition de couches intermédiaires de caout- chouc ou autre matière, on peut disposer lesdits enroulements suivant tout ordre désiré, et il n'est notamment nullement obli- gatoire d'alterner toujours un sens d'enroulement avec l'autre.
Comme déjà spécifié, on pourrait également réaliser suivent l'invention des tuyaux à une seule couche d'enroulement pour certaines applications particulières. Il suffit de supposer qu'en fig. 2 on a supprimé la nappe 1'-2'. La tenue des fils parallèles et non croisés est alors assurée par la matière plastique et/ou élastique dans laquelle ils se trouvent enrobés.
En fig. 5, la nappe la (qui pourrait comprendre des fils de
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µrame isolés) est enroulée à tours non jointifs et, bien entendu, non chevauchés. Les espaces libres entre les spires successives 'sont garnis par la nappe 1b enroulée dans le même sens et avec le même pas. Bien entendu, on pourrait adopter plus de deux nap- pes et le revêtement finalement obtenu pourrait être jointif ou non.
Cette première couche d'enroulement est préférablement doublée d'une seconde couche enroulée en sens inverse, comme dans le cas de fig. 2 ou 4.
En fig. 6 on a enroulé l'une sur.l'autre en sens inverse deux nappes 1 et 1' à spires successives non jointives. On obtient ainsi un ensemble discontinu croisé à la façon d'un tressage. Les deux couches d'enroulement sont ensuite liées par le caoutchouc ou autre matière constituant la robe subséquente 4.
L'une des nappes pourrait être à spires jointives. Chaque nap pe, ou certaines d'entre elles seulement, peuvent être réduites à quelques fils, voire même à un seul fil au câble.
Au lieu de fabriquer les nappes par découpage d'une nappe de grande largeur préparée à l'avance, on peut obtenir chaque nappe directement à la largeur voulue par le moyen de petits our- dissoirs: En pareil cas les fils de trame isolés 2 deviennent beaucoup moins utiles puisque les manipulations des fils sont réduites, et on peut les supprimer.
L'ourdissoir de préparation de la nappe peut même être directement porté par la tête tournante de la rubanneuse dans laquelle le tuyau reçoit son revêtement textile; Fig. 7 indique sohématiquement une telle tête 6 qui tourne autour du tuyau 3.
Cette tête porte un certain nombre de broches 7 d'ou partent les fils 8:qui viennent tangenter le tuyau 3 sous divers azimuths, mais de façon à constituer sur lui une nappe à fils substantiel-'
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lement jointifs.
Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui pré- cède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équi- valents.
Enfin, et ainsi qu'il va de soi, l'invention englobe non seulement le procédé sus-décrit de fabrication de tuyaux souples à armature textile, mais encore les tuyaux obtenus par se mise en oeuvre.
Résumé et revendications
EMI8.1
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1. Procédé de fabrication de tuyaux souples à armature tex- tile enrobée dans une matière plastique et/ou élastique, csrac. térisé en ce qu'on réalise l'armature par enroulement hélicoïdal d'au moins un fil.