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Procédé pour revêtir de matières luminescentes des surfaces vitreuses, et dispositifs traités par ce procédé.
Cette invention se rapporte aux procédés pour revêtir de matières luminescentes des surfaces vitreuses et aux dispo- sitifs à décharge électrique dont les surfaces intérieures sont ainsi revêtues.
Suivant un procédé connu, la matière luminescente à l'état pulvérulent est mise en suspension dans une solution de nitro-cellulose dont on recouvre ensuite la surface à revêtir qu'on laisse alors égoutter; on sèche le revêtement resté sur le tube et on le chauffe fin?lèvent dans une atmos- phère oxydante pour disperser la nitro-cellulose. Si la sur- face constitue l'intérieur d'un tube, la solution contenant la matière en suspension est de préférence aspirée à l'inté- rieur du tube vertical.
On peut garnir d'autres surfaces en apportant les modifications requises au procédé dont toutes les variantes sont des manifestations du principe à la base du procédé général; ainsi,s'il s'agit de garnir la surface extérieure on peut obtenir le même résultat en plongeant le tube dans le liquide contenant la suspension; mais les revê- tements extérieurs sont généralement beaucoup moins employés.
Des précautions multiples doivent être prises pour éviter que pendant que la majeure partie de la nitro-cellulose se disperse une partie de celle-ci ne soit soumise à une car- bonisation laissant un dépôt charbonneux opaque qui réduit l'efficacité du revêtement. Le but de cette invention est de procurer un succédané de la nitro-cellulose moins sujet à cet inconvénient pour l'exécution du procédé.
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Suivant l'invention ce succédané est constitué par du méthacrylate de méthyle polymérisé (CH2 - CCH3 - COOCH3)n.
On peut obtenir cette matière dans le commerce sous forme de granules sous le nom de DIAKON. Une matière semblable et également satisfaisants est vendue sous le nom de PERSPEX sous forme de feuilles ou de tiges moulées, mais la forme granulaire convient généralement mieux. Un dissolvant approprié de cette matière est l'acétate d'éthyle.
Lorsqu'il est chauffé à une température convenable (qui est inférieure à 400 C) dans l'atmosphère, le méthacrylate de méthyle polymérisé se disperse, ne laissant aucun résidu appréciable. Une atmosphère oxydante n'est pas nécessaire; d'autre part, il n'y a apparemment aucun avantage à employer une autre atmosphère que l'air.
Si le méthacrylate de méthyle est la seule substance dissoute dans la solution constituant le liant, la couche séchée de matière luminescente est susceptible de s'écailler ou de se détacher avant qu'elle n'ait été calcinée suffisamment pour disperser le liant. On peut réduire considérablement cette tendance en ajoutant à la solution un plastifiant approprié, et spécialement du camphre, sans réduire les caractéristiaues avantageuses du procédé. On sait que le camphre a déjà été proposé auparavant comme un des constituants des liants pour matières luminescentes.
On décrira ci-après à titre d'exemple un procédé suivant l'invention. On pulvérise pendant 24 heures dans 250 ml. d'acétate d'éthyle, 250 grammes de poudre luminescente passant par un tamis à 240 mailles B.S.I. On ajoute alors une nouvelle quantité de 250 ml d'acétate d'éthyle conjointement avec 200 ml. d'une solution préparée en dissolvant 40 parties en poids de granules vendues sous le nom de Diakon D dans 100 parties en poids d'acétate d'éthyle. On agite alors le liquide pendant une heure environ et on le passe au filtre de soie ou de mous- seline en vue d'enlever toute agrégation, de particules luminescentes. On dissout 20 gr. de camphre dans la suspension résultante.
La suspension doit présenter une viscosité comprise entre 5 et 10 centipoises à 20 C. La viscosité n'a pas un ca- raetère déterminant, mais si elle dépasse 20 centipoises, les revêtements ont une tendance à devenir trop épais et à s'écailler lors du séchage; si elle est inférieure à 5 centipoises, les revêtements tendent à devenir trop minces et on peut gtre appelé à répéter l'opération du revêtement. La proportion de camphre n'a pas non plus un earactère décisif. Une augmentation accentuée de 1 caillage peut se produire si l'on emploie seulement 5 gr. de camphre au lieu de 20 gr.; on n'a trouvé aucun avantage à utiliser plus de 20 gr., mais il n'est pas prouvé qu'une quantité un peu plus grande soit nuisible.
Pour garnir de poudre un tube de verre, d'un diamètre de 15 mm. par exemple, on agite fortement le liquide contenant la suspension et on en remplit le tube qu'on laisse ensuite se vider et sécher. On renverse le tube et on répète l'opération.
On laisse sécher le dépotai le tube est en un verre tel que celui ordinairement employé pour les lampes à décharge, on chauffe alors le tube graduellement jusqu'à une température de 400 à 450 C durant une période de 20 minutes pendant qu'on y fait passer un faible courant d'air. L'opération du revêtement est alors achevée. La dispersion du méthacrylate commence à des températures bien inférieures à 400 C, probablement @
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à environ 200 C, les températures plus élevées accélèrent l'opération et favorisent l'adhésion de la matière pulvéru- lente sur le verre. La température optimum dépend dans une certaine mesure du point de ramollissement du verre.
Le procédé suivant l'invention convient lorsque la matière luminescente est unsillicate, un tungstate, un phos- phate ou un borate et lorsqu'elle est constituée par un mélan- ge de deux ou plusieurs de ces composés (mais évidemment on n'a pas essayé tous les mélanges possibles). Il n'y a aucune raison de supposer qu'il ne peut être appliqué à toute matière luminescente susceptible d'être obtenue à l'état de poudre qu'on peut calciner à l'air à 450 C sans dommage.
Il n'y a aucune raison de croire que le méthacrylate de méthyle polymérisé employé suivant l'invention ne serait pas chimiquement semblable à celui vendu sous le nom de Diakon D.
Mais on a fait des essais pour déterminer si le degré de poly-, mérisation offre de l'importance. Dans ee but on s'est procure de la matière dont le poids moléculaire, déterminé par les pro- cédés conventionnels, variait entre 32000 et 138000. Tant que la viscosité du liquide contenant la suspension n'accusait pas de grandes variations, on a pu observer que toutes ces matières se comportaient de la même façon.
REVENDICATIONS
1) Procédé pour revêtir de matière luminescente pul- vérulente une surface vitreuse, caractérisé en ce que cette matière est appliquée sur la surface à l'état de suspensiondasn une solution de méthacrylate de méthyle polymérisé, et que le revêtement séché est ensuite chauffé dans une atmosphère appro- priée (par exemple de l'air) à une température à laquelle le méthacrylate de méthyle se disperse..