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Plateau diviseur optique.
Cette invention est relative aux appareils servant à déterminer des angles et à des moyens de fabrication de ces appareils. Elle a pour objet un appareil remplaçant les cercles divisés et les plateaux à divisions formés par un disque muni d'un certain nombre de rangées circulaires concentriques de trous régulièrement espacés que l'on emploie par exemple pour tailler des roues dentées, des arbres cannelés et similaires.
L'appareil objetbde l'invention comporte ce que l'on peut appeler un plateau,diviseur optique formé essentiellement par un disque muni sur son bord de plusieurs surfaces réfléchissantes, planes ou approximativement planes, travaillées optiquement, formant dans leur ensemble un prisme polygonal régulier. Ce plateau diviseur est
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semblable aux roues porte-miroirs utilisées en télévision et pour d'autres applications. Ci-après, les surfaces travail- lées optiquement seront appelées "facettes". Ce plateau diviseur optique est établi à l'aide d'une lunette munie d'un index de repérage dans son plan focal et dirigée vers les facettes.
Cette lunette est maintenue rigidement dans une position fixe et le plateau diviseur est mis en rotation jusqu'à ce que l'une ou l'autre de ces facettes y forme par réflexion une image d'un objet fixe qui coïncide avec l'in- dex de repérage, ou se trouve alignée avec cette lunette ou dans une autre disposition relative prédéterminée. On peut prévoir une graduation réticulée dans le plan focal de la lunette pour permettre la subdivision en unités plus petites des divisions du plateau diviseur optique.
L'objet ou le sujet immobile peut être disposé dans le plan focal d'un collimateur distinct, mais il est rréfé- rable d' employer l'index de repérage même qui est éclairé, et dont l'image est'amenée en coïncidence ou en alignement (ou dans une autre disposition relative définie) avec l'in- dex de repérage proprement dit. Cette disposition est commue en soi et appelée lunette à auto-collimateur. Dans la des- cription ci-après, le terme "collimateur" sera employé pour désigner non seulement les lunettes à auto-collimateurs, mais également les dispositifs équivalents dans lesquels l'objet observé dans la lunette est extérieur à celle-ci.
On comprend que lorsque l'image se trouve en coin- cidence ou en alignement avec l'index de repéragela perpen- diculaire à la facette réfléchissante fait un angle bien détermina avec l'axe de la lunette (cet angle étant égal à zéro dans le cas d'un auto-collimateur) et que toute dévia- tion de cet angle est doublée par la réflexion sur la facette.
En conséquence, 1'invention crée un dispositif destiné à régler dans une position angulaire précise une pièce d'ou- vrage maintenue entre des organes de centrage (ou montée relativement d'une autre manière) et sur laquelle est fixé le plateau diviseur optique, ce réglage seffectuant avec un très haut degré de précision.
L"invention a également pour objet des procédés et un dispositif pour la formation de facettes réfléchissantes sur le plateau diviseur perfectionné à l'aide de lunettes- collimateurs, grâce auxquels on peut comparer les interval- les angulaires entre les différentes facettes et procéder aux réglages et corrections nécessaires au cours du travail, en réalisant de cette façon un degré de précision très élevé.
La description qui va suivre, en regard des dosons annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que des dessins faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
Les fig. 1,, 2 et 3 sont des vues- schématiques montrant le mode d'emploi du plateau diviseur perfectionné.
La fig. 4 est une vue en plan d'un appareil utilisé pour la réalisation du plateau diviseur optique.
La fig. 5 est une élévation latérale d'après la fig. 4.
La fig. 6 est une élévation du dispositif de polissage, prise dans le sens de la flèche VI de la fige 4.
La fige 7 est une élévation latérale d'après la fige 6, certaines parties étant supposées enlevées.
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La fige 8 est une vue'en plan du dispositif de polissage.
Les fig. 9 et 10 sont des.vues schématiaues mon- .trant une variante du procédé de fabrication du plateau diviseur perfectionné.
La fig, 11 est une vue schématique montrant une variante d'emploi du plateau diviseur perfectionné.
Sur les fig. 1.,, 2 et 3, un plateau diviseur sui- vant l'invention est indiqué en 10. Ce plateau diviseur est constitué par un prisme polygonal muni d'un nombre désiré quelconque de faces latérales ou-facettes 12 qui forment des surfaces réfléchissantes planes ou approxima- tivement planes. Il n'est,pas nécessaire que le prisme soit de forme régulière., c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire que les facettes 12 soient toutes égales entre elles en ce qui concerne la longueur périphérique. L'angle ' entre les normales à deux facettes voisines a une valeur exactement prédéterminée, telle qu'elle 'est exigée par l'opération envisagée qui doit être mise en oeuvre.sur une pièce d'ouvrage à l'aide du plateau diviseur. En règle générale, tous'ces angles sont égaux entre eux, mais ceci n'est pas absolument nécessaire.
Un plateau diviseur peut être destiné à des fins spéciales ou particulières pour lesquelles ces angles diffèrent les uns par rapport aux autres d'une manière prédéterminée.
La fige 1 représente un prisme polygonal complet mais, dans certains cas; un quart ou une autre fraction ou un secteur de,prisme suffit.
Dans la disposition représentée, le plateau diviseur est monté sur une broche 14 portant une pièce d'ouvrahe, par exemple une douille, dans laquelle il s'agit de tailler un certain nombre de cannelures réparties péri phériquement à des intervalles réguliers, et le nombre des facettes 12 du plateau diviseur est choisi égal au nombre de cannelures à tailler. Le chiffre de référence 14 peut être considéré comme désignant, non pas une broche,,mais une partie de la pièce proprement dite dans certains cas.
Il y a lieu de noter que le plateau diviseur, qu'il soit formé par un polygone complet ou seulement par un secteur,, n'est pas obligatoirement exactement concentrique à la broche ou la pièce 14, 'étant' donné qu'une excentration quelconque déplace simplement toutes les facettes 12 parallèlement à elles-mêmes sans. qu'il en résulte une modification de leurs intervalles angulaires et ce sont ces angles qui déterminent la mise au point ou le réglage angulaire de la pièce ainsi qu'il sera'décrit ci-après.
Sur un c8té du plateau diviseur est disposée une lunette à réfraction 16. L'axe optique 18 de cette lunette est orienté :;en direction de l'axe de rotation de la broche ou de la pièce 14,, mais il n'est pas nécessaire que cet axe optique forme une intersection précise avec l'axe de la broche. Dans le plan focal de l'objectif 20 de cette' lunette est placé un index de repérage éclairé 22 et cet index, de même que son image formée par réflexion sur une facette 12, est observé dansun oculaire 24. La lunette
16 est montée rigidement de telle sorte que,.son.axe opti- que conserve exactement/sa direction. Il n'est' pas nécessaire que l'index de repérage 22 se trouve exactement sur l'axe . optique.
S'il est légèrement déplacé par rapport à cet axe, il existe néanmoins une ligne définie de collimation
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artant de l'index à travers l'objectif, et la ligne 18 peut etre considérée comme représentant,cette ligne de collima- tion.
Sur la fig. 2, le plateau diviseur 10 est repré- senté dans une position angulaire telle qu'une normale 26 à l'une des facettes 12 fasse un petit angle a avec la ligne de collimation 18 de la lunette. Le rayon axial du faisceau lumineux de l'index 22 coïncide avec la ligne de collimation
18. Après réflexion par la facette 12, ce rayon retraverse l'objectif 20 en suivant une ligne 28, inclinée par rapport à la ligne de collimation 18, d'un angle b qui est égal à deux fois l'angle a, et la lumière réfléchie forme une image 30 de l'index 22. Si cet angle a est petit, l'image
30 tombe dans le champ de l'oculaire 24 et on la voit au même foyer que l'index lui-même.
Lorsque le plateau diviseur est tourné jusqu'à la position que montre la fig. 3, dans laquelle la normale 26 coïncide avec la ligne de collimation
18, le rayon 28 coïncide également avec cette ligne et l'image 30 se superpose à l'index de repérage 22 avec lequel elle se confond. Grace au fait que l'angle b est égal à deux fois l'angle a, et grâce au'fait que l'index ainsi que son image sont fortement grossis par l'oculaire 24, la dispo- sition représentée permet de déterminer et de régler la position angulaire du plateau diviseur 10 et, par conspuent, de la pièce d'ouvrage avec une extrême précision, très supérieure,à celle que l'on peut obtenir avec des plateaux diviseurs ou cercles diviseurs tels qu'ils ont été employés jusqu'à présent.
Les fig. 4 et 5 représentent un appareil destiné à la fabrication d'un plateau diviseur tel qu'il vient d'être décrit. Le plateau diviseur 10 est composé de deux disques de verre superposés et fortement serrés sur une tourelle 32 qui tourne autour d'un axe vertical sur des roulements exac- tement ajustés, dans un socle rigide 34. Les disques de verre sont utilisés pour une raison qui sera expliquée plus loin. La première opération consiste à tailler à la meule les tranches des deux disques pour leur donner une forme exactement cylindrique, ce qui est réalisé par des moyens employés usuellement à cet effet. Dans le cas particulier envisagé, le nombre des facettes à produire est de 180.
Chaque facette est donc très étroite et la quantité de verre à enlever pour la taille d'une facette est très faible. On a trouvé que, dans ces cas, les facettes peuvent être formées par une opération de polissage sans.:qu'il soit nécessaire tout d'abord de meuler le verre et de polir ensuite la surface meulée. On emploie un outil de polissage tournant et oscillant 36 et le dispositif servant à commander cet outil sera décrit ci-après. Il est revêtu de poix ou d'une matière similaire chargée de rouge mouillé, d'oxyde de chrome ou d'un autre produit de polissage.
Quatre- lunettes à aUD-collimateurs 38, 40, 42, 44 sont montées rigidement, mais d'une manière réglable, sur le socle 34. Chaque lunette possède un réticule éclairé dans son plan focal principal, et le boîtier contenant la lampe d'éclairage est indiqué en 46. Pour commencer, une facette est formée sur la tranche de l'ensemble des disques de verre à l'aide de l'outil de polissage 36 et la lunette 38 est réglée de telle manière/que l'image de la division zéro du réticule, formée par réflexion sur cette facette, soit en coïncidence ou en regard de la division zéro du réticule même, tel qu'il est vu à travers l'oculaire de la lunette. Les lignes de collimation des quatre lunettes sont'réglées préa- lablement aussi exactement que possible sur des intervalles de 90 .
La lunette 38 ayant été réglée de la manière décrite,
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on faittourner la tourelle pour amener la première facette formée en face de la lunette 40,, et l'on procède au réglage jusqu'àce que la coïncidence.soit réalisée dans cette lunette. On taille alors une deuxième facette à l'aide de l'outil 36. On fait de nouveau tourner la tourelle pour amener'la première facette en face de la lunette 42 et on règle pour obtenir la .coïncidence dans cette lunette.
On taille ensuite.une troisième facette et l'opération est répétée pour la taille d'une quatrième facette. Eu égard au fait que les angles entre les lignes de collimation des quatre lunettes peuvent ne pas être exactement de 90 , on n'obtient.en général pas une coincidence simultanée dans les quatre lunettes. Mais il est bien évident que ces lu- nettes peuvent servir à comparer les quatre angles entre eux et p déterminer les,erreurs. Les trois lunettes 40, 42
44 peuvent,donc être réglées par des essais et ,compensa-- tion des erreurs, et les facettes peuvent être rectifiées l'aide de l'outil 36 jusqu'à ce que la coïncidence soit obtenue simultanément dans les quatre lunettes,, dans les quatre positions angulaires de la tourelle.
Ces opérations peuvent être grandement facilitées par un réglage préalable des lunettes, en vue d'amener en coïncidence les lignes de collimation des lunettes 38. 42 et des lunettes 40, 44. En cas d'absence. de 'la tourelle
32, ceci peut être réalisé par le fait ' que chaque lunette est utilisée comme collitateur pour la lunette diamétrale- ment opposée. Après cette opération, la première facette' formée est amenée en face de'la lunette 42 et la. coïncidence est réalisée dans cette lunette avant la taille d'une deuxième facette. On est ainsi sur que ces deux facettes seront exactement parallèles entre elles.
D'une manière similaire, on peut tailler deux autres facettes à l'aide des lunettes 40,44 qui sont exactement parallèles l'une à l'autre, quoique les angles qu'elles font aveu les deux premières facettes puissent ne pas être exactement de 90 .
Il est bien évident que les réglages nécessaires en vue d'obtenir quatre angles exactement de 90 sont,ainsi gran- dement facilités.
L'opération suivante consiste à tailler huit autres facettes par division en trois des angles de 90 représentés par les quatre premières facettes formées..
Ceci est réalisé à l'aide d'une cinquième lunette à auto- collimateur 48 et de deux petits miroirs plans 50, fixés sur la tourelle. Ces petits miroirs sont réglés de telle manière que leurs normales fassent entre elles et avec les normales a deux des facettes déjà taillées un angle aussi exactement que possible égal à 30 . La ligne'de collimation de la lunette 48 fait avec la lunette 40 un angle aussi exactement que possible égal à 30 Ces angles aproximati- vement égaux à 30 , peuvent donc être comparés les uns aux autres et l'on peut procéder à des corrections jusqu'à.ce qu'ils soient exactement-égaux entre eux. Après cette opé- ration, on fait tourner la tourelle pour amener l'un des miroirs 50 en face de la lunette 42 et on établit la coin- cidence dans cette lunette.
La tourelle étant maintenue dans'cette position, une facette est taillée par l'outil 36 et cette facette sera exactement parallèle à la surfaee dudit miroir. La même-opération est répétée pour le deuxième des deux miroirs 50. Les deux miroirs sont ensuite enlevés et on taille par les mêmes moyens d'autres facettes diamé- tralement opposées et exactement parallèles à ces moyens.
Les quatre autres facettes sont taillées d'une manière similaire par l'emploi des lunettes 40 et 44,en combinai- son avec les facettes déjà taillées..
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On dispose alors de douze facettes, dont les normales sont réparties à des intervalles de 30 les unes des autres. On utilise alors une sixième lunette à auto- collimateur 52, en combinaison avec des miroirs tels que 50, pour diviser en trois chacun'de ces angles de la manière précédemment décrite. A la fin de cette opération, on dis- pose de 36 facettes réparties avec des écarts angulaires de 10 . L'opération finale consiste à subdiviser ces intervalles de 10 en cinq parties égales, chacune de 2 . Ceci peut être réalisé à l'aide de deux miroirs plans et de deux dunettes telles que 48, 52, dont les lignes de collimation font un angle de 12 avec celle de la lunette 40, de part et d'autre de celle-ci. Ceci est nécessaire sans quoi il serait impossible de les rapprocher suffisamment les unes des autres pour obtenir des angles d'inclinaison de 2 .
L'intervalle angulaire entre ces miroirs et les facettes voisines déjà taillées serait approximativement de 2 et
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Îûe8e, as5oaitaeéscén'3 ssisd erreurs de la manière déjà décrite. Mais il est préférable de procéder à cette opération finale à l'aide de réticules gradués disposés dans les plans focaux des quatre lunettes
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38, 40, 42, 44. Le nombre des traits de graduation corres- pondant à un angle de 2 est tout d'abord déterminé appro- ximativement et l'on règle la tourelle en amenant les images de la division zéro en coincidence avec la graduation correspondant à l'angle de 2 . Les facettes ayant été tail- lées de cette manière,les intervalles angulaires entre ces facettes peuvent être comparés de la manière-déjà décrite et on peut procéder aux corrections nécessaires.
'On a ainsi établi un plateau diviseur comportant des intervalles de 2 et ce plateau diviseur se compose de deux disques de verre séparés. On peut effectuer..un essai de vérification en faisant tourner un disque de 180 par rapport à l'autre, on les serre ensuite l'un sur l'autre et l'on vérifie si la réflexion des différentes facettes produit des images simples ou doubles. Si certaines des images sont reproduites en double, on en'déduit que les facettes correspondantes des deux disques ne se trouvent pas dans le même plan.
L'écart angulaire entre les deux images, mesuré,à, l'aide d'un réticule convenable, donne une indication de l'amplitude de l'erreur et ces mesures indiquent également la valeur des corrections à faire, non seulement pour les angles des facettes, mais également pour la direction des lignes de collimation de la lunette.
Une fois que les réglages et corrections voulus ont été faits, l'un des deux disques est tourné de 1 par rapport à l'autre, et l'on obtient ainsï un plateau diviseur divisé en intervalles de 1 . La précision de ce réglage est obtenue par l'observation simultanée des images produites par réflexion sur ces deux facettes, partielles, dont l'une se trouve sur un disque et l'autre sur l'autre disque,et qui forment entre elles un angle rentrant. On note l'écart angulaire entre les deux images à l'aide d'un réticule. On fait ensuite tourner la tourelle de 1 , pour amener l'angle rentrant intermédiaire voisin en face de la lunette et l'angle entre les deux images est de nouveau mesuré. Si cet angle n'est pas égal à l'angle précédemment mesuré, on procède à des réglages.angulaires entre les deux disques jusqu'à ce que l'égalité soit obtenue.
Les deux disques sont ensuite définitivement serrés l'un sur l'autre. La manière de procéder précédemment décrite peut varier suivant les conditions et suivant le nombre des facettes exigé. Une autre méthode de fabrication d'un plateau diviseur à 180
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facettes consiste à commencer avec cinq lunettes disposées avec leurs lignes de collimation écartées sensiblement de
72 . Ceci p,ermet de produire les 180 facettes en deux opé- rations de division en tiers, suivie's de deux opérations de division en deux,, et on évite ainsi la nécessité de la division en cinq parties égales.
Mais, quel que soit le procédé utilisé,, il est bien évident qu'après tous les réglages décrits, un deuxième et un nombre quelconque de plateaux diviseurs peuvent être fabriqués beaucoup plus facilement que le premier parce que les lunettes ont été' exactement réglées au cours de la fabrication du premier' plateau diviseur et il n'est alors plus nécessaire de répéter les opérations par tâtonnements et' compensation d'erreurs, quoique cette manière de procéder soit toujours valable pour contrôler le produit final et pour corriger certaines. erreurs qui ont pu se produire.
Diaprés les fig. 6 et 7 la meule de polissage
36 est/montée sur un arbre 54, capable de tourner sur des roulements à l'intérieur d'un support 56, qui peut osciller sur un axe 58 portépar un bâti 60 fixé de manière réglable sur le socle 34. Un moteur électrique 62 entraîne l'arbre
54 à l'aide de courroies 64, 65 et de poulies 66, 68, 70 la poulie 68 étant doublée et tournant librement sur 1!axe
58.
Le support 56 est relié par une bielle 72 à un maneton 74, fixésur une grande poulie 76 entraînée par des courroies 78,79 et des poulies 80, 82;84,¯ l'ensemble formant un démultiplicateur. La meule .de polissage 36 tourne ainsi à grande vitesse et, en même temps., exécute un mouvement d'oscillation latéral à une vitesse plus faible.
Un dispositif d'avancement à vis (non représenté), actionné à l'aide d'un bouton de manoeuvre 86, permet de déplacer la meule-de polissage en direction de l'ébauche 10 au fur .et à mesure que l'action d'abrasion progresse.
La lunette 38 est disposée à l'intérieur du bâti
60 et montée d'un.manière réglable sur la plaque de base 88 du bâti pour que sa ligne de collimation puisse être orientée exactement à angle droit par rapport à une facette produite sur 1,1'ébauche 10 à1'aide de la meule de polissage¯ 36, Lors- qu'on désire examiner l'image réfléchie d'une facette à' travers la lunette 38, la meule de polissage est déplacée latéralement pour permettre cet examen.
Les fig. 9et 10 représentent une variante du procédé permettant d'obtenir un prisme équi-angulaire, à l'aide de seulement deux lunettes à collimateurs 38. 39.
Ce procédé est particulièrement avantageux lorsque le nombre initial des facettes est un,nombre impair. Comme dans la disposition décrite en premier lieu,, l'ébauche 10 est composée de deux plateaux superposés. Un.certain nombre de facettes 12 est ,taillé sur cette ébauche,, autant que possi- ble avec des.intervalles angulaires réguliers, au moyen d'une meule de polissage 36, et avec l'aide d'un cercle divisé ordinaire. par exemple. Le dessin montre cinq de ces facettes, mais on peut en.prévoir un nombre quelconque. Ces cinq facettes font partie des c8tés d'un prisme pentagonal irrégulier, qui est indiqué en pointillé sur la fig. 9.
L'opération suivante,, qui est indiquée par la fig. 10 consiste à enlever Isolément'* supérieur des deux éléments dont se compose l'ébauche 10, à le retourner, sa face supérieure étant dès lors tournée vers le bas, et à le replacer sur l'élément inférieur avec une des facettes 12 dans le même plan que l'une des facettes de l'élément
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inférieur ou dans un plan parallèle à cette facette. Ceci peut être effectué à l'aide de 1'auto-collimateur 38 de la manière précédemment décrite, les deux images de l'index de repérage 22 formées par réflexion sur cette première paire de facettes étant amenées en coïncidence l'une avec l'autre et avec l'index lui-même.
Ainsi que le montre clai- rement la fig. 10, les quatre autres facettes de l'élément supérieur ne seront pas dans les mêmes plans respectifs que les facettes correspondantes de l'élément inférieur.
La ligne de collimation de la lunette 39 a été préalablement réglée aussi exactement que possible à 72 par rapport à la ligne de collimation de la lunette 38. Les deux images 30, 31 de l'index de repérage 22 formées par réflexion sur la deuxièmepaire de facettes ne coïncideront pas l'une avec l'autre et, en général, ne coïncideront pas avec l'index 22, et le point milieu entre les deux images ne coïncidera pas avec cet index. Les distances angulaires entre les images 30, 31 et l'index de repérage 22 sont mesurées à l'aide d'un réticule, et ces mesures permettent de déterminer la distance angulaire entre l'index 22 et le point milieu entre les deux images. On fait ensuite tourner l'ébauche pour amener la deuxièmepaire de facettes en face de la lunette 38.
La position de l'ébauche composée est réglée de telle manière que les deux images de l'index de repérage 22 dans la lunette 38 soient équidistantes de cet index 22, le point milieu entre les images étant alors amené en coïncidence avec l'index. On procède à des mesures comme précédemment à l'aide du réticule dans le plan focal de la lunette 39 et cette opération est répétée pour la quatrième et la cinquième paire de facettes. La moyenne des écarts, par rapport à la coïncidence, de tous les points milieu entre les paires d'images, représente l'erreur angu- laire entre les lignes de collimation des deux lunettes.
La lunette 39 est alors réglée angulairement de la quantité indiquée, à l'aide du réticule et l'on sait alors que les deux lignes de collimation font exactement entre elles un angle de 72 . 11/devient ensuite possible de rectifier les deuxième, troisième, quatrième et cinquième paires de facettes successivement à l'aide de la meule de polissage 36. Pour la première de ces opérations de rectification, on fait tourner l'ébauche dans le sens des aiguilles d'une montre puur amener la première paire de facettes (qui se trouvent dans un même plan ou dans des plans parallèles) en face de la lunette 39, afin d'établir la coïncidence dans cette lunette. La cinquième paire de facettes se trouve alors en face de la lunette 38 et ces facettes sont recti- fiées à l'aide de la meule de polissage 36, pour être amendes dans un même plan.
Pour l'opération suivante, ces facettes sont amenées en face de la lunette 39 et l'on établit la coïncidence, et l'on procède de la même manière jusqu'à ce que les quatre,paire de facettes aient été rectifiees. On peut alors détecter et corriger certaines erreurs résiduel- les par comparaison réciproque des cinq angles.
Trois autres lunettes à auto-collimateurs peuvent ensuite être réglées pour que leurs lignes de collimation fassent exactement entre elles etavec les lunettes 38, 39 un angle de 72 et l'appareil ainsi constituépeut alors servir à la fonfection de plateaux diviseurs ayant 180 fa- cette#, par deux opérations de division en tiers, spivies par deux opérations de division en deux, de la manière précédemment décrite. Si l'ébauche se compose de deux par- ties, on peut faire tourner l'une de ces parties de 1 degré par rapport l'autre partie., pour constituer un plateau diviseur divisé en intervalles de 1 degré. de la manière .précédemment décrite.
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Dans certains cas, la disposition que représen- tent les fig. l, 2 et 3 peut être modifiée de la manière représentée schématiquement par la fig. 11, d'après laquelle un quart de cercle 10 muni de six facettes 12, est fixé rigidement à proximité d'une pièce d'ouvrage 14 maintenue dans un support ou sur un plateau (non représentés) d'une machine-outil, un auto-collimateur 16 étant rigidement fixé sur la pièce 14 et orienté vers les facettes 12. Bien entendu, si c'est nécessaire on peut remplacer le quart de cercle, représenté, par un plateau diviseur polygonal complet.
On voit que cette disposition est une inversion de la disposition représentée sur les fig. 1, 2/et 3 et que les résultats obtenus,sont les mêmes. Le choix entre les deux dispositions/est uniquement fonction des commodités . de la mise en oeuvre.
Les plateaux diviseurs c'onformes,à l'invention sont de préférence, en verre et il est recommandable d'employer une qualité de verre à faible dilatation. Mais,. , si on le désire, on peut -également employer d'autres ma- tières par'exemple du'métal à miroirs ou de l'acier ino- xydable.
REVENDICATIONS
1. Appareil servant à déterminer les positions angulaires d'une pièce à usiner montée rotativement sur une machine-outil, comportant en combinaison : un plateau diviseur optique muni sur son bord d'un certain nombre de facettes réfléchissantes optiques planes ou approximative- ment planes., et pouvant être fixé sur la pièce d'ouvrage et une lunette à collimateur montée.rigidement et dirigée vers le bord du plateau diviseur optique.
2. Appareil servant à déterminer les positions angulaires d'une pièce d'ouvrage montée rotativement sur une machine-outil comportant :un plateau- diviseur optique muni sur son bord, de plusieurs fa.cettes réfléchissantes planes ou approximativement planes, et monté rigidement dans une position fixe, en combinaison avec une lunette à collimateur, montée sur la pièce d'ouvrage et dirigée vers le bord du plateau diviseur optique.
3. Appareil selon les revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la lunette est à auto-collima- tion.
4. Appareil selon l'une des revendications pré- ' cédantes., caractérisé par le fait que le plateau diviseur optique est un prisme polygonal complet.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.