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Procédé et dispositif d'élimination automatique des troncons défectueux dans les réseaux électriques à haute tension,
L'invention est relative à un procédé ou méthode pour l'é- limination automatique, c'est-à-dire la mise hors service, des tronçons défectueux dans les réseaux électriques de distribution de courant à haute tension. L'invention est également relative à des dispositifs électriques et mécaniques pour la réalisation de cette méthode.
Lorsqu'un défaut se présente dans un tronçon ou section d'un réseau, c'est-à-dire sur le ou les câbles entre deux cabines, on sait que l'on peut éliminer ce tronçon devenu défectueux, sans interrompre la distribution dans le réseau, à l'aide soit de relais de distance ou de relais à impédance, soit de relais diffé- rentiels, appareils connus, mais dont l'emploi généralisé est prohibitif à cause de leur prix élevé.
D'autres solutions ont également été proposées, mais elles nécessitent l'emploi de câbles pilotes indépendants du réseau et de batteries d'accumulateurs. Dans ces installations, un appareilldga complexe aux postes de commande et aux postes subor-
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donnés ou commandés est nécessaire au cas où l'on ne dispose pas d'un nombre suffisant de conducteurs.
Suivant la présente invention, on remédie à ces inconvénients par un procédé ou méthode qui consiste à prévoir dans chaque cabine de transformation, d'une part, un disjoncteur qui déclenche lorsqu'il a été traversé par le courant de court-circuit et lorsque la tension tombe en dessous d'une valeur choisie, pour un défaut se présentant sur la ligne au-delà, de ce disjoncteur. En outre, chaque disjoncteur est équipé d'un dispositif de réenclenchement qui entre en action après un temps déterminé, après le déclenchement de tous les disjoncteurs de la ligne devant le défaut et lorsque la tension est revenue à la cabine correspondante.
Ce procédé prévoit, d'autre part, intercalé entre des déclenchedirects connus et les disjoncteurs, un relais à temporisation variable, tel qu'au momeht de l'enclenchement, sa temporisation estnulle, mais acquiert une certaine valeur, immédiatement après l'enclenchement, à la condition que le tronçon mis sous tension soit bon, c'est-à-dire exempt de défauts. De cette manière, au moment où, après enclenchements en cascade des tron- çons successifs exempts de défauts, le tronçon défectueux est ré- enclenché, le disjoncteur correspondant déclenche immédiatement sans inquiéter les disjoncteurs précédents déjâ réenclenchés. c'est-à-dire sans inquiéter la partie déjà mise, en service.
Il en résulte que l'on peut connaître sans recherches ni tâtonne- ments, quel est le tronçon défectueux, du fait qu'au bout d'un temps relativement très court, les tronçons non défectueux sont remis en service, tondis que le tronçon défectueux reste hors service, jusqu'à ce qu'il ait été remédié au défaut.
Pour 1a réalisation de 1a méthode selon l'invention, on peut utiliser n'importe quelle construction de disjoncteur, avec dispositif de réenclenchement et n'importe quelle construction de relais à temporisation variable présentant les caractéristi-
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ques énoncées, à savoir :
1. Déclenchement du disjoncteur qui a été traversé par le courant de court-circuit (courant de défaut) et lorsque la tension tombe au-dessous de la valeur fixée;
2. Temporisation nulle du relais au moment du réenclenche- ment et
3. Temporisation immédiate et automatique après l'enclen- chement, lorsque le trongon correspondant est bon.
D'autres détails et particularités de l'invention apparaïtront au cours de la description des schémas annexés relatifs à des dispositifs pour l'exécution de la méthode selon l'invention.
Ces dispositifs sont donnés à titre explicatif seulement et non limitatif. Les éléments correspondants sont désignés dans les diverses figures par les mêmes chiffres de référence,.
Fig, l représente schématiquement un réseau de distribution.
Fig. 2 est relative à une forme de réalisation d'un dispo- sitif de réenclenchement d'un disjoncteur.
Fig. 3 montre schématiquement un relais à temporisation va- riable consistant en un dispositif mécanique et électrique.
Fig. 4 est un schéma complet d'une cabine.
Fig. 5 est relative à un relais particulier et
Fig. 6 est un schéma complet de connexions électriques d'un équipement de cabine alimentée en boucle.
Fig. 7 est un schéma et une forme d.e réalisation d'un dispositif purement électrique convenant pour l'exécution du procédé selon l'invention.
A la Fig. 1 on a représenté un réseau de distribution com.. portant une centrale ou poste de transformation 2, des cabines 3,4 et 5 qui déterminent des sections, Une section comprend :
1. Le câble entre deux cabines -
2. Le transformateur 7 de la cabine en aval -
3. L'entrée du disjoncteur de la cabine en aval -
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46 La sortie du disjoncteur de la, cabine en ainont - 'En 6 on a SchélUD. tisé un défaut, dans le dernier tronçon de câble vers la droite. Chaque cabine est équipée d'un disjoncteur avec dispositif de réenclencheuicnt. Chaque disjoncteur de cabine est également muni de deux ou trois déclencheurs directs et d'un relais à temporisation 'variable.
Les transforma t8urs 7 fournissent l'énergie pour le réenclencnew8nt et alimentent ég:.lement les électro-almfuits 6.8 temporisation des relais à telupori- sation variable.
Lorsque le défaut en 6 se produit, tous les disjoncteurs dont la tension du relais tombe en-dessous de 1a valeur fixée et par où passe le courant de court-circuit, déclenchent. Dans
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le cr.s particulier de la à'Le, 1, on suppose que tous les disjoncteurs ont déclenché jusqu'à la centrale 2. Apres un court 1;<,P8 5à> t.aps, p;i.i" exemple trois minutes, les réencIo±.c116".l2f!ts s'effectuent en cascade, c'est a-dire successivement en 2, 3, 4- et 5. 'Entre deux xxi,cli#iicii-1iiTits successifs, il s'écoule un certain temps, par 3Xt?lul)le ! à 5 secondes. Au 1,io1lwxt du réenclenc.c:u--¯! d'un disjoncteur, le relais z. temporisation v3.r:i.3lJle correspondtnt, une temporisation nulle.
Immédiatement après les enclenchements en cascade, lesdits relais des disjoncteurs de la centrale 2 et des cabines 3 et 4 correspondant à des sections exemptes de défaut, se temporisent, c'est-à-dire ne permettent plus le déclenchement du disjoncteur correspondant qu'a-
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près la durée de temporisation. Lors du réenalencliement du dis- joncteur de la cabine 5, correspondant à la section défectueuse, le relais correspondant n'étant pas temporisé, il déclenche à nouveau, sans inquiéter les disjoncteurs de la partie remise en service.
Lesdisjoncteurs utilisés, sont de n'importe quel genre
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d'appareils connus comportant essentlelleuent des organes de coupe-circuits en courants mono ou polyphasés.
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Un dispositif de réenclenchement d'un disjoncteur est schématisé Fig. 2. Ce dispositif est tel qu'entre le début de la commande et le moment du réenclenchement, il s'écoule un certain temps, par exemple cinq secondes, c'est-à-dire un temps suffisant pour permettre au relais du disjoncteur précédent de se temporiser.
Fig. 2, l'axe d'un disjoncteur est représenté en 8. Les autres organes de ce disjoncteur, connu en lui-même, ne sont pas représentés.
Le disjoncteur comporte habituellement un volant servant à l'enclenchement à main. Ce volant est remplacé par un secteur 9 qui est destiné à remplir les mêmes fonctions que le volant. A ce secteur est fixé un câble 10 et un contrepoids 11. En suppo- sant, dans le cas de la Fig. 2, que le disjoncteur soit déclenché:, pour le réenclencher, le secteur 9 doit être ramené de 900 vers la gauche (sens levogyre) pour accrocher la serrure du disjoncteur (non représentée). Le secteur se trouve à ce moment à la. position représentée. Lorsqu'il est libéré, le secteur sous l'effet du contrepoids, tourne et réenclenche le disjoncteur en effectuant une rotation de 90 dans le sens dextrogyre.
Cette opération est réalisée comme suit :
Un moteur 12 alimenté par un transformateur tel qu'un trans- formateur 7 d'une section considérée (Fig.l) ou un transforma... teur de potentiel de faible puissance, actionne une roue dentée 13. Sur le même axe que la. roue 13 est monté un tambour 14 sur lequel peut s'enrouler un câble 15. Entre la roue 13 et le tambour 14 est intercalé un embrayage électrique (non représenté) et alimenté en parallèle aux bornes du moteur 12 de telle sorte que, pendant que le moteur est alimenté, la roue 13 et le tam-
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bour 11.J. sont anguls.irempnt solidaires.
Dès la mise hors tension du moteur, le tambour 14 est libéré et peut revenir en arrière par rapportau sens de rotation
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Indiqué par les floches. L'extrémité du cable 15 est fixée à
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un 1,-'7i,'r coudé 16 monté llbrehient sur l'axe 8 du disjoncteur. L'autre extrémité du levier 16 est reliée par un ressort 17 à un second levier droit 18 également monté librement sur l'axe 8.
Le levier 16 peut entraîner le levier 18 par 'un cliquet 19 monté librement sur le levier 16 et ce cliquet libère le levier 18 lorsque le cliquet 19 vient buter contre une surface fixe 20 sur
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laquelle il roule, en pivotant 1?,,Lr rapport zou levier 16. Le levier 18 ep.t relié au secteur 9 par un ressort 20a,, Lorsque le moteur 12 est ,le en ;n.':1,rC118 et entra!ne la roue 13 et le tambour 14 qui en est solidaire él<9ctriqùe>Wnt, le câble 15 s'enroule sur le tRJ.1looûr, le levier 16 entraîne le c11- quet 19, le levier 18 et le secteur 9. Lorsque le secteur a décrit un arc de cercle de 900 il vient accrocher la serrure du disjoncteur (non représentée) et il se cale.
Le moteur continue à tourner et le cliquet 19 libère le levier 18. Sous l'effet du contre-poids 11 le secteur 9 revient à sa position pre-
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mitre et enclenche le disjoncteur en entraînant 111. serrure. A ce moment, un contact électrique du relais est ouvert, le moteur est à,rr0té et lc taJn'1our lis est libéré de sa 118.180n électrique a.vrec la, roue 13. Lo ressort 17 ramené le levier 16 vers le levier 18 qui a. suivi le secteur 9, gr8,ce a.u ressort 20a, et le dispositif de rëenclencnament est prêt pour une nouvelle manoeu- vre telle que décrite.
Un contact auxiliaire 21 placé en série dans le circuit du
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moteur, peut tr8 1,réiTU pour couper le circuit du moteur a.u Cf,S ou le levier 16 n'G,ul"C'I,it V"s accroché le le-der 1&, Si la fer- meture de ce contact est temporisée à deux ou trois secondes, la levier 16 a le tempsd'accrocher le levier 18. Un tel système de temporisation pourrait être prévu dans la liaison électrique ou embrayage, entre le tambour 14 et la. roue 13. la Fig. 3 représente un rela.is à temporisation variable
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convenant pour la réalisation de la méthode selon l'invention.
Ce relais consiste en un dispositif mixte, électrique et mécanique disposé entre les tiges de commande ordinaires des déclencheurs directs d'un disjoncteur et sa serrure. Dans les systèmes existants, ces. déclencheurs directs connus coupent automatiquement et instantanément le disjoncteur en cas de surintensité par un jeu de tringlage. selon l'invention, le relais schématisé Fig.III est intercalé entre ces déclencheurs directs et la serrure d'un disjoncteur.
Le relais comprend un levier 22 appelé levier de tension pivotant autour de l'axe 23 et dont la course est limitée par une vis réglable 24 et une butée fixe 25 ,Un électro-aimant 26, alimenté par un transformateur (tel les transformateurs 7 (Fig.l) du réseau) ou un transformateur de potentiel attire le levier 22 dans la position représentée. Lorsque l'aimant est insuf- fisamment excité, c'est-à-dire lorsque la tension tombe en dessous d'une valeur déterminée, un ressurt 27 attire le levier 22 qui vient buter contre la butée fixe 25.
Ce déplacement angulaire du levier 22 est temporisé c'est-à-dire que ce déplacement n'est pas instantané et à cet effet, un secteur denté 28, solidaire du levier 22, engrène avec une petite roue dentée portant des palettes 29 qui constituent un frein à air. Un autre levier 30 appelé levier d'intensité, à trois branches, pivote en 31 et est sollicité vers la position représentée, par un ressort 32. Cette position est la position de repos. La branche verticale du levier 30 porte une roulette 33t qui est engagée dans une encoche 34 d'un disque 35 monté sur un axe 36 et qui porte deux butées 37 et 38.
Un second disque 39 est monté sur l'axe 36 et porte une butée 40.
Sous l'influence d'un ressort 41 la butée 37 du disque 35 et la butée 40 du disque 39 sont sollicitées à se rapprocher. Un ressort non représenté, entraîne le disque 39 dans le sens de la flèche.
Ce ressort est capable de faire effectuer à ce disque un certain nombre de tours complets. par exemple dix tours et peut être re-
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monté périodiquement lors des visites des cabines ou après un déclenchement dû à un défaut. Ce remontage pout également êtreautomatique, La rotation du risque 39 est réelle par une minuterie ou un régulateur, pour qu'elle s'effectue en un certain temps, bar exemple en cinq minutes environ.
Lorsque l'un des déclencheurs directs du disjoncteur (non re- présente) veut fnire déclencher ce disjoncteur, il agit sur le levier 30 comme l'indique la flèche X et la roulette 33 est retirée de l'encoche 34 en libérant le disque 35 qui, sous l'action du ressort 41, saute de deux-cinquièmes de tour dans le sens de rotation du disque 39 indiqué par une flèche et les buttes 37 et 40 viennent en contact sous l'action du ressort 41.
Le disque 39 commence alors sa rotation dans le sens de la flèche et entraîne le disque 35, les butées 37 et 40 restait toujours en contact sous l'effet du ressort 41. Après un certain temps, trois minutes pa,r exemple, la roulette 33 revient dans l'encoche 34 et immobilise le disque 35. Le disque 39 dont la rotation totale est réglée à cinq minutes, continue sa rotation pendant encore deux minutes, jusqu'à ce que sa butée 40 arrive contre la butée 38. A ce moment, le ressort 41 est à nouveau bandé dans la position représentée. Un contact 42 qui se trouve en série dans le circuit du moteur du dispositif de réenclenchement (Fig.2) n'est fermé que lorsque le levier 30 est au repos, c'est-à-dire dans la position représentée Fig. 3.
Après un déclenchement, un réenclenchement n'est donc possible qu'après trois minutes, lorsque l'encoche 34 est revenue en regard de la roulette 33. sur l'axe 31 est monté un levier 43, maintenu par son pied 44, contre le levier 30 d'intensité par un ressort 45.
Lorsque le levier 30 s'incline sou l'effet de l'action du déclencheur direct du disjoncteur (flèche X), le levier 43 est entraîné par le ressort 45 et sa tête vient buter contre l'extrémité 46 du levier 22, si ce dernier est dans la position repré-
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sentée c'est-à-dire non-incliné. Arrêta dans sa rotation, le levier 43 ne suit pas le levier 30 dans sa rotation et le ressort 45 se tend. Lorsque le voltage des réseaux vient à tomber en-dessous de la valeur choisie, le levier de tension 22 s'incline, libère le levier 43 qui, sous l'action du ressort 45, agit sur la serrure 47 du disjoncteur, par l'intermédiaire d'une tige guidée 48. Cette action sur la serrure a pour effet de faire déclencher instantanément le disjoncteur-.
En résumé, un déclenchement à la centrale s'étant produit à la suite d'un défaut, la succession des déplacements des organes du relais est :
1. Sous l'action des déclencheurs directs, par l'appel considérable de courant au défaut, le levier d'intensité 30 s'incline libérant le disque 35 et bandant le ressort 45.
2. orsque l'alimentation est coupée à la centrale, la tension de distribution est nulle et le levier de tension 22 s'incline jusque contre la butée 25.
3. Le levier 43 étant libéré par le déplacement du levier 22, le ressort 45 incline brusquement 43 qui fait déclencher le disjoncteur en agissant sur la serrure par 48.
Le levier 22 porte à son extrémité 46 une roulette 49 et le levier 43 n'est pas perpendiculaire à l'axe du levier 22, de manière que la tension du ressort 45 n'influence pas la rotation du levier 22 autour de son axe.
D'autre part, si le levier 22 est incliné jusque contre la butée 25, c'est-à-dire si l'électro-aimant 26 n'est pas excité, le levier 43 n'est pas arrétà et le déclenchement est instantané,
Fig. 4 montre schématiquement un ensemble de réalisation d'une cabine et son équipement. La cabine se compose de trois "cellules" ou compartiments, séparées par les deux traits d'axe verticaux indiqués Fig. 4.
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A gauche, dans la première cellule, se trouve un transformateur 50 avec sectionneurs fusibles de protection 51. L'arrivée de courant de la centrale se fait en 52 da..s la cellule du milieu.
Dans la troisième cellule, à droite se trouvent un disjoncteur 53 et la sortie de courant vers la cabine suivante est figurée en 54, après ce disjoncteur. Sur l'axe du disjoncteur est monté un seg- ment 9 ainsi que les autres organes constituant le dispositif de réenclenchement décrit et représente Fig. 2, avec moteur 12 alimenté par le transformateur 50. Sur le disjoncteur sont montas des déclencheurs directs à action instantanée 55, d'un genre connu.
Ces déclencheurs directs peuvent agir dans le sens de la flèche x sur un relais à temporisation variable, schématisa en 56, et décrit et représentée en détail Fig. 3.
Suivant le procédé décrit, en cas de défaut et lorsque la tension d'alimentation tombe en dessous d'une valeur fixée (valeur qui peut être prise par exemple égale à zéro) le disjoncteur est déclenché par l'action combinée des déclencheurs directs 55 et du relais 56 sur la serrure 47 du disjoncteur. La liaison entre l'arrivée 52 et le départ 54 de courant est coupée. Lorsque le courant est rétabli à la source ou centrale, le transformateur 50 est mis sous tension et le moteur 12 du dispositif de réenclenchement est ails en marche. Le contrepoids 11 du dispositif de réenclenchement est représenté Fig. 4, dans la position abaissée. Comme expliqué ci-dessus, lorsqu'il a été complètement remonté, il retombe et enclenche le disjoncteur 53.
Au moment du réenclenchement le relais 56 n'est pas temporisé et si le tron- çon mis sous tension est bon, c'est-à-direexempt de défaut, la cabine suivante, en aval, est également mise sous tension. Si, au contraire, le tronçon mis sous tension est défectueux, les déclencheurs directs 55 font déclencher instantanément le disjoncteur 53.
La durée nécessaire (quatre à cinq secondes par exemple) pour remonter le contrepoids de réenclenchement de la
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cabine suivant suffit pour permettre au relais 56 de se temporiser, c'est-à-dire que, si le tronçon mis sous tension est bon, le levier de tension 22 du relais 56 Fig.3, est attiré par 1'électroaimant 26 dans la position représentée Fig.3 et empêche un nouveau déclenchement instantané du disjoncteur.
Les mêmes opérations se produisent dans les babines successives jusque ce que l'on arrive devant le tronçon ou section défectueux. Devant ce tronçon le dispositif de réenclenchement agit, mais comme il y a court-circuit, les déclencheurs directs font redéclencher instantanément le disjoncteur correspondant.
De préférence, les relais à temporisation variable selon l'invention, sont rendus sélectifs, Ce but est atteint pa,r un réglage de l'entrefer de l'électro-aimant 26, Fig.3, en agissant sur la vis réglable 24. On peut ainsi régler la valeur de la tension à laquelle le levier de tension 22 n'est plus attiré par 1'électro-aimant 26, valeur qui peut être prise égale à un certain pourcentage de la tension normale du réseau, sans nécessairement être égale à zéro.
Cet effet sélectif présente l'avantage de localiser les déclenchements en cas de défaut, à un nombre réduit de cabines à partir du défaut, sans nécessairement mettre hors tension toutes les cabines jusqu'à la source. La durée de temporisation du relais, c'est-à-dire la durée de basculement du levier 22 entre les butées 24 et 25 peut être réglée en modifiant la tension du ressort 27.
Suivant l'invention, un certain nombre de dispositifs de sécurité sont, de préférence, prévus et complètent le relais à temporisation variable de la Fig.3. A cet effet, un levier appelé levier témoin, est monté librement sur un axe 57 et est relié à l'axe du disjoncteur par une petite bielle (non représentée) de telle manière que ce levier occupe la position 58 lorsque le disjoncteur est enclenché et la position 59 lorsqu'il est déclenché. sur l'axe 57 est monté un disque 60 qui porte six @
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roulettes telles que 61, uniformément réparties sur le disque 60.
Par un système de roue à rochet et cliquet (non représenté) à chaque déclenchement du disjoncteur, le levier passe de la position 58 à la position 59 et entraîne le disque 60 d'un sixième de tour dans le sens de 1a flèche Y. Une pièce 62 pilotant en 63 et sollicitée par un ressort 64, fixe la position du disque 60 à Chaque rotation d'un sixieme de tour. Chacune de ces rotations a pour effet de faire agir une roulette 61 sur le levier d'intensité 30, de l'abaisser et de libérer le disque 35 qui commence une rotation de trois minutes et le réenclenchement n'est pas possible avant ces trois minutes. Ceci réalise une préfère sécurité.
Un contact 65 placé en série dans le circuit du moteur -le réenclenchement 12 (Fig. 2) est fermé par le levier témoin dans la position 59 (disjoncteur déclenché) et ouvert dans la, position 58 (disjoncteur enclenché). Cette seconde sécurité évite que le moteur de réenclenchement ne fonctionne lorsque le disjoncteur est déjà enclenché.
Comme exposé ci-dessus. le dispositif de réenclenchement et les déclencheurs directs à action instantanée, fonctionnent lorsque l'on enclenche un tronçon défectueux, de sorte qu'il se produit une succession d'enclenchements et de déclenchements.
Une troisième sécurité consiste à limiter le nombre de réenclenchements successifs. Dans ce but, un disque à encoches 66 est monté sur un axe 67 et est sollicité dans le sens indiqué par la flèche Z, par un ressort non représenté. Ce disque porte une butée 68 qui est amenée par ledit ressort contre un point fixe 69.
A chaque déclenchement du disjoncteur le disque à encoches 66 est déplacé d'une encoche dens le sens opposé à la flèche Z et ce déplacement est maintenu par un cliquet 70 lorsque le levier be tension 22 est incliné contre la butée 25. A cet effet, le cliquet 70 est monté sur une branche d'une équerre pivotante
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dont l'autre branche est sollicitée par un ressort 71 .(fiais maintenue dans la position représentée Fig.3, par une patte 72 munie d'une roulette et solidaire du levier de tension 22. Lorsque le levier de tension 22 s'incline vers la butée 25 la patte 72 libère le cliquet 70 qui maintient le disque 66, après chaque déplacement angulaire correspondant à une encoche.
Une tige 73 est angulairement solidaire de l'axe 67 et peut agir pour ouvrir un contact 74 intercalé dans le circuit du moteur de réenclenchement. Par les dispositions relatives de la butée 68 et du point fixe 69 qui peut être déplacé en 75, on peut limiter à un, deux ou plus, les réenclenchements successifs.
Une autre sécurité consiste à ne permettre la temporisation du relais (Fig.3) que lorsque le disjoncteur est réenclenché, A cet effet, un contact électrique 76 intercalé dans le circuit de la bobine d'excitation de l'électro-aimant 26, est contrôlé par le levier monté sur l'axe 57 et fermé, lorsque ce levier occupe la position 58 correspondant au disjoncteur enclenché. Ce contact 76 est ouvert lorsque ce levier occupe la position 59 (disjoncteur déclenché). Un autre contact 77 soumis à l'influence du disque 39 est adjoint au contact 76. Le contact 77 est normalement ouvert lorsque le disque 39 est au repos, dans la position représentée Fig. 3. Le contact 77 peut être placé en série ou en parallèle avec le contact 76, Les deux contacts 76 et 77 permettent d'envisager quatre¯variantes de la sécurité ou quatre types de relais distincts.
Ces quatre variantes consistent en l'utilisation : a/ du contact 76 seul - Relais normalement temporisé, non tem- porisé au réenclenchement. b/ des contacts 76 et 77 montés en série - Relais normalement non temporisé, non temporisé au réen- clenchement, temporisé pendant deux minutes après le réenclenchement, c/ du contact 77 seul - Relais non temporisé normalement tem- porisé au réenclenchement et pendant
2 minutes après le réenclenchement.
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d/ des contacts 76 et 77 montés en parallèle - Relais norma- lement temporisé et temporisé au ré- enclenchement.
Ces variantes permettent d'adspter le relais à temporisation variable, selon l'invention, à différents cas d'espèces.
Enfin, une cinquième sécurité consiste à éviter que, par suite d'un déclenchement général non dû à un défaut et intéressant un grand nombre de cabines, un fort appel de courant lors du rétablissement de la tension, ne puisse déclencher certains disjoncteurs, surtout près de la centrale, par exemple par une action intempestive. Tous les leviers de tension 22 vont s'incliner en cas de déclenchement général. Pour éviter qu'un fort appel de courant ne résultant pas d'un défaut ne puisse provoquer de tels déclenchements le levier de tension 22 est muni d'un cliquet 78 retenu par l'extrémité supérieure 79 du levier 43 lorsque le levier d'intensité 30 est au repos, c'est-à-dire dans la position représentée Fig. 3.
Dans le cas où. on combine le procédé décrit avec une commande à distance du disjoncteur, le relais temporisé de la Fig. 3 est muni d'un électro-aimant 80. Lorsque cet électro-aimant est excité à distance, il attire un levier 81 pivotant en 82 et soumis à l'action d'un ressort 83. Le levier 81, lorsqu'il est attiré par 1'électro-aimant 80, déplace lc tige 48 qui agit sur la. serrure 47 du disjoncteur et le déclenche. Chaque déplacement du levier 81 ouvre et ferme successivement un contact 84 placé en série dans le circuit du moteur de réenclenchement 12 (Fig. 2).
Les déplacements successifs du levier 81, commandent succèssivement 1'enclenchement et le déclenchement du disjoncteur.
On peut également prévoir des boutons ou contacts à main pour l'enclenchement et le déclenchement du disjoncteur.
En se référant à la Fig. 1, on a envisagé un réseau à alimentation en antenne. Le procédé et les dispositifs décrits peu-
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vent également tre appliqués à un réseau à alimentation en boucle. En ce cas on peut remettre en service toutes les cabines sauf celle faisant partie du trongon défectueux. Nous arçons vu en effet que chaque tronçon comprend notamment une section de câble et le transformateur d'une cabine. Pour remédier à cet inconvénient on peut, pour les cabines importantes, prévoir un disjoncteur à l'entrée de la cabine et un autre disjoncteur à la sortie, chaque disjoncteur étant équipé du dispositif décrit pour le disjoncteur unique dans le cas de l'alimentation en antenne.
Pour un réseau à alimentation bouclée, chaque disjoncteur doit pouvoir être commandé par la tension venant de l'un ou de l'autre cité de la boucle. A eet effet, un relais supplémentaire est prévu. Ce relai, que nous appellerons relai d'arrivée de courant" est schématisé Fig. 5. Il comporte deux électro-aimants 85 et 86, et un levier basculant 87 portant des armatures et maintenu par un ressort 88 dans l'une ou l'autre position extrême, d'après la sollicitation des éleotro-aimants 85 ou 86. Le levier 87 ferme l'un ou l'autre des contacts 89 ou 90, à savoir celui du côté d'où vient la tension, même lorsque les électro-aimants 85 et 86 ne sont plus sous tension.
Lorsque le disjoncteur est enclenché, position 58 du levier monté sur l'axe 57 (Fig.3) un contact 91 est coupé, qui met hors circuit les bobines 85 et 86.
Un schéma des connexions électriques d'un équipement de cabine alimentée en boucle est représenté Fig. 6. Le réseau triphasé 92 comporte en 93 un disjoncteur. Les autres éléments sché- matisés Fig. 6 portent les mêmes chiffres de référence que les éléments correspondants des autres figures.
'Le procédé décrit peut être réalisé de nombreuses autres manières et à l'aide d'autres dispositifs que la forme de réalisation représentée et décrite Fig. 3. Au lieu d'une réalisation partiellement mécanique et partiellement électrique, on peut ar-
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river 4 une réalisation purement électrique d'un dispositif pour la réalisation du procédé selon l'invention, comme schématisé Fig.
7. C'est ainsi qu'au lieu de déclencheurs directs qui, suivant la flèche X /Figs. 3 et 4/, agissent par un tringlage sur le levier d'intensité 30, on peut faire usage de réducteurs d'inten- sité 94 (transformateurs) dont les primaires sont branchés sur le réseau à haute tension 95 tandis que les secondaires 96 alimentent des électro-aimants dont les armatures agissent sur le levier d'intensité 30 (Fig.3) exactement de la même façon que les relais directs. L'usage de transformateurs 94 (Fig.7) au lieu de dé- clencheurs directs permet de rendre les relais entièrement indépendants du disjoncteur.
L'action sur la serrure 47 (Figs. 3, 4 et 7) du disjoncteur ne se fait plus par la tige guidée 48 mais par une bobine de déclenchement 97 alimentée par exemple par une source indépendante 98 (accumulateurs).
Dans le circuit de la bobine 97 est intercalé un contact 99 commandé par le relais 101. Un transformateur de tension dont le primaire 100 est relié au réseau 95 alimente en secondaire le relais 101 qui contrôle le contact 99. Ce contact est ouvert lorsque la tension du réseau est normale et fermé lorsqu'elle tombe en dessous d'une valeur fixée ou lorsqu'elle est nulle. L'ouver- ture et la fermeture de ce contact sont temporisées.
Les secondaires 96 des transformateurs d'intensité alimentent une bobine de fonctionnement d'une horloge 102 actionnant un disque 103 qui effectue une rotation complète en un temps qu'on s'impose par exemple trois minutes. Un second contact 104 est intercalé dans le circuit de la bobine 97 et est fermé pendant toute la durée de la rotation du disque.
La fermeture simultanée des contacts 99 et 104 provoque le déclenchement du disj oncteur.
Pour plus :le clarté, on a omis de représenter Fig.7 les
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contacts et liaisons électriques pour l'alimentation d'un dispo- sitif de réenolenchement et pour différents dispositifs de sécur té comme prévu dans le cas de la Fig. 3.
En se référant à la Fig. 3, au lieu d'un électro-aimant 26 et d'un système de temporisation à palettes 29, le levier de tension 22 pourrait être actionné par un dispositif moteur qui entraînerait le levier 22 par l'intermédiaire d'une démultiplication..
Il est évident que l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et représentées et que bien des modifica- tions peuvent être apportées au nombre, à la nature, à la consti- tution et au genre d'éléments intervenant dans sa réalisation sans pour cela sortir du cadre du brevet.
Résumé.
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