<Desc/Clms Page number 1>
Brevet d'Invention Dispositif de pédalier pour cycles. -------------------------
Jusqu'à ce jour on a utilisé la bicyclette en n'employant comme effort moteur de propulsion qu'une partie seulement de la force musculaire de l'homme ; effet, les jambes seules fournissent le travail demandé alors que les autres éléments musculaires restent inactifs ou ne servent que de points d'appui, d'attache ou de réaction.
Cette présente invention consiste à utiliser intégralement et rationnellement les sources d'énergie musculaire de toutes les parties du corps humain; il en résulte un équilibre parfait du corps dans sa dépense physique et une fatigue générale moindre, en un mot une augmentation de rendement d'une bicyclette de 30 à 50 %.
Il s'agit dans cette invention d'une adjone- tion sur tous appareils à pédaliers, én particulier de la bicyclette, d'un dispositif pouvant être utilisé facultative -
<Desc/Clms Page number 2>
ment soit seul, soit conjugué avec le pédalier existant, soit de ne pas l'utiliser du tout.
Bien entendu les particularités de la bicyclette: légèreté, douceur, sensibilité, maniabilité sont intégralement respectées. Les organes de ce dispositif sont exécutés en métaux ultra-légers, son poids n'exède pas I Kg. 100 gr.
L'utilisation de la bicyclette actuelle demande aux jambes d'agir à la manière d'une manivelle sur le pédalier; l'intensité de la force propulsive est donc alternative et irrégulière avec un point mort haut et un point mort bas ; ces deux points morts opposent donc une inertie néfaste au rendement.
Dans ce nouveau dispositif de pédalier : I Les points morts sont entièrement supprimés; 2 Une force autre que celle produite par les jambes vient s'additionner au pédalier.
30 Tout l'ensemble musculaire de l'homme est rationnellement employé à la production d'un travail de propulsion pour son déplacement rapide par ses propres moyens.
Ce dispositif consiste essentiellement dans la combina ison des éléments suivants :
I De deux poignées en forme de guidon agissant sur deux leviers inter-appuis oscillant sur un axe parallèle au guidon et monté sur deux supports solidaires de la direction.
2 Egalement solidaires de la direction deux petites poulies à gorge placées latéralement au tube vertical de direction et recevant chacune un câble de commande des leviers interappuis reliant ces dits leviers à un palonnier et réalisant ainsi un parallégromma indispensable à la maniabilité de la direction dans tous les angles.
3 Le palonnier est relié dans son milieu par un câble
<Desc/Clms Page number 3>
à un levier à roue-libre solidaire de l'axe du pédalier.
4 De deux extenseurs (Sandow) ou ressorts de traction reliés au levier à roue-libre et à un support à écartement variable du point d'attache et réglable par bowden afin d'obtenir à volonté la variation de l'effort d'entrainement du levier roue-libre.
Le dessin annexé à ce mémoire descriptif représente en deux figures une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. I, vue en élévation, montre la disposition de l'ensemble, avec coupes partielles A-A, B-B, C-C, de la fig.2.,
La fige 2 est une vue en plan avec coupe partielle D-D de la fig. I.
Sur une bicyclette de type normal (ville, routière, course..) l'adaptation de ce dispositif en est très rapidement faite et elle comprend les éléments suivants :
Au guidon sont fixés deux supports appuis a dans les, quels vient osciller l'axe b monté sur deux roulements à billes e; l'axe reçoit par serrage à cônes striés les deux corps de levier d à deux bras e et f, ces deux bras de levier sont réglables en longueurs et en angles par leur assemblage à cônes striés et serrage extensible, cela pour donner toute facilité aux positions des points d'applications des forces de l'utilisateur.
Les poignées en forme de guidon sont fixées sur les bras f et sont également réglables en hauteur et en orientation par l'intermédiaire des deux raccords extensibles h.
A l'extrémité des bras de leviers e sont attachés deux câbles souples! commandant le palonnier 1 par attaches à rottles et chapes ; cescâbles sont guidés et orientés par deux petites poulies à gorge k montées sur billes et pivotant dans leurs supports 1, ces derniers solidaires da tube de direction.
<Desc/Clms Page number 4>
(pour maintenir la douceur de direction dans tous les angles il faut que les points de contact des câbles sur les deux poulies se fassent à l'intersection des directions des forces et du plan de pivotement de direction de la roue AV.)
Le câble m s'attache par une extrémité au centre du palonnier et de l'autre au levier à roue-libre n qui est fixé sur l'axe du pédalier.
Un support o comportant un levier ± dont la course est réglable du guidon par câble bowden assure le degré de tension desdeux extenseurs en fonction de l'effort demandé,
La came r amortit et facilite le retour en avant de l'ensemble des poignées-guidon.
Pour la clarté de la description le dessin représente un guidon supplémentaire, mais il reste entendu que pour obtenir une plus grande légèreté - cycles de compétition, de course le guidon du bas est supprimé; tout l'ensemble est surbaissé, les écartements du palonnier, poulies de guidage et leviers de commande sont très réduits. De même toujours pour élégir, dans les cycles de course les câbles de commande attachés aux deux bras e peuvent être uniques, mais le point de contact de ce câble sur les poulies de guidage doit être rigoureusement sur l'axe de pivotement de la direction et le palonnier doit être supprime. (A noter que l'unique poulie de guidage du câble central est montée sur rotule, facilitant ainsi le déplacement périphérique de ce câble).
Egalement les deux poignées ± peuvent avoir une oscillation horizontale ou à un angle quelconque au lieu de vertical par l'intermédiaire de deux pignons d'angle sur l'axe b,
Le fonctionnements en est le suivant :
Au moment où une pédale se trouve avoir dépassé
<Desc/Clms Page number 5>
légèrement le point mort haut et que le maximum de l'effort utile est à cet instant demandé au cycliste et qu'il peut le fournir en prenant comme point d'appui son guidon, par une traction des bras sur les poignées-guidon il arme les extenseurs par l'intermédiaire du levier à roue-libre ;
cette traction est reflexe n'étant effectuée qu'au moment de la détente normale et maximum du cycliste qui instinctivement prend comme point d'appui et d'attache son guidon (sur le dessin l'angle correspond à la course pendant laquelle se produit simultanément l'effort au pied de pédalage et l'effort aux mains qui arme les extenseurs).
Cette traction est d'autant plus puissante que les muscles de la poitrine et des bras agiront et cela en concordance avec ceux des jambes.
La force agissante emmagasinée par les extenseurs est alors restituée par le levier-roue-libre et se produit,: au retour en,avant des poignées-guidon que le cycliste accompagne légèrement. L'intensité de cette force supplémentaire agit donc dans la portion de cycle du pédalier située dans la section des points morts haut et bas des pédaliers. (Sur le dessin l'an- gle (3 correspond à la course pendant laquelle la force emmagasinée par les extenseurs est restituée et agit positivement sur le pédalier).
Cette succession de mouvements s'exécute sans heurt mais avec souplesse par suite de l'attelage élastique de tous les organes qui les composent.