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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION @ Monsieur Paul POSER. Procédé et Appareil pour traiter des peaux, des produits textiles et autres matières analogues.
Demandesde brevetsanglais en sa faveur des 16 mai 1945 et 10 avril 1946.
Cette invention se rapporte au traitement, notamment par lavage, blanchiment, teihture, imperméabilisation, et séchage' complet ou partiel des fourrures, cuirs, peaux et matières tex- tiles (qui sont tous désignés ci-dessous par "peaux") et le but de l'invention est de ré'aliser à ces fins un procédé et un appa- reil perfectionné permettant d'effectuer le traitement efficacement sous un controle complet et continu, d'une ma.ni,ère rapide, sûre et propre, avec un minimum de risque d'intoxication de l'opé- rateur et de manipulation des peaux. Pour la commodité de la des- cription on emploiera ci-dessous le terme "réactif" pour désigner tout liquide approprié utilisé dans le traitement des peaux.
Suivant cette invention, le procédé de traitement des peaux comprend les phases suivantes : (a) mettre un certain nom- bre de peaux en pile à l'intérieur d'une chambre hermétiquement fermée, (b) faire circuler un réactif approprié à travers la chambre dans une direction sensiblement parallèle aux plans indi- viduels des peaux, (c) faire présenter au courant de réactif dif- férentes parties de la périphérie des peaux empilées (p.ex. en maintenant une circulation uniforme du réactif et en déplaçant la.
pile par rapport à ce courant, ou bien en maintenant la pile fixe et en renversant la direction du courant de réactif, (d) soumettre les p'eaux à une flexion continue et alternativement à un foulage et une décompression répétés en différentes parties, simultané- ment, dans une direction transversale par rapport au flux du ré- actif de manière à refouler ce dernier intimement dans la substance des peaux, (e) régler la température du réactif, et (f) après éli- mination du réactif, sécher ou sécher partiellement les peaux dans la chambre.
Le procédé peut comporter en outre une raréfaction ini- tiale de l'air dans la chambre où les peaux doivent être traitées, de manière à assurer une meilleure pénétration du réactif, et une nouvelle raréfaction après n'importe quelle phase du procédé de manière 5 mieux enlever tout réactif en train d'humidifier les peaux. Le procédé peut comprendre aussi une circulation d'air chaud pour faciliter l'oxydation et le séchage des peaux.
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Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'ap- pareil destiné à l'exécution du procédé perfectionné comprend une chambre dans laquelle les peaux doivent etre empilées, un réser- voir collecteur pour un réactif devant être utilisé dans le trai- tement, un dispositif pour faire circuler le réactif à une vitesse et une pression réglable à travers la chambre et la pile de peaux, celle-ci étant disposée de telle manière que les plans individuels des peaux soient pour ainsi dire parallèles à la direction du courant réactif, un dispositif pour faire présenter différentes parties de la périphérie des peaux en tas au courant de réactif, un dispositif servant à provoquer d'une manière répétée et alternativement une compression et simultanément une décompression en des points différentsdes.peaux,
dans une direction généralement normale au courant de fluide, cé dispositif servant aussi à soumettre les peaux continuellement et en même temps à une flexion, une soupape pour commander la circulation du réactif, et un dispositif à réglage thermostatique pour le chauffage du réactif.
On peut produire le changement de direction du courpnt de réactif par rapport aux peaux en munissant la chambre à ses deux extrémités opposées de deux conduits d'amenée alternants et de deux conduits d'évacuation alternants, des soupapes étant établies pour inclure sélectivement l'un de ces conduits alternants dans un circuit fermé, comportant une pompe, pour le réactif.
Ces dispositifs d'amenée peuvent être constitués par des conduits séparés, ou par des groupes de conduits ou d'injecteurs, convenablement espacés, de manière à assurer une répartition relativement étendue du flux sous pression à travers les peaux. Il est préférable, dans chaque cas, que ce dispositif comporte uniquement deux conduits d'évacuation alternants bien que, évidemment, on puisse en employer un plus grand nombre suivant la répartition nécessaire du fluide sous pression. Selon une variante, la chambre peut être pourvue d'une entrée et d'une sortie, disposées en re- gard l'une de l'autre et on peut employer une pompe réversible.
Gu encore, la chambre peut être munie d'une entrée et d'une sortie et on peut faire tourner la pile de peaux de manière que la direction relative du courant de réactif change constamment, une pompe non réversible pouvant être utilisée dans ce cas. La chambre peut avoir toute forme convenable et le courant de réactif peut être dirigé pour s'établir verticalement ou horizontalement dans la chambre.
De préférence, l'appareil comporte une chambre de travail qui est supportée de façon à pouvoir tourner, de telle sorte que différentes phases d'un traitement composé (par là on entend un traitement comportant une série de phases, dont certaines, éventuellement, nécessitent un réactif différent et d'autres, éventuellement, consistent en un séchage ou un séchage partiel des pcaux) peuvent être exécutées en maintenant la chambre immobile, ou en la faisant tourner relativement lentement, ou en la faisant tourner à une vitesse relativement élevée, selon les besoins. La chambre aussi est de préférence pourvue d'entrées et/ou de sorties pour le réactif et pour l'air.
De préférence, l'appareil peut aussi être susceptible d'être chauffé à une température désirée, si c'est néces- saire, sous contrôle thermostatique ; peut être pourvu d'un dis- positif pour régler le débit et la pression du courant de réactif, et pour indiquer et enregistrer les données physiques (telles que température, pression, périodes de temps) du traitment.
Des thermomètres, réchauffeurs, et compteurs de débit, peuvent, si c'est nécessaire, être montés pour le réactif en différents endroits du circuit.
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Des dispositions sont de préférence prises pour charger le réservoir collecteur ci-dessus mentionné de différents réactifs par un tuyau/d'une soupape d'arrêt et raccordé à une chambre de mélange chimique. De l'eau chaude peut être amenée d'une citerne, par une soupape d'arrêt, à la chambre de mélange où les réactifs peuvent être mélangés de manière à présenter la concentration désirée. La chambre de mélange, le réservoir collecteur, ou tous deux, peuvent être chauffés.
Suivant encore une autre caractéristique de l'invention, la chambre, pour les peaux qui doivent être traitées, est pourvue d'un côté d'un socle interne élastiquement compressible, et, d'un autre côté, d'au moins une paire de pistons convenablement espacés l'un de l'autre et susceptibles d'agir alternativement sur les peaux (soit directement soit au moyen d'ondes de pression engendrées dans le réactif) conjointement avec le socle pour simultanément foui ler, décomprimer et faire fléchir différentes parties des peaux de manière à faire pénétrer le réactif intimement dans leur texture.
Différentes formes d'exécution de l'appareil suivant l'invention sont décrites ci-dessous, à titre d'exemple, avec réfé- rence aux dessins annexés, dans lesquels :
Figures 1 et 2 représentent, schématiquement, une vue en élévation de côté et une vue en plan, respectivement, de l'une des formes d'exécution de l'appareil, une partie de la tuya.uterie étant déplacée relativement dans les deux figures pour la facilité de la. représentation ;
Figure 3 est une vue en élévation, partiellement en cou- pe, et à plus grande échelle, de la chambre contenant les peaux et d'autres parties de, l'appareil représenté sur les Figures 1 et 2;
Figure 4 est une vue en élévation de coté, correspondant à la.
Figure 1, mais montrant l'appareil enfermé dans son carter ainsi qu'un tableau de commande dont il peut être pourvu;
Figures 5 et 6, sont, respectivement, une coupe (suivant la ligne 5-5 de la Figure 6) et une coupe horizontale d'une autre forme d'exécution de la chambre renfermant les peaux, comportant un autre dispositif pour exercer sur les peaux une pression et une décompression;
Figure 7 est un schéma, montrant en élévation, partielle- ment en coupe verticale, une autre forme d'exécution de l'appareil, divers éléments, toutefois, étant déplacés de leurs positions vé- ritables, pour faciliter la description des circuits hydraulique et pneumatique;
Figure 8 est une vue en élévation, partiellement en coupe, de l'appareil représenté sur la figure 7, mais montrant les élé- ments dans leurs positions voulues, la coupe étant faite suivant la ligne 8-8 de la Figure 9;
Figure 9 est une vue en plan, partiellement en coupe horizontale, correspondant à la Figure 8, la partie en coupe étant faite suivant la ligne 9-9 de la Figure 10; et
Figure 10 est une vue en élévation de face de l'appareil représenté sur les Figures 7 à 9, montrant l'appareilla.ge et les commandes.
L'appareil représenté sur les Figures 1 à 4 comprend une chambre indiquée d'une facon générale en 21, pour recevoir les / pourvu
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peaux, un réservoir d'eau 2P, une chambre de mélange 23, et un réservoir collecteur 24 pour le- réactif. Parmi ces éléments qui sont combinés de façon à coopérer de la manière ci-dessous dé- crite, la chambre 21 est supportée par un socle 25, tandis que les autres sont supportés par une paire de pièces de châssis ou pou- trlles horizontales 26 (dont l'une seulement est représentée),- le réservoir collecteur par l'intermédiaire de consoles 27, la chambre de mélange par les montants 28, 28a et le réservoir 22 par les traverses 29.
Les éléments de châssis ou poutrelles 26 sont supportés par des paires de colonnes, dont une paire est constituée par des prolongements descendants des montants 28a tandis que les autres sont représentés en 31. Les éléments mentionnés ci-dessus et d'autres qui vont être décrits ci-dessous sont établis d'une manière compacte, comme c'est indiqué sur les Figures 1 et 2, et placés dans un carter, comme le montre la Figure 4, des éléments de châssis supplémentaires tels que les poutres verticales 32 et les poutres horizontales 33 (voir Figure 1) servant à fixer les panneaux 34 du carter.
Le réservoir d'eau 22, qui peut comporter tout dispositif de chauffage approprié, tel que des serpentins à vapeur, mais de préférence un appareil de chauffage électrique (non représenté) est pourvu d'un tuyau d'admission 35, muni d'un robinet d'arrêt 36, et d'un tuyau d'évacuation 37, qui communique par l'intermé- diaire d'un robinet d'arrêt 38 avec la.chambre de mélange.
La chambre de mélange est représentée comme possédant un orifice de chargement obturable 39, un agitateur 40 destiné à être actionné par un moteur électrique 41, et un tuyau d'évacuation 42 relié au réservoir collecteur,l'évacuation pouvant être com- mandée par un robinet d'arrêt 43. Elle comporte aussi les éléments de commande d'un compteur de dépense et d'un indicateur de pH, représentés respectivement en 44 et 45, qui sont de préférence d'un type permettant la lecture à distance sur un tableau de com- mande comme il sera décrit ci-après.
Le réservoir collecteur 24 est pourvu d'un couvercle amovible 46 à fermeture hermétique, qui peut être d'un type appro- prié quelconque mais est articulé en 47, comme c'est représenté, au réservoir et est muni d'un secteur denté 48 pour coopérer avec un pignon 49 qu'un moteur électrique 50 doit actionner pour soule- ver le couvercle dans la position représentée en traits de chai- nette sur la Figure 1, et pour l'abaisser. Le moteur 5G est repré- senté comme étant porté par une console 51 fixée aux montants 28 a.
Le réservoir collecteur est raccordé à une pompe décrite ci-des- sous, pour faire circuler le réactif, par un tuyau de descente 52 muni d'un robinet d'arrêt 53 et un tuyau de montée 54. Il est éga- lement pourvu d'un éliminateur automatique de poches d'air indiqué en 55 sur la Figure 3.
La chambre 21 est munie d'un couvercle amovible 56 à fer- meture hermétique qu'on peut ouvrir et fermer de toute manière ap- propriée, mais de préférence au moyen d'un secteur denté 57 et d'un pignon 58 actionnés par un moteur électrique 59. Le couvercle 56 présente une partie inférieure cylindrique qui coincide, lors- que le couvercle est fermé, avec la face interne d'une bague 60 fixée à la chambre, et une paroi inférieure en forme de piston 61 est guidée à joint étanche dans cette partie cylindrique du couver- cle et de la bague. On peut élever et abaisser la paroi 61 à l'aide d'une vis 62 et d'un engrenage hélicoïdal 63 actionné par un mo- teur électrique 64 monté sur le couvercle.
Lorsqu'on désire ouvrir le couvercle,il faut d'abord que la paroi 61 soit repoussée dans le couvercle, les moteurs 59 et 64 étant électriquement enclenchés n
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entre eux de manière que les deux mouvements se fassent dans l'ordre de succession voulue. La paroi 61 comporte'deux plongeurs 65 qui peuvent, dans l'exemple représenté, recevoir un mouvement de va-et-vient par l'intermédiaire de bielles 66 et de disques à manivelles 67, l'un de ceux-ci étant pourvu d'une transmission pour être actionné par un moteur électrique 68 tandis que l'au- tre est entrainé par une transmission à chaîne 69. (Il est évident, toutefois, qu'il peut y avoir plus de deux plongeurs, et dans ce cas leurs disques à manivelle respectifs peuvent être munis de transmission pour être actionnés par le moteur 68).
Les plongeurs peuvent fonctionner à l'unisson, mais ils sont de préférence hors de phase. Le but de ces plongeurs est de produire des pulsations au sein du réactif, et la vitesse de leur mouvement alternatif est de préférence , .réglable automatiquement suivant le débit du courant de réactif dans la chambre ,comme il est décrit ci-dessous; de manière à empêcher qu'il ne se produise de ravitation. La cham- bre 21 contient une corbeille cylindrique perforée 70 montée d'une manière amovible sur un arbre central 71 et pourvue d'une garni- ture de treillis à fines mailles 121. Sur le fond perforé de la corbeille est placé un lit 72 de matière élastique, telle que le caoutchouc spongieux ou des balles de caoutchouc à remplissage d'air, qui offrent une réaction aux pulsations provoquées par les plongeurs 65.
L'arbre 71 passe à travers une boite à bourrage à joints étanches 73, des coussinets ou roulements à billes 74 et un joint hermétique à huile 75, et porte un accouplement 76 (qui peut être du type centrifuge) pour le raccorder à un moteur électrique 77. L'arbre repose sur un coussinet de butée 74 a.
Une bague d'étanchéité 78 ménagée dans la paroi 61, établit, lorsque celle-ci est abaissée, un contact parfaitement étanche avec l'extrémité supérieure du panier 70, dont l'extrémité est recourbée vers l'intérieur dans ce but, et des chicanes 122 disposées axialement (voir Figure 6) sont de préférence ménagées entre la corbeille et la paroi de la chambre de manière à empêcher le court-circuitage du réactif.
Les tuyaux 52 et 54 relient le sommet et le fond du réservoir collecteur, à travers les robinets d'arrêt 79 et 80 respectivement, à une pompe de refoulement réversible 81 à dépense variable, qui peut être du type à plongeurs actionnés par des excentriques montés sur un arbre commandé, ou d'un autre type ap- proprié. La pompe doit être commandée par un moteur électrique 82.
On peut, du tableau de commande, régler par un relais électrique la dépense et la pression du débit de la pompe. Le tuyau 52 est raccordé à la chambre 21 par une soupape de réduction 83 et la chambre est aussi raccordée à la pompe 81, par des tuyaux 84 et 85 avec intercalation de robinets d'arrêt 86, 87, respectivement.
Les tuyaux 84 et 85 sont aussi reliés aux tuyaux 110, 111 respec- tivement, menant à des faces diamétralement opposées de la chambre 21. Le circuit parcouru par le réactif est hermétiquement fermé d'un bout à l'autre et la totalité de l'air ou autres gaz est expulsée par l'éliminateur automatique de poche d'air 55 du réser- voir collecteur.
Au cours de l'un ou l'autre des traitements, le réactif qui se trouve dans la chambre 21 peut être absorbé par les peaux, et les soupapes sont aménagées de telle manière que cette chambre est toujours pleine. Ces soupapes comprennent une soupape à flot- teur 88, la soupape de réduction 83 (qui doit être mise au point pour maintenir la pression désirée,dans la chambre 21) une sou- pape de sûreté 89 pour ramener l'excès de fluide comprimé dans le réservoir collecteur 24 par les tuyaux 90 et 54 et une soupape de trop-plèin 91 qui mène à un filtre qui va être décrit ci-dessous.
Lorsque les soupapes d'arrêt 79 et 80 sont fermées, le réservoir collecteur est isolé de la pompe et si celle-ci fonctionne une cir-
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cultion constante du réactif est établie dans la chambre 21.
En renversant le mouvement de-la pompe on renverse également le sens de cette circulation. Un'robinet de purge 92 est adapté au fond de la chambre 21 et est relié par un tuyau 93 à un filtre de réactif et séparateur de corps gras combiné 94, un tuyau 95, qui vient de la soupape de trop-plein 91, rejoignant le tuyau 93 en 96. Le séparateur est relié par un tuyau 97 à un aspirateur 98, qui doit être actionné par un moteur électrique 115, pour expulser l'air rendu toxique, et par un tuyau 99 à une pompe 100, qui doit être actionnée par un moteur électrique 116, pour ramener le réactif filtré et épuré au réservoir collecteur par le tuyau ICI et le robinet d'arrêt 102.
Un compresseur à air 103 qui est susceptible de fonc- tionner aussi comme pompe d'aspiration, est actionné par un mo- teur électrique 104 et le tuyau de refoulement 105 du compres- seur est raccordé par des tuyaux 106 et 107 pourvus de vannes d'arrêt 108 et 109 respectivement, aux entrées 110, 111 de la chambre 21. Une soupape d'évacuation d'air 112 est adaptée à la paroi 61 du couvercle 56 et celui-ci est pourvu de trous d',échap- pement d'air, dont l'un est représenté en 113 sur la Figure 3.
L'admission au compresseur est munie d'un filtre 114. Suivant une variante on peut utiliser une source extérieure d'air comprimé.
En mettant les différents robinets d'arrêt, dans les positions indiquées ci-dessous, on réalise les conditions sui- vantes : (a) ous robinets d'arrêt fermés : L'arrivée du réactif et celle de l'air à la chambre 21 sont complètement coupées.
(b) Robinets d;arrêt 86 et 87 ouverts : Courant de réac- tif dans la chambre seulement de gauche à droite ou de droite à gauche, suivant la direction dans laquelle on fait fonctionner la pompe 81.
(c) Robinet d'arrêt 108 ou 109 ouvert : Circulation de l'air seulement de droite à gauche, ou de gauche à droite res- pectivement.
(d) Robinets d'arrêt 86 et 109 ouverts : Courant de réactif combiné avec de l'air comprimé en agitation, de gauche à droite.
(e) Robinets d'arrêt 87 et 108 ouverts : Courant de réactif combiné avec de l'air comprime agité, de droite à gauche.
(f) Robinet d'arrêt 108 ou 109 ouvert et compresseur 105 fonctionnant comme pompe d'aspiration : Maintient du vide dans la chambre 21.
Des compteurs de débit avec indication et enregistre- ment à distance 117, du type Venturi ou autre type semblable, sont montés dans les tuyaux de circulation 52, 54, 110 et 111 allant à la chambre 21 ou venant de cette chambre, et des élé- ments de chauffage 118 à réglage thermostatique (qui peuvent être alimentés électriquement ou à la vapeur) sont établis dans ces tuyaux et dans les conduites d'air 106, 107, de manière que le réactif en circulation,ou l'air, ou tous deux, peuvent être por- tés à la température désirée. A l'endroit où ils pénètrent dans la chambre 21, les tuyaux de circulation 110, 111 peuvent être pourvus d'une embouchure évasée ou en forme de cloche, comme c'est représenté, ou suivant une variante ils peuvent être divisés
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en un grand nombre d'ajutages.
Des éléments de commande pour indi- cateurs de dépense et de pH, avec lecture à distance, 44,45, sem- blables à ceux de la chambre de mélange sont utilisés pour le ré- servoir de collecteur, et un indicateur de pH est prévu pour la chambre 21, des compteurs de dépense de préférence du type à flot- teurs pour établir le contact avec des résistances électriques.
Des douilles 119 et 120 pour des thermomètres avec lecture à dis- tance et des indicateurs de pression avec lecture à distance, res- pectivement, sont montées dans la chambre 21 et le réservoir col- lecteur 24. La transmission entre tous ces instruments et le ta- bleau de commande est électrique.
Tous les moteurs électriques que comporte l'appareil sont aménagés pour être commandés soit automatiquement à distance par un commutateur principal à action différée 123, soit à la main par l'intermédiaire de boutons poussoirs à distance 124, ces commutateurs étant montés sur le tableau de commande - voir Figure 4. L'ouverture et la fermeture de tous les robinets d'arrêt peu- vent aussi être opérées automatiquement au moyen du commutateur principal à action différée ou commutateur horaire 123, ou à la main aveccommande à distance par l'intermédiaire de leviers com-. mutateurs 125 pourvus d'indicateurs.
Des régulateurs thermostatiques avec commande à distance 126, sont établis pour les différents dispositifs de chauffage sur le tableau de commande et ils peuvent agir suivant le principe de la dilatation différentielle, ou d'une autre manière analogue, pour actionner des relais qui commandent des commutateurs à tubes de mercure réglant la quantité d'énergie électrique fournie aux dis- 'positifsde chauffage, ces régulateurs comportant des thermomètres pour indiquer et enregistrer les températures dues aux dispositifs de chauffage.
Le tableau est également pourvu de thermomètres indica- teurs et enregistreurs 127 pour assurer un contrôle indépendant des températures dans la chambre 21 et le réservoir collecteur 24.
Des débit-mètres indicateurs et enregistreurs 128 (raccordés aux compteurs de débit 117) et des manomètres indicateurs et enregis- treurs 129 (raccordés à la chambre 21 et au réservoir collecteur 24 respectivement) sont montés sur le tableau'. Ce dernier est également pourvu de compteurs de dépense 130 et de compteurs de pH 131, raccordés aux éléments de commande 44,45 respectivement, des réservoirs mélangeur et collecteur et à la chambre 21, suivant le cas.
Les moteurs électriques 77 et 82 (pour actionner la cor- beille et la pompe à réactif, respectivement) sont de préférence pourvus de tàchymètres 132 qui possèdent des cadrans de lecture à distance 133 sur le tableau.
Les compteurs du tableau peuvent être de tout type appro- prié connu.
La chambre 21 et le réservoir collecteur peuvent être munis de fenêtres d'inspection 134 et de dispositifs pour donner- un signal d'alarme acoustique lorsque le niveau du fluide est trop bas.
Le commutateur horaire principal 123 est muni d'une trans- mission pour fermer et ouvrir des circuits électriques dans un ordre de succession prédéterminé et'à des intervalles prédétermi- nés, de manière à actionner les rhéostats de démarrage des moteurs électriques et les robinets d'arrêt (par l'intermédiaire des re- lais électriques si c'est nécessaire) et envoyer aussi du courant aux éléments de chauffage 118 et à un dispositif de chauffage du réservoir d'eau 22 si c'est nécessaire.
Les contacteurs du commu-
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tateur horaire principal sont ajustables pour permettre de faire varier le moment du fonctionnement et l'ordre du cycle des opé- rations, de telle sorte que, par 'exemple, la raréfaction de l'air eut être faite dans la chambre 21 et que les peaux peuvent alors etre traitées, dans différents buts, par trois réactifs différents p. ex. chacun de ces traitements étant précédé d'un lavage, pen- dant qu'on maintient la corbeille immobile ou qu'on la fait tour- ner lentement, tandis que la circulation du réactif dans la cham- bre est maintenue dans un sens ou est renversée, à volonté ou suivant les besoins. Les peaux sont alors soumises à la cntrifu- gation par la rotation de la corbeille à une vitesse relativement élevée, et finalement séchées à l'air.
La corbeille peut être pourvue de crochets, ou autres dispositifs analogues (non représentés) de manière qu'on puisse la soulever pour la retirer de la chambre 21, par un palan, en vue de faciliter le chargement et l'enlèvement des peaux de la corbeille.
Comme variante de l'installation ci-dessus décrite pour mettre en circulation le réactif et l'air, les tuyaux respectifs peuvent être raccordés à la base et au sommet de la chambre 21 de telle sorte que la circulation s'établit verticalement, auquel cas le tuyau supérieur pour le réactif traverse le couvercle 56 et est flexible. Dans une pareille construction les plongeurs à mouve- ment alternatifs 65a sont disposés horizontalement, comme le mon- trent les Figures 5 et 6, et sont actionnés par des disques à mani- valles 67 a, des arbres verticaux 135 et des pignons 136 ( dont l'un seulement est représenté), qui engrènent dans une couronne dentée 137.
Cette dernière est actionnée par un pignon 138 monté surl'arbre d'un moteur électrique 139, la. vitesse du moteur étant susceptible d'être réglée pour satisfaire aux conditions requises.
On peut être amené dans certains cas à procéder à des traitements en laissant le couvercle 46 ouverte et la soupr'pe à flotteur 88 de même que la soupape de trop-plein 91 permettent d'agir de cette façon.
L'appareil représenté sur les Figures 7 à 10 comprend un réservoir externe cylindrique fixe 140 et un réservoir interne cylindrique rotatif en forme de corbeille 141 dans lequel les penux doivent être placées en pile. Le réservoir 141 est pourvu, au fond, d'un coussin annulaire en caoutchouc 142 (à ressort ou à air), en- tourant un plateau central 143, et .ce coussin de même que le pla- teau sont recouverts d'une feuille de caoutchouc souple 144. Gn peut faire tourner le réservoir 141 au moyen d'une roue hélicoïdale- 14.6 et d'une vis sans fin 147, par un moteur électrique 148 qui peut actionner la vis sans fin par l'une ou l'autre de deux paires de roues dentées 149 et 150 ou 151 et 152, renfermées dans une boite d'engrenage 153, de manière à faire tourner le réservoir à petite ou à grande vitesse.
Le plateau 143 est pourvu d'un arbre axial 154 portant à son extrémité inférieure un disque à came 155 qui peut coopérer avec une glissière à came fixée au réservoir fixe 140, de telle sorte que quand le réservoir 141 tourne, le plateau est animé d'un mouvement de va-et-vient vertical. La roue hélicoïdale est fixée à un arbre creux 201 qui, à son tour, est fixé au fond du réservoir 141, et l'arbre 154 est assemblé par clavette ou maintenu sur l'arbre 201 d'une autre manière de façon à pouvoir y coulisser mais sans pouvoir tourner.
Le réservoir 141 est pourvu d'un couvercle amovible 156 portant deux ou plusieurs plongeurs 157 qui sont de préférence recouverts de caoutchouc souple et sont rappelés par ressort dans leurspositions élevées. Le réservoir 140 est pourvu d'un couver-
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cle 158 qui y est articulé en 159 et est muni de dispositifs de serrage 160 qui permettent de le maintenir fermé d'une manière her- métique. Le couvercle 158 est pourvu d'une paire de cames annulai- res 161 sur lesquelles les paires de tiges de support 162 des plon- geurs 157 sont repoussées par leurs ressorts.
Ainsi, pendant la rotation du réservoir 141, les plongeurs 157 reçoivent un mouvement de va-et-vient et conjointement avec le coussin 142 et le plateau, provoquent des pulsations verticales et une flexion des peaux de manière à favoriser un contact intime du réactif utilisé avec celles- ci.
Le couvercle 158 est pourvu d'un câble 163 qui passe sur une poulie 164 et est fixée à une manivelle 165 pour élever et abaisser le couvercle. En-dessous des réservoirs 140 et 141 se trouve un réservoir de transfert 166 qui communique avec le réser- voir 141 par un passage 167, le réservoir 141 communiquant à son tour avec un renflement 168 du réservoir 140.
Un réservoir collecteur 169, pourvu d'un orifice de char- gement 170 pour le réactif et d'un tuyau d'amenée d'eau 193, muni d'un robinet d'arrêt 194 et commandé par une soupape à flotteur 195, et chauffé intérieurement par des tuyaux dé circulation de vapeur 171, communique par l'intermédiaire d'un tuyau 173 pourvu d'un robinet d'arrêt 172, avec le réservoir 166, qui peut être muni d'un élément de chauffage à réglage thermostatique 174, pour mainte- nir ou régler la température du réactif.
Le serpentin à vapeur 171 est alimehté par un tuyau d'ad- mission 188 pourvu d'un robinet d'arrêt 189 et d'une vanne 190, dont le degré d'ouverture est soumis au contrôle d'un thermostat 191.
Le réservoir 166 dans lequel s'écoule aussi le réactif venant du réservoir 141, se décharge par un tuyau 175 et des filtres grossier et fin respectivement 176, 177, dans l'aspiration d'une pompe 178. Cette dernière peut être d'un type approprié quelconque et est actionnée par un moteur électrique 179. Le tuyau de refoule- ment 180 de la pompe comprend une soupape à trois voies 181 qui peut suivant la position où elle est mise, interrompre le circuit, refouler le réactif par le tuyau 182 au renflement 168 de manière à provoquer le passage d'un courant sous pression à travers la pile de peaux, ou refouler le réactif épuisé par le tuyau 183 dans un égout ou dans un réservoir de dilution, non représenté.
Un compresseur-aspirateur 184 actionné par un moteur élec- trique 192 et ayant son refoulement côté compresseur, par exemple gauche sur la Figure 7, et son admission côté aspirateur à droite surcette Figure, communique alternativement par l'une des deux sou- papes à double voie 185,186, avec un tuyau 187 menant au renfle- ment 168. Un robinet d'arrêt 30 est monté entre les raccords des côtés apposés du compresseur-aspirateur avec le tuyau 187.
Suivant la position des soupapes 185 et 186, le réactif peut être aspiré du réservoir collecteur 169 dans les réservoirs 140, 141 et 166, ou bien, si la soupape 181 est convenablement ajustée, de l'air comprimé peut être refoulé dans les réservoirs 140, 141 et 166 pour expulser le réactif du système et le faire passer dans l'égout ou le réservoir de dilution. Le robinet d'ar- rêt 172 et les soupapes 181,185 et 186 sont de préférence comman- dés electro-magnétiquement et, conjointement avec les dispositifs de chauffage, la pompe et le compresseur-aspirateurs, sont soumis au contrôle d'un commutateur horaire et, séparément, de commuta- eurs individuels actionnés à la main.
Ces commutateurs (qui ne sont
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pas représentés) peuvent avantageusement montés sur un ta- bleau de commande établi à l'avant du réservoir collecteur. Sur ce tableau sont également montés-les dispositifs indicateurs et enregistreurs 196 de thermomètres dont les éléments sensibles à la température sont placés là où c'est nécessaire ou désirable, un ou plusieurs indicateurs de pH 197, dascompteurs de débit du réactif 198 et un indicateur de l'opération 199. Le 'réservoir collecteur et le réservoir 140 sont de préférence pourvus d'in- dicateurs de niveau du liquide 2GG.
Fn service, lorsque le réservoir 141 a reçu sa charge de peaux, on ferme les couvercles 156 et 158 et on fait tourner le réservoir 141 à une petite vitesse. Le compresseur-aspirateur aspire l'air des réservoirs 140, 141 et 166 et on serre alcrs à fond le couvercle 158 au moyen des écrous 160. Lorsque le réser- voir collecteur a, été rempli d'eau, additionnée de tous produits chimiques requis, et que la température nécessaire à l'opération a été atteinte, on ouvre la soupape 172 pour permettre à son con- tenu de s'écouler dans les réservoirs 166,141 et 140. Cn ferme alors la soupape 172 et on remplit à nouveau le réservoir collec- teur de manière qu'il soit prêt pour la phase suivante de l'opéra- tion. Gn met alors la pompe 178 en marche et on refoule le réac- tif dans le renflement 168 et à travers le réservoir 141.
Le réac- tif est ainsi refoulé entre les peaux (qui sont soumises à des pulsations, à une flexion et à un mouvement de rotation avec le réservoir) en contact intime avec celles-ci, et passe ensuite dans le réservoir 166 par les lumières 167 pour être remis en circula- tion. A la fin de chacune des phases de l'opération, on ouvre la soupape à triple voie 181 conduisant à l'égout ou au réservoir de dilution, on arrête la pompe 178 et on fait fonctionner le compres- seur-aspirateur pour expulser la totalité du réactif des réser- voirs 140, 141 et 168 dans l'égout ou le réservoir de dilution.
Gn actionne alors le réservoir 141 à une vitesse élevée et le réactif qui humecte les peaux en est expulsé par centrifugation en desséchant ainsi partiellement les peaux. Après enlèvement du réactif, on ramène la soupape à air comprimé 185 dans sa position normale, et le compresseur-aspirateur aspira la totalité de l'air du systeme avant de passer à la phase suivante de l'opération, s'il y en a. pour effectuer un traitement complet, on procède aux opérations individuelles, telles que l'épuration, le lavage, la dessication, l'imperméabilisation, etc. , dans l'ordre désiré, l'opérateur devant simplement ajouter les produits chimiques es- sentiels dans le réservoir collecteur 169 comme c'est indiqué sur l'indicateur de l'opération 199.
Tous les gaz et les fumées sont enlevés de l'appareil lors de l'expulsion des réactifs, de manière à ne pas nuire à la santé de l'opérateur et donner lieu à des conditions de travail salubres.
Suivant une variante de l'appareil représenté sur les Figures 7 à 10, le réservoir en forme de corbeille 141 ne peut pas tourner et la pompe 178 de même que le compresseur-aspirateur 184 sont l'un et l'autre réversibles ou raccordés à ce réservoir par des soupapes à renversement de manière à permettre le renver- sement du sens du courant de réactif et du flux d'air au travers du réservoir. Dans ce cas les plongeurs 157 peuvent être actionnés par un mécanisme indépendant tel, par exemple, qu'un mécanisme similaire à celui décrit dans le cas de la Figure 3. Toutes les pièces de l'appareil qui viennent en contact avec le réactif peu- vent être exécutées en un métal approprié résistant à l'action des acides ou en un métal protégé par émaillage, placage, revêtement en caoutchouc, ébonite ou autre matière convenable, suivant les besoins.