<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION Société dite : LANDIS & GYR S.A.
"Disjoncteur commandé au moteur " Priorité d'une demande de brevet déposée en Suisse le 22 juin 1945 N 3250
Les appareils consommateurs des réseaux de distribution de force sont mis en circuit et hors circuit par des disjoncteurs, par exemple du type commandé au moteur.
Lorsqu'on cas de dérangement la tension fait défaut, les disjoncteurs viennent en position de coupure, puis, lorsque la tension se rétablit ou que le réseau est remis en circuit, se referment tous simultanément ou à peu prés. Du fait de la charge du réseau qui augmente ainsi très rapidement, les dis- joncteurs principaux du réseau sont susceptibles de se dé- clencher, ce qui est évidemment très fâcheux, car il en résulte un nouveau dérangement du réseau.
L'invention a pour but de remédier à cet inconvénient et concerne un dispositif appliqué aux disjoncteurs commandés au moteur qui, par le moteur du disjoncteur, met en mouvement par l'intermédiaire d'un mécanisme d'avancement pas à pas un organe qui agit sur un contact monté en série avec la bobine du moteur du disjoncteur et commandé par le mécanisme d'avancement pas à pas, de façon qu'en cas de mise en circuit du réseau, l'ouverture et la fermeture alternatives du contact par le mécanisme d'avancement pas à pas fassent osciller le moteur du disjoncteur sans fermer le disjonoteur, jusqu'à ce que l'organe précité ayant avancé d'un pas empêche le contact de s'ouvrir de nouveau et que le moteur puisse achever son mouvement provoquant la fermeture du disjoncteur.
Sur le dessin qui représente un exemple de réalisation de l'invention :
La fig. 1 est une vue en perspective des seules pièces qui sont nécessaires à la compréhension de l'invention ;
Les fig. 2 et 3 représentent un détail dans diverses positions ;
On n'a représenté qu'un des pôles 1 du disjonc- teur. La portion mobile de ce pôle se trouve sur un bras à ressort 2, qui par un galet 3 s'applique contre une came 4 solidaire de l'arbre de commande 5 du disjoncteur. Un plateau de friction 6 et un bras d'entraînement 7 sont calés sur l'arbre de commande 5 du disjoncteur et un ressort 8 pousse une @ roue dentée 9 montée folle sur l'arbre 5 contre le plateau de friction 6.
La roue dentée 9 engrène avec un pignon 10 calé sur l'ex@@@ du disque moteur 11 d'un moteur de Ferraris, sur le fer duquel 12 est montée une bobine 13. Un ressort de rappel 14 est enroulé sur l'arbre de commande 5 et est fixé par une extrémité sur une bague 15 calée sur l'arbre 5 et à l'autre sur un goujon 16 du support de l'arbre 5. Le goujon 16 sert en même temps de butée au plateau de friction 6 dans la postion d'ouverture du disjoncteur,
<Desc/Clms Page number 2>
Dans la position d'ouverture du disjoncteur ,la traction d'un ressort 17 applique oontre le bras d'entraînement 7 un levier à ancre 18 dont les branches sont en prise avec la roue d'échappement 19 d'un mécanisme d'avancement pas à pas.
La roue d'échappement 19 est calée sur un arbre 20 sur lequel sont calées en outre une roue dentée de commande 21 et une roue de démultiplication 22. Les extrémités reoourbées de deux pièces de support de contact 23, 24 s'appliquent contre les flancs des diverses dents de la roue dentée de commande 21. Les éléments 25 d'un contact connectés en série avec la bobine 13 du moteur du disjoncteur se trouvent sur ces pièces de support 23, 24 .
Une came 26 est montée folle sur l'arbre 20 et un prolongement 27 de la pièce de support 23 se trouve dans le trajet du mouvement de cette came, qui est accouplée avec la roue d'échappement 19 au moyen d'une transmission 28 et d'une roue dentée 29 engrenant avec la roue 22 par l'intermédiaire d'un arbre de renvoi 30.
La fig. 1 représente le dispositif en position de repos, c'est-à-dire que le disjoncteur est en position d'ouverture. Dans cette position, les pôles 1 du disjonoteur étant séparés, le ressort de rappel 14 applique le plateau de friction 6 contre le goujon 16. Le bras d'entraînement 7 maintient la branche antérieure du levier à ancre 18 en prise avec la roue d'échappement 19 et le support de contact 23 s'applique contre le flanc d'une des dents de la roue dentée de commande, tandis que le support de contact 24 est dégagé de la roue dentée 21. Il en résulte que les éléments du contact 25 se touchent, o'est-A-dire que le contact du circuit de la bobine 13 du moteur du disjoncteur est fermé.
Si on suppose par exemple que le réseau est mis sous tension, le moteur du disjoncteur 11, 12, 13 reçoit une tension et son disque moteur 11 commence à tourner, ainsi que l'arbre de commande 5 à rencontre de l'action du ressort 14. Il en résulte que le bras d'entraînement 7 dégage le levier à ancre 18 et que le ressort 17 le fait osciller, de sorte que la branche postérieure de ce levier vient en prise avec la roue d'échappement 19 et la fait avancer d'un pas. Ce mouvement a pour conséquence de faire glisser le support de contact 23 sur la pointe de la dent contre le flanc de laquelle il s'appuyait jusqu'à présent et de l'amener avec le support de contact 24 oontre le flanc de la dent suivante de la roue 21.
Il en résulte que le contact 25, fig 2, s'ouvre, et que le moteur du disjoncteur 11, 12, 13, ne re- çoit plus de courant, de sorte que l'arbre 5 revient dans sa position initiale sous faction du ressort 14. Le premier mouvement de rotation de l'arbre 5 n'a pas suffi à provoquer la fermeture du contact des pôles 1, de sorte que le mouvement de va et vient du moteur du disjoncteur n'a exercé auoune action sur le réseau. Sous l'effet du mouvement de retour de l'arbre 5 dans sa position initiale, le bras d'entrainement 7 agit de nouveau sur le levier ancre 18 qui fait avancer la roue d'échappement d'une nouvelle dent, de sorte que les supports de contact 23 et 24 dépassent le flanc de la dent avec laquelle ils étaient en contact en dernier lieu et que le support 23 seul vient en contact avec le flanc de la dent suivante de la roue 21.
Par suite, le contact 25 se ferme de nouveau et le moteur du disjoncteur recommence à tourner, mais, aprs un nouveau mouvement de rotation partielle de son disque de commande 11, il revient de nouveau
<Desc/Clms Page number 3>
dans sa position initiale du fait que les supports de con- tact 23,24 sont venus en contact avec le flanede la dent suivante, et que par suite le contact 25 s'est ouvert.
Au cours de ce mouvement pendulaire du moteur et de l'arbre du disjonateur la came 26, qui sur la fig. l, est supposée se trouver juste derrière le prolongement 27, vient s'appliquer pendant le mouvement de rotation du moteur 11, 12, 13, contre l'extrémité du support de contact 23 qui, par suite, ne peut plus arriver jusqu'au flanc de la dent de la roue 21, qui se trouve juste en face des supports de contact 23 et 24. Mais,au contraire,le support 23 maintient le support 24 hors contact avec la roue dentée 21, fig. 3, par l'intermédiaire du contact fermé 25.
Le moteur 11, 12, 13, continue donc à tourner et les galets 3 des divers pôles 1 du disjoncteur, en roulant sur la came 4 pendant que l'arbre 5 continue à tourner, arrivent sur la portion surbaissée de la came 4, de sorte que les éléments mobiles des pôles 1 s'ap- pliquent sur les éléments fixes de ces pôles et que le dis- joncteur se ferme. Le mouvement du moteur est alors freiné par le frottement entre le plateau 6 et la roue dentée 9.
S'il se produit une nouvelle interruption de courant dans le réseau, le ressort 14 fait tourner le moteur 11, 12, 13 qui ne reçoit plus de courant dans le sens rétrograde, l'arbre 5 tournant dans le sens rétrograde éloigne de n&uveau par l'in- termédiaire de la came 4, les éléments mobiles du pôle 1 et le bras d'entraînement 7 fait osciller le levier à ancre 18 qui, par suite, fait avancer la roue d'échappement 19 d'une dent, la came 26 sort du trajet du prolongement 27 et le cpn- tact 25 se referme comme précédemment. Si le courant passe de nouveau dans le réseau, le même mouvement pendulaire re- commence comme précédemment jusqu'à ce que la came 26 empêche le contact de s'ouvrir de nouveau et permette au moteur 11, 12, 13 de continuer son mouvement jusqu'à la fermeture du disjoncteur.
La transmission 22,29 peut être facilement rem- placée par une autre transmission comportant un rapport de démultiplication en modifiant ainsi la durée du mouvement pen- dulaire du moteur.
Au lieu d'être en une seule pièce, comme dans l'exemple de réalisation représenté, la came 26 pourrait être multiple de façon qu'une fraction de tour , au lieu d'un tour complet soit suffisante pour la faire fonctionner.
On peut ainsi éviter éventuellement l'interchangeabilité de la transmission 22, 29 en équipant par exemple les divers disjoncteurs d'un réseau de distribution avec des cames ayant des bras de longueurs différentes et constituant l'organe qui empêche le contact 25 de s'ouvrir de nouveau. On peut aussi obtenir dans ce conditions une vitesse appropriée du mouve- ment de la oame, indépendamment de la vitesse du mécanisme d'avancement pas à pas de façon qu'elle fonctionne toujours entre les limites d'un échelon d'avancement du mécanisme pas à pas.
Ainsi qu'il ressort de la description qui précè- de, il est possible de provoquer la fermeture successive à des instants différents des disjoncteurs correspondants aux divers consommateurs ou éventuellement groupes de consommateurs d'un réseau de distribution de force, d'une part en retardant la fermeture du disjoncteur par le mouvement pendulaire du moteur du disjoncteur, et d'autre part en réglant dans les conditions voulues ce retard des divers disjoncteurs.
<Desc/Clms Page number 4>
On peut ainsi éviter une charge croissant très rapidement dans le réseau.
Les éléments du dispositif sont très simples et non seulement ne chargent pas d'une manière appréciable le moteur du disjoncteur, mais encore n'occupent pas un emplacement spécial.
L'organe eh forme de came qui agit sur le contact pourrait aussi, si on adopte un rapport de démultiplication fixé une fois pour toutes, être monté directement sur l'arbre de la roue dentée de commande, ou être calé sur cet arbre lui-même, ou être réglable par rapport à la roue dentée de commande. La roue dentée de commande pourrait aussi constituer elle-même l'organe précité avec une denture d'une forme différente de celle d'une denture normale ne comportant pas d'intervalles de dents aux endroits ou le contact doit rester fermé.