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BREVET D'INVEII T1Oi: QUZOE DE CASSEROLE
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l'r:LoJ:::Lt-3:Dspôt France, 12..10,=1944 ïT !I-ß4- Gzi-5o
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i30CLI:'rE INDUSTRIELLE DE D3IKBLiEl'lEali& (Société Anonyme)
Pour l'exécution des queues de casserole connues jusqu'à ce jour, des. matériaux divers ont été employés et des dispositions variées ont été conçues.
Certaines queues sont isolantes, d'autres ne le sont pas on le sont peu-. Ces dernières,, généralement métalliques et monobloc, sont fixées au corps de la casserole par rivetage, soudure électrique ou autogène; ce sont, par exemple, des queues pleines, en feuil- lard ou métal'coule ou. forgé (bronze, fer, aluminium, etc..) ou. des queues tabulaires constituées par deux coquilles métalliques soudées ou agrafées ensemble. Ce genre de queues est généralement adopté pour les casseroles en acier étamé, émaillé, ou inoxydable; elles ont toutes le grave défaut de n'être pas isolantes.
Quant aux queues isolantes,, elles sont composées d'un assemblage de différents matériaux et sont généralement adaptées aux casseroles en aluminium. On Peut distinguer deux 'catégories :
1b- Les queues constituées par une tige en acier, scellée dans une empatture, elle-même fixée sur le corps de la casserole; sur le bout fileté de cette tige' est. vissée une petite pièce en aluminium fondu, formant oeil pour l'accrocha- ge de la casserole et servant en même temps à bloquer par ser-
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rage, entre elle-même et 1 e.ptture, une virole, emmanchée préalablement sur la tige et formant manche ; cette virole est, en général, en matière isolante telle que bois ou. matière plastique;
elle peut être aussi en métal, auquel cas une rondelle isolante est interposée à chacune des extrénités pour arrêter la transmission de la chaleur; des moyens variés sont
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utilisés pour verrouiller ,la virole sur l'empatture et 1.tempêï' cher ainsi de tourner.
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Ces queues donnent un bon isolement thermique de la
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virole, mais on risque de se brûler soit sur l'ompatture, soit sur l'oeil qui est echauffé par conductibilité de la tige intérieure en acier; de plus, le verrouillage de la viro-
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le sur l'empattLUre, destina à empêcher la queue de tourner, reste toujours .tr3s précaire ql1.el ql1e soit le degré de per- fection de ce verrouillage;
en effet, le bras de levier du couple résistant de ce verrouillage est obligatoirement très petit (inférieur au diamètre de la queue) et le moindre jeu. daus l'assemblage se traduit par de grands basculements du corps de la casserole : c'est-un désagrément bien connu de toutes les ménagères. ,
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2 - L'apparition des = :.-.:..â plastiques a donné naissance à une queue isolante constitua par une e!l1:pattl:1.:!:e en aluminium fondu, prolongée' par une soie,ou une armature métallique, sur laquelle on moule directement la matière plastique;
l'extrémité de cette queue en matière plastique est plate et percée d'un oeil pour l'accrochage. Cette réalisation a bien élimina certains inconvénients présentes par la queue décrite précédemment, mais on risque toujours de se
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brûler sur 'l'eiIlpattl:1.:!:e et surtout, comme la queue n'est pas démontable, en cas d'accident sarvenu-à, cette queue, la cas- serole est perdue.
La présente invention élimine d'une façon complète les inconvénients rappelés ci-dessus et procure en outre d'autres avantages très importants qui seront indiqués ci-après.
Une queue de casserole suivant l'invention est représentée, à titre dtexemple, s,ur les dessins annexés :
La figure 1 est une vue en élévation de coté.
Les figures 2, 3 et 4 sont des vues en coupe prati-
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quàes respectivement suivant les lignes A-A, B-"i3 et'0-0 de la figure 1.
La figure 5 est une vue en élévation de face;
Les figures 6 et 7 sont des vues en plan correspondant respectivement aux figures 5 et 1;
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Les figures 8 et 9 sont, resp' e 0,t iv el lie nL-, s. vue en élévation et une vue en plan montrant un mode de fixation
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du corps de la queue sur l'etupatture de la casserole;
La figure 10 est une vue perspective montrant de quelle façon la queue suivant l'invention est saisie par la main;
Les figures 11 et 12 sont des vues en élévation schématiques qui illustrent les conditions de stabilité d'ane casserole pleine, tenue à la main;.
Suivant l'invention, le corps de la queue, affec-
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tant un prof,il en bec-de-cane, est formé d'une partie verticale, ou sensiblement verticale 1, qui constitue un talon emmanché dans l'empatture, s'élevant au-dessus du plan supérieur de la casserole; ce talon est raccordé-par une courbure en arc de cercle (1/4 de cercle environ) à la deuxième partie 2, qui forme poignée et peut être horizontale ou légèrement inclinée sur l'horizontale (8 à 10?'par exemple); l'extrémité opposée à la casserole'porte-un filetage 3 dans lequel se visse l'oeil d'accrochage 4 ; le profil de la partie du corps qui forme la poignée proprement dite .est d'une plus grandehauteur au car- tre qu'aux extrémités;
la section, de dimensions variables tout le long du profil (fig. 2,3;et 4) est plus ou moins ovale
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ou. rectangulaire à bords plus ou moins arrondis, mais elle est, en tout cas, caractérisée en ce que le;.plus grand des deux axes de cette section, ou la plus grande de sea deux dimensions sont orientés dans le sens vertical; cette section, toutefois, se termine en cercle parfait au point de raccordement avec ltoeil d'accrochage 4.
Ltempatture est, de préférence, découpée dans une feuille d'aluminium, puis emboutie suivant une sorte de gousset 5 bordé de deux ailes 6 qui sont rivées sur le corps 7 de la casserole; il est à remarquer que le travail d'emboutissage de cette pièce est très minime, car, la surface finale état presque développable, c'est, en grande partie, un travail de pliage qui est exécuté.
Un tel ensemble ne nécessite pas de moyen de fixation de la queue sur l'empatture si le corps de la casserole comporte un bord horizontal à seuil plat, dit bord verseur 8; en effet, la queue ne pourra pas se déchausser de l'empatture, si elle est retenue par un talon 9 prenant appui sur le bord verseur 8, comme représenté sur les figures 1, 5 et 7.
Il est toutefois préférable de prévoir une queue démontable afin de ne pas rendre inutilisable le corps de la casserole en cas d'accident survenu à la queue. Les figures 8 et 9 représentent, à titre d'exemple, un des nombreux moyens qui peuvent être utilisés à cet effet. Il n'est pas nécessaire que le talon'de la queue porte sur la totalité de la surface interne de l'empatture; ce talon peut donc être profilé comme représenté en moa ce qui permet' de l'emmancher facilement dans l'empatture préalablement rivée sur le corps de la cas- serale et de le déboiter avec la même facilité.
Lorsque la queue a été mise en place, elle est retenue à l'aide d'un couple de vis : une vis femelle 11, à surface extérieure lisse engagée sans jeu. dans un alésage de même diamètre prevu dans le talon de la queue, et une vis mâle 12, opposée à cette vis femelle et se vissant dans elle.
.Les avantages du dispositif'ci-dessus décrit 'sont nombreux :
1 ) la queue est parfaitement isolante; l'oeil d'accrochage métallique n'est pas,échauffé par conductibilité et il n'est pas possible de se brûler au contact de l'empat- 'bure, la forme même de la queue constituant, comme le montre la figure 10, une garde efficace, inexistante dans les queues de type connu jusqu'à ce jour; de plus, dès le départ du corps de la casserole, la queue se trouve éloignée de la plaque chau fante du foyer et, par conséquent, soumise à un moindre échauf fement par radiation;
2 ) une telle queue réduit au minimum l'effort à fournir;
elle permet, comme le montre encore la figure 10, d'approcher la main au maximum du corps de la casserole, condition optimum pour le soulèvement.d'une charge importante;
Par ailleurs., la section ovale (ou rectangulaire , bords plus ou moins arrondis} à'grand axe (ou plus grand coté) vertical est très .bien adaptée à la main.
Toutes les queues . connues ont des sections rondes, carrées, rectangulaires, ovales et de formes diverses-, mais à grand axe horizontal lorsqu'elles ont deux dimensions (hauteur et largeur) inégales Cette disposition est'irrationnelle quand il y a lieu, comme c'est le cas, de fournir un effort dans le sens vertical; il suffit, pour s'en convaincre, d'examiner quelques poignées particulièrement bien étudiées telles que :une crosse de re-
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volver, un J:D8.nche de couteau, de boucher, un laanche i-e hache, lui -.,0 -- poisse vue pistolet à peinture etc.. Il est également de toute évidence que la section allongée dans le sens vertical donne une grande sécurité et une grande précision dans le mouvement d'inclinaison que l'on imprime à la casserole pour en verser le contenu..
Enfin le galbe donné au profil de la poignée, avec un ventre dans la partie médiane, correspond. bien %. la capacité variable d'enveloppement des divers doigts de la wain.
3 ) la section ovale à grand axe vertical (ou. rec-
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ta:1culQiTe . à bords arrondis et à. ,-rand côté vertical) a conduit en même temps à, une forme rationnelle pour la résistance mécanique. En effet, la queue est soumise 8. an =0::114 de flexion dont le maximum est au i%accoiàefie=1t du. talon avec la poignée. Or, le profil du talon se rapproche sensiblement de celui d'un solide dit Il d'égale résistance ". Il en estde
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[.1e:::1e du cote de la poignée, abstraction faite da ventre ,",O:J,:'; au profil pour l' afSl'émel1t de la r¯a:4'.; on peut donc dire qu-e la r1Zlti1"0 est utilisée d'une façon rationnelle pour le ':Taxi- '-11;:1. de résistance de la queue;
il n'en est pas de r.1êl'1e dans les quems connues, ov,; bien sou-vent, la section la pus faible se trouve à l'endroit où. l'effort est le :;Jlu:J 31'8ncl; 4 ) le node d'assemblage avec l'eMipatture est d'une grande solidité et d'uze parfaite rigidité. Ce sodé d'assemblage présente, en outre,"trois autres avantages importants : il permet la fabrication d'une queue en natière m0111ée sans que l'on soit oblige de recourir au moulage direct sur l'empatture, ce qui simplifie l'exécution du ':0,0 \1 le ; il vermet le démol1tage et le remplacement d'une queue accidentée; enfin la t:.1eT..e empatture peut" être utilisée pour les queues eil bois, en "noul6e, (Db ;:1éta 1.li9.\.les.
Il est à noter que ces clerlièrG:s peuvent être réalisées eaxctesiont coimne décrit ci-dessus, par soudure autogène de deux coquilles symétriques
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eiiboi-ties , raccordées suivant leur plan médian vertical; il suffira que le talon de la queue métalliguq soit garni ue fibre ou. autre matiG1'e isolante pour empêcher le contact di- :::'8Ct avec ilen-oa-'-ture et a#- siz#e :%" 1. is o îe"ie ='t ; 5 ) la plupart des queues connu j.=. ont une, forsie et ù-re inclinaison telles que leni ligne médiane prolongée "i7.;.
11) coupe l'axe du corps de la casserole au quart de sa houteur à partir du fond; dans une casserole 1L:.ie d'une queue suivant l'invention, au contraire, cette 1'181:1e ligne médiane (figure 12) rencontre l'axe à peu près dans le plan supérieur du corps de la casserole. Il en résulte, de toute évidence, qu'une casserole très pleine, tenue en sain sans serrer, est en équilibre instable dans le premier cas et stable -dans le second.
Le phénomène est d'ailleurs d'autant plus sensible qu'en réalité ce n'est as cette ligne médiane qui est à considérer, mais bien plutôt la ligne joignant les points d'an-
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plicatioll des forces execées par la nain, savoir' : une réac- tion en R, fournie par l'index, et une action en ? fournie par la paume de la main; or cette ligne coupe l'axe du corps
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U"casseole au-dessous du fond, dans le premier cas 4fi'.111 et légèrement au-dessus de la ui-haLl.teLU' dl1 corps de cassero- le, dans le second (fig.12).
Ceci explique le désagréable phénomène qu'observe toute ménagère au moment de verser une casserole très pleine: s'il s'agit d'une casserole de type connu, dès qu'on incline celle-ci, l'équilibre instable est
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rot:1pn et la imin doit résister à, un "couple de versement"; il est fort difficile de vesser -lentement, surtout si la main est mouillée ou grasse, et encore davantage si l'on opère avec une casserole dont la virole possède du jeu; au contraire
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dans le'cas d'une casserole munie d'une queue suivant l'invent ion;
la casserole part d9un équilibre stable, et possède,
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par oppositimn. un léger couple de redressement naturel qui donne toute Sécurité et précision â l'opération.
BEVENDI.CATI01J8 1 - Une queue de casserole, essentiellement carac-. térisée e. ce qu'elle comprend :un talon, de direction sen-
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siblement vertical, destiné à stemmancher dans une empatture rivée sur le corps de la' casserole, un corps, formant poignée proprement dite, prolongeant le talon en direction horizonta-
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le on sensiblement horizoatalet termina par un oeil dtaccrochage, et en ce-que le corps affecte, un profil en bec-da-cane, sa section longitudinale se rapprochant de celle du solide d'égale résistance et ses sections transversales variant;
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sur toute la longueur préhensile à la main, suivant des