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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION sous le bénéfice de la Convention Internationale du
20 Mars 1883 la Scoute Anonyme dite : ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES DE CHARLEROI demeurant à BRUXELLES
33, rue du Congrès (Belgique) "PROCEDE POUR L'APPLICATION D'UNE COUCHE ADHERENTE ET REGULIERE
DE MATIERES FLUORESCENTES ayant fait l'objet d'une demande de brevet déposée en France le 3 Août 1945, non encore accordée à ce jour.
Il est connu que pour appliquer un dépôt de matières fluo- rescentes à l'intérieur d'un tube en verre, on peut utiliser un des deux procédés suivants :
En premier lieu, on peut recouvrir préalablement la,paroi de verre, destinée à servir de support à la matière fluoresente. d'une couche de liant convenable, soit par exemple de l'anhydride phosphorique, ou de l'acide phosphorique ou 'borique, en dissoluion dans un solvant, et facilement éliminable par volat ilisation.
L'épaisseur du liant étant réalisée uniforme par un moyen approprié. on revouvre cette première couche maière fluorescente. prié, on recouvre cette première couche de matière fluorescente.
Le liant est ensuite éliminé par chauffage par exemple, de façon à ce que les grms de matière fluorescente adhèrent au verre.
La seconde méthode consiste à mettre les matières fluores- centes en suspension dansun liquide. Cette suspension est alors appliquée contre la paroi de verre et le liquide est ensuite éli- miné par chauffage par exemple. On a déjà proposé d'utiliser à cette fin, soit la glycérine, soit la nitrocellulose, soit des liquides mixtes composés d'acide borique ou phosphorique et d'es- ter cellulosique, en dissolution dans un solvant volatil.
Ces deux procédés d'application de la matière fluoresoen- te ont certains inconvénients, soit une complication de la fabri- cation dans le cas du dépôt sur une paroi de verre avec interpo- sition préalable d'une couche de liant, soit un liquide complexe destiné à mettre en suspension les grains de matière fluorescente.
En outre les couches déposées n'offrent qu'une résistance mécani que relative et exigent des procédés délicats pour l'uniformi- sation et la régularité de l'épaisseur du dépôt.
La présente invention se rapporte à un nouveau procédé de préparation et d'application d'une couche adhérente et régulière de matières fluorescentes sur une paroi de verre, plus particu-
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lièrement sur la paroi intérieure d'un tube à décharge destiné à l'éclairage.
Avant toute tentative d'application du dépôt de¯matières fluorescentes sur la paroi de verre, il est nécessaire de réduire les grains du pigment fluorescent par un broyage convenable et prolongé, par exemple dans un broyeur à boulets, jusqu'à ce que le pigment: soit réduit l'état de poudre impalpable dont aucune partie n'est retenue par un tamis de 3.600 mailles au moins par centimètre carré ; cet état de division dû pigment est nécessaire pour obtenir par la suite, et avec les moyens simples employés, un dépôt régulier de la matière fluorescente.
La poudre extrêmement divisée ainsi réalisée est mise en suspension dans un liquide organique présentant les deux carac- téristiques suivantes : 1) Le liquide de suspension est sans action chimique sur le pig- ment fluorescent et n'est donc pas susceptible de modifier ou de détruire les propriétés de fluorescence.
2) Le liquide de suspension est choisi de telle façon que son point d'ébullition soit assez bas, de l'ordre de 100 C. maxi- mum, afin d'accélérer fortement son évaporation lors du sé- chage du dépôt de matières fluorescentes.
Le liquide de suspension peut plus particulièrement être avantageusement choisi parmi les alcools monovalents, ceux-ci présentant du moins dans leurs premiers éléments une forte ten- sion de vapeur assurant une évaporation rapide et complète pour des températures de l'ordre de 60 à 70 C., ainsi qu'une inertie chimique totale vis-à-vis des pigments'généralement utilisés pour la fabrication des matières fluorescentes.
Le tube de verre destiné à supporter le dépôt de matières fluorescentes est préalablement lavé et ensuite rempli de la sus- pension quasi-colloïdale de pigment fluorescent et aussitôt vidé afin de laisser sur les parois du tube une couche mince et unifor- me de matières fluorescentes. Le liquide destiné à contenir en suspension le pigment fluorescent est alors éliminé par chauffage.
Afin d'augmenter l'adhérence du dépôt de matières fluorescentes et de réaliser une épaisseur parfaitement uniforme du dépôt, le tube est avantageusement mis en rotation rapide autour de son axe lors de l'opération du séchage.
En effet, si le tube n'est animé d'aucun mouvement de,rota- tion, le dépôt peut être irrégulier et présenter, par suite de la tension superficielle, des agglomérats de poudre complètement indésirables. La rotation du tube lors de l'opération de séchage sou- met les grains de matière fluorescente à l'action de la force cen- trifuge gui contrebalance l'effet dû à l'action de la tension su- perficielle, ce qui pemet d'obtenir après évaporation du liquide, un dépôt adhérent et parfaitement régulier de la matière fluores- cente sur la paroi intérieure du tube.
Lors de la rotation du tube, il est nécessaire de réaliser un centrage parfait du tube; en effet, tout centrage imparfait du tube se traduira par des variations sporadiques de la force centrifuge et donc par des rassemblements inadmissibles de poudre fluorescente aux endroits où cette force centrifuge sera maximum.
Par exemple, le tube pourra être mis dans des supports analogues aux lunettes de machines-outils et être commandé, à partir du moteur d'entraînement à l'aide d'un raccord souple. Le maintien du tube suivant sona-xe de rotation se fera par la pression exercée par les molettes de la lunette;-, par exemple calées'à 120 degrés l'une de l'autre.
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