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MÉMOIRE DESCRIPTIF,
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION
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la Société dite: ENER!!!.J!! CTQ.¯Q.QME4NX-MI1ED
Perfectionnements aux dispositifs comportant des lampes à décharge électrique et des groupes condensateur-résistance. Demande de Brevet Anglais du 18 décembre 1942 en sa faveur et en faveur de Messieurs J. GATES et H.G. JENKINS.
Cette invention concerne les dispositifs comportant une lampe à décharge électrique, un interrupteur d'amorçage suscep- tible,de se fermer pour amorcer la. lampe mais s'ouvrant normalement pendant le fonctionnement de la lampe, et un groupe condensateur-résistance en série, raccordé en parallèle aveclnterrupteur d'amorçage et destiné à supprimer les interférences radiophoniques provoquées par la décharge. Dans de tels groupes le condensateur peut avoir une capacité d'environ 0,05 mf. et la résistance est d'environ 100 ohms.
Le rôle principal de cette résistance consiste à limiter le courant de décharge du condensateur qui traverse les contacts de l'interrupteur quand cE:lui-ci est fermé. En conséquence, elle doit pouvoir supporter un courant appréciable pendant des intervalles assez
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courts, à savoir pendant l'amorçage de la lampe, et peut- ê:re 'on±- titué d'un fil' qui serait susceptible de s'échauffer d'une manière excessive s'il devait être parcouru par des courants provenant d'un condensateur oui serait continuellement court-circuité. Par suite de la présence d'une impédance de stabilisation raccordée en série avec la lampe à décharge, ce courant e'st généralement de l'ordre de 1 Amp.
Cependant tout condensateur peut claquer et être effectivement court-circuit; alors la résistance, constituée d'un tel fil, est fortement surchauffée et peut non seulement être endommagée, mais aussi causer un incendie.
Le danger pourrait évidemment être écarté en insérant en série avec la résistance un fusible calibré pour interrompre un courant de 0,5 Amp. par exemple. Quoique des fusibles de si faible intensité nominale exixtent, ils ne conviennent pas dans ce cas.
Le but de l'invention est de créer un moyen de protection plus sûr.
Conformément à l'invention, ce but est atteint en raccordant en série avec la dite résistance, dans un dispositif du genre spécifié, un élément aisément fusible qui, s'il était utilisé comme fil fusible ordinaire, serait d'une intensité (par exemple 1 Amp.) beaucoup plus élevée que celle du courant qui serait déjà
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susceptible de surchauffer la résistance, mais en le disposant en contact intime avec celle-ci de telle façon qu'il puisse être chauffé jusqu'à son point de fusion par le courant qui le traverse et par la chaleur que lui communique la résistance, avant que celleci. ne soit dangereusement surchauffée.
L'invention ne s'étend pas de manière générale à un plument fusible en série - et en contact intime - avec une résistance dont il reçoit de la chaleur d'une manière telle qu'il fonde sous un courant notablement plus faible que celui qui l'amènerait à la fusion s'il ne recevait aucune chaleur provenant de la résistance.
Un exemple de réalisation de l'invention, convenant pour un lampe de 80 watts fonctionnant sous une tension de 200-250 volts, est décrit ci-après, avec référence au dessin annexé dans lequel la fig. 1 représente le groupe condensateurrésistance-fusible et dans lequel la Fig. 2 représente le schéma des connexions. Sur la Fig. l, le condensateur 1 est du type en spirale, isolé au papier, d'une capacitance de 0,05 mf. La résistance 2 de 100 ohms est constitué?d'un fil 35 SWG (normes officielles) isolé au coton, enroulé sur la surface isolante extérieure du condensateur. Une de ses extrémités est raccordée en 3 au conducteur de sortie 4, l'autre extrémitn étant raccordée en 5 au fil 6 d'un conducteur 36 SWG contournant lâchement la résistance.
L'autre extrémité du fil 6 est raccordée en 7 à une armature du condensateur 1; l'autre armature du condensateur est connectée en 8 au conducteur d'entrée 9. L'ensemble est enserré dans un bottier rempli de paraffine. Le fil 6 est calibré comme fusible d'intensité nominale d'environ 1 Amp.; mais par suite de la chaleur qu'il reçoit de la résistance, il fond pour une intensité d'environ 0,5 Amp.
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Sur la. fig. 2, la lampell,sntlFS électrodes lé-,, 13 sont à chauffage direct, est alimentée par le secteur alternatif'14 à travers l'inductance de stabilisation 15. Le circuit des électrodes comprend l'interrupteur thermique à décharge lumineuse 16 qui lors de sa fermeture permet le passage d'un courant de chauffage à travers les électrodes 12, 13. Son ouverture provoque une impulsion qui amorce la décharge si les électrodes sont suffisamment échauffées. Les conducteurs d'arrivée 4,9 sont raccordés en parallèle sur les bornes de l'interrupteur 16.
REVENDICATIONS.
1.- Dispositif du type spécifié caractérisé en ce qu'un élément aisément fusible est raccordé en série avec la résis- tance, lequel élément, s'il était utilisé comme fil fusible ordinaire, serait d'une intensité nominale beaucoup plus élevée que celle du courant minimum susceptible de surchauffer la résistance, mais se trouve en contact thermique tel avec la résistance qu'il est échauffa jusqu'à son point de fusion par le courant aui le traverse et par la chaleur ou'il reçoit de cette résistance avant que celle-ci ne soit dangereusement surchauffée.
2.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la résistance est enroulée sur la surface extérieure du condensateur et que l'élément fusible consiste en un fil recouvrant la résistance.