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Véhicule routier à grande capacité.
Le transport par route d'objets de grande longueur tels que : bois en grumes, matériaux de construction (poutres en bois ou en fer, planches, madriers, fers de charpente), métaux en barres ou en tubes,,éléments de charpente assembles. etc.'.. exige l'emploi de véhicules spéciaux dont la réali- sation demande une connaissance approfondie des conditions d'utilisation du matériel.
Plusieurs systèmes sont en concurrence mais aucun ne donne entièrement satisfaction. Comme un camion seul ne suffit généralement pas lorsque lalongueur du chargement dépasse 8 10 mètres,, il faut soit ajouter une remorque,soit utiliser un véhicule spécial,, d'empattement très réduit, in- tervenant uniquement comme tracteur et une remorque suscep- tible de recevoir la totalité déchargement.
Dans les deux cas, ainsi que dans ceux qui sont basés sur l'emploi de solutions intermédiaires, on se trouve en présence de trains dont la longueur constitue une gêne pour la circulation. Les véhicules remorqueurs à cabine de conduite avancée, c'est-à-dire disposée au-dessus ou à côté du moteur, permettent de récupérer une partie.de la capacité en faveur du chargement mais on ne peut gagner, au plus, que la portion correspondant à la longueur du,moteur.
La présente invention a pour objet la réalisation de véhicules grande capacité dont la longueur est entière- @
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ment utilisable pour le chargement.
A cet effet, la cabine de conduite est disposée en avant du premier essieu et l'assise du conducteur est sensiblement à la même distance du sol que celle qu'on ob- serve sur les voitures de tourisme.
Dans ces conditions, il est possible-de réaliser une cabine dont le sommet soit à moins de un mètre cinquante du sol, ce qui est une cote très acceptable pour une carros- serie fermée. Le chargement, soutenu par des supports conve- nablement disposés, peut donc se projeter au-dessus de la cabine, de manière que l'extrémité avant des éléments de ce chargement soit à l'aplomb du pare-chocs.
A l'arrière, on peut tolérer, ainsi que cela se fait couramment, une saillie beaucoup plus importante car, s'il n'en était pas ainsi, beaucoup de matériaux ou d'objets seraient intransportables.
En résumé, l'emplacement offert au chargement par les véhicules réalisés conformément à l'invention, est égal ou supérieur à la longueur totale de ces véhicules ; brement du train ne dépend donc plus de la longueur des véhicules mais uniquement de celle des objets transportés.
Bien entendu, de tels véhicules peuvent être uti- lisés comme tracteurs, de manière à constituer, avec des remorques de tous types, des trains à très grande capacité, permettant le transport de chargements de longueur égale ou supérieure à la propre longueur de ces véhicules accouplés.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les parti- cularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 est une coupe longitudinale à échelle très réduite, d'un véhicule conforme à l'invention et de son chargement.
La fig. 2 représente ce même véhicule vu de l'avant
La fig. 3 est une vue en plan exécutée en suppo- sant le chargement enlevé.
Le véhicule décrit à titre d'exemple est un camion à moteur avaht, essieu avant à fusées pivotantes et essieu arrière moteur. L'invention ne se limite pas à la réalisa- tion exclusive de véhicules ainsi conçus ; peut indiffé- remment s'appliquer à tous les types de camions ou tracteurs quels que soient leur structure, leur mode de propulsion (avant ou arrière), l'emplacement de leur moteur, leur mode de suspension, etc...
Le châssis 1 constituée par deux longerons 2 et 3, relié,-/par des traverses telles que 4, 5. etc..., comporte à l'avant, une partie surbaissée qui supporte la cabine 6.
Cette dernière, dont le plancher 7 est situé à une distance du sol d'environ 30 centimètres, comporte les élé- ments habituels tels que sièges 8, volant de direction 9, pédales 10, planche de bord 11, etc....
Cette cabine est divisée en trois parties dans le sens de la largeur; le compartiment central, isolé par un @
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capotage, renferme 'le moteur dont les contours sont figures én pointillé en 12 sur la fig. 1. La paroi supérieure 13 du capot affleure sensiblement le bord inférieur de la baie avant 14 de la cabine.
Le moteur 12.transmet la puissance motrice à l'eg- sieu arrière par l'intermédiaire d'un embrayage et d'un chan- gement de vitesses (dont les contours sont visibles en 15 . sur la fig, 1) et d'une ligne d'arbres 16 et 17 munis de cardans 18, 19 et 20.
Le mouvement est renvoyé, dans l'exemple choisi, par un couple à vis sans fin contenu dans un carter 21 soli- daire de l'essieu arrière 22.
L'essieu avant 23 comporte deux pivots 24 et 25 autour desquels les roues avant 26 et 27 tournent pour effec. tuer les changements de direction. Cet essieu 23 est relié aux longerons 2 et 3 du châssis.1, par exemple par des res- sorts à lames tels que 28, des supports tels que 29 et des jumelles 30 ou par tout autre moyen connu. L'essieu arrière 22, muni des roues 31 et 32, est relié au châssis, également par des ressorts à lames tels que 33, des supports 34 et de!. jumelles 35' Cé mode de liaison, ainsi que celui de l'essieu avant 23 ont été choisis à titre d'exemple non'limitatif, parce qu'ils constituent les solutions les plus simples.
Lorsqu'on veut transporter des objets de grande longueur, il est logique de les faire reposer sur deux tra- verses telles que og et 37 disposées au-dessus des essieux, On évite ainsi d'infliger au châssis un travail de flexion, ce qui permet, dans le cas d'un véhicule spécialement cons- truit en vue d'un usage de ce genre, de prévoir un grand empattement sans donner aux longerons des dimensions exagé- rées. On remarquera cependant, à propos de l'exemple choisi, que les longerons 2 et 3 ont une hauteur croissante entre les appuis, calculée en fonction des moments fléchissants dûs à une charge éventuelle entre ces appuis. Cela peut se produire.si, par exemple, on affecte momentanément le véhi- cule au transport d'objets relativement courts.
Les traverses 36 et 37 comportent, pour le mieux, des bras articulés tels que 38, 39, 40 et 41,.susceptibles soit. d'être rabattus vers le sol, soit, étant maintenus en position verticale, de servir de supports aux poulies de renvoi des câbles utilisés pour.le chargement, en coopéra- tion avec des treuils tels que 42 et'43. Ce dispositif-est d'un emploi presqueénral dans les transports de bois en grumes et n'est mentionné dans la présente description que pour mettre en évidence les applications possibles du maté- riel conçu suivant.l'invention.
Le chargement représenté en 44 sur les fig 1 et 2 est constitué, à titre d'exemple, par des grumes. L extré- mité avant de ces grumes est sensiblement à l'aplomb du pare- chocs 45 du véhicule, relié de préférence aux longerons 2 et 3.
L'extrémité arrière du chargement 44 dépasse la traverse 4 du châssis 1 de la quantité tolérée par les rè- glements pour des transports de ce genre, de sorte que la. longueur L du chargement 44 est nettement supérieure a l'en- combrement total E du véhicule.