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"Procédé de rivetage"
La présente invention est relative, d'une manière générale, à des rivets ou à des organes semblables à des rivets, servant à l'assemblage des plaques ou tôles métalliques d'une manière qui per- met de résister à de grands efforts de cisaillement et à des tensions considérables, ces rivets ou organes analogues ayant de nombreux avantages pratiques par rapport à l'utilisation des boulons et écrous de blocage, et pouvant être utilisés à la place des rivets refoulables et moins résistants actuellement en usage, et la présen- te invention porte non seulement sur une forme perfectionnée de pa- reils rivets ou organes analogues résistant à un effort élevé de cisaillement, mais également sur le procédé et les organes de mise en place de ces rivets et organes analogues, et par l'utilisation desquels on peut,
ainsi que cela va être décrit ci-après, obtenir certains avantages pratiques.
La présente invention et les avantages de son utilisation pratique vont mieux ressortir et être exposés d'une façon plus complète au cours de leur description détaillée qui va. être faite ci-après à l'aide des dessins joints. Sur ces dessins-
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La fig. 1 est une vue en élévation du goujon faisant office de rivet non refoulable.
La Fig. 2 est une coupe longitudinale du collier malléable et refoulable.
La Fig. 3 est une coupe verticale d'un assemblage rivé tel qu'il se présente à l'usage.
Les Figs. 4 et 5 sont des coupes verticales représenta.nt le rivet et les parties voisines de l'outil de montage, d'une part dans la position de démarrage, et d'autre part dans la phase d'achèvement de la mise en place du rivet.
Les figures 6 et 7 sont des représentations semblables aux
Figs. 4 et 5 respectivement, mais dans lesquelles l'outil de montage est réglé de façon à réaliser une compensation nécessaire dans le cas d'un goujon rivé moins sailla.nt.
Les Figs. 8 et 9 sont des vues en élévation de formes modifiées des goujons rivés.
Si on se rapporte davantage aux détails des dessins joints, on voit que l'invention s'applique tout d'abord au type de rivet qui comporte, pour l'assemblage de tôles ou plaques métalliques, le refoulement du métal froid par une opération unique ou par des coups répétés, comme par exemple à des rivets en alliage d'aluminium ayant une résistance relativement faible aux efforts élevés de cisaillement.
La pratique courante imposée par les charges élevées de cisaillement est d'utiliser, à la place de tels rivets malléables et refoulables à froid, des boulons, des rondelles et des écrous à blocage automa,ti- que, et la présente invention consiste en un produit pratique et a.vantageux de substitution destiné à remplacer ces boulons et leurs accessoires, les avantages du système de la présente invention compre- nant la réduction à la fois du prix de revient et du poids ainsi que du temps nécessaire à la réalisation de l'assemblage.
Pour la réalisation de la présente invention, on prévoit l'uti- lisation d'un goujon 10 rigide en acier allié, comme celui qu'on voit ¯ dans la Fig. 1, et destiné à s'adapter étroitement dans des ouvertures
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conformées au préalable, percées ou pratiquées d'une autre manière dans des plaques ou éléments 11 et 12 de t8le métallique, comme le montre la Fig. 3, le goujon ou corps du rivet ayant une tête 10a obtenue au préalable à l'une de ses extrémités, et étant trop dur pour être facilement refoulé lui-même, le dit goujon étant retenu par un collier malléable 13, comme le montrent les Figs.
2 et 3, ce collier étant introduit par martelage ou par pression dans une gorge annulaire 14 du goujon.auquel on donne, en raison de son extré- mité libre 15 en forme de dôme, une forme telle qu'une arête 16 cou- pante entoure la dite extrémité 15. On voit particulièrement que l'arête coupante 16 constitue, suivant la façon dont bn comprime ou on refoule le collier dans la gorge 14, la limite du collier comprimé, aussi bien dans le sens de l'axe que dans le sens diamétral, de telle sorte que ce collier, lorsqu'il est mis en place, constitue une butée qui entre en prise avec la pièce, et comporte une surface extérieure conique 17, adjacente à l'extrémité 15 du corps du rivet, et qui s'aligne sur cette surface et lui est tangente.
Tout ce qui a été dit .ci-dessus se voit clairement dans les .Figs. 1, 2 et 3, et dans les Figs. 4 et 5 on voit que pour le monta- ge du rivet on utilise un mandrin 18 ayant un trou axial 19 d'un dia- mètre à peu prés égal à celui du corps 10 du rivet, et comportant à l'extrémité inférieure de l'alésage 19 une partie évasée 20 pour former à son extrémité de travail une surface de compression du col- lier de forme conique.
Comme il est bon que la pression du mandrin ne s'exerce que dans la mesure du mouvement de l'extrémité inférieure.de son alésage 19 mis en rapport avec le bord vif 16 du corps du rivet, il peut être avantageux d'utiliser le mandrin 18 avec un manchon 21 qui l'entoure et qui soit réglable suivant l'axe, de manière à entrer en prise avec la pièce et à réaliser une limitation désirable du mouvement du mandrin en direction de la pièce, le réglage de ce manchon étant clairement indiqué dans les Figs. 4 à 7 inclusivement, et dépendant de la longueur dont le corps du rivet fait saillie de l'un des côtés
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de la pièce, et par conséquent de l'épaisseur des plaques ou feuil- les de tôle métallique 11 et 12.
Toutefois, on peut supprimer le manchon 21, ou bien on peut rendre le manchon 21 et le mandrin 18 solidaires et par conséquent fixes l'un par rapport à l'autre.
Le mandrin 18 sert à comprimer le collier 13 et à le refouler dans la. gorge 14 du corps du rivet, de la manière clairement repré- sentée dans les figures 4 à 7 inclusivement, et lorsque, par suite de l'épaisseur des plaques assemblées et représentées en 22 et 23 dans les Figs. 6 et 7,.le corps du rivet fait saillie au-delà de ces tôles d'une quantité inférieure à la, longueur du collier 13, le bord coupant 16 de l'extrémité du corps du rivet coopère alors avec 1'.extrémité inférieure de l'alésage du mandrin, en resserrent et en sectionnant le n,étal en excès dans ce collier sous la forme d'une bague, à l'intérieur de l'alésage du mandrin, comme cela est claire-. ment représenté en 26 dans la figure 7. On rejette les rondelles ou bagues 26, sépa.rées pa.r pincement d'avec le collier, et on les évacue par l'alésage 19.
Ainsi, le rivet dans son ensemble constitue un organe d'assem- blage qui non seulement est efficace le long des lignes tracées au préalable, mais aussi un organe d'assemblage qu'on peut rapidement et facilement conformer, et un organe d'assemblage qu'on peut aussi rapidement refouler par n'importe quels moyens appropriée après le retrait de son collier de retenue.
La fig. 8 représente un corps de rivet 24 avec une tête évasée 10a et une gorge 14 sur son pourtour au voisinage de son extrémité opposée. L'arête coupante 25 est coiffée par une extrémité conique 27. La figure 9 représente une réalisation semblable, sauf que l'extrémité est un cône tronqué 28.
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