<Desc/Clms Page number 1>
OSSATURE DE BARAQUE EN BOIS POUR CONSTRUCTIONS PROVISOIRES ENTIEREMENT DEMONTABLE ET PERMETTANT UN ARRIMAGE SANS PERTE D'ESPACE DANS LES WAGONS.
La présente invention a trait à une ossature de baraque en bois pour constructions provisoires, entièrement démontable, et dont les éléments peuvent être assemblés, pour le transport, en des paquets rectangulaires, très réguliers. Ces paquets peuvent donc se loger et s'arrimer dans les wagons sans perte d'espace.
Une première caractéristique de l'invention est de prévoir l'ossature composée de fermes, des poteaux de ferme, des poteaux intermédiaires, des poteaux d'huisserie, des semelles, des liteaux de toiture et des couvre-joints, démontable en autant d'éléments, l'assemblage en étant fait, sur le lieu de construction, par des chevilles cylindriques en bois, grâce à un usinage rationnel préalable.
Un objet de la présente invention est d'usiner les éléments précédents en bois de section unique, normalisée et calibrée de façon à permettre un assembla- ge rapide, sur et sans jeu, avec le minimum de travail
<Desc/Clms Page number 2>
sur le lieu de construction de la baraque.
Une autre caractéristique est de pouvoir empaqueter chaque série d'éléments semblables en un volume régulier judicieusement calculé pour se loger dans les wagons sans perte d'espace.
Un autre objet de l'invention est de prévoir la ferme avec l'entrait et les arbalétriers moisés et entretoisés par des fourrures laissant entre elles un logement formant mortaise. De même, les poteaux de fermes sont composés de deux lambourdes de même équarris- sage que l'entrait et les arbalétriers et entretoisées par une fourrure spéciale comprenant un évidement formant mortaise pour recevoir une pièce clé.
Une caractéristique est d'agencer judicieusement des contrefiches et des goussets de sablières venant se loger dans les mortaises des entraits, arbalétriers et poteaux, le tout étant solidement triangulé et fixé par des chevilles cylindriques déjà citées.
Un autre objet est de prévoir un minimum d'élé- ments pour toute conception de constructions, habitation, salle de travail, dortoir, garage, écurie avec dépendances, W.C., bûcher, et recevant le remplissage formé simplement de 3 gentes de panneaux bardage, plancher, et toiture.
Une autre caractéristique est d'agencer la semelle transversale de la construction avec un liteau formant baguette de panneaux de plancher et rappelant l'épaisseur de l'âme de l'entrait, l'entr'axe de deux fermes voisines, selon l'invention, étant d'un mètre, (la largeur des panneaux, décrits par la demande de brevet belge déposée le 18 juin 1946 sous le No. 361.665 ) plus l'épaisseur de l'âme de l'entrait.
<Desc/Clms Page number 3>
Il est donc aisé de voir que cette ossature, rendue rigide par le contreventement que forment les panneaux de bardage extérieur et du plafond, les panneaux du plancher et les panneaux de toiture, présentera le maxi- mum de résistance avec un travail de montage minimum et pour le transport un volume quatre fois moindre que celui occupé dans les wagons par les solutions envisagées jusqu'à ce jour.
D'autres caractéristiques pourront ressortir de la description qui va être faite en regard du dessin annexé qui représente schématiquement et simplement, à titre d'exemple, une ferme d'extrémité selon l'invention d'une portée de 4 mètres.
Sur ce dessin: la fig. 1 représente l'ossature selon l'invention en demi élévation ; la fig. 2 représente en perspective cavalière la fourrure spéciale de faîtage; la fig. 3 représente une coupe de l'arbalétrier faite en A; la fig. 4 représente une coupe de l'entrait faite en B ; la fig. 5 représente une coupe du poteau de ferme faite en C; la fig. 6 représente une coupe du poteau inter- médiaire faite en D; la fig. 7 représente une coupe d'une contrefiche faite en E; la fig. 8 représente une coupe de la semelle transversale faite en F; la fig. 9 représente en élévation le poteau d'angle vu du côté longitudinal;
<Desc/Clms Page number 4>
la fig. 10 est, en plan, une vue correspondant à la précédente ; la fig. 11 est une coupe par une cheville;
la fig. 12 est une perspective cavalière d'un paquet d'éléments prêt à être arrimé sur un wagon.
En 1, le sol sur lequel est posée la construction provisoire faite avec l'ossature selon invention;
En 2 et 2a, la première semelle composée d'une frise par ferme dans le sens transversal et d'une autre reliant les fermes. En 3 et 3a respectivement la deuxième partie de la semelle suivant la ferme et suivant le côté de la construction. En 4 et 4a - 4b les lambourdes com- posant le poteau de ferme, la lambourde 4a présentant une largeur plus grande que les lambourdes 4 et 4b et affleurant par un champ du côté de l'intérieur de la construction.
Ce poteau 4-4a-4b reçoit à son extrémité supérieure un gousset 5, à la place d'une certaine longueur de sa lambourde centrale 4a, pour le relier à l'entrait 6-7, dont la partie 7 n'est pas représentée sur le dessin.
Les deux tronçons d'entrait 6 et 7 étant reliés par l'entretoise boulonnée 8, se logeant entre les deux lambourdes 6-6a et 7-7a, placées en forme de moises et entretoises à droite et à gauche par la fourrure 9. A l'aplomb de cette dernière l'entrait a une section pré- sentant 3 lambourdes identiques dont la centrale est déca- lée par rapport aux deux autres 6-6a, la partie intérieure laissée libre jouera le rôle de feuillure pour les poteaux intermédiaires que l'on voudrait placer à l'aplomb de la ferme.
En lo-loa les lambourdes fermant l'arbalétrier de l'ossature sont en forme de moises recevant les
<Desc/Clms Page number 5>
entretoises 11 et 12; à l'aplomb de ces entretoises la section présente trois rectangles égaux. L'entretoise 11 vient buter sur une enooche 13 du gousset 5, les extré- mités libres, côté faîtage, ne sont pas de la même longueur pour permettre aux extrémités de l'arbalétrier symétrique de venir se marier avec l'arbalétrier lo-loa par l'inter- médiaire d'une demi-fourrure spéciale de jointage 14.
En fait, les poteaux 4-4b, entraits 6-6a et arba- létriers 10-10a sont des moises de seotions identiques et reçoivent une série de goussets et d'entretoises 4a-5-8-9- 11-12 et 14, judicieusement placés de façon que les vides laissés entre ces pièces fassent mortaises dans lesquelles les contrefiches 1516 et 17 viennent s'emboîter en guise de tenon. Ces pièces clés étant fixées sur les autres pièces par l'intermédiaire de chevilles cylindriques en bois 18-18a-18b, etc., préalablement préposées.
En 19 et 19a un poteau intermédiaire de ferme pouvant jouer le rôle-de poteau d'huisserie, de poteau de cloison ou de poteau pour bardage extérieur, ces deux lambour des jumelées sont de même équarrissage et l'une, la 19, dépasse la lambourde 19a de son épaisseur à son extrémité supérieure. C'est le tenon 20 qui permet au poteau de s'encastrer dans l'entrait 6-6a en occupant la feuillure laissée libre par les fourrures 8 et 9. La partie inférieure du poteau 19-19a peut présenter deux aspects suivant que son emploi est ou n'est pas pour une ferme d'extrémité. Si le poteau est à l'intérieur de la construction, il affleure le plancher 20 où il est simplement pointé. Dans le cas contraire, il s'emboîte dans une mortaise pratiquée dans la semelle transversale 3.
Le plancher 20 représenté ici sur le dessin simple- ment pour la compréhension du montage est fait de panneaux
<Desc/Clms Page number 6>
de un mètre de largeur suivant l'esprit du précédent brevet, il s'emboîte entre 2 liteaux 21 de deux fermes voisines, et ses lambourdes 22 de maintien de lames du plancher viennent loger leur extrémité dans une encoche
23 de la semelle 3a longitudinale. Le liteau 21 ayant pour but de rappeler l'épaisseur de l'âme de l'arbalétrier en même temps que de former baguette de plancher entre deux panneaux voisins 20.
Toujours pour la compréhension du montage, nous avons figuré en points tirés les panneaux de remplissage
24 faisant l'objet d'un autre brevet belge déposé ce même jour.
Enfin, en 25, les liteaux de toiture qui sont d'équarrissage suffisant pour supporter n'importe quelle toiture avec surcharges exceptionnelles, ces liteaux 25 faisant en outre avec les panneaux divers de remplissage de bardage de plafond et de toiture un lien de faîtage et contreventement extraordinairement puissant.
Il est aisé de remarquer qu'une telle ossature calibrée, toutes les faces des éléments ayant été rabotées, présente des garanties de rapidité de montage, de solidité, de démontage et surtout, d'emballage; toutes ses pièces sont de même épaisseur, de forme régulière, les longueurs ayant été judicieusement calculées pour que les éléments de même type et de différentes longueursfassent des pa- quets réguliers et d'une seule longueur inférieure à la longueur d'un wagon.
Il va de soi que l'invention n'a été décrite qu'à titre purement explicatif et non limitatif et que l'on pourrait sans en changer son esprit, en modifier les détails.
C'est ainsi que l'on pourrait, par exemple, ne pas faire les entretoises des pièces de toute la longueur des pièces et
<Desc/Clms Page number 7>
présenter des tasseaux simplement à l'aplomb des mortaises.
On pourrait, en outre, remplacer par des petites portées les quatre contrefiches centrales par un entrait retroussé.
En outre, pour des portées plus grandes, on peut multiplier le nombre des contrefiches à volonté. On pour- rait aussi remplacer les chevilles bois par des boulons.
----