"Transformateur de rayons"
Sous le nom de transformateur de rayons, on connaît un
appareil dans lequel des électrons sont accélérés jusqu'à une
vitesse voisine de celle de la lumière, dans le champs tourbillonnant électrique qu' engendre- un flux magnétique variant dans
le temps.
En vue de détourner les électrons de la trajectoire circulaire sur laquelle se produit l'accélération en question, il a également déjà été préconisé d'utiliser un champ auxiliaire électrostatique ou magnétique qui est mis en action vers la fin
de la période d'accélération et refoule les électrons vers l'extérieur sur une trajectoire à rayon croissant constamment, c'est-àdire sur une spirale.
Par ailleurs, il a déjà été proposé, en vue de détourner
les électrons accélérés de la trajectoire circulaire, de disposer, des deux côtés d'une partie de cette trajectoire circulaire, deux électrodes déviatrices similaires aux plaques de déviation d'un
tube de Braun, auxquelles on applique, dans le but de réaliser le détournement du flux électronique hors du tube en forme d'anneau' circulaire, une impulsion de tension qui déporte alors les élec-trons à une vitesse radiale limitée dans un deuxième champ électrostatique constant, dans lequel il sont déviés vers l'anticathode
ou dans la chambre de réaction.
Finalement, il a été proposé- de soumettre les électrons, pendant la durée de l'opération d'accélération, à des forces stabilisatrices qui, lors d'une déviation indésirable d'un électron du cercle d'équilibre, ramènent cet électron sur le cercle d'équilibre. Il est évident que., à une certaine distance limitée du cerc] e d'équilibre, ce champ stabilisateur présentera une valeur maximum, tandis qu'à une distance encore plus grande du cercle d'équilibre, il doit de nouveau présenter une valeur plus faible.
L'invention est basée sur la fait qu'en raison de cette allure du champ stabilisateur, le flux électronique détourné hors du tube d'accélération subit, peu après le passage du maximum en question, une augmentation tellement rapide de son diamètre que l'on peut presque parler d'une explosion du rayon d'électrons.
Si un flux électronique, qui a été porté approximativement
à la vitesse, de la lumière dans le tube accélérateur d'un transformateur de rayons, est amené progressivement au rayon du maximum
du champ stabilisateur, par exemple par la saturation des pôles
de commande ou par le champ magnétique auxiliaire mentionné cidessous, il se produira alors par exemple ce qui suit, tel qu'il
a été prouvé par une étude approfondie des courbes suivies ensuite par les trajectoires: pendant les 10 premières révolutions qui
sont parcourues après le passage du maximum de la force stabilisatrice, dans le cas d'un transformateur pour 15 MV, le diamètre
du cercle d'équilibre étant 14 cm. et le maximum de la force stabilisatrice étant situé à environ 17,2cm, l'éloignement des électrons du centre du cercle d'équilibre n'augmente que de quelques fractions de millimètre. Ensuite, l'éloignement des électrons du centre du cercle d'équilibre augmente, toutefois très rapidement, notamment de telle façon qu'après 11 révolutions l'éloignement des électrons du maximum du champ stabilisateur atteint déjà 0,5mm., après 12 révolutions déjà 3mm. et après 12 1/2 révolutions déjà plus de 10mm. Après environ 12,8 révolutions, le rayon atteint
déjà la valeur infinie.
En vue de la déviation du flux électronique détourné du cercle d'équilibre, une paire de plaques déviatrices, alimentée par tension continue où par une impulsion de tension, est, selon l'invention, agencée de telle façon par rapport au maximum de force stabilisatrice, et l'écartement des plaques et l'épaisseur de la plaque déviatrice intérieure sont choisis de telle façon que les électrons amenés du cercle d'équilibre jusqu'au maximum du champ stabilisateur, par exemple par la saturation des pôles de commande ou par un champ magnétique auxiliaire, parcourent, pendant une révolution, un chemin en direction radiale qui est plus grand que l'épaisseur de la plaque déflectrice inférieure, mais plus petit que la distance séparant les deux plaques déflectrices.
Selon une autre particularité de l'invention, le fonctionnement d'un tel dispositif électrostatique de déviation peut encore être amélioré si l'électrode intérieure de ce dispositif déflecteur est établie sou.s le, forme d'un fil mince agencé perpendiculairement au mouvement tangenciel et au mouvement radial des électrons.
<EMI ID=1.1>
une partie du cercle d'équilibre et 11 l'endroit où le champ stabilisateur présente sa valeur maximum à l'extérieur du cercle d'équilibre. L'électrode déviatrice intérieure, c'est-à-dire celle qui se trouve le plus près du cercle d'équilibre, est constituée par un fil perpendiculaire au mouvement tangenciel et au'mouvement radial des électrons et, de ce fait, elle est réduite à un point
12 en Fig. 1, tandis que l'électrode extérieure 13 est constituée par une plaque� Puisque les lignes de force électriques passant
de 12 à 13 se resserrent fortement dans le voisinage du fil 12, l'intensité de champ de déviation que rencontre un électron entrant à peu près suivant la ligne pointi.llée 14 entre les électrodes 12 et 13, sera beaucoup plus grande que l'intensité de champ de dévia.tion à laquelle est exposé un électron se déplaçant suivant la ligne 15, de sorte que les électrons qui ont déjà parcouru un plus long chemin en direction radiale sont donc un peu moins déviés que les électrons se trouvant encore plus vers l'intérieur, et que la mise en faisceau du rayon est de ce fait amélioré par rapport à un dispositif déflecteur constitué par deux plaques de même forme.
L'électrode en forme de fil mince présente encore l'avantage qu'elle peut absorber une énergie faible, par rapport à la surface du fil, desélectrons qui la frappent, de sorte qu'elle ne s'échauffe pas d'une façon inadmissible. Les conditions deviennent d'autant plus favorables que le fil peut être fait plus mince. Le fil sera de préférence établi en une matière à point de fusion élevé et à haute résistance mécanique.
Les électrons déviés dans un dispositif déflecteur de ce genre peuvent être amenés à un deuxième dispositif déflecteur, par exemple électrostatique, de sorte que c'est seulement par la coopération de ces deux dispositifs que la déviation définitive désirée est produite.
On obtient alors un avantage particulier si les deux disposi-
<EMI ID=2.1>
bien de 2700 ou environ 90[deg.] ou 2700) le long de la périphérie du cercle d'équilibre, puisqu'un déplacement du tube accélérateur 16
<EMI ID=3.1>
la position du premier dispositif déflecteur 12, 13 par rapport au maximum 11 de la force stabilisatrice, sans modifier en même temps la position du deuxième dispositif déflecteur 18, 19 par rapport à ce maximum. Dans ce cas, les dispositifs 12, 13 et 18,
19 peuvent donc être montés fixement dans le tube 16.
Derrière le deuxième, ou derrière le dispositif déflecteur unique, on peut finalement agencer une lentille électronique
<EMI ID=4.1>
que pendant un temps court au moment du détournement-du flux électronique hors du tube accélérateur.
REVENDICATIONS.
1. Transformateur de rayons, comportant un champ stabilisateur, caractérisé en ce que, en vue de la déviation du flux électronique détourné du cercle d'équilibre, il est prévu une paire de plaques déviatrices agencées à une distance plus grande du centre du cercle d'équilibre que le maximum du champ stabilisateur, et en ce que l'emplacement des plaques par rapport au maximum de force stabilisatrice, l'écartement des plaques, ainsi que l'épaisseur de la plaque intérieure sont choisis de telle façon que les électrons amenés.
du cercle d'équilibre jusqu'au maximum du champ stabilisateur, par exemple par la saturation des pôles de commande, parcourent, pendant une révolution et par suite de l'allure du champ stabilisateur, un chemin en direction radiale qui est plus grand que l'épaisseur de la plaque intérieure, mais plus petit que la distance séparant les deux plaques déviatrices.