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FLOTTEURS.
La présente invention se rapporte à des flotteurs et plus parti- culièrement à des dispositifs destinés au sauvetage, tels que: cein- tures de sauvetage, bouées, embarcations et objets analogues. Ces dispositifs comportent généralement une enveloppe ou récipient et une matière de remplissage d'une grande flottabilité.
Les prodmits flottants les plus communément utilisés sont le kapok, et, à un moindre degré, le liège. Ces deux produits, et parti- culièrement le kapok, sont affectés par l'atmosphère et se détériorent avec le temps. Une humidité élevée, des variations dans les conditions atmosphériques, le nettoyage des appareils, etc... accélèrent leur détérioration. Le kapok contient apparemment certaines huiles qui s'oxydent de telle manière qu'au bout d'un certain temps le kapok perd une grande partie de sa flottabilité originelle et n'est plus satisfaisant comme matériau flottant.
Le kapok et le liège sont tous deux inflammables de telle sorte que leur emploi dans les bateaux ou les avions où les incendies en- trainent de sérieuses conséquences constitue un danger éventuel qu'on n'a pu jusqu'ici éviter.
On a proposé comme matériaux flottants de remplissage pour les appareils de sauvetage, vêtements et autres équipements flotteurs,di- vers produits, mais aucun d'eux ne s'est montré pratique à l'épreuve.
La résine mousse par exemple se brise au choc ou au cours de manipula-
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tions sans précautions, et perd alors en partie sa légèreté et, ce qui est plus grave, peut passer au travers des interstices des enveloppes ou récipients, ce qui diminue sérieusement la flottabilité de l'équipe- ment. Les matières comme l'éponge de caoutchouc ou le caoutchouc-mousse doivent une importante partie de leur flottabilité à leur pellicule su- perficielle, et dès que celle-ci présente des érosions, l'éponge ou le caoutchouc-mousse s'imbibent d'eau, ce qui diminue sérieusement leur flottabilité. Comme le kapok et le liège, ces matières sont également combustibles et cette seule raison les empêche d'être satisfaisantes pour leur utilisation comme flotteurs.
La présente invention a notamment pour objet des flotteurs possé- dant une grande flottabilité comparativement à leur poids et conservant leur flottabilité originelle pendant un temps prolongé ou lorsqu'ils sont exposés à l'atmosphère, ou encore au cours des manipulations, du nettoyage ou autres traitements usuels.
Elle a également pour objet des flotteurs d'une flottabilité per- manente et non sujets aux moisissures ou à la pourriture.
Elle a pour autre objet un matériau flottant à l'épreuve du feu.
Elle vise également des flotteurs qui ne soient pas susceptibles d'être abîmés par les chocs au cours de l'emploi et ne puissent être sérieusement détériorés par cassure ou érosion des enveloppes ou réci- pients.
Elle vise enfin un matériau flottant en masses cohérentes, utili- sable comme bouées ou flotteurs sans enveloppe ni récipients.
La présente invention permet d'obtenir un matériau flottant com- prenant une matière fibreuse légère, incombustible, non-affectée par les chocs auxquels un équipement du genre défini est normalement soumis au cours de l'emploi, et dont la flottabilité est permanente. La flotta. bilité n'est pas affectée par des mouillages et séchages répétés, par une exposition prolongée à l'humidité, l'exposition à des températures élevées, le mouillage par l'eau salée et des nettoyages répétés même au moyen de solutions savonneuses fortes.
L'invention est généralement caractérisée par, l'emploi de fines fibres de verre à surface non mouillable par l'eau, le diamètre de ces fibres étant de préférence compris entre 0, 00025 et 0,005 mm, la sur-
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face des fibres pouvant âtre ènduite d'un composé silico-organique, et un agent liant pouvant être réparti dans la masse des fibres enche- vêtrées
D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la des- cription qui va suivre, illustrée par les dessins annexés sur lesquels)
Fig.l est une vue en perspective d'une ceinture de sauvetage sui- vant la présente invention;
La fig.2 est une coupe transversale de la ceinture suivant la ligne 2-2 de la fig.l, et
La fig.3 est un coussin de mat,ériau flottant conforme à la pré- sente invention.
Les appareils de sauvetage, ceintures, bouées et objets similai- res auxquels l'invention est applicable peuvent en eux-mêmes être réa- lisés de toute façon appropriée,-mais à titre d'exemple, on décrira la ceinture de sauvetage classique 10. Cette ceinture comprend une partie 11 entourant le corps, munie de bretelles 12 adaptées de ma- nière appropriée. Les bretelles passent sur les épaules du porteur et suspendent la ceinture à la hauteur de la partie supérieure du corps du porteur.
La ceinture comprend une enveloppe 15 qui peut être en toile, en coutil, ou autre tissu de coton ou autres fibres. Cette enveloppe est divisée en poches 16 par des lignes piquées espacées, 18. L'enveloppe peut être traitée de manière à être imperméable à l'eau, résistant au feu et aux moisissures. Elle peut être faite d'un tissu en fibres de verre qui confèrent l'ininflammabilité et la résistance aux attaques du mildiou ou autres champignons.
Les poches 16 de la ceinture de sauvetage sont remplies de mas- ses 20 de la matière fibreuse suivant la présente invention. Cette ma- tière fibreuse peut âtre fournie sous forme de masses lâches de fibres entremêlées au hasard qu'on divise en morceaux de dimensions convena- bles pour le rembourrais des poches 16. Elle peut être aussi sous form de blocs de fibres réunies entre elles au moyen d'un liant adhésif comme une résine artificielle qui fait prise ou durcit pendant que la matière fibreuse est maintenue à la forme et à la densité désirées.
Ces*blocs ou coussins de matière fibreuse formés de cette manière peu-
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vent être de la forme requise pour remplir exactement les poches et assurer dans chaque poche la quantité voulue de matière fibreuse à la densité voulue.
La matière flottante de la présente invention est formée de masses de fibres de verre d'un diamètre compris de préférence entre 0,00075 et 0,00375 mm. Elles peuvent être d'un diamètre légèrement plus faible - 0,0002b mm. par exemple - ou un peu plus fort - 0,005 mm. -, mais ce sont les fibres de diamètre compris entre les limites données qui con- viennent le mieux. Si l'on désire que les masses de fibres préwentent une plus forte résistance à la compression, ce sont les fibres d'un dia. mètre au voisinage de la limite supérieure, c'est à dire de 0,0015 a 0,00375 mm. qui conviendront le mieux.
Ces fines fibres de verre sont prévues en matelas dans lesquels les fibres sont disposées et entremêlées au hasard et dont la densité est d'environ 5 à 10 gr. par dm3. Les fibres des diamètres indiqués ainsi disposées en matelas ou autres présentent de très petits intersti- ces entre les fibres dans tout le matelas, les interstices étant dans la plupart des cas plus petits que les diamètres des fibres.
Si l'on traite les surfaces de ces fibres très fines de manière à les rendre non-mouillables, les masses obtenues sont très résistantes à la pénétration par l'eau. Il est probable que les interstices étroits de la masse entre ces surfaces non-mouillables constituent des passages capillaires d'un diamètre, si faible que la pression requise pour forcer l'eau dans les capillaires est de l'ordre de centaines de kg. par cm2.
Cette grande résistance à la pénétration par l'eau rend ces masses fi- breuses très précieuses comme produit flottant pour la formation ou le remplissage de flotteurs.
La matière fibreuse de la présente invention est de préférence liée au moyen d'un agent adhésif ou liant approprié, par exemple une résine artificielle, tel un produit de condensation d'aldéhyde, réparti dans toute la masse de fibres. Le produit liant figure en quantité com- prise entre 2 et 20% du poids des fibres et sa présence donne une masse fibreuse à vides nombreux mais cohérente, conservant sa forme et la re- prenant facilement après qu'elle a été déformée par compression, plia- ge, roulage ou autres manipulations.
Les fines fibres de verre sont traitées de manière à n'être pas
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mouillables par l'eau par application superficielle d'une matière qui adhère d'une manière permanente à la surface des fibres et fortement hydrophobe. Le produit d'enduisage peut être appliqué aux fibres de toute manière appropriée, par exemple par trempage des masses lâches de fibres enchevêtrées dans des solutions ou dispersions dudit pro- duit, ou par aspersion desdites masses au moyen des mômes solutions ou dispersions en quantité suffisante pour assurer l'imprégnation complète des masses fibreuses.
De préférence les produits d'enduisage sont appliqués aux fibres phdant qu'elles sont recueillies sur une surface de dépôt telle que courroie ou transporteur de manière à constituer un voile ou matelas.
Ceci permet l'application du produit d'enduisage sur les fibres sépa- rées en suspension dans l'air ou dans le fluide gazeux utilisé pour provoquer le dépôt des fibres. Ce procédé d'application du produit d'enduisage peut être mis en oeuvre au cours du processus de formation des fibres; on peut aussi alimenter de masses de fibres déjà formées une cardeuse classique, les fibres séparées fournies par la cardeuse étant soufflées sur un transporteur sur lequel les fibres se déposent de manière à former un matelas. Les produits d'enduisage peuvent être pulvérisés sur les fibres portées par le fluide gazeux,au voisinage de la zone de dépôt. Cette méthode d'application de produits d'endui- sage sur des fibres est bien connue.
Si l'on désire appliquer aux fibres un liant, celui-ci peut être pulvérisé sur les fibres de la môme manière, en même temps que le pro- duit d'enduisage, ou bien le liant peut être appliqué avant le pro- duit d'enduisage, puis durci ou amené à faire prise, après quoi le produit d'enduisage peut êtr appliqué par trempage ou pulvérisation aux masses de fibres agglomérées.
Suivant la présente invention, les fibres sont enduites d'un pro- duit rendant la surface des fibres très hydrophobe d'une manière per- manente. Les produits d'enduisage sont des composés silico-organiques contenant des groupes alcoyles ou aryles liés à l'atome de silicium au moyen d'un atome de carbone. Ils comprennent les silanes de formule R1BiX3 R1R2SiX2 R1R2R3SIX où R sont des groupes alcoyles ou ary- les liés avec l'atome de silicium au moyen d'un atome de carbone, et
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au moins un X est un groupe hydrolysable comme un halogène ou un groupe alcoxy, de préférence éthoxy ou méthaxy Ils comprennent aussi les poly- siloxanes qui sont les produits d'hydrolyse polymérisés des silanes hy- drolysables.
Comme exemples de silanes hydrolysables on peut oiter l'ootadécyl- trichlorosilane, le phényltrichloroislane le dodécyltrichlorosilane, le tétradécyltrichlorosilane, le n-amyl-trichlorosilane, le diphényl- dichlorosilane, le phényl-éthyl-dichlorosilane, le dodécyl-méthyl-di- chlorosilane, le phényl-diméthyl-chlorosilane et les mélanges de ces composés, par exemple un mélange de méthyl-trichloroailane, de diméthyl- dichlorosilane et de triméthylchlorosilae Les composés représentatifs des dérivés éthoxy convenant à la présente invention sont: l'octadécyl- triéthoxysilane, le dodécyl-triéthoxysilane, le dodécyl-méthyl-diétho- xysilane, le phényl-triéthoxysilane.
Tous les dérivés halogéno et étho- xy augmentent manifestement la flottabilité en proportion de l'augmenta- tion de la longueur de la chaîne des groupes "R". C'est ainsi que la flottabilité obtenue par l'emploi de l'octadécyl-trichlorosilane est sensiblement plus grande que celle résultant de l'emploi du méthyl-tri- chlorosilane. C'est pour cette raison que l'on préférera les composés à chaîne longue comme les octadécyl-, tétradécyl, dodécyl-trichlorosilanes, et triéthoxy-silanes On a également trouvé que les dérivés alcoylés étaient supérieurs aux dérivés arylés.
Comme exemples représentatifs de produits d'hydrolyse polymérisés des silanes hydrolysables, on peut citer le diméthyl-polysiloxane, le diéthyl-polysiloxane, le didodécy-polysiloxane, et les copolymères du didodécyl-polysiloxane et du dieméthylpolysiloxane Ces composés possè- dent tous des ohaines si-o-si la longueur de la chaîne étant indiquée par la viscosité du produit. Bans le cas présent les composés ayant des lourdeurs de ohaine correspondant à 100 à 2000 centrstokes environ de viscosité donnent des flottabilités très favorables. Les composés à groupes R à chaîne ouverte sont pour la présente invention préférables aux composés à groupes "R" cycliques.
Les exemples suivants illustrent plus complètement la présente in- vention.
EXEMPLE 1.
On pulvérise de l'octadécyl-trichlorosilane en solution de 1 à 5%
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dans le solvant Stoddard (distillat de pétrole) sur des fibres de verre pendant que les fibres lâches se déposent sur un transporteur pour former un matelas. Ces matelas de fibes enduites sont alors chauf- fés pendant environ une demi-heure entre 120 et 2600 c Les températu- res notablement plus basses sont inefficaces pour fixer le composé silico-organique sur les surfaces des fibres de verre, et si elles dépassent 260 , elles diminuent la flottabilité du produit fini. Ce- lui-ci manifeste aux essais une très bonne flottabilité de très gran- de permanence.
Le réglage des pistolets ou autres dispositifs d'application du produit sur les fibres est opéré de telle manière que la quantité de produit d'enduisage, après évaporation du solvant, fixé sur les fibres soit de 1 à 3% en poids. Il suffit d'une proportion de 0,5% pour con- férer la flottabilité désirée, si la répartition est uniforme. Toute- fois, dans un but de sécurité, il est préférable d'employer au moins 1% du produit pour assurer l'enduisage de toutes les surfaces des fi- bres.
La flottabilité augmente quelque peu si l'on augmente la quan- .tité de produit d'enduisage jusqu'à une limite supérieure de 3% ce qui indique que les pellicules polymoléoulaires déposées sur les fi- bras sont plus efficaces que les pellicules monomoléculaires, mais au delà de 3% il n'y a pas d'augmentation appréciable de flottabilité.
Au lieu de solvant Stoddard,on peut employer tout solvant aroma- tique, ou hydrocarbure, ou autre solvant des composés silico-organi- ques comme le tétrachlorure de carbone ou autres solvants chlorés.
On peut substituer à l'octadécyl-trichlorosilane d'autres sila- nes hydrolysables parmi ceux ci-dessus mentionnés,, ou le diphényldiol- silane, le phényldodécylidichlorosilane le didodécylidiéthoxysilane le tridodéthoxysilane, Les températures requises pour fixer les silanes hydrolysables sont généralement voisines de 120 à 260 c et la durée de traitement de 1/4 à 1/2 heure. La température nécessaire va- rie généralement en raison inverse de la facilité d'hydrolyse du grou- pe X. (7'est ainsi que les éthoxysllanes demandent une température un peu plus élevée que les chlorosilanes pour fixer la matière sur les fibres. La température la meilleure entre les limites fixées est dé- terminée pour chaque produit par un simple essai.
Vers les limites su-
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périeures de température, c'est à dire entre 200 et 260 C, le traite- ment thermique de l'octadécyl-trichlorosilane peut provoquer une cer- taine résinification de la matière et fournir ainsi un agent liant main- tenant ensemble les fibres du matelas. Toutefois, si l'on désire une liaison substantielle des fibres sans addition d'un autre agent liant tel qu'une résine phénol-formaldéhyde, il est préférable d'employer un composé silico-organique pdymérisable à chaîne longue comme les polysi- loxanes à structure en chaine de viscosité comprise entre 100 et 2000 centistokes, comme dans l'exemple II.
EXEMPLE II.
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On pulvérise du diméthyl-polysiloxane de viscosité 100 centistokes sur de fines fibres de verre comme dans l'exemple I. Le polysiloxane est en solution à 3% dans le solvant Stoddard. Les matelas de fibres enduites sont ensuite chauffés pendant 1/2 heure à 315 c Comme dans l'exemple I, la quantité de produit d'enduisage peut varier de 1 à 3% du poids des fibres.
Les matelas ainsi traités sont d'une très bonne fletahilité et de plus les fibres sont liées ensemble par le polysiloxane polymérisé.
La durée et la température du traitement peuvent varier quelque peu entre 1/4 et 1/2 heure environ et 200 à 400 c Pour ces durées, et aux températures inférieures à 290 C. il ne se produit pas de gélifica- tion importante du polysiloxane, mais le produit se fixe sur les surfa- ces des fibres de verre et procure un degré de flottabilité très favo- rable. Entre 290 et 400 C, et pour cette durée de chauffage, il se pro- duit une gélification de la matière qui assure la liaison des fibres entre elles. Les températures notablement inférieures à 200 C. ne per- mettent pas la fixation de la matière sur les surfaces des fibres, tane dis qu'au-dessus de 400 c elles diminuent la flottabilité du produit fini.
On obtient sensiblement les mêmes résultats en employant d'autres polysiloxanes à chaine comme les diëthyl-polysiloxanes de viscosité comprise entre 100 et 2000 centistokes ou le dodécyl-méthyl-polysilo- xane (copolymère du dodécyl-polysiloxane et du diméthyl-polysiloxane) de viscosité semblable..Ces viscosités constituent une mesure de la longueur de la chaîne et dans le cas présent ne sont pas une condition
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sine qua non puisqu'on peut indifféremment employer des produits de plus faible viscosité, c'est à dire à chaîne plus courte.
On a trouvé que, d'une manière générale, la flottabilité ne varie pas d'une ma- nière importante en même temps que la longueur de la chaîne et qu'il n'y a pas de différence importante apparente dans la flottabilité ob- tenue par l'emploi de polysiloxanes dont la viscosité est oomprise entre 100 et 2000 centistokes. On obtient également une excellente flottabilité avec des polysiloxanes de viscosité inférieure à 100, par exemple 80 centistokes Les produits dont la longueur de chaîne correspond à des viscosités très inférieures à 100, par exemple 20, ne sont pas toutefois désirables en raison de ce que la flottabilité obtenue n'est pas aussi bonne que celle conférée par les produits à chaîne plus longue.
Les températures et les durées de traitement pour ces autres po- lysiloxanes sont à peu pres du même ordre que celles données dans l'exemple II pour le diméthylpolysiloxane. Les durées de traitement sont de 1/4 à 1/2 heure, et les températures de 180 à 400 c avec gé- lification du produit formant un agent liant des fibres à des tempé- ratures intermédiaires généralement comprises entre 215 et 29000. Il ne parait pas nécessaire d'entrer dans de plus amples détails en ce qui concerne ces autres produits similaires, les températures optima de chacun de ces produits étant fixées au mieux par simple essai.
EXEMPLE III.
Comme dans l'exemple I on pulvérise sur les fibres,pendant qu' elles sont rassemblées sous forme d'un matelas, un produit d'enduisa- ge formé de 3% de diméthyl-polysiloxane de viscosité 500 centistokes environ et de 3 à 6% de phénol-formaldéhyde au stade "A", 10% d'al- cool isopropylique et 81 à 84% de solvant Stoddard. L'alcool isopro- pulique peut être remplacé par un autre alcool à longue chaine compa- tible avec le solvant Stoddard ou autre solvant tel que ceux mention- nés dans l'exemple I. Ce produit est pulvérisé sur les fibres en quan- tité telle qu'elle assure sur les fibres une proportion de 10% envi- ron du poids des fibres de produit d'enduisage après évaporation du solvant.
On chauffe alors les fibres pendant 1/2 heure environ à 230 c Le matelas obtenu dans ces conditions est d'une grande flottabilité, et ses fibres en sont liées de manière satisfaisante.
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EXEMPLE IV.
Pendant que les fibres sont rassemblées en matelas, on pulvérise sur les fibres une solution à 3% dans le solvant Stoddard de diméthyl- polysiloxane de viscosité environ 100 centistokes. On pulvérise simul- tanément une solution aqueuse à 10% de résine phénolformaldéhyde au sta de"A". On chauffe alors le matelas de fibres pendant 1/2 heure à 230 c
La quantité de produit d'enduisage fixée sur les fibres est d'environ
7% en poids. Les fibres de ce matelas sont bien liées entre elles et le matelas présente une très bonne flottabilité.
On peut remplacer la résine phénol-formaldéhyde par d'autres ré- sines comme liants. C'est ainsi qu'on peut employer une émulsion aqueu- se d'urée-formaldéhyde, de résines furfuraniques, de résines coumarone indène, de polystyrène, de chlorure de polyvinyle, ou d'acétate de po- lyvinyle, ou autres résines.
EXEMPLE V.
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Le produit de traitement des fibres est formé de:
EMI10.1
dim6thyl-polysiloxane (vise.600 centistokes.).... sue
Cire de paraffine............................... 3% solvant Stoddard................................ 3% acide oléique:.......:....,........,.,.,,,,,,, 0,3% ammoniaque. '..............,..................... 1% eau............................................. 89,7%
Ces proportions peuvent varier notablement suivant la concen- tration du polysiloxane et de la cire trouvée la meilleure pour ce qui concerne l'application au pistolet ou autre dispositif de projection de l'émulsion sur les fibres.
On prépare ce produit de traitement par dissolution du diméthyl- polysiloxane, de la cire de paraffine et de l'acide oléique dans le
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eolvant Stoddard chauffé à 93 C. environ. L!.a.mmijn:La.que,-a.s.t l1élQ,ngé "à., .
10% d'eau et chauffée 57 c La solution dans le solvant Stoddard est alors ajoutée au me ange d ammoniaque et d eau sous agi- tation de manière à former une émulsion, puis on ajoute le complément de l'eau. Cette émulsion est maintenue chaude (environ 32 c jusqu'à son application sur les fibres, pour éviter la séparation des phases.
On pulvérise l'émulsion sur les fibres et on chauffe les fibres ainsi traitées pendant 15 minutes à 315 c environ. A cette température
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la paraffine brûle et élève la température des fibres, ce qui accélè- re la gélification du diméthyl-polysiloxane et le transforme en agent liant. La paraffine permet ainsi une gélifioation plus complète du polysiloxane pour des températures du four légèrement infériure
On peut employer la même émulsion sans paraffine pour l'applica- tion d'un polysiloxane quelconque en système aqueux. On peut égale- ment ajouter à la phase aqueuse du produit de traitement, en remplace- ment ou en plus de la paraffine, 3 à 9% de phénol-formaldéhyde au sta- de "A", en vue de fournir un liant additionnel.
EXEMPLE VI.
On pulvérise sur des fibres de verre pendant qu'elles sont rassem blées en matelas une solution dans le solvant naphta de 3% de diméthyl polysiloxane de viscosité 600 centistokes et de 6% d'une résine poly- siloxane thermodurcissable, On chauffe le matelas pendant 1/2 heure à 230 0. La quantité d'enduit fixé sur les fibres est de 10% en poids des fibres. Les matelas ainsi obtenus présentent une bonne flottabi- lité et leurs fibres sont bien liées entre elles.
EXEMPLE VII.
-------------- on plonge dans une solution à 3% de trichlorure d'octadécyl-sili ciuim dans le solvant Stoddard un matelas de fines fibres de verre liées entre elles au moyen de résine phénol-formaldéhyde présente en quantité de 18% environ da poids des fibres. on essore le matelas pour éliminer l'exoès de-solution, puis on sèche à l'air, et enfin on ' chauffe à 107 0 pendant une heure.
Le matelas conserve sa cohésion originelle et est d'une très bonne flottabilité,
EXEMPLE VIII ---------------
On applique le procédé de l'exemple VII en utilisant à la place
EMI11.1
de triohlorure d'odadécyl-ailicium du diméthyl-polyoîloxane de visco- sité 200 centistokes, et en chauffant le matelas pendant une heure à 230 c Ce matelas conserve également sa cohésion originelle et présente également une très bonne flottabilité.
EXEMPLE IX.
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On pulvérise sur des fibres de verre pendant qu'elles sont ras- semblées en matelas, une solution dans le solvant Stoddard de 9% de
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trichlorure de phényl-silicium et de 3% de trichlorure d'octadécyl- silicium, On soumet le matelas à l'action de la vapeur d'eau après application de la solution. On le chauffe ensuite à 230 C pendant 1/2 heure. La quantité d'enduit retenu par les fibres est de 3% en poids des,fibres, qui sont bien liées entre elles. La flottabilité n'est pas aussi bonne que celle obtenue par l'emploi de composés silico-organi- ques à chaine aliphatique comme le polysiloxane.
Ces exemples n'ont aucun caractère limitatif, puisqu'on peut em- ployer divers autres composés silico-organiques en solution dans des solvants ou en émulsions aqueuses, et que les températures et les du- rées de chauffage peuvent varier suivant le composé silico-organique particulier employé. Le but, dans chaque cas particulier, est de fixer le composé silico-organique sur le verre avec certitude, en prenant soi: de ne pas dépasser la température à laquelle le composé silico-organi- que se décompose avec une altération résultante de la flottabilité.
Si ces composés sont appliqués de cette manière sur les fibres de verre, ils se combinent (tout au moins les atomes de silicium) probable. ment chimiquement, avec les surfaces des fibres de telle manière qu'ils sont fixés sur les surfaces d'une manière permanente. Les surfaces non- mouillables résultantes des fibres procurent une masse de matière fibret se d'un poids léger, très résistante à la pénétration de l'eau et d'une très grande flottabilité.
La liaison des fibres entre elles de manière à donner une masse co- hérente à forme permanente au moyen d'une résine synthétique ou autre agent liant donne un article "flottant" utilisable comme bouée ou flot- teur. La présence d'un agent liant rigide entraine la résistance de la masse . la compression, et tend à lui conserver son volume originel, et par conséquent sa flottabilité primitive. Elle est particulièrement désirable quand le matériau flottant doit être soumis à la compression, qui tend à en réduire le volume, comme o'est le cas pour les parties du matériau flottant dans une ceinture de sauvetage placée entre le corps et les bras du porteur.
La grande cohésion atteinte par l'emploi d'agents liants permet l'utilisation de ce matériau flottant comme flotteurs et bouges, sans qu'il soit besoin d'enveloppes ou de récipients. La fig.3 montre une masse 22 de fines fibres de verre liées au moyen d'un agent liant répar-
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ti dans tout le volume sous forme d'un coussin utilisable comme flotteur ou bouée.
On peut introduire de nombreuses variantes sans sortir pour au- tant du cadre et de 1''esprits de la présente invention.
REVENDICATIONS.
1. Flotteurs ou équipement de flottaison comprenant une masse de fines fibres de verre à surfaces non mouillables par l'eau.
2. Flotteurs ou équipement de flottaison comprenant une envelop- pe ou contenant et un remplissage de fines fibres de verre à surfaces non mouillables, en particulier par l'eau.
3. Flotteurs ou équipement de flottaison comprenant une masse de fibres de verre d'un diamètre compris entre 0,00025 et 0,005 mm à surfaces non mouillables, en particulier par l'eau.
4. Flotteurs ou équipement de flottaison comprenant une masse de poids léger formée de fibres de verre disposées au hasard, dont les surfaces sont recouvertes ou enduites d'un composé silico-organique
5. Oomme objet ou produit de fabrication, une masse d'un poids léger formée de fibres de verre enchevêtrées au hasard, ayant des.dia- mètres compris entre 0,00025 et 0,005 mm; dont les surfaces sont re- couvertes ou enduites d'un composé silico-organique.
6. Comme objet ou produit de fabrication, une masse d'un poids léger formée de fibres de verre enchevêtrées au hasard, ayant des diamètres compris entre 0,00025 et 0,005 mm, dont les surfaces sont recouvertes ou enduites d'un composé silico-organique, et un agent liant réparti dans toute la masse qui lie les fibres les unes aux autres en un corps cohérent.
7 Comme objet ou produit de fabrication, une masse d'un poids léger formée de fibres de verre enchevêtrées au hasard, ayant des diamètres compris entre 0,00025 et 0,005 mm, dont les surfaces sont recouvertes ou enduites d'un composé silico-organique contenant un groupe de la classe des alcoyles ou aryles lié à l'atome de silicium par un atome de carbone.
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