<Desc/Clms Page number 1>
" Corps de fondation ou d'ancrage Il.
La présente invention est relative à un corps de fondation ou d'ancrage comprenant, d'une part, des éléments logés dans des cavités du corps pendant l'en- foncement de celui-ci dans le sol et, d'autre part, des moyens destinés à repousser partiellement ces éléments en dehors du dit corps après enfoncement de celui-ci.
On connaît des corps de fondation de ce genre dans lesquels les éléments susdits sont constitués par des clapets qui tendent à être repoussés dans le terrain environnant au moment désiré, soit par des ressorts,soit par du ciment refoulé sous pression dans le corps, soit par l'explosion de charges d'explosifs logées en arrière de ces clapets.
Les dispositifs à ressorts et à injection de ciment sous pression manquent d'efficacité et de sûreté.
Ceux à expllsif présentent l'inconvénient de provoquer un déplacement latéral du corps de fondation si les charges n'explosent pas simultanément ou ne développent pas exac-
<Desc/Clms Page number 2>
tement la même poussée. De plus, les explosifs risquent d'endommager le corps âe fondation.
La présente invention a comme objet un corps de fondation ou d'ancrage du type rappelé ci-dessus qui ne présente pas ces inconvénients.
Le corps de fondation ou d'ancrage suivant l'invention comprend au moins deux partiessuperposées maintenues à distance constante l'une de l'autre pendant l'enfoncement de la partie inférieure, à l'aide de moyens qui permettent, sous le contrôle de l'usager, un rappro- chement de ces parties quand celui-ci le veut, les dits éléments étant montés de façon à être repoussés positive- ment et en partie à l'extérieur du dit corps par suite du rapprochement susdit.
Suivant une forme de réalisation particulière, les parties superposées susdites sont maintenues à dis- tance constante pendant l'enfoncement par l'emprisonne- ment d'une matière meuble incompressible entre un piston solidaire d'une de ces parties et un cylindre solidaire de la partie adjacente, un dispositif d'évacuation de cette matière permettant le rapprochement des deux par- ties au moment voulu sous le contrôle de l'usager étant en outre prévu.
Suivant une particularité corplémentaireavan- tageuse applicable à toutes les fornes de réalisation, une gaine de protection empêchant la pénétration des terres, d'une part, entre les parties du corps qui sont maintenues à distance constante l'une de l'autre, pendant l'enfoncement dans le sol et, d'autre part, entre les éléments susdits et celle des parois du corps contre la- quelle ceux-ci sont appliqués après rapprochement des parties, estdisposée autour de l'ensemble des éléments susdits, la dite gaine étant conditionnée de façon à
<Desc/Clms Page number 3>
pouvoir être déchirée facilement par ces éléments au cours du rapprochement des parties susdites.
D'autres particularité's et détails de l'inven- tion apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire qui représentent schématique- ment, et à titre d'exemple seulement, quelques formes de réalisation de l'invention.
La figure 1 est une coupe verticale dans l'ex- trémité inférieure d'un pieu de fondation suivant l'in- vention en cours d'enfoncement, cette coupe étant faite suivant la ligne I-I de la figure 20
La figure S est une coupe transversale suivant la ligne II-II de la figure 1.
Les figures 3 et 4 sont des coupes verticales semblables à la coupe de la figure 1 dans deux variantes d'un pieu de fondation suivant l'invention.
La figure 5 est une coupe transversale suivant la ligne V-V de la figure 4.
Les figures 6 et 7 sont des coupes verticales semblables à celle de la figure 1 dans deux autres varian- tes d'un pieu de fondation suivant l'invention.
La figure 8 est une coupe verticale du même genre dans un pieu d'ancrage suivant l'invention.
Dans ces différentes figures, les mêries nota- tions de référence désignent des éléments identiques.
L'extrémité du pieu de fondation représenté aux figures 1 et 2 comprend deux parties superposées désignées respectivement par 2 et par 5 qui, au cours de l'enfoncement du pieu, sont maintenues à distance constante l'une de l'autre par l'emprisonnement d'un liquide ou d'une autre matière meuble et incompressible dans un cylindre 4 ménagé dans la partie 2 et dans lequel est engagé un piston 5 solidaire de la partie adjacente 3.
<Desc/Clms Page number 4>
Celle-ci constitue la pointe du pieu. Le piston 5 sert en même te@ps à maintenir cette pointe dans l'alignement de la partie 2.
Entre les parties -, et 3, sont logés des clapets 6 articulés en 7 à la partie 2. Ces clapets sont diriges obliquement vers l'extérieur depuis leur pivot d'articu- lation. Ils sont entoures d'une gaine de protection 8 empêchant la pénétration des terres entre les parties 3 et 3 du pieu de fondation pendant que ces parties sont maintenues -,-.distance constante l'une de l'autre.
Lorsqu'on estime que la pointe 5 est suffisam- ment enfoncée dans le sol, on permet le rapprochement des parties .; et 5 en laissant échapper le liquide contenu dans le cylindre 4 pendant qu'on continue µ. enfoncer la. partie 2. L'échappement du liquide est permis par l'enlè- vement d'un bouchon fileté 9 que l'usager peut dévisser, par exemple, en engageant dans un logement carré 10 l'ex- trémité d'une barre aboutissant à l'extrémité supérieure du pieu.
Lorsque la partie 2 se rapproche de la pointe :::;, les clapets inclinés 6 sont repoussés positivement à l'extérieur du pieu de fondation et viennent occuper une position telle que celle représentée en traita mixtes lorsque la partie du pieu est en contact avec la pointe 3.
Au cours de ce rapprochement, la gaine de protection est facilement déchirée par les clapets 6 parce qu'elle est constituée par une tôle relativement mince et parce que les clapets 6 sont effilés le long de leur bord 11 par lequel ils viennent en contact avec la tôle 8 lors- qu'ils sont repoussés vers l'extérieuro L'application convenable des clapets 6 contre la face inférieure de la partie 2 est assurée par le fait que, grâce à la gaine 8, même pendant le rapprochement des parties 2 et 3, les terres
<Desc/Clms Page number 5>
ne peuvent pas remplir les espaces que les clapets 6 doivent finalement occuper. Cette gaine présente en outre l'avantage de servir de liaison entre les parties 2 et 3 avant le rapprochement et de guider l'une de ces parties par rapport à l'autre.
La gaine 8 peut présenter utilement des sections de moindre résistance aux endroits où elle doit être déchirée par les éléments susdits au cours du rapproche- ment des parties 2 et 3. Ces endroits sont, par exemple, situés en face des bords effilés 11 et le long des arêtes verticales des clapets 6. Le déplacement vers l'extérieur des clapets 6 au cours du rapprochement des parties 2 et 3 est également favorisé par le fait que la partie 3 présente une surface 12 inclinée de façon à diriger ces clapets vers l'extérieur au cours de ce rap- prochoment. Cette surface est de préférence, convexe afin de faciliter le glissement des clapets.
Lorsque les clapets sont dans la position re- présentée en traits mixtes, ils augmentent la surface d'appui du pieu sur le sol.
A la figure 3, on a représenté une variante du pieu de fondation suivant l'invention dans laquelle le rapprochement des parties 2 et 3 est permis, lorsqu'on fait tourner, à l'aide d'une barre 13 à la disposition de l'usager, une pièce cylindrique 14 interposée entre les parties 2 et 3 et prenant librement appui sur une de ces parties (dans le cas représenté, sur la partie 3), tandis qu'elle est montée sur l'autre partie (dans le cas repré- sentµ, la partie 2) par l'intermédiaire d'un filet 15.
Rux figures 4 et 5, on a représenté une troi- sième variante dans laquelle on peut rapprocher la partie 2 de la pointe 3 en faisant tourner, à l'aide d'une barre 16 à la disposition de l'usager, une pièce 17 pourvue de
<Desc/Clms Page number 6>
saillies 18 qui sont alors amenées dans des encoches 19
EMI6.1
C.nêeS dans une des pi,,ces et u (dOJ1S le cas re]11'3- sente, dans la pièce 3).
.'. la figure 6, on a représente une quatrière
EMI6.2
varLlllte dans laquelle les parties -i et b sont maintenues distance constante l'une de l'autre pendant l'enfo@ce- ment du pieu de fondation par le fait que les clapets sont arcboutés sur des béquilles articulées 20 maintenues à distance constante l'une de l'autre par des tringles 31 articulées à une tige 22 à le disposition de l'usager.
Les béquilles 20 présentent en outre avantageusement vers l'extérieur un épaulement butait contre la pointe 3.
Lorsque Ses tringles sont amenées de la posi- tion représentée en trait plein à celle représentée en traits mixtes, les béquilles 20 provoquent le pivotement des clapets6 pendant que la partie 2 se rapproche de la pointe 3. la figure 7, on voit une autre variante dans laquelle la pointe est enfoncée dans le sol en même tomps que la partie 2 par le fait que les clapets 6 sont soli- daires de bras 23 maintenus écartés l'un de l'autre par leur appui sur une pièce 24 solidaire d'une barre 25 à la disposition de l'usager. Lorsque celui-ci déplace la pièce 24: dans le sens de la flèche X par rapport à la partie 2, les clapets 6 peuvent pivoter dans le sens cor- respondant à leur enfoncement dans le terrain avoisinant si on rapproche la partie 2 de la pointe 3.
A la figure 8, on a représenté un pieu d'ancrage qui ne diffère du pieu de fondation suivant la figure 1 que par le fait que la pointe 3 est réunie par une barre 26 à la partie supérieure du pieu de façon que cette pointe puisse servir à l'ancrage de celui-ci aussi bien que la partie 3 de ce dernier. Cette barre 26 passe à
<Desc/Clms Page number 7>
travers un bourrage étanche 27. Les clapets 6 sont arti- culés par rapport à la pointe 3 et sont refoulés jusque dans une position telle que celle représentée en/ traits mixtes lorsque la partie 2 est rapprochée de la pointe après dévissage du bouchon 9.
Il est évident que toutes les autres formes de réalisation du pieu de fondation suivant l'invention peuvent être transformées en pieu d'ancrage, à condition de relier la pointe à la partie supérieure du pieu au moyen d'une barre semblable à la barre 26. Au lieu d'en- foncer la partie 2 par rapport à la pointe 3 immobile quand on veut forcer les clapets 6 à pénétrer dans les terres, on pourrait aussi, dans le cas d'un pieu d'an- crage, rapprocher la pointe 3 de la partie 2 maintenue immobile, Pour cela, il suffirait d'exercer une traction suffisante sur la barre 26. La barre d'ancrage ne doit pas nécessairement s'étendre jusqu'à la partie supérieure du corps d'ancrage lorsque celui-ci est définitivement en place.
En effet, il suffit qu'après rapprochement des différentes parties, elle puisse être rendue solidaire d'une zone quelconque de la partie supérieure du corps d'ancrage. La solidarisation- peut; par exemple, être effectuée par anrobage de la barre dans du béton à la partie inférieure de la partie supérieure. du corps.
Il est évident que l'invention n'est pas exclu- sivement limitée aux formes de réalisation représentées et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition, le nombre et la constitution de certains des éléments intervenant dans sa réalisation, sans sortir de la portée du présent brevet, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivantes.
Il va de soi,par exemple,qu'on pourrait mainte-
<Desc/Clms Page number 8>
2 nir constante la distance entrela partie et la pointe 3 pendant l'enfoncement en agissant de haut on bas sur la pointe 3 seule, celle-ci entraînant la partie 3 par l'intermédiaire de la gaine 8 ancrée à la fois dans la pointe 3 et dans la partie 2. Cette gaine devrait bien entendu encore être suffisamment mince pour que lors- qu'on remplacerait l'action de haut en bas sur la pointe par une action de hauten bas sur la partie 2, elle per- mette le rapprochement de celle-ci de la pointe 3 accom- pagné de la pénétration forcée des clapets 6 dans les terres.
On pourrait aussi .maintenir constante la dis- tance entre la partie 2 et la pointe 3 pendant l'enfonce- ment en agissant de haut en bas sur une pièce appuyant
EMI8.1
simultanément sur la pointe 3 et sur un épaulemcpt inté- rieur de la partie 2 au voisinage de cette pointe.
Lors- que le rapprochement des parties 2 et 3 devrait être effectué, il faudrait supprimer cette pièce pour ne plus enfoncer que la partie 2 ou pour relever la pointe
EMI8.2
Dans le cas d 1 e y>loi d'une üati re ;:ceuble incon- pressible entre les pièces 2 et 5 pendant l'enfoncement, l'évacuation de cette matière peut être effectuée autre- ment que par enlèvement d'un bouchon. On peut disposer, par exemple, dans le cylindre 4 des figures 1, 2 et 8 une enveloppe imperméable souple contenant la matière en question et après enlèvement du bouchon 9, enlever du cylindre cette enveloppe et la matière qu'elle contient.
L'enlèvement de l'enveloppe peu t, par exemple, êtrefait en même temps que celui du bouchon en prévoyant une liai- son mécanique convenable entre ces deux éléments. On peut aussi concevoir l'évacuation de la matière dans le cylindre 4: par l'envoi d'un jet de sous pression au fond de ce cylindre après enlèvement du bouchon 9.
<Desc/Clms Page number 9>
Les clapets 6 ne doivent pas nécessairement être dirigés obliquement vers l'extérieur lorsque les parties et 3 sont maintenues à distance constante.
Il suffit qu'ils soient montés de façon qu'ils soient forcés à pivoter vers l'extérieur au cours du rappro- chement de ces parties. Les pivots 7 pourraient, par exemple, être disposés au bord du pieu à condition de munir les clapets 6 d'épaulement prenant appui contre la face extérieure après rapprochement des parties 2 et 3.
REVENDICATIONS
1. Corps de fondation ou d'ancrage comprenant, d'une part, les éléments logés dans des cavités du corps pendant l'enfoncement de celui-ci dans le sol et, d'autre part, des moyens destinés à repousser partiellement ces éléments en dehors du dit corps après enfoncement de celui-ci, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux parties superposées maintenues à distance constante l'une de l'autre pendant l'enfoncement de la partie inférieure, à l'aide de moyens qui permettent, sous le contrôle de l'usager, un rapprochement de ces parties quand celui-ci le veut, les dits éléments étant montés de façon à être repoussés positivement, et en partie, à l'extérieur du dit corps par suite du rapprochement susdit.