<Desc/Clms Page number 1>
" Perfectionnement aux machines à tarauder, "
La présente invention a pour objet un perfectionnement aux machines à tarauder, et plus particulièrement aux machines à tarauder du type Arnold, comprenant des broches de taraudage pénétrant dans les ébauches distribuées en face desdites broches par des canaux formant des sorties de trémies contenant de petites ébauches.
Dans les machines automatiques connues, le taraudage était pratiqué uniformément sur les ébauches qui tombaient dans un panier de réception. Mais, ces ébauches pouvaient présenter des défectuosités empêchant un taraudage correct, et il arrivait que de nombreuses ébauches mal taraudées se trouvaient menées à des produits correctement finis; un travail, important de triage devait suivre les oprations de taraudage.
<Desc/Clms Page number 2>
Le procédé de triage des ébauches taraudées confor- me à l'invention a pour but de remédier à cet inconvénient.
A cet effet, il permet de séparer automatiquement les produits correctement taraudés de ceux qui ne le sont pas.
Les pièces à tarauder sont distribuées dans un support mobile comportant une forme interne destinée au main- tien de la pièce pendant le taraudage, cette forme mobile étant elle-même'munie d'un fond à tiroir éclipsable qui permet de distribuer la pièce dans deux conduits séparés d'expulsion selon que la pièce est correctement taraudée ou non.
Le porte-pièce est soumis tout d'abord à une avance de présentation sur le taraud, au cours de laquelle le tiroir formant le fond n'est pas éclipsé. Au moment où le taraud pénètre dans l'ébauche, le tiroir s'éclipse.
Si la pénétration est correcte, la pièce à tarauder ne tombe pas car elle est maintenue à la fois par les côtés du support et par la présence du taraud dans l'alésage à tarau- der, Le taraudage peut se poursuivre normalement. Il est suivi d'une marche arrière imposée par le détaraudage. A ce moment, le tiroir vient réoccuper sa position primitive et le détarau- dage étant fini, le support subit un recul qui amène la pièce correctement taraudée au-dessus du conduit d'expulsion où elle tombe lorsqu'elle a quitté la surface du tiroir.
Si, au contraire, le taraudage n'est'pas correctement effectué, dès que le taraud a fini sa marche arrière, la pièce n'étant plus soutenue par le taraud dans le porte-pièce tombe dans un conduit d'expulsion des pièces incorrectement finies.
Les différents mouvements imposés au porte-pièce, au tiroir, et au taraud sont, comme dans les machines connues im- posées par les ensembles de cames par exemple, le porte-pièce étant muni d'un dispositif de liaison élastique interposé entre ledit porte-pièce et sa commande, pour permettre au taraud d'opérer sa course de pénétration et de retrait, en antagonisme avec ce dispositif élastique.
<Desc/Clms Page number 3>
L'alimentation en ébauches est assurée par des con- duits, et l'arrêt de l'écrou placé immédiatement derrière l'écrou traité est obtenu par pénétration d'une broche dans l'alésage dudit éorou. Un dispositif élastique permet, par sa compression, la succession normale des opérations de taraudage lorsque la broche ne peut pénétrer dans ltalésage d'un écrou.
L'alimentation en écrous ne peut; se faire que pour une position extrême de,la glissière, correspondant à l'expulsion des écrous correctement finis.
La description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique.
Les figures représentent schématiquement les différentes phases des opérations montrant les positions respectives des pièces de la machine.
La figure 1 représente schématiquement l'introduc- tion d'une pièce à tarauder dans la glissière porte-pièce.
La figure 2 représente la phase d'introduction du taraud.
La figure 3 représente la phase de taraudage et de détaraudage.
La figure 4 réprésente la phase d'expulsion des pièces incorrectement taraudées.
La figure 5 représente la phase de retrait du taraud faisant marche arrière.
La figure 6 représente la phase d'expulsion des pièces correctement taraudées.
Les écrous 1 contenus dans le conduit de distribution 2, sont amenés d'une manière qui sera décrite plus loin, au- dessus. du logement 3. pratiqué dans une glissière 4; un tiroir 5 venant fermer le fond dudit logement.
<Desc/Clms Page number 4>
Le taraud 6, tournant dans un mandrin 7, se trouve en face d'un alésage 8 pratiqué dans la glissière 4, cet alésage traversant le logement 3 et venant se terminer par, une partie borgne 9 dans la glissière 4.
La glissière 4 est reliée à sa commande par cames par exemple, par un dispositif élastique 10. Lorsque le logement 3 est à l'aplomb du conduit 2, un écrou pénètre dans ledit logement et est empoché de tomber par la présence du tiroir 5.
Lorsque l'écrou la est placé dans le logement 3, l'écrou suivant lb est supporté par une broche 11 traversant le conduit 2 et l'alésage 12 de cet,écrou. La longueur de la broche 11 est telle que cette broche ne libère l'écrou qu'elle supporte que dans sa position arrière extrême, et elle peut s'enfoncer par compression d'un ressort 13 à l'intérieur d'un alésage 14 d'un canon 15 muni d'un bras de fixation sur la glissière 4, par laquelle il est entraîné.
La figure 1 montre clairement la phase d'introduction des écrous à tarauder où sont pratiqués des alésages 12 des- tinés à être taraudés. La pénétration de la broche 11 dans l'alésage de l'écrou 1b se fait alors par une opération qui sera décrite plus loin.
A ce moment, la commande par cames de la glissière 4 pousse cette dernière dans le sens de la flèche fl (figure 2) et en même temps, la pointe du taraud pénètre dans l'alésage 12a de l'écrou la en cours de travail.
Pendant toute la durée des opérations décrites ci- dessous, la broche 11 se déplace d'un mouvement alternatif à l'intérieur de l'alésage de l'écrou 1b.
Les dimensions latérales du tiroir 5 sont telles qu'elles retiennent l'écrou la'arrivé dans cette position de commencement de travail.
A ce moment, le tiroir 5 s'éclipse longitudinalement comme cela est montré schématiquement à la figure 3. Le taraud @6 ayant pénétré dans l'écrou la soutient ce dernier et le
<Desc/Clms Page number 5>
maintient dans le logement 3 où il, est empêché de tourner, Le taraudage se poursuit, le ressort 10 laissant la liberté à la glissière 4 de poursuivre sa oourse dans le sens de la flèche f2.
Lorsque le taraudage en marche avant est terminé, la broche 6 subit une inversion de mouvement qui provoque un détaraudage. Le ressort 10 fait revenir la glissière 4 en sens inverse de la flèche f2 et à ce.moment, le tiroir 5, reprend sa position première comme cela est clairement montré figure 5,
Lorsque le taraud est dégagé, la commande par oames de la glissière 4 agit dans le sens de la flèche f3 (figure 6), pour faire dépasser à l'écrou la terminé, les dimensions laté- rales du tiroir 5 (figure 6). A ce moment, l'écrou la n'étant plus soutenu, tombe dans un conduit 16 de collecte des pro- duits correctement finis.
Au déplacement dans le sens de la flèche f3 de la glissière 4, correspond un déplacement équivalent ducanon 15, et par suite de la broche 11 qui, dans son mouvement de retrait, dégage, lorsquè la glissière est en position d'expulsion de l'écrou la, l'éorou lb qui tombe et vient reposer sur la face supérieure de la glissière 4, de la façon représentée figure 6. L'écrou suivant 1c repose alors sur l'écrou lb, et son alésage 12c se trouve placé en face de la broche 11.
Dans la position d'expulsion représentée figure 6, le logement S de la glissière 4 dépasse vers la gauche le conduit 2, ce qui empêche l'écrou 1b de pénétrer dans le logement 3. Après la chute de l'écrou terminé la, la glissière revient alors vers la droite du dessin, en entraînant la broche 11, qui pénètre dans l'alésage de l'écrou 1c. Lorsque le logement 3 passe à l'aplomb du conduit 2, l'écrou lb y pénètre, cependant que l'écrou 1 , maintenu par la broche 11, forme butée et retient l'ensemble des écrous dans le conduit 2. On est alors ramené à la position de la figure 1, et l'ensemble est prêt pour une nouvelle opération.
<Desc/Clms Page number 6>
En cas de non engagement correct du taraud 6; sur une ébauche où par exemple n'aurait pas été pratiqué l'alésage 12 convenable, le taraud 6 n'ayant pas pénétré dans l'alésage 12, l'ébauche n'est pas soutenue dans son logement lors de l'éclipsage du tiroir 5.
Comme cela est clairement montré figure 4, la glissière il est alors dans sa position avancée et le tiroir 5 est éclipsé. De ce fait, l'écrou défectueux ld tombe dans un conduit 17 d'expulsion des pièces défectueuses.
Pour qu'une nouvelle alimentation se produise, il faut alors attendre que la glissière ait achevé son mouvement de va- et-vient et soit revenue complètement en arrière, comme repré- senté figure 6, cette position étant la seule qui permette le dégagement d'un écrou 1 de la broche 11.
Le diamètre et la forme de la broche 11/sont tels que, lorsqu'une ébauche portant un alésage défectueux se présente devant la broche, celle-ci pénètre alors au moins partiellement dans l'alésage 12 pour maintenir l'écrou 1, et la broche 11 bloquée s'enfonce alors dans l'alésage 14 par compression du ressort 13, ce qui permet à la suite des opérations de se faire de façon normale.
Il est bien entendu que ce procédé et les dispositifs qui le mettent en oeuvre sont applicables à des machines du genre de celles qui comportent deux broches de taraudage de di- rection opposée,, et en particulier aux machines connues sous le nom de machines "ARNOLD".
La commande du tiroir, des glissières et des tarauds peut se faire par des moyens quelconques, mécaniques, électri- ques ou pneumatiques, par cames, par bielles, ou autres.
Il va de soi, également, que l'on pourra apporter des modifications aux formes schématiques de réalisation qui ont été décrites ci-dessus, sans pour cela sortir du cadre de l'invention.