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PERFECTIONNEMENTS AUX CONDENSATEURS VARIABLES.
La présente invention se rapporte à des perfection-' nements aux condensateurs variables du type comportant deux-,--@ armatures dont on fait varier les parties en regard, pour mo- difier la capacité. Les condensateurs de ce type ont d'ordinaire une des deux armatures fixes et l'autre tournante par rapport à la première mais, bien entendu, cette disposition n'est pas indispensable.
Une des caractéristiques des condensateurs variables, ainsi d'ailleurs que des autres appareils variables, est la loi de variation de l'appareil, c'est à dire la relation entre la capacité et l'angle de rotation ou autre déplacement commandant le'recouvrement des armatures. On peut désirer, par exemple, que la capacité suive très strictement une loi rectiligne, c'est à dire que si l'on porte les valeurs des capacités en
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fonction de la position angulaire de l'armature mobile, tous les points se trouvent sur une même droite, 'dans une certaine région de variations.
Une méthode usuelle de détermination de la loi de variation consiste à conformer de façon convenable les plaques mobiles du condensateur. Mais, bien qu'on puisse obtenir de cette manière aisément une relation rectiligne, on n'obtient qu'une approximation d'une loi plus compliquée en particulier dans les condensateurs de qualité commune tels que ceux utilisés dans les radio-récepteurs. Ainsi, dans les récepteurs super- hétérodynes destinés à l'usage domestique, le réglage de loi qui est nécessaire à l'obtention de la commande unique d'un certain nombre de condensateurs sur un axe unique de commande, s'effectue d'ordinaire au moyen de déformations grossières de la plaque la plus extérieure, qui est fendue radialement pour permettre de la déformer.
Même avec un condensateur de bonne qualité, la précision d'alignement et l'absence de déformation des plaques doivent être d'un ordre très élevé pour qu'on puisse obtenir une linéarité précise de la loi. De plus, il est presque impossible d'essayer d'étalonner directement un tel condensateur quand le système d'entraînement comprend un cadran à vernier, à cause de la difficulté de satisfaire à la loi et d'adapter la gamme de variations au déplacement angulaire fixe imposé par le vernier.
'L'invention a notamment pour objet de remédier à ces imperfections et de permettre de déterminer la loi du condensateur variable avec facilité et avec précision.
Une des caractéristiques de l'invention consiste à réaliser au moins une des armatures sous forme d'un revêtement métallique d'une feuille de matière diélectrique mécaniquement convenable. La loi du condensateur est alors déterminée par le procédé relativement simple consistant à gratter sur cette
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feuille isolante la partie du revêtement qui est inutile, au moyen d'un outil tel qu'une fraise. Lorsqu'il y a un certain nombre de plaques engagées les unes dans les autres, on peut limiter l'ajustement précis à l'armature la plus extérieure, laquelle'est entièrement accessible.
La description qui suit et se réfère aux dessins annexés représente, schématiquement et à titre d'exemple non limitatif, une plaque de stator unique et une plaque de rotor unique formant un condensateur, qui peut d'ailleurs comporter un certain nombre de ces plaques. Au dessin, la plaque de stator 1 est munie d'oreilles 2 à travers lesquelles passent des éléments de bâti 3, sous forme de vis, sur lesquelles s'adaptent des écrous filetés 4 et des rondelles d'espacement 5.
La plaque 1 est semi-circulaire et elle est évidée en son centre, de manière à admettre l'axe du rotor b, à l'extrémité duquel se trouve le bouton de manoeuvre 7. La plaque 8 du rotor est également semi-circulaire et d'un rayon quelque peu infé- rieur à celui de la plaque 1. Elle est pourvue d'une oreille 9, en son centre, au moyen de laquelle elle est serrée sur l'axe 6, à l'aide d'écrous 10.
Tel que jusqu'à présent décrit, le dessin représente seulement un type bien connu de condensateur variable.
Toutefois, conformément à certaines caractéristiques de l'invention, la plaque rotorique 8 n'est pas entièrement métallique, comme la plaque statorique 1 peut l'être et l'a été d'ordinaire jusqu'à présent. Elle consiste au contraire en la feuille 11 de matière diélectrique, à la surface de la- quelle est déposé un revêtement 12 de métal. Le revêtement 12 est de contour semi-circulaire, comme la feuille 11. En fait, il se prolonge d'ordinaire jusqu'à la périphérie de la feuille isolante, bien qu'au dessin on ait représenté une marge dans un but de clarté. Après assemblage du condensateur'on fait
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varier le contour du revêtement 2 par grattage, à partir de la limite originale 13, jusqu'à la limite finale 14.
La forme de la ligne 14 détermine la loi de l'appareil, à mesure que le rotor 8 entre en recouvrement avec le stator 1.
On comprendra que l'invention est aisément appli- cable à d'autres condensateurs du type indiqué. Par exemple, il peut y avoir deux plaques de stator, constituant les deux électrodes fixes de la capacité, lesquelles sont en relation capacitaire l'une avec l'autre, à travers un rotor unique, ne comportant aucune connexion extérieure.