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Le Ministre des Affaires Economiques et des
Classes Moyennes,
Vu la loi du 24 mai 1854 sur les brevets d'invention, modifiée par les lois des 27 mars 1857, 5 juillet 1884, 11 octobre 1919, 3 août 1924, 30 décembre 1925 et 23 juillet 1932, ainsi que les arrêté royaux du 30 juin 1933 et,n 85, du 17 novembre 1939, et spécialement sont article 22.
Vu la décision du Ministre des Finances fixant à un mois le délai pour le paiement de-la taxe complémentaire.
Vu la requête introduite le 19 octobre 1948 par K.E. THOLSON, titulaire, du brevet d'invention n 471376, pour " Perfectionnements aux pantoufles et chaussures similaires ainsi qu'à leur fabrication" délivré le 31 mars 1947 pour prendre cours le 21 février 1947.
Considérant qu'il résulte de cette requête que Mr. K. E. THOLSON se trouve dans les 'conditions exigées pour obtenir la restauration du brevet précité dont la deuxième annuité aurait dû être payée au plus tard le 21 février 1948.
ARRETE.
Article 1*- Est restauré le brevet d'invention n 471376, pour "Perfectionnements aux pantoufles et chaussures similaires ainsi qu'à leur fabrication" délivré le 31 mars 1947 pour prendre cours le 21 février 1947.
Article 2.- La restauration ne sortira ses effets qu'après le paiement des taxes restées en souffrance ainsi que d'une taxe complémentaire égale au montant de celles-ci.
Ce paiement doit être effectué dans un délai d'un mois à compter de la date du présente arrêté.
Article ¯3.- La restauration est accordée saus la réserve
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Perfectionnements aux pantoufles et chaussures similaires ainsi qu'a leur fabrication.
Suivant une méthode bien connue pour fabriquer des pantoufles simples et bon marché, l'empeigne est cousue sur la semelle, la pantoufle étant retournée puis remise à l'endroit après que la semelle est cousue. De semblables pantoufles n'ont pas de semelle intérieure mais l'empeigne étant retournée son intérieur vers l'extérieur, est attachée directement à la se- melle extérieure, par des opérations de montage et de piquage.
Quand on applique une semblable méthode à la fabrica- tion de pantoufles ou chaussures légères similaires, il est bien connu de coudre le bord de la semelle extérieure au bord de l'empeigne et à une doublure recouvrant le côté interne de l'empeigne, après quoi une insertion ou doublure de semelle est appliquée sur la semelle extérieure et cousue sur le bord formé par le piquage ensemble de la semelle extérieure de l'empeigne et de la doublure appliquée sur cette dernière, la dite piqûre
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étant située autour de l'avant ou partie des orteils de la pan- toufle. Après ces opérations la pantoufle est pourvue d'une semelle en feutre ou similaire.
Celle-ci est placée dans la pan- toufle en l'engageant à l'intérieur entre la doublure de la semelle, piquée autour de la partie avant de la pantoufle et la semelle extérieure, assez loin pour que l'extrémité des orteils de la semelle en feutre soit adjacente avec l'extrémité antérieure de la semelle extérieure, la surface plane de la semelle en feutre s'appliquant sur la surface plane de la semelle extérieure. Après avoir pourvu la pantoufle de talon ou similaire, la partie de la doublure, de la semelle qui jusqu'ici était libre pour permettre l'introduction de la semelle de feutre dans la pantoufle, est à son tour attachée à la partie restante de la bordure à piquer autour de la semelle extérieure et de l'empeigne.
La semelle en feutre placée dans la pantoufle repose ainsi librement entre la semelle extérieure et la doublure de semelle susjacente, de sorte que après quelque temps d'emploi de la pantoufle, cette semelle de feutre peut dévier vers le côté ou glisser vers l'avant dans la pantoufle, par suite de la pression non uniforme exercée par le pied, le bord de la semelle en feutre s'ourlant vers le haut ou se déformant, de manière à altérer le bon chaussant de la pantoufle. Un autre désavantage est la difficulté d'engager la semelle de feutre jusque dans sa position convenable dans la pantoufle.
Le principal objet de la présente invention est de prévoir une méthode de fabrication de chaussures légères telles que pantoufles, dans laquelle on évite le désavantage susmen- tionné en même temps que d'autres. Plus particulièrement un objet de l'invention consiste à prévoir une méthode pour fabri- quer par retournage des pantoufles ou chaussures similaires en matériaux mous, ayant une empeigne attachée à une semelle exté- rieure et le cas échéant une doublure associée avec la dite empeigne et une semelle en feutre ou similaire prévue dans la pantoufle .
Les caractéristiques essentielles de l'invention sont
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qu'une pièce ou lanière de tissu ou matériau en feuille équivalent est d'abord fixé sur la semelle en feutre d'une manière telle que des parties de celle-ci débordent du bord de cette semelle de feutre et que ces dites parties sont alors cousues ou fixées d'une autre manière sur le bord de l'empeigne et/ou à sa doublure avant, pendant ou après la réunion de ces parties entre elles et avec la semelle extérieure et avant que la pantoufle assemblée soit retournée à l'endroit.
L'invention va être décrite et illustrée de manière plus approfondie ci-dessous, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels :
La fig. 1 est une vue en perspective d'une pantoufle retournée faite suivant une méthode bien connue avec certaines parties de la pantoufle montrées en coupe.
La fig. 2 est une coupe partielle de la pantoufle à l'état retourné.
La fig. 3 est une vue en perspective d'une pantoufle à l'état retourné, fabriquée suivant l'invention.
La fig. 4 est une vue en perspective de la même pan- toufle à l'état retourné .
La fig. 5 montre une semelle en feutre et une bande de tissu fixée sur celle-ci.
La fig. 6 est une coupe partielle de la pantoufle suivant les fig. 3 et 4, en position retournée, la coupe étant faite le long de ligne VI-VI de la fig. 3.
La fig. 7 est une coupe partielle dans la même pantou- fle à l'état retourné.
La fig. 8 est une coupe partielle d'une forme modifiée de la pantoufle à l'état retourné.
La fig. 9 est une coupe partielle d'une autre forme modifiée de la pantoufle, à l'état retourné.
Ennous reportant aux dessins, les fig. 1 et 2 repré- sentent la fabrication par retournage, d'une pantoufle suivant une méthode généralement employée jusqu'ici, tandis que les fig.
3 à 9 montrent comment la pantoufle est fabriquée par retournage
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suivant la présente invention. Dans toutes les figures, la semelle extérieure est désignée par 1, et l'empeigne fixée à la dite semelle par 2, la dite empeigne étant composée de deux parties de cuir ou autre matière molle convenable, cousues ensemble au moyen de piqûres 3a et 3b (fig. 4) situées dans le dessus et à l'arrière de la pantoufle, ainsi que représenté dans la position retournée. L'empeigne est de préférence doublée vers l'intérieur, dans la position retournée de la pantoufle, ,au. moyen d'une doublure en tissu 4 ou similaire.
Suivant la méthode bien connue (fig. 1 et 2) les bords de la semelle 1, l'empeigne 2 et la doublure 4 sont d'abord cousues ensemble comme mentionné plus haut, après quoi une semelle de garniture 2, en tissu ou cuir mince est appliquée sur la semelle extérieure et cousue sur la bord à piquer de la semelle 1, l'empeigne 2 et la doublure 4 autour du bout ou partie des or- teils de la pantoufle tel que représenté à la fig. 1. Après réunion des parties de la manière décrite ci-dessus, une semelle en feutre 6 est placée de manière lâche dans la pantoufle, entre la semelle extérieure 1 et la semelle de garniture 5. La partie du talon de la semelle de garniture ± est alors rabattue sur la semelle en feutre et fixée sur l'assemblage de la semelle avec l'empeigne.
Finalement la pantoufle est retournée et elle a alors une section en coupe telle que représentée à la fig. 2.
Ainsi qu'il se comprend aisément, quand on applique cette méthode un grand nombre d'opérations sont nécessaires et cette méthode comporte les désavantages mentionnés dans l'introduction de ce mémoire.
Suivant la présente invention (fig. 3 à 9) une étroite bande de tissu 7 est d'abord fixée sur la semelle en feutre 6 comme représenté à la fig. 5, au moyen des points 8, la dite bande étant appliquée de manière telle qu'elle présente une partie en bordure , qui déborde des arêtes de la semelle en feutre tout autour de celle-ci ou uniquement à sa partie avant. Si on le désire au lieu d'une bande en tissu 7, une feuille de tissu peut être prévue qui recouvre antièrement ou partiellement la semelle
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en feutre. Quand on assemble la pantoufle, les bords de la semelle extérieure 1, l'empeigne 2 et la doublure 4 sont cousus ensemble par une piqûre 10 passant au travers de tous les élé- ments, tel que représenté à la fig. 6.
La semelle en feutre 6 est alors fixée à la pantoufle en cousant la partie en bordure 9 sur les trois dits éléments, au moyen d'une rangée de piqûre arrondie 11, telle que représentée à la fig. 6. Cette opération terminée, la pantoufle est retournée de sorte que l'empeigne 2 et la doublure 4 adjacentes aux bords de la semelle extérieure 1, occuperont la position représentée à la fig. 6. Si on le désire, une semelle de couverture 12 est insérée et fixée dans la pantou- fle qui est alors prête pour être soumise aux opérations de finissage ultérieur, bien connues. On comprendra que la semelle en feutre 6 est cousue sur la pantoufle et ne peut changer de position dans celle-ci pendant le service de la pantoufle.
La fige 8 montre une méthode modifiée de réunion des éléments 1, 2, 4 et 6. La semelle extérieure 1, l'empeigne 2 et la doublure 4 sont cousues ensemble par leurs bords de manière similaire à celle représentée à la fig. 6, mais la doublure 4 est disposée de manière à déborder au delà des arêtes terminales de la semelle 1 et de l'empeigne 2. La semelle en feutre 6 est fixée aux éléments 1, 2 et 4 au moyen des points 13 au travers de la bande constituant bordure .2. et le bord débordant 14 de la doublure.
Il est clair que la réunion des différentes parties ne doit pas se faire dans l'ordre mentionné ci-dessus, bien que celui-ci constitue la voie la plus simple pour sa réalisation.
Suivant une variante, qui est cependant représentée à la fig. 9, la semelle extérieure 1 et l'empeigne 2¯ (sans la doublure) sont d'abord cousues ensemble par des points 15 et la doublure 4 et la bordure 9 de la semelle en feutre sont semblablement cousues ensemble par des points 16. Puis les quatre éléments sont réunis entre eux au travers de la semelle de l'empeigne et de la doublure par les points 17 situés derrière les points 16, cqmme représenté à la fig. 9.
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Quelle que soit celle des méthodes ci-dessus employée pour réunir les éléments suivant l'invention, un nombre moindre d'opérations sont nécessaires pour la fabrication que lorsqu'on emploie la méthode bien connue décrite précédemment. En outre l'invention assure une économie de matières.
Il est bien entendu que l'invention est susceptible de bien d'autres modifications et c'est pourquoi elle ne doit pas être considérée comme se limitant aux formes ci-dessus décrites et illustrées.