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"Serrures de portes à loquet à ressort".;
L'invention a trait aux serrures de portes à loquet à ressort, du genre de celles qui permettent de verrouiller une porte simple- ment en la fermant,la tête du loquet à ressort qui dépasse le corps de la serrureétant ici poussée par une partie biseautée contre la gâche de la serrure fixée à l'autre battant de la porte ou au mur,(dans le cas de portes à battant unique) et par suite se trouvant enfoncée dans le trou de la gâche,de façon à verrouil.
1er la porte.
Les serrues de ce genre sont généralement munies d'un loquet coulissant, à ressort,qui peut être commandé soit à la main,soit électriquement,soit par tout autre moyen. Mais ces serrures pré- sentent un certain nombre d'inconvénients parmi lesquels on peut citer les suivants :
1 Il est possible de déverrouiller le loquet de l'extérieur, en insérant dans la fente,à l'extrémité du battant de porte sur lequel la serrure est fixée,une lame ou un outil en coin,tel qu'un ciseau ou un tourne-vis, et en poussant cet outil contre
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la partie biseautée du loquet, de façon à repousser ce loquet dans le corps de serrure jusqu'à ce qu'il sorte complètement du trou de la gâche;
2 Lorsque l'on ne tire pas le battant de la porte avec une force suffisante,la tête du loquet est repoussée dans le corps de la serrure,mais ne se détend pas dans le trou de la gâche, ce qui fait que l'on croit la porte verrouillée alors qu'elle ne l'est pas. Ceci se produit spécialement lorsque,après un nombre considé- rable de fonetionnements,le ressort perd une partie de sa force,et également surtout par temps humide, lorsque le bois de la porte gonfle;
3 D'autre part,les serrures de portes connues, avec loquets cou- lissants à ressort,sont sujets à verrouiller la porte contre le gré de l'usager,par exemple qous l'effet d'un brusque coup de vent.
Ces inconvénients ainsi que d'autres, des types connus des serrures à loquets à ressort,sont évités par l'emploi de la ser- rure perfectionnée objet de l'invention;dans laquelle le loquet ressort n'est pas coulissant, mais pivote sous l'action d'un res- sort qui,contrairement à l'effet du ressort des loquets coulissants tend à pousser le loquet dans sa position d'ouverture, ce qui fait que, lorsque la porte est fermée,le ressort agit pour maintenir une partie du loquet contre un organe de butée, de façon à empêcher le déverrouillage, tandis que,lorsque le loquet est déverrouillé, (soit à la main,soit par tout autre moyen),le loquet se trouvant tiré par le ressort dans la position de complète ouverture,
agit positivement contre le rebord de la gâche et pousse le battant de porte sur lequel la serruee est fixée en l'écartant nettement de l'organe sur lequel la gâche est fixée et, par suite de la position du loquet,évite tout verrouillage indû de la porte.
D'autres possibilités et avantages de l'invention se compren- dront plus complètement d'après la description qui suit,en se re- portant aux dessins annexés,dans lesquels;
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La fig.l est une coupe transversale faite par les pièces es- sentielles d'un mode de réalisation d'une serrure à loquet pivo- tant à ressort conforme à l'invention,ce loquet étant représenté dans la position de non verrouillage, près de sa gâche.
La fig. 2 est une vue en plan du loquet de la fig.l,sans gâche certaines pièces étant figurées en coupe.
Les fig, 3 et 4 sont des vues correspondant sensiblement aux figures 1 et 2 respectivement, mais montrant le loquet dans la po- sition de verrouillage,c'est-à-dire complètement engagé dans la gâche.
La serrure établie conformément à l'invention, comprend prati- quement le corps de serrure habituel M destiné à être fixé à une porte T et dans lequel est tourillonné un pivot B,auquel est fixé un loquet A en forme de cliquet.Dans l'exemple représenté,le lo- quet A est muni d'un creux qui laissée libre la partie médiane du pivot B,sur laquelle est enroulé un ressort de torsion Ç,dont une des extrémités est accrochée au pivot ou à une pièce solidaire du pivot, tandis que son autre extrémité ou queue vient agir contre une partie fixe du corps M ou contre une:pièce qui y est fixée de telle que le montant P. De cette façon,lorsque le loquet A est li- bre de tourneur avec son pivot, il tend à osciller dans sa posi- tion de retrait,comme le montre la fig.l.
Le loquet proprement dit A,est solidaire d'une pièce en forme de moyeu à section sensiblement circulaire, aplatie sur une partie de sa périphérie,de façon à laisser une dent D faisant saillie sur cette partie aplatie. Dans la position de verrouillage du lo- quet,(fig.3),sur cette dent D,vient prendre un organe de butée mobile, tel que la dent E,faisant partie d'une came botative K montée sur un pivot tourillonné entre le montant P et une partie verticale du corps M, et qui, dans la position de verrouillage du loquet, prend une position angulaire telle que sa tête en forme de crochet G vienne buter contre un cliquet de commande H,sous l'ac- tion d'un ressort (non représenté).
Ce cliquet, à son tour, peut
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être actionné de l'extérieur par une clef,un bouton ou tout atre moyen usuel (non représenté).
D'après ce qui précède,l'on comprend que, lorsque le loquet pivotant A est dans sa position de pleine extension,comme on le voit sur la fig.3,sa dent D bute contre la dent E de la came K, qui, étant accrochée au cliquet H (le-quel est maintenu dans la po- sition de la fig.3) ne peut pas tounner,de sorte que le loquet se trouve maintenu à sa position de verrouillage et ne peut être retiré sans retirer d'abord le cliquet H.
Mais,lorsque le cliquet H est retiré ou qu'on le fait bascu- ler,la came K peut tourner jusqu'à ce que sa dent E soit dégagée de la dent D du loquet,et le loquet A est alors poussé par son res. sort C dans la direction de la flèche F,dans sa position de non- verrouillage (fig.l),et, à la fin de sa rotation, son bec vient pousser contre le rebord du trou de la gâche E et, par réaction, le battant repousse dans une position de demi-ouverture/de la porte auquel la serrure est fixée.
Au contraire,lorsqu'on désire fermer la porte, il faut exercer une action continue (pression ou traction) sur le battant mobile de la porte, de façon que la partie biseautée du bec du loquet glisse dans le trou de la gâche L jusqu'4 ce que le loquet A,en tournant,revienne à la position de pleine extension. Pendant ce mouvement angulaire du loquet A,la partie formant moyeu A' du lo- quet agit conjointement avec une partie profilée de la came K et fait tourner cette came jusqu'à ce que la dent E vienne prendre sur la dent D et que le cliquet H revienne à sa position fixe sous le crochet G de la came K.
Il y a lieu de mentionner toutefois que , comme le loquet A dépasse toujours un peu du corps de serrure M, il faut que le trou de la gâche L soit quelque peu prolongé en arrière de la gâche afin de laisser un intervalle suffisant entre le bec du loquet et l(arrière du trou de la gâche,lorsqu'on ouvre la porte complè- tement.
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D'après ce que précède,l'on voit que la serrure. établie confor mément à l'invention remplit pleinement les conditons d'une bon- ne serrure à ressort et élimine les inconvénients décrits plus haut. L'on voit également que le fonctionnement de la serrure peut être d'un type quelconque. Il est aussi évident que la ser- rure peut être réalisée de nombreuses manières différentes,tout en restant dans les limites de l'invention.