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Serrure mécanique à poussoir pour portes et portillons en général.
La présente invention a pour objet une serrure méca- nique pour portes et portillons en général dans laquelle le mouvement de translation de l'organe de fermeture, constitué par un pêne, est commandé au moyen d'organesde manoeuvre qui se déplacent axialement suivant une direction normale au déplacement du pêne.
Ces organes de manoeuvre sont constitués par des poussoirs.
La serrure, établie suivant l'invention, peut être avantageusement appliquée à tous genres de portes pour habi- tations, en particulier aux portes intérieures; elle s'applique en outre parfaitement à toutes sortes de portillons, aux portes et tiroirs de meubles, aux malles et aux portières des automobiles et des voitures en général.
Dans le cas des portes d'habitations deux poussoirs sont symétriquement disposés de chaque côté de la porte; on aura au contraire un seul poussoir dans le cas de guichets ou de petites portes n'Ouvrant que dans un seul sens comme dans le cas des meubles, des couvercles de malles etc..; enfin dans le cas de portières d'automobiles et de voitures en général on pourra remplacer le poussoir disposé à l'intérieur du véhicule par un bouton ou un organe de manoeuvre similaire.
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Le but principal poursuivi avec le dispositif de fermeture objet de la présente invention est d'éliminer les multiples inconvénients, bien connus, des serrures courantes à poignée, pommeau ou manette et de réaliser en même temps une serrure répondant mieux aux exigences modernes même du point de vue esthétique, constructif ou économique.
La présente invention prévoit aussi un dispositif à poussoir permettant de bloquer la serrure considérée ici en agissant de l'intérieur de l'habitation où est installée la porte ou le portillon.
Ces dispositifs, et d'autres particularités de la serrure mécanique objet de l'invention, sont décrits ci-après en se référant à quelques formes de réalisation choisies simplement à titre d'exemple et illustrées dans les dessins joints. Dans ces dessins :
La fig. 1 représente la coupe horizontale suivant les axes des poussoirs d'une première forme d'exécution spé- cialement adaptée à l'équipement des portes;
Les figs. 2 et 3 représentent la coupe horizontale de deux variantes également adaptées pour l'équipe/ment des portes ;
La fig. 4 est une vue de face d'une serrure du type représenté fig. 1, 2 ou 3, mise en place;
Les figs. 5 et 6 sont respectivement une coupe et une vue extérieure d'une variante particulièrement adaptée pour portières d'automobiles;
Les figs. 7, 8 et 9 représentent une , orme d'exécution du dispositif de blocage.
Dans le dispositif de fermeture représenté fig. 1, le pêne 1 porte sur son prolongement et faisant solidement corps avec lui, un prisme 2 à section transversale en forme de triangle rectangle. Les tiges 3 et 4 de deux poussoirs 5 et 6 agissent sur les deux faces inclinées à 45 environ sur la
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base de ce prisme. Le pêne 1 et les deux poussoirs 5 et 6 sont maintenus chacun dans la position représentée par la figure, à l'aide de trois ressorts 7, 8 et.9. L'assemblage rigide entre le pêne 1 et le prisme 2 peut être réalisé d'une façon quelconque, par exemple à l'aide d'une fourchet- te.
L'ensemble mobile pêne-prisme est monté dans un boîtier métallique 10 qui porte deux douilles de guidage 11 et 12 pour les poussoirs, symétriquement disposées de chaque côté.
En appuyant sur un des deux poussoirs par exemple sur le N 6, la pointe de sa tige vient agir sur le plan incliné correspondant du prisme 2, et fait reculer celui-ci en même temps que le pêne 1 pendant que sont comprimés le ressort 8 du poussoir 6 et le ressort 7 du pêne 1. La porte s'ouvre.
Si on cesse d'appuyer sur le poussoir celui-ci et le pêne reviennent à leur position de départ sous la poussée de leurs ressorts respectifs.
Les formes d'exécution représentées par les figs. 2 et 3 ne diffèrent de celle représentée fig. 1 que par l'accou- plement cinématique réalisé entre le pêne et les poussoirs.
La forme représentée fig. 1 est plus particulièrement indiquée pour les portes de grande épaisseur; la serrure représentée fig. 2 s'adapte mieux au contraire aux portes de faible ou de moyenne épaisseur.
Cette dernière serrure se différencie de la précédente par la disposition des deux plans inclinés 13 et 14 sur les- quels agissent les tiges 15 et 16 des poussoirs 17 et 18. Au lieu de se succéder suivant la direction de l'épaisseur de la porte, comme dans le cas de la fig. 1, ces deux plans se suc- cèdent ici dans une direction normale à cette épaisseur, c'est- à-dire dans une direction où l'espace ne leur est pas limité et où l'encombrement ne revêt plus aucune importance-. Les deux plans inclinés 13 et 14 sont disposés à 90 l'un par rapport à l'autre. A égalité de course du pêne et des poussoirs on
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réduit ainsi presque de moitié l'encombrement du boîtier
19 suivant l'épaisseur de la porte.
Les deux prismes . auxquels appartiennent les deux plans inclinés 13 et 14 peuvent, du reste, continuer à ne constituer qu'une seule pièce rigidement reliée au pêne 20. Les deux tiges 15 et
16 des poussoirs sont, naturellement, légèrement décalées l'une par rapport à l'autre dans le sens perpendiculaire au plan du dessin. Afin de réduire au minimum l'ampleur de ce décalage on emplcie de préférence des tiges plutôt minces.
Dans le type de serrure représenté fig. 3, les plans inclinés sont pris sur les tiges 21 et 22 elles-mêmes et on n'a sur le prolongement du pêne 23 qu'un petit pivot 24 sur lequel agissent ces mêmes tiges. Ici aussi les tiges sont nécessairement décalées en profondeur l'une par rapport à l'autre et afin de réduire l'ampleur de ce décalage les tiges sont avantageusement constituées par des lamelles robustes plutôt que par des tiges rondes. Afin de réduire les frotte- ments on peut enfiler un rouleau tournant sur le pivot 24.
Le principal avantage de cette forme d'exécution est sa sim- plicité et sa construction économique. un autre avantage ré- side dans le fait que l'effort agissant au moment de l'ouver- ture de la porte a son point d'application constamment disposé sur l'axe du système mobile pêne-pivot, ce qui diminue le danger d'accrochages éventuels.
Le type de serrure représenté à titre d'exemple sur les figs. 1, 2 et 3, a, une fois .-lise en place, l'aspect extérieur représenté par la fig. 4. Celle-ci représente la serrure vue en regardant la porte 24 suivant son épaisseur. On voit de face le pêne 25 et, latéralement, symétriquement disposés, les poussoirs 26 et 27.
Sous chaque poussoir est opportunément disposée une poignée 28, 29 pour tirer ou pousser la porte; cette poignée permet en outre de faire levier sur elle quand on appuie sur le poussoir correspondant et aussi de trouver plus aisément ce poussoir sous la main, en particulier dans l'obscu-
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rité: ces poignées font corps avec deux plaquettes 30, 31 qui masquent le logement de la serrure et sont pourvues d'une niche à l'aplomb des poignées elles-mêmes, de manière à pouvoir plus aisément saisir celles-ci sans qu'il soit nécessaire de les faire dépasser exagérément du plan même de la porte.
Les figs: 5 et 6. représentent une quatrième variante particulièrement adaptée pour équiper les portières des au-- tomobiles et des voitutBs en général. La serrure n'a ici qu'un seul poussoir 32 disposé: dans une niche correspondante 33 à l'extérieur de la voiture, tandis que l'ouverture de la por- tière 34 est obtenue de l'intérieur à l'aide d'un bouton 35 solidaire du prisme habituel 36.
Comme on le voit sur la fig. 6, une seconde niche 38, disposée sur la niche 33, contient une poignée 39 qui remplit le même office que les poignées 28 et 29 de la fig. 4. Le poussoir 32 et la poignée 39 sont ainsi dissimulés dans l'épais- seur de la portière 34 à la surface eérieure de laquelle rien ne dépasse par conséquent.
Il est évident que, même dans cette variante, le prisme 36 peut être remplacé par le dispositif 24 de la fig. 3 et que, en général, grâce à des modifications faciles à réaliser, on peut employer indifféremment une des trois formes d'exécution à deux poussoirs illustrées par les figs. 1 à 5.
Comme cela a déjà été dit précédemment, la présente in- ventiun prévoit aussi un dispositif destiné à permettre le blo- cage d'une serrure du genre déjà décrit en agissant simplement sur un poussoir placé à l'intérieur de l'habitation ou du véhi- cule, sur la porte ou la portière sur laquelle la fermeture est installée. L'emploi de ce dispositif est donc spécialementin- diqué pour les portes intérieures des habitations et pour les portières des automobiles, des voitures et autres véhicules pour le transport des personnes en général.
Dans la forme de
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réalisation qui fait l'objetde la présente invention le dispositif même a été principalement étudié pour des serru- res mécaniques à pousscir du type décrit précédemment, mais il peut, avec quelques modifications de minime importance, être avantageusement appliqué aussi à d'autres types de serrures.
Ce dispositif a pour but de bloquer de l'intérieur une serrure, sans être obligé d'employer des clefs, des verrous ou des cadenas de n'importe quel genre, en employant simplement un troisième poussoir disposé verticalement au- dessus de celui qui fait partie de la serrure proprement dite ; il a aussi pour but de permettre de rouvrir la porte, toujours de l'intérieur, sans avoir à se préoccuper de savoir si la serrure a été ou non bloquée précédemment, c'est-)-dire en actionnant simplement le poussoir prévu pour son ouverture normale. Il semble superflu d'attirer l'attentiun sur la com- modité, le caractère pratique et esthétique d'une telle solu- tion.
Ceci posé, le dispositif de blocage objet de la présen- te invention est essentiellement caractérisé par une plaquette guidée, soumise à l'action d'un ressort ; quand on actionne un poussoir de blocage, prévu à cet effet cette plaquette est dé- placée par le ressort bloquant le pêne de la serrure et restant à son tour bloqué dans cette position par un cliquet qui, dé- vié par le ressort précité, s'engage dans une encoche de cette même plaquette. Le déblocage de la plaquette et par suite, du pêne, est obtenu par l'intermédiaire du poussoir normal d'ou- verture de la porte qui actionné dans ce but, soulève une peti- te tige de déblocage et dégage le cliquet qui maintenait la plaquette bloquée.
Le dispositif de blocage objet de la présente invention est décrit ci-après en se référant à une de ses formes de réalisation choisie simplement à titre d'exemple et représen- tée dansles figs. 7, 8 et 9.
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La fig. 7 montre la disposition du poussoir de blocage et du poussoir d'ouverture par rapport au dispositif de bloca- ge ;
La fig. 8 représente le dispositif de blocage quand la serrure est débloquée;
La fig. 9 représente-le même dispositif, la serrure étant bloquée.
Le dispositif fonctionne comme suit : en appuyant sur le poussoir de blocage 40 (fig. 7) la pointe conique de sa tige 41 heurte, en avançant, l'arête supérieure d'une plaquette 42 guidée par deux axes fixes 43, 44 et maintenue soulevée par un ressort 45 (fig. 8). La plaquette 42, contrainte de s'a- baisser, (fig. 9) se déplace en amenant son arête inférieure 46 sur la trajectoire du prisme,47 solidaire du pêne 48 et le bloque.
Pour cette position de la plaquette 42 la serrure reste bloquée et si on actionne le poussoir qui, de l'autre côté de la porte, correspond au poussoir 49 (fig. 7) cette porte ne peut être ouverte.,
Quand la plaquette 42 s'abaisse, un cliquet 50, pivo- tant autour d'un axe fixe 51, repoussé par le ressort 45 qui agit sur son appendice 51', s'engage dans une encoche 52 de la plaquette 42 et maintient celle-ci définitivement blo- quée, même quand, tout effort de pression cessant d'agir sur le poussoir de blocage 4D, la pointe de sa tige 41 s'écarte de nouveau de la plaquette même.
Comme cela a déjà été dit, le déblocage ne peut être obtenu qu'en agissant du côté de la porte d'où on a produit le blocage et il s'effectue automatiquement quand on appuie sur le poussoir 49 qui sert à ouvrir normalement cette porte.
En effet, en actionnant ce poussoir 49, la pointe conique de sa tige 53 (fig. 9) soulève, en avançant, une petite tige 54 guidée par deux axes fixes 55,56. Cette tige 54 va heurter, par son extrémité supérieure, l'appendice 51 du cliquet 50
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et fait dévier celui-ci vers la droite débloquant la plaquet- te 42 à l'aplomb de l'encoche 52. Sous l'action'du ressort 45, la plaquette 42 remonte brusquement et libère le prisme 47 et le pêne 48; la pointe de la tige 53 continuant à avancer ramène le pêne en arrière et permet l'ouverture de la porte.
Il est clair que différentes parties de la serrure et de son dispositif de blocage qui ont été décrits plus haut, peuvent être modifiées dans leur forme et dans leur disposi-- tion tout en restant dans le domine de la présente invention.