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Procédé pour combattre les insectes sur les végétaux en particulier sur les arbres fruitiers
Pour combattre les insectes sur les végétaux utiles, en particulier sur les arbres fruitiers, on emploie fréquement des produits très collants, qui se composent le plus souvent de résines, d'huiles non siccatives ,de graisses, de savons, de produits de goudron et substances similaires. Ces produits insec- ticides, qui sont connus sous le nom de colle à chenilles sont le plus souvent utilisés soue forme d'un anneau autour des arbres, etc., à protéger. Au moyen de ces anneaux ou bandes de colle on essaye d'empêcher que les insectes à combattre, tels que les chenilles, les scarabées, etc., puissent monter le long du tronc de l'arbre et gagner la couronnement de l'arbre.
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Lors de l'utilisation des différentes espèces de colles chenilles connues jusqu'ici on a formulé comme une des princi- pales exigences qu'elles doivent posséder un pouvoir collant éle- vé, savoir d'un degré tel que non seulement les petits insectes, qui sont légers, mais également les insectes plus grande, qui en- trent en contact avec la colle, soient retenus définitivement par celle-ci et ne soient plus en état de s'en dégager. Cette condi- tion était posée parce qu'on craignait que, si le pouvoir collant était insuffisant pour retenir définitivement les insectes, ceux- ci pourraient franchir les bandes de colle et finalement arriver quand même sur la partie de l'arbre qui doit être protégée.
Or la Demanderesse a trouvé que lors de 1 Utilisation de colles ayant un pouvoir collant élevé, il arrive fréquent que les insectes ne se laissent quand même pas combattre assez efficacement, parce que, malgré le fait que le pouvoir collant est suffisamment élevé pour retenir définitivement les insectes, beau- coup d'insectes néanmoins réussissent à franchir les bandes de colle et à arriver sur les parties des plantes qui doivent être protégées. Ce phénomène se produit surtout avec certaines espèces d'insectes, en particulier avec le papillon "hiver (cheimatobia brumata).
Des recherchée plus poussées ont permis de constater .que ce phénol, qui se produit lorsqu'on utilise de la colle a chenilles à pouvoir collant élevé provient de ce que les in- sectes à combattre forment en quelque sorte un pont sur panneau de colle.
Il semble que cela se passe ainsi, que lorsque par exemple dans le cas du papille, d'hiver - dont les femelles sont incapables de voler - un papillon femelle, qui grimpe vers le haut du tronc d'arbre arrive sur la bande de colle et y reste collé
Plusieurs papillons mâles se rassemblent autour de l'insecte pri- sonnier; ensuite une autre femelle est à même de se mouvoir au- dessus du groupe d'insectes collés pour arriver à un endroit de -Il----
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la. bande de colle situé au-dessus de ce groupe d'insectes, où elle reste également collée. ceci se répète alors, jusque ce que les insectes engluée atteignent la partie supérieure de l'anneau;
après cela. l'insecte suivant parvient à arriver, grâce au pont ainsi formé, sur la partie du tronc d'arbre située au- dessus de l'anneau.
La présente invention est basée sur la découverte que le phénomène précité, qui est indésirable, peut être évité lors- que l'on emploie pour la lutte contre les insectes une colle à chenilles ou un produit collant similaire, dont le pouvoir collant est choisi de telle sorte, que les insectes plus grands, plus par- ticulièrement les femelles du papillon d'hiver., qui entrent en contact avec ce produit collant, n'y restent pas collés, mais sont à même de se détourner de 1'endroit où se trouve la masse collan- te.
La Demanderesse a trouvé, qu'en employant une colle à chenilles à pouvoir collant relativement faible, donc inférieur à celui nécessaire pour retenir définitivement les insectes relati- vement grands, on obtient une meilleure protection que lorsqu'on utilise une colle à chenilles à pouvoir collant plus élevé, telle qu'on l'a employée jusqu'ici*
Le pouvoir collant des produits pour combattre les in- sectes, utilisés suivant l'invention, peut être déterminé expéri- mentalement sans difficultés. Lorsqu'il est trop élevé, on peut obtenir par modification de la composition un produit qui répond à la condition, conforme à la présente invention, en ce qui con- cerne le pouvoir collant.
Ainsi dans le cas d'une colle à chenil- les composée sur une base d'hydrocarbures chlorés et contenant comme autres constituante des résines ou des bitumes asphaltiques ou les deux, on est à même de modifier le pouvoir collant en mo- difiant la teneur en l'un de ces derniers constituants ou les deux.
quoique les produite pour combattre les Insectes con-
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formes à la présente invention., possèdent un pouvoir collant qui est, en'général, considérablement inférieur à celui des produits employés jusqu'ici dans ce but, on est tout de même lié à certaines limites quant à la réduction du pouvoir collant, étant donné qu'en utilisant des produits ayant un pouvoir col- lant trop faibleon court le risque que les insectes, qui viennent en contact avec ces produits n'en éprouvent pas de gêne et puissent franchir aisément les bandes collantes adaptées autour des troncs d'arbres.
Dans le procédé conforme à la présente invention le choix du pouvoir collant a effectivement lieu expérimentalement, savoir à l'aide d'expériences sur des insectes, en combinaison avec des procédés standardisés utilisant des appareils, qui sont connus en principe. lorsqu'on prend comme mesure du pouvoir col- lant le temps qui est nécessaire pour détacher sous une certaine charge un corps qui est pressé sur la colle à examiner, ce temps, mesuré à 20. C et en utilisant une charge de 20 gr, s'éleva en général à moins de 30 secondes environ et à plus de la secondes environ, dans le cas des produite pour combattre les insectes, conformes à la présente invention.
En outre on a trouvé que des produite particulièrement efficaces pour combattre les insectes, spécialement sur les ar- bres fruitiers et d'autres plantes utiles, se composent entière- ment ou sensiblement de paraffines chlorées, auxquelles on a ajouté une petite quantité d'une substance qui augmente la tem- pérature de goutte sans nuire à la durabilité, telles que des hydrocarbures aliphatiques, qui sont solides à la température normale* Par durabilité on entend ici la propriété que le pou- voir capteur et collant ne soit pas modifié pendant et après des périodes de basse température ou par des influencée chimiques ou par ces deux influences à la fois.
D'après ce que l'on a constaté, les produits pour combattre les insectes ainsi composés satisfont
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à toutes les conditions exigées d'une colle à chenilles de bonne qualité, spécialement en ce qui concerne le pouvoir collant et capteur, la consistance, la mesure dans laquelle elle se laisse étendre et la durabilité.
Les colles insecticides appliquées suivant l'invention excellent en particulier par le fait qu'elles conservent leur pouvoir capteur et collant pendant et après des périodes de gelée, tandis qu'en outre, elles ne subissent pas à l'usage, des change- ments chimiques, qui pourraient abaisser leurs propriétés insec- ticides.
Les paraffines chlorées comme telles ne conviennent pas au but visé, à cause de leur basse température de goutte, qui se trouve en général en-dessous de 20 C. Par l'addition d'une petite quantité, par exemple quelques pourcents, de paraffine ou d'hydro- carbures aliphatiques semblables solides à la température ordinal- re, le point de goutte des paraffines chlorées est cependant si fortement augmenté, qu'à la température ordinaire ou à une tempé- rature modérément élevée il ne se produit plus ou pratiquement plus d'égouttement.
Comme constituant principal des produits conformes à la présente invention ce sont plus spécialement les produite chlorés des paraffines obtenues synthétiquement, par exemple dans la syn- thèse bien connue de Fischer-Tropsch, qui entrent en ligne de compte; en effet on a trouvé que l'on obtient en..général avec ceux-ci des produits plus efficaces que lorsqu'on prend comme point de départ des paraffines naturelles chlorées.
A titre de substances augmentant la température de goutte qui sont utilisées dans les produits conformes à la présente in- vention, on emploie préférablement de la paraffine synthétique, par exemple celle obtenue par le procédé de Fischer-Tropsch. Ici on peut généralement se contenter d'additions plus faibles que lorsqu'on utilise de la paraffine naturelle, spécialement lorsqu'on
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se sert de paraffine synthétique ayant un point de fusion supé- rieur à 60. C. environ.
Une addition de paraffine par exemple de quelques pour- cents est ordinairement déjà suffisante. Le cas échéant on peut également ajouter des quantités un peu Plus fortes, par exemple 5% ou plue, ce qui améliora souvent la consistance du produit final.
Cependant des adjonctions de plus de 10 % environ de paraffine n'entrent généralement pas en considération, étant donné qu'alors on peut obtenir des produits ayant un pouvoir collant trop élevé.
En effet, dans le cas des produits pour combattre les insectes con- tenant des paraffines chlorées, il est désirable que le pouvoir collant ne soit pas si élevé que les insectes relativement grands, plus particulièrement les femelles du papillon d'hiver, y restent définitivement englués, mais que ces insectes puissent de nouveau s'en détourner. En outre 11 s'est avéré que l'addition de quanti- tés plus importantes de paraffine, en particulier aux températures basses, provoque une diminution du pouvoir capteur, c'est-à-dire du pouvoir de retenir immédiatement et définitivement les insec- tes petite et légers.
En dehors des paraffines chlorées formant le constituant principal, les produits insecticides appliqués suivant la présen- te invention peuvent comporter encore d'autres éléments, tels que des résines, des bitumes asphaltiques,des matières de remplissage etdes substances similaires.
La stabilité vis-à-vis de la pluie des produits insectici- des contenant des paraffines chlorées n'est parfois pas tout-à-fait suffisante. or il a été trouvé que cette stabilité peut être consi- dérablement améliorée par l'addition d'une petite quantité, par exemple de quelques pourcents, d'une substance oléophile. C'est ainsi que par l'addition de 5 % d'acide oléique par exemple on a obtenu des produits à très bonne stabilité vis-à-vis de la pluie.
En employant des naphténates, par exemple du naphténate de zinc,
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comme substance oléophile, on a également obtenu des résultats favorables.
L'application des produite insecticides suivant la pré- sente invention peut s'effectuer suivant les procédés connus en appliquant ces produits sous formes de bandes autour des troncs des arbres à protéger, soit directement ou bien étendus sur une substratum, par exemple de papier.
A titre d'exemple d'une composition qui donne de très bons résultats dans la lutte contre le papillon d'hiver, on peut mentionner un mélange comportant de la paraffine synthéti- que chlorée, à laquelle on a ajouté environ 6 % de paraffine syn- thétique (point de fusion 62 Ce) et .5 10 d'acide oléique. En com- paraison avec des colles à chenilles de bonne qualité ce mélange possédait un pouvoir collant relativement faible; il s'est avéré que ce mélange satisfaisait à toutes les exigences auxquelles un bon produit doit satisfaire, plus particulièrement quant à la stabilité vis-à-vis de la pluie, la durabilité, le pouvoir de se laisser répandre et la consistance.
Avec un tel mélange on a pu combattre le papillon d'hiver d'une façon tout-à-fait efficace pendant toute la période;où celui-ci constitue un danger, comme des essais l'ont démontré, dans lesquels des bandes de papier asphalté, enduites de la colle, étaient appliquées autour des troncs des ar- bres.