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Perfectionnements aux étançons extensibles ayant fait l'objet d'une demande de brevet déposée en France le 2 Octobre 1946 sous le N .- P.V. 522.956.
La présente invention concerne les étançons extensibles tels que ceux utilisés notamment dans les exploi tations minières et qui comportent une partie inférieure ou pied or.eux dans lequel peut coulisser une partie supé" rieure.
Dans les étançons de ce genre, la partie supérieure est fixée dans le pied, pour une longueur développée 'requise de l'ensemble, au moyen d'une serrure prévue à la partie supérieure dudit pied et qui comporte
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une pièce d'appui mobile transversalement à l'axe général de l'étançon et entre laquelle et la pièce supérieure de ce dernier s'interpose une clavette qui est enfoncée parallè- lement audit sxe gênerai* La pièce d'appui est retenue pour permettre le serrage de la clavettepar un loquet tourillonné dans la serrure et qui est pourvu d'une queue ou levier auquel on peut attacher une moufle de traction afin de disloquer et de retirer en même temps l'étançon de la couche de travail.
On peut aussi frapper sur ce le- vier avec un marteau pour dégager la pièce d'appui et la clavette, lorsque cette opération ne présente pas de dan- ger pour le mineur.
Le principal inconvénient des étançons ainsi conçus provient du fait que la clavette de serrage est ver- ticale, ou plus exactement parallèle à l'axe général de l'étançon, de sorte que, pour l'enfoncer par rapport à la serrure, le mineur de dispose, pour les évolutions du mar- teau avec lequel il frappe sur la tête de la clavetteque de l'espace compris entre la serrure et le plafond de la couche de travail. Dans les couches de petite épaisseur, cet espace est tellement réduit qu'il est souvent impossi- ble d'enfoncer la clavette aussi complètement qu'il serait nécessaire pour que l'étançon ne risque pas de se disloquer.
De plus, la clavette dépasse d'une grande hauteur la serru- re et limite de ce fait, les possibilités d'adaptation de l'étançon à l'épaisseur des couches
L'invention a surtout pour but de remédier à ces inconvénients' et, à cet effet, elle se caractérise principalement en ce que 1a clavette de serrage de la par- tie supérieure de l'étançon est disposée transversalement à la serrure, c'est-à-dire, en principe, perpendiculaire... ment à l'axe général de l'étançon.
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Dans le but de tirer tout le parti avantageux possible de cette disposition de principe, l'invention vise encore les principales particularités ci-après, qui sont d'alleurs applicables séparément et en toutes combi- naisons. a) La pièce d'appui entre laquelle et le loquet pivotant s'interpose la clavette transversale, est établie @ symétriquement par rapport au plan médian de la clavette transversale de façon qu'elle puisse être retournée pour permettre d'enfoncer la clavette indifféremment d'un coté ou de l'autre de la serrure.
b) La pièce d'appui est entaillée de façon à présenter une saignée dans laquelle s'engage la àlavette qui traverse deux ouvertures allongées pratiquées dans les branches de la serrure, lapièce dappui étant ainsi retenue dans le sens vertical sur la serrure par appui de la clavette sur les flancs de la dite saignée. c) Le loquet est pivoté sur la serrure par engagement de deux tourillons latéraux dans les ouvertures allongées pratiquées dans les branches de la serrure pour le passage de la clavette transversale.
d) Le loquet est établi symétriquement par rapport à un plan passant par l'axe de ses tourillons et présente de part et d'autre de ce plan, deux bossages de contact avec la pièce d'appui de façon à pouvoir être retouné pour utiliser le second de ces bossages lorsque le premier est usé, e) On prévoit deux pièces d'appui interchan- geables, utilisables avec la même serrure et avec le même loquet de retenue organisés l'un et l'autre en application de tout ou de partie des caractéristiques ci-dessus, l'une
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de ces pièces permettant un serrage avec une clavette longitudinale à la manière connue et l'autre un serrage avec une clavette suivant la caractéristique principale de l'invention.
f) La clavette est établie de façon à pou- voir être à volonté utilisée en la disposant longitudinal lement ou transversalement.
L'invention concerne encore d'autres parti- cularités avantageuses qui sont exposées dans la descrip- tion ci-après, en référence aux dessins annexés qui re- présentent, à titre d'exemple seulement, une forme d'exé- cution d'un étançon extensible auquel sont simultanément appliqués tous les caractères définis dans ce qui précède.
Fig. 1 est une vue d'ensemble de l'étançon du côté du loquet de retenue.
Fig. 2 est une vue par dessus correspondan- te avec coupe par la ligne II-II de la Fige 1.
Fige 3 est une vue par projection sur un plan perpendiculaire à l'axe de pivotement du loquet de retenue, avec coupes verticales partielles.
Fig. 4 montre la serrure en vue extérieure.' Fige 5 est une vue similaire à la figo3 montrant l'utilisation d'une clavette longitudinale.
Fige 6 et 7 montrent le loquet respectivement en vue de face et de côtéo
Le pied de l'étançon est à la manière connue constitué par un tube 1, de section rectangulaire, pourvu de perforations 2 réparties sur toute sa hauteur afin de permettre le passage d'une clavette ou d'une broche qui permet de retenir la partie supérieure mobile 3 dans le pied 1 lorsqu'on veut régler la longueur développée de l'ensemble avant de procéder au serrage de la clavette.
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A sa partie supérieure, le pied 1 porte la serru- re en forme d'étrier 4 fixé par soudure autogène en 5. La partie de la paroi du pied 1, du côté de l'ouverture compri., se entre les branches de la s,errure 4 est découpée de façon à permettre le montage de la pièce d'appui 6 de la clavette
7. Dans la réalisation envisagée, cette pièce 6 s'engage entre les branches de la serrure 4 et elle est retenue dans le sens vertical par appui sur le bord ou fond 8 de 11 entaille pratiquée dans la paroi du pied. Ce bord est avantageusement renforcé par une cale 9 rapportée et sou- dée en 10.
La partie. supérieure ou partie mobile 3 de l'é- tangon est constitué par un profilé à section en double T et maintenue par serrage de son âme entre un patin de ser- rage 11 prévu sur une clavette longitudinale 12 et un pa- tin de serrage 13 prévu sur la pièce d'appui 6. La clavet- te 12 est d'une disposition connue et n'importe pas à l'invention. Elle est rappelée en position de desserrage par un ressort 14 pour faciliter le dégagement de la par.: tie supérieure 3 lorsque la pièce d'appui 6 est débloquée comme il sera expliqué plus loin.
Les branches de la serrure présentent deux ou- vertures 15 ( Fig. 4) allongées dans le sens perpendicu- laire à l'axe général de l'étançon qui est le sens de dé- placement de la pièce d'appui 6 pour le serrage ou le des- serrage. La clavette transversale 7, selon la caractéristi- que principale de l'invention, est engagée à travers les ouvertures 15, Selon une autre caractéristique de l'inven- tion, la clavette 7 s'engage dans une saignée transversa- le de la pièce d'appui., 6 de façon à retenir cette pièce dans le sens vertical'1 sur la serrure. La face inclinée de la clavette 7 s'appuie sur le fond 16, incliné d'un
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angle correspondant,de la saignée de la pièce d'appui.
Celle ci est établie de façon à admettre, comme plan de symétrie, le plan médian de la saignée et de la clavette 7, ceplan étant, lorsque la pièce 6 est en place dans la serrure, perpendiculaire à l'axe de l'étançon. En retournant bout pour bout la pièce d'appui 6, il est possible d'engager la clavette7 indifféremment d'un cêté ou de l'autre de la serrure. Cette possibilité constitue un avantage important car elle étend le champ d'adaptation de l'étançon*
Le loquet 17 entre lequel et la pièce 6 est interposée la clavette7est pourvu de deux tourillons 18 qui s'engagent dans les ouvertures 15 en prenant appui sur les portées semi-circulaires 19 ( Fig.4) aux extrémités de ces ouvertures. Le montage du loquet 17 sur la serrure a lieu sans qu'il soit nécessaire de déformer les branches de cette dernière.
Le loquet 17 est présenté entre les branches avec le plan qui passe par l'axe des tourillons 18 orienté paral- lèlement aux dites branches, et il est tourné de 90 degrés pour engager les tourillons 18 dans les ouvertures 15.
Le loquet 17 comporte, selon l'invention, deu bossages 20 disposés symétriquement par rapport à l'axe des tourillons 18, de sorte que, lorsqu'un de cos bossages est usé, il suffit de retourner le loquet pour présenter l'autre bossage intact au contact de la farce externe de la clavette 7. Le loquet est pourvu d'une queue 21 perforée an 25 pour permettre d'engager le crochet d'une moufle. La queue Cu levier 21 est avantageusement pourvue d'orelles 24 sur les- quelles on peut frapper avec un marteau pour débloquer la clavette 7.
Le fonctionnement de la serrure ainsi perfec- tionnée est le suivant :
La clavette 7 étant engagée dans la serrure 4 sans être bloquée, la pièce supérieure 3 de l'étançon est
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placée à la hauteur convenable et maintenue par une clavet- te chassée à travers deux des perforations 2 et s'appuyant contre l'extrémité inférieure 3a. Le loquet 17 est placé avec sa queue verticale, dans la position montrée aux des- sins, et on frappe sur la tête de la clavette 7 pour appli. quer la pièce d'appui 6 et son patin de serrage 13 contre l'âme de la pièce supérieure 3 de l'étançon.
Dès que le ser- @ rage est commencé, on peut enfoncer légèrement la clavette 12 qui reste en place pendant que la clavette 7 est chassée à fond, le loquet 17 restant immobile puisque les réactions que la clavette 7, exerce sur le bossage 20 passent par l'axe des tourillons 18 du loquet 17, Pour débloquer la clavette 7, on peut soit frapper sur les oreilles 24 afin de faire tourner le loquet dans le s.ens de la flèche ( Fig. 3),soit accrocher une moufle à la queue 21 et tirer pour disloquer l'étançon et, en même temps, pour le retirer de la couche de travail, sans danger pour le mineur.
Le loquet 17 peut, s'il y a lieu, être agencé de façon à pouvoir y fixer une rallonge ou levier appropriée
La serrure perfectionnée comme on vient de le décrire peut, sans modification, et simplement en substituant à la pièce d'appui 6 décrite, une autre pièce 6a dont una réalisation est montrée à la fig. 5, être utilisée avec une clavette longitudinale 7a.
Dans cette réalisation, la cla- vette longitudinale 7a comporte un patin de serrage 13a sur l'âme de la partie supérieure 3 de l'étançon et une semelle de glissement 25 sur la face inclinée 26 prévue sur la pièce d'appui 6a qui est maintenue par le loquet 17, comme déjà expliquée On peut évidemment, et selon une caractéristique propre à la présente invention, établir la clavette 7a de façon qu'elle puisse être indifféremment utilisée comme cla- vette transversale et comme clavette longitudinale.
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Pour empêcher que la partie supérieure 3 de l'étan- çon ne puisse être complètement séparée du pied 1 et risque d'être égarée, on peut prévoir' à l'extrémité 3a de cette partie supérieure, un arrêt constitué, par exemple;, par une clavette 27 qui est engagée dans une entaille de ladite piè- ce 3 à travers une des perforations 2 prévues dans le pied 1.
Les étançons perfectionnés comme décrit dans ce qui précède, constituent de nouveaux produits industriels visés comme fols par l'invention.
RÉSUMÉ
L'invention a pour objet des perfectionnements aux étançons extensibles utilisés en particulier dans les exploitations minières et qui comportent un pied dans lequol peut coulisser une partie supérieure qui est bloquée à la hauteur choisie par une serrure à clavette.
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