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" Perfectionnements aux machines minières ".
La présente invention se rapporte aux machines mi- nières du type des baveuses radiales. Une baveuse radiale est une machine comprenant un véhicule, du corps duquel s'avance une flèche portant une chaîne sans fin, la flèche étant portée par le
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bâti en sorte de pouvoir, pendant le hâvage de la muraille, pivoter sur un axe normalement vertical, à l'aide d'un moteur, le bâti restant stationnaire. La flèche peut donc découper le charbon selon un arc de cercle dans un plan horizontal.
Les hâveuses radiales ont généralement un chariot auto-propulsé, du type pour voie ferrée, ou du type "rampant" ou "à voie sans fin" et le bâti, monté sur le chariot, porte à son extrémité antérieure, la flèche de la hâveuse.
Il faut remarquer que le sol d'une mine est souvent inégal. Une conséquence générale de ceci est qu'une telle machine serait d'ordinaire inclinée longitudinalement, ce qui affecterait' le plan de coupe dans la muraille. La méthode actuelle consiste à installer des cales sous la machine, de façon à corriger cette inclinaison.
Selon la présente invention, la hâveuse est prévue en sorte que l'angle que fait la flèche avec le plan de contact du chariot avec le sol, soit réglable, afin de corriger l'incli- naison longitudinale du plan de coupe.
Le bâti peut être rendu angulàirement réglable sur un axe transversal horizontal d'une extrémité de la machine.
Le réglage peut se faire à l'aide d'un vérin, lequel peut être actionné par un moteur.
Des machines appliquant l'invention sont décrites ci-après, à l'aide des exemples référant aux dessins en annexe, dans lesquels: la figure 1 est une vue latérale d'une hâveuse radiale. La figure 2 représente une coupe par 2-2 de la figure 1 et la figure 3 est une vue en plan de la partie supérieure seule, d'un châssis à vérin faisant corps avec la machine, les figures 2 et 3 étant dessinées à une plus grande échelle que la figure 1.
La figure 4 est une vue latérale d'une hâveuse radiale, où l'in- vention est appliquée sous une forme simplifiée.
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Selon la figure 1 la baveuse,radiale représentée comprend principalement un chariot 10, portant un bâti 11. le- quel à son tour porte un mécanisme radial de.hâvage. Ce méca- nisme de hâ-vage comprend comme .d'ordinaire une flèche 12 munie d'une chaîne découpeuse tournante 13, la flèche pouvant pivoter sur une tourelle 14, elle-même pivotante sur le bâti 11. La disposition des pivots est telle que la flèche peut pivoter sur l'axe A-A de la tourelle d'un angle déterminé, et que la tourel- le peut tourner sur le bâti, sur l'axe horizontal B-B, de la position supérieure représentée en traits pleins, à la position inférieure.ou inverse, figurée en traits d'axes.
Le bâti renferme un moteur électrique 15 réversible devant lequel se trouve une boite d'engrenages 16 contenant le mécanisme usuel transmettant de façon connue les mouvements angulaires de la flèche, et le mouvement de hâvage de la chaîne découpeuse. Ce mécanisme n'est pas représenté, comme ne rentrant pas dans le cadre de la présente invention, et de plus, cbmme étant bien connu en ce qui concerne les machines de ce genre.
La machine représentée est du type des trancheuses verticales radiales, (arc-shearing machines) car la tourelle peut être tournée sur l'axe B-B de façon à occuper une position où la chaîne de hâvage découpe dans un plan vertical.
Dans la machine selon les figures 1, 2 et 3, sont interposés entrées chariot 10 et le bâti 11, un châssis bascu- lant 17, associé à des mécanismes destinés à deux usages, à sa- voir :
1 levage et abaissement verticaux du châssis par rapport au chariot;
2 inclinaison du bâti sur son chariot.
Le châ$sis basculant, dans le cas de l'exemple choisi, peut pivoter sur l'axe 18 du train de roues antérieur du chariot;. le châssis étant inférieurement doté, de part et d'autre
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du chariot, des prolongements 20 permettant le montage basculant.
L'extrémité postérieure du châssis basculant est supportée par un vérin médian 21, à vis, lequel, dans le cas présent, est à comman- de manuelle, mais qui pourrait être mû par un moteur. Le vérin est fixé de façon à pouvoir pivoter, en ses extrémités supérieure et inférieure 22 et 23, respectivement au châssis basculant et à une proéminence du chariot. Le châ-ssis basculant est encore pourvu d'une paire antérieure de vérins 24 et d'une paire posté- rieure de vérins 25, lesquels sont tous manoeuvrables simultané- ment par un mécanisme décrit ci-après.
Chaque vérin se compose comme d'ordinaire d'une partie formant écrou, (pas représentée) et d'une vis traversant celle-ci, cet écrou pouvant tourner dans un logement fixe du châ-ssis basculant, et chaque vis des vérins étant fixée par son sommet au bâti 11.
Le bâti comprend aussi une boîte 26 à engrenages, située à l'arrière, dans laquelle l'arbre gz du moteur 15 est relié, par des jeux d'arbres et d'engrenages, aux vérins moteurs avants et arrières, la disposition étant telle que ces vérins puissent être manoeuvrés pour élever ou abaisser le niveau du bâti par rapport au chariot.
Comme le montre la figure 2, l'arbre 27 du moteur porte une vis sans fin 28 attaquant une roue hélicoïdale 29 d'un arbre transversal inférieur 30, lequel meut un arbre transversal supérieur 33, par les roues dentées 31 et 32. Cet arbre 33, par les roues de denture cônique 34 et3µ,entraîne un arbre vertical 36 monté dans les coussinets 37 de la boîte à engrenages postérieure 26. L'arbre 36 renferme un arbre 38 coulissant verticalement, rainuré extérieunement ainsi qu'il est visible sur la figure, l'arbre 36 portant des rahures intérieures correspondantes, non représentées.
La liaison entre l'axe vertical coulissant 38 et les écrous tournants des vérins 24 et 25 comprend : un arbre moteur
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39, pivotant par ses extrémités, respectivement dans une boîte auxiliaire à engrenages 40, et dans un palier 41, fixés aux côtés opposés du châssis basculant 17, ledit arbre 39 étant accouplé à l'arbre 38 par un engrenage côique de roues 42 et 43,;
une paire d'arbre transversaux 44 et 45 avant et arrière (voir figu- re 3) tourant dans les éléments latéraux 'du châssis basculant 17, lesdits arbres portant chacun deux vis sans fin 46 attaquant chacune une roue hélicoïdale d'un des écrous desvérins 24 et 25. une transmission par chaine entre l'arbre moteur 39 et l'arbre postérieur 45, ladite transmission comprenant un pignon de chaîne 47 sur l'arbre 39, un pignon de chaîne sur l'axe 45 et une chaîne 49 entourant les deux ; manchon d'accouplement à griffes 50 coulissant à la main sur l'axe 39, capable d'engager les griffes d'accouplement du pignon 47; et un arbre de transmission 51 accouplé par les paires de roues à denture conique 52 et 53, aux arbres transversaux 44 et 45 avant et arrière.
Par conséquent, la disposition est -elle que, lorsque le manchon àgriffes 50 est glissé en position accouplée avec le pignon 47 de la transmission par chaîne, et le moteur est mis en rotation dans l'un ou l'autre sens, les écrous des vérins 24 et 25 entrent simultanémént en rotation, et le bâti entier 11 est élevé ou abaissé verticalement par rapport au châssis basculant 17 et au chariot 10. Le vérin à main 21 situé à l'arrière est fixé de manière appropriée de façon à pouvoir incliner le bâti vers le haut ou vers le bas par rapport à l'axe 18. Il est donc visible qu'il est prévu de pouvoir non seulement élever ou abais- ser le niveau auquel travaille la chaîne de havage 13, mais aussi de varier le rapport angulaire longitudinal entre ladite chaîne et le plan C-C des rails sur lesquels circulent les roues du cha- riot 10.
Les roues du chariot sont mues par une transmission mécanique avec l'arbre moteur 27. Dans l'exemple selon les figures
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1 à 3, le mouvement est transmis de l'arbre moteur 39 par l'accouplement 50 à un arbre télescopique inclinéqui actionne l'arbre 54 des roues arrières 55, lequel arbre est accouplé par chaîne et pignons à l'arbre 18 du train avant.
L'arbre télescopique comprend : une partie supérieu- re 57 tournant dans une boîte d'engrenage pivotante 57A, et actionnée,par un engrenage cônique de roues 58 et 59, par l'axe moteur 39, la roue d'engrenage conique étant dentée pour être engagée par le manchon d'accouplement 50; uhe partie inférieure 60 actionnant l'axe arrière 54 par un engrenage conique (non figuré) et coulissant par rapport à la pièce supérieure 57.
Comme le montre la figure 2, la boîte à engrenages 57A peut pivoter librement sur l'axe moteur 39 en sorte que l'arbre télescopique est libre de prendre toute inclinaiso-n voulue par suite du rapport angulaire entre le châssis basculant 17 et le chariot 10.
Il est évident que la commande des arbres 18 et 54, et celle des vérins moteurs 24 et 25, se feront alternativement, selon la position du manchon d'accouplement 50. La figure 2 représente ce manchon 50. au point mort.
La forme simplifiée illustrée à la figure ne comporte pas de châssis basculant entre le chariot 10 et le bâti 11. Au lieu de cela, le bâti porte des prolongements infé- rieurs 61 pivotants sur l'axe antérieur 18. Un vérin 62 à vis, maneuvrable à la main, est relié en 63 et 64, de façon à pouvoir pivoter, respectivement au chariot 10 et au bâti 11.
Une bite à engrenages auxiliaire 65 est directement fixée au bâti 11, pour laquelle raison un arbre coulissant rainuré (tel que l'arbre 38, figure 2) n'est pas nécessaire; au lieu de cela, un arbre vertical 66 de la boîte d'engrenages postérieure 26, (mù comme l'axe 38, figure 2) actionne la transmission télescopique 57-60 par l'intermédiaire d'un engrenage cônique 67 et d'un arbre trans- versal 68. Dans le cas présent, la flèche 12 est réglable angulai-
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rement sur l'axe antérieur 18, par rapport au chariot 10, à l'aide du vérin 62. A d'autres égards, la machine selon la figure 4 est semblable à celle décrite avec référence aux figures 1 à 3.
Les exécutions des dessins sont des exemples, et pour cette raison, de nombreuses modifications peuvent y être apportées; par exemple, la commande des roues 19 et ±5 du chariot peut se faire par une chaîne couplant l'arbre 'transversal 39 ou 68 et l'axe antérieur 18 autour duquel le bâti 11 est ajustable angulairement.
REVENDICATIONS.
1.- Machine minière possédant une flèche à chaîne de hâvage, dépassant du bâti d'un véhicule déplaçable sur le sol d'une mine, caractérisée en ce que la flèche (12) est réglable sur un axe transversal en sorte que l'inclinaison longitudinale du plan de coupe par rapport au plan de contact (C-C) du chariot 10 du véhicule avec le sol, peut être corrigée.