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PERFECTIONNEMENT AUX VERINS HYDRAULIQUES,'
La présente invention concerne les vérins hydrau- liques ..
Dans ces vérins, et en particulier, dans ceux utilisés pour soulever des charges telles que, par exemple, des véhicules lorsqu'on veut changer une roue de ceux-ci, on doit assurer un écoulement du liquide au moment où le piston du vérin arrive à l'extrémité de sa course ascendante afin d'éviter qu'une augmentation considérable de pression au moment où le piston est, arrêté ne provoque des accidents.
Généralement, on prévoit dans ce but, au voisibage de l'extrémité supérieure du cylindre, un orifice découvert par le piston à l'extrémité de sa course ascendante. Cette ' solution présente toutefois des inconvénients dûs au fait
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que les garnitures d'étanchéité, en passant devant cet orifice, s'abîment rapidement.
La présente invention a pour but rassurer l'éva- cuation du liquide sous pression au moment désiré sans que la garniture d'étanchéité ait à passer devant une ouverture susceptible de l'abîmer.
Dans cebut, suivant l'invention, la garniture d'étanchéité, prévue entre le piston et le cylindre, est constituée par un organe indépendant pouvant être relié au piston de manière à pouvoir se déplacer sur une distance désirée par rapport à celui-si ou pouvant même être complè- tement indépendant de ce dernier. Dans le cas où la garni- ture est fixée au piston, on peut prévoir entre les deux organes soit une fixatiop. permettant un déplacement relatif déterminé, soit une liaison élastique.
Suivant une deuxième caractéristique de l'inven- tion, cette garniture d'étanchéité est agencée de manière à assurer l'étanchéité d'une part avec le cylindre, et d'autre part avec le piston.
Suivant un mode de réalisation préférée cette gar- niture d'étanchéité est du type décrit dans la demande de brevet du même inventeur déposée en FRANCE le 24 OCTOBRE
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1945 pour "GhFI71ITVRE DtET.ANCHEITE". Par ailleurs, le vérin comporte au voisinage de son extrémité supérieure une butée agencée de telle manière que le piston proprement dit puisse se déplacer librement devant elle tandis que la garniture d'étanchéité se trouve'arrêtée par cette butée. De cette manière, au moment où le piston arrive à l'extrémité de sa course ascendante, il décolla de la garniture et le liquide en surplus s'échappe du cylindre. La pression re- tombe immédiatement à 1a valeur normale.
La garniture d'é- tanchéité prévue à l'extrémité du piston du vérin peut as-
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surer en outre suivent un mode de réalisation préféré, le guidage du piston à l'intérieur du cylindre. Dans ce but, on peut prévoir sur la face inférieure du piston un téton sur lequel s'engage la garniture, le guidage étant assuré uniquement par cette dernière, le piston n'ayant aucun contact avec le cylindre.
L'étanchéité à la partie supérieure du piston peut être assurée par toute garniture d'étanchéité convenable.
L'invention sera mieux comprise à l'aide du dessin annexé sur lequel on a représenté à titre d'exemple et unique- ment pour fixer les idées un vérin du type décrit dans la de- mande de brevet du même inventeur déposée en FRANCE le 12 JUILLET 1945 pour "VERIN PERFECTIONNE" comportant les dispo- sitiôns suivant l'invention.
Sur ce dessin :
On voit en 1 le carter de l'appareil, en 2, le cylindre du vérin et en 3 son piston. Le cylindre 2 est alimen- té à l'aide d'une pompe 18 dont on voit en 20 les clapets d'ad- mission et en 21 le clapet de refoulement.-Le cylindre 2 com- munique avec la pompe par un passage 22 débouchant en 23 dans le fond du cylindre 2. Dans cet exemple, la purge du vérin est assurée par le même passage, le clapet 21 étant, dans une cer- taine position du piston de la'pompe, soulevé de son siège par un téton 19 ce qui laisse le liquide s'écouler, à travers un passage prévu dans le corps du piston de la pompe, dans le réservoir formé par le corps du vérin.
Là garniture d'étanchéité suivant l'invention est constituée, dans l'exemple représenté, par une bague métallique 5 sur.laquelle est moulée une masse en matière plastique pré- sentant d'une part, une partie 6 destinée à assurer l'étanché- ité entre la garniture et le piston 3 sous l'effet de la pres- sion du fluide qui règne au-dessous du piston et, d'autre part,
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une partie annulaire 7 assurant l'étanchéité entre la garni- ture et le cylindre. Dans l'exemple représenté, la bague 5 est reliée au piston de manière à pouvoir recevoir par rap- port à celui-ci un déplacement d'une amplitude déterminée.
Cette fixation est réalisée au moyen d'une rondelle profilée 8 prenant appui sur la face inférieure de la bague 5 et re- liée au piston 3 au moyen d'un boulon muni d'un écrou 11.
Ainsi qu'on le voit sur le dessin, il reste entre la rondel- le 8 et la bague 5 un certain jeu 10 permettant au piston de se déplacer vers le haut par rapport à la garniture lorsque celle-ci se trouve immobilisée. Dans l'exemple représenté, le piston 5 comporte un téton cylindrique 4 sur lequel est enfilée la bague 5. Cette disposition permet d'assurer le guidage du piston dans le cylindre sans que la paroi du pis- ton vienne en contact avec la paroi du cylindre. On voit en 14 le jeu prévu entre ces deux organes.
La butée empêchant la garniture 5 de dépasser vers le haut la position désirée est réalisée, conformément à un mode de construction préféré, par une corde à piano logée dans ue gorge annulaire 12 prévue dans la paroi du cy- lindre 2. Lorsque le piston arrive, dans sa course ascendan- te, au voisinage de sa position limite supérieure, la garni- ture 5 se trouve arrêtée par la butée 15, tandis que le pis- ton continue à se déplacer jusqu'à ce que la garniture 6 décol- le de la face inférieure du piston. A ce moment, le liquide passe par le jeu 14, l'espace 15 et la passage 16 et s'écoule dans le carter de l'appareil. On voit en 24 le niveau du li- quide dans ce carter.
Aussitôt que la surpression s'est écou- lée de la manière qui vient d'être décrite, le piston recolle, sous l'effet de la charge, contre la garniture, et la pression reprend sa valeur normale. Pour fixer les idées et en suppo- sant.que la pression normale dans le vérin soit de 200 Kgs par Cm2, il suffira d'une surpression de 20 Kgs par Cm2 pour
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faire décoller le piston, pour déterminer automatiquement l'évacuation de la surpression et pour que la pression retombe à 200 Kge. On voit qu'avec cette disposition, on évite tout contact entre la garniture plastique et des ou- vertures susceptibles de l'abîmer. On remarquera également que la construction est excessivement simple,,de même que le montage.
Il doit être bien entendu, que l'invention n'est nullement limitée au vérin du type décrit ni d'ailleurs aux vérins pour véhicules en général et qu'elle peut. trouver son application dans des vérins hydrauliques ou pneumatiques d'un type absolument quelconque. En outre, il doit être également bien entendu que l'invention n'est nullement limitée à l'u- tilisationde garnitures du type décrit et représenté et qu'elle vise, de là façon la plus générale,.tout vérin dans lequel le piston et la garniture sont constitués par deux organes séparés susceptibles de se déplacer l'un par rapport à l'autre.
Elle vise en outre, d'une façon particulière, un tel vérin comportant une butée qui laisse passer le pis- ton, mais arrête la garniture, ainsi que des passages assu- rant au moment de l'arrêt de la garniture par la butée, l'é- vacuation de la surpression. Elle'vise enfin, d'une façon particulière. l'utilisation''avec de tels vérins des garni- tures du type décrit dans la demande de brevet du même inven- teur déposée en FRANCE le 24 OCTOBRE 1945 pour "GARNITURE D'ETANCHEITE". Elle vise en plus à titre de produit indus- triel nouveau, un vérin du type décrit dans la demande du même inventeur déposée en FRANCE le 12 JUILLET 1945 pour "VERIN PERFECTIONNE"et comportant des dispositions suivant l'invention.