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Procédé et appareil pour' la récupération ou séparation des éléments nutritifs précieux dans la mouture des farines
Dans la mouture des farines, les parties dites scutellum et non-scutellum de l'embryon (que l'on désignera ci-après sous le nom de "germe", pour plus de commodité), se concentrent en certains points du système ou installation de mouture, notamment à l'endroit du premier et du second cylindre pour issues grossières ou queues (désignes dans la minoterie anglaise sous le nom de : cylindres F et J). Ces matières sont riches en éléments nutritifs, le scutellum, particulièrement, en vitamine B1. Toutefois, elles sont accompagnées aux points de concentration désignés, non seulement de l'endosper- me, mais aussi de grandes quantités de morceaux de son.
En raison
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de la grande quantité de fibres qu'il renferme, le son est consi- déré comme indésirable, au point de vue nutritif, dans la farine achevée, en outre, sa présence a pour effet non seulement de mou- cheter ou tacheter la farine, mais aboutit à une décoloration sen- sible de la mie de pain.
Si, comme cela arrive couramment dans la mouture de fari- nes "contenant une forte quantité de vitamines", le mélange d'en- dosperme, de germe, et de son est moulu par le cylindre F et les cylindres ou rouleaux qui lui succèdent, dans des conditions telles qu'une proportion raisonnablement grande du germe se trouve réduite au degré de finesse de la farine, la présence du son dans le cou- rant passant aux cylindres aboutit à un degré sérieux de mouchetage ou tavellage de la farine. Si on pouvait extraire le son du mélan- ge avant son broyage, il serait possible d'obliger pratiquement tout le germe à entrer dans la farine finie, sans y introduire le -tavellage ou mouchetage causé par le son.
Jusqu'à présent, les moyens qui permettraient d'effectuer d'une façon satisfaisa nte cette élimination du son ont fait défaut.
Les tentatives faites à l'aide de procédés de séparation par l'air n'ont réussi que partiellement; c'est ainsi, notamment, qu'une par- tie du scutellum du mélange se présente sous une forme qui ressem- ble physiquement à celle du son et se comporte, au point de vue aérodynamique, de la même façon que ce dernier.
La présente invention a entre autres pour objet une meil- leure séparation des mélanges de ce genre et est basée sur ce fait que l'inventeur a constaté que les constituants respectifs réagis- saient de façons différentes en présence de l'humidité. C'est ainsi, par exemple, que lorsqu'on l'expose à une atmosphère se rapprochant de très près de 100% d'humidité relative, le germe absorbe rapide- ment des quantités relativement grandes d'humidité qui forment une solution ou un sirop avec les carbohydrates et les protéines solu-' bles dont le germe est riche. D'autre part, le son est très fibreux, absorbe relativement peu d'humidité et, dans ces conditions, coser-
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ve une texture ferme.
Par exemple, dans une expérience réelle, des particules individuelles (d'environ 0,3 mm de longueur) de germe, et de son, respectivement, ont été exposées, à la température ambiante, à une atmosphère se rapprochant de très près de 100% d'humidité relative* .Au bout de 30 minutes, il a été constaté que les particules de germe avaient absorbé une quantité d'humidité correspondant à 58% de leur poids initial, tandis que les particules de son, exposées, dans les mêmes conditions, n'en avaient absorba que 28%.
Bien que l'exemple cité ci-dessus visât la séparation du germe et du son, le germe .étant considère comme un élément nutri- tif de grande valeur à récupérer et le son, comme étant la partie ayant le moins de valeur qu'il convient de séparer du germe, il ne s'ensuit pas nécessairement que l'invention doive s'y limiter, car il y a des cas, tels que la production de la semoule, dans les- quels l'invention peut être appliquée pour améliorer la valeur com- merciale de,la semoule, en extrayant de cette dernière de légères proportions de germe qué l'on peut utiliser pour d'autres buts.
C' est-à-dire que l'invention peut être appliquée à la production, en partant d'une matière initiale donnée d'une semoule contenant une quantité de germe aussi grande que possible ou bien, d'autre part, une semoule exempte de germe, selon les exigences.
De même, l'invention peut être utilisée pour séparer le plus possible le germe de la farine, dans le cas où le germe pos- sède techniquement (pas au point de vue nutritif) des propriétés enzymatiques, par ce qu'il est tire de grains ayant germe.
Parfois, et particulièrement dans les contrées humides, une partie du blé indigène peut avoir germé avant d'arriver aux minoteries et la fa- rine que l'on en tire par mouture ne donnera pas un bon pain à la cuisson, en raison de la présence d'enzymes particulières qui, on le présume, deviennent abondantes dans le germe au début de la ger- mination et la présente invention peut être utilisée avantageuse- ment pour le traitement de la semoule qui, dans ce cas, serait un
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produit intermédiaire qu cours de a, mouture de la farine.
Conformément à la présente invention, un mélange de parti- cules de germe et de son, de germe et d'endosperme, ou d'endosperme, de germe et de son, est amené en contact avec une surface légère- ment humidifiée, après quoi les particules adhérentes en sont enle- vées sélectivement* On peut, par exemple, laisser tomber le mélange sur la surface mouillée ou l'amener encontact avec elle. En raison de la différence de propriétés qui vient d'être décrite, les parti- cules respectives tendent à coller à la surface humectée, avec des degrés de ténacité différents, alors que certaines autres n'adhè- rent ou ne collent pas du tout.
Les particules d'endosperme ten- dent à se détacher et à tomber, alors que les particules de son tendent à s'enlever plus rapidement que le germe lorsqu'on retourne la surface et qu'on la tapote ou qu'on 1-'agite, lorqu'on la brosse légèrement ou lorsqu'on la fait lécher par un courant d'air suffi- samment puissant (réchauffé de préférence). Les particules qui ré- sistent à ce traitement peuvent être ultérieurement brossées ou ra- clées et sont recueillies séparément.
Si on sépare de cette manière le mélange en deux parties, la partie qui est délogée plus rapidement (que l'on peut appeler le "rebut" contient plus de son et est moins riche en germe que celle que l'on enlève moins rapidement ( et qu'on appelle le "choïx) -
Ainsi donc, un échantillon du rebut, obtenu par le procé- dé connu, de séparation par l'air, qui est mentionné ci-dessus (lequel rebut s'est révélé incapable d'une séparation plus appré- ciable, lorsqu'on le traite à nouveau par ce procédé), s@est, lors- qu'on l'a soumis au procédé selon la présente invention, séparé en deux parties, appelées également ici "choix" et "rebut", lesquelles se montaient respectivement, à 45% et 55% en poids, de l'échantil- lon prélevé.
Des analyses faites au microscope avec ces parties ont donné les résultats suivants :
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<tb> Pourcentage <SEP> de <SEP> potières
<tb>
<tb> entrant <SEP> dans <SEP> la <SEP> composition <SEP> : <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Endosperme <SEP> Germe <SEP> Son
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<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Choix <SEP> (par <SEP> le <SEP> premier <SEP> stade <SEP> 32,4 <SEP> 23,1 <SEP> 44,5
<tb>
<tb>
<tb> du <SEP> nouveau <SEP> procède)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Rebut <SEP> ( <SEP> d <SEP> 33,3 <SEP> 14,9 <SEP> 51,8
<tb>
Il y a importance à dire que, bien que la séparation ait ;
Été trouvée imparfaite.à ce stade, toutes les particules de son contenues dans le mélange originel avaient tendance à réagir de la même manière et différemment des particules de germes qui avaient ,également tendance à réagir d'une façon semblable, et que, à n'im- porte quel stade, les particules de son avaient, plus que les parti- cules de germe, tendance à être balayées dans le rebut.
Sous ce rap- port, le procède diffère fondamentalement, par exemple, du procède ,aérodynamique qui a été mentionnée précédemment et permet pour la première fois, on le présume,.une séparation progressive par stades multiples, analogue à celle qui a été utilisée pour la séparation des isotopes, et appliquée au genre de mélange dont il est question ici. C'est ainsi que si on soumet à nouveau au traitement selon le présent procédé la fraction "choix", on obtient une nouvelle sépa- ration des constituants; il en est de même pour le "rebut"., Cette opération peut être répétée autant de fois que cela est nécessaire pour obtenir avec les fractions extrêmes, un degré .élevé de "pureté".
C'est ainsi, par exemple, qu'après trois traitements successifs des matières constituant le "choix" et le "rebut", respectivement, cel- les-ci ont révélée les pourcentages suivants dans leur composition :
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<tb> Pourcentage <SEP> de <SEP> matières <SEP> entrant
<tb>
<tb> dans <SEP> la <SEP> composition
<tb>
<tb>
<tb> Endosperme <SEP> Germe <SEP> Son
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Choix <SEP> (après <SEP> le <SEP> troisième <SEP> 28,0 <SEP> 56;
2 <SEP> 15,8
<tb>
<tb> stade)
<tb>
<tb>
<tb> Rebut <SEP> ( <SEP> d <SEP> ) <SEP> 27,8 <SEP> 9,1 <SEP> 63,1
<tb>
On remarquera, que ces chiffres représentent un progrès
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sensible sur les chiffres indiqués pour les produits de choix et de rebut obtenus après le premier traitement selon la présente in- vention. Dans la pratique, le traitement peut même être poussé enco- re plus loin en raison de ce qu'il n'y a pas de déchets, attendu que, comme on le sait, par exemple dans les procédés pour la sépa- ration des isotopes, les matières intermédiaires sont convenablement combinées en vue d'un nouveau traitement;
une partie des matières de rebut provenant du traitement progressif des matières de choix initiales se combinent avec les matières de choix appropriées "secondaires" provenant du traitement progressif du rebut initial pour former l'alimentation d'un stade intermédiaire approprié, et ainsi de suite.
. De cette manière, une partie de la matière intermédiaire est remise en circulation; mais il y a un rendement continu des cons- tituants "purs" respectifs, à l'un et 3.'autre des bouts du procédé, qui est .égal comme quantité combinée à celle de l'alimentation ori- ginelle et qui correspond comme proportions à la composition du mé- lange amené pour être traité.
Le procédé peut être mis en pratique, à l'une quelconque de ses phases, au moyen d'un cylindre creux, horizontal, rotatif sur la surface intérieure ou extérieure duquel de l'humidité est appliquée d'une manière convenable, par exemple par des pulvérisa- teurs ou par des rouleaux ou séries de rouleaux rotatifs humidifiés par un moyen approprié tel qu'une mèche d'alimentation ou une immer- sion partielle dans un bac contenant de l'eau ou autre' solution ou liquide qu'il peut être désirable d'employer.
En aan point prédétermine, après avoir quitté le dispositif d'humectation, chaque partie de la surface en mouvement du cylindre est revêtue d'une couche uniformément étalée du mélange, d'une épaisseur ne dépassant pas celle d'une particule, au moyen d'un rouleau d'alimention, d'un tamis animé d'un mouvement de vibration, ou autre dispositif convenable.
Après être restée en contact avec ce derriier jusqu'à ce que la partie de la surface descende, la couche de mélange est ensuite soumise à
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des vibrations ou à dès petites tapes provenant de l'extérieur ou de l'intérieur du cylindre, ou bien elle peut être brossée lêgé- rement par une brosse rotative douce ou autre dispositif opérant le déplacement avec douceur.
La matière ainsi déplacée, qui constitue le "rebut", est recueillie dans un bac ou auge, place - en un point convenable, pou- vant contenir un transporteur assurant sa vidange. Après un nouveau parcours de la partie en question de la surface du cylindre, la matière qui reste encore attachée, et qui'constitue "la matière de choix" est enlevée par un nouveau brossage ou raclage, et est re- cueillie.
A titre de variante, la surface lisse d'une bande ou courroie convenablement inclinée, à marche continue, peut être u- tilisée à la place de celle d'un cylindre, des moyens analogues d' humectation, ainsi que d'introduction et d'enlèvement des particu- les, étant places en des points convenables de la course de la bande. Une bande de ce genre, ou plusieurs de ces bandes, disposée de manière que sa surface inclinée supérieure extrême se meuve de bas en haut, peut être disposée convenablement pour la mise en pratique du procédé à stades multiples qui vient d'être décrit, la matière amenée vers le bas d'une bande ou courroie quelconque, ou une partie d'une bande, étant -enlevée en deux stades, comme décrit (ou bien, si on le désire, en plus de deux stades, en un point plus élevé de la course de la bande).
De cette façon, la bande remplit également le rôle d'un éLévateur qui permet à la matière délogée à un moment quelconque de s'écouler en vertu de la pesanteur vers des endroits appropries, pour être remise en traitement.
L'humidité de la surface du cylindre ou de la bande mobile peut être assurée au moyen d'une pluie fine d'eau ou autre liquide, un jet de vapeur ou un courant d'air très humide. A titre de va- riante, la surface peut être refroidie subitement, à mesure qu' elle chemine à travers une atmosphère humide.
# Dans une autre va riante, le machine pourrait ressembler
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au séparateur à disques bien connu, utilise pour séparer des grains de formes et de grosseurs différentes, avec cette différence que les disques seraient lisses au lieu de présenter des poches ou al- voles. Les disques, dont plusieurs seraient montés sur un arbre horizontal, tourneraient pendant que leurs parties inférieures se- raient plongées dans une couche de la matière à séparer. Leurs sur- faces seraient humectées en un point convenable, avant de pénétrer dans la couche, et le dispositif servant à déplacer la matière se- rait placé en un point plus élevé de la course.
Jusqu'ici, le procédé a été décrit dans son application à la séparation du son d'avec le germe,mais il est évident qu'il peut être appliqué également à la séparation d'autres constituants du grain. C'est ainsi que, dans une certaine mesure, des fragments détachés de la couche d'aléurones (qui constitue la couche intérieu- re extrême, relativement incolore et à peu de fibres du son) se comportent d'une manière analogue à celle du germe et le procède ¯peut être appliqué à leur séparation d'avec les particules annexes du son complet, ou du péricarpe et autres couches du son, ou, si on le désire, d'avec des particules d'endosperme.
Suivant la nature du mélange en traitement, une nouvelle séparation peut être effectuée en recueillant celles des particules qui n'adhèrent pas à la surface humectée, comme par exemple des particules d'endosperme, non adhérentes, qui rouleraient vers le bas d'une bande inclinée.
Au lieu que les particules soient enlevées de la surface humectée par brossage ou par vibrations, l'enlèvement peut, dans certains cas, se faire par aspiration et il va de soi que, en pareil cas, la matière enlevée doit être séparée du courant d'air par un dispositif connu, tel qu'un séparateur à cyclone ou une poche fil- trante.
Les dessins annexés montrent, d'une façon purement schéma- tique, deux formes d'exécution d'appareil pour la mise en pratique de l'invention, la figure 1 étant une vue de daté d'un simple appa-
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reil à phase unique et la figure 2, une vue en bout d'un appareil à phases multiples.
Dans la disposition qui est représentée à la figure 1, a désigne une bande sans fin passant, dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre, sur deux poulies-guides b, b, le mé- lange à séparer tombant d'une trémie d'alimentation ± sur l'extrémi- té inférieure du brin montant de la bande a, tandis que 1 désigne un dispositif servant à projeter du liquide contre l'extrémité in- férieure du brin descendant de la bande a. Un Léger courant d'.air peut être dirige par une tuyère (non représentée) dans une direc- tion légèrement inclinée de bas en haut, de manière à venir frapper les particules tombant de la trémie d'alimentation c.
Ceci aide à empêcher des particules de rouler librement de haut en bas de la bande a,sans avoir l'occasion de coller ou adhérer, surtout lorsque l'angle d'inclinaison de la bande est à pic. A proximité de l'extré- mité supérieure du brin descendant de la bande a est montée, de ma- nière à pouvoir tourner, une brosse douce ", enfermée dans un car- ter f, tandis qu'une brosse dure ±, montée de manière à pouvoir tourner dans un carter convenable h, vient, à un niveau inférieur, en contact avec le brin descendant de la bande a.
Les brosses e et g tournent dans le sens des aiguilles d'une montre sous l'action d'organes, non représentés, et sont montées de manière à permettre de faire varier la distance qui sépare leurs axes de la bande. Entre les niveaux des brosses e et g, la bande a-passe à travers un appareil de chauffage j, ou à pro- ximité rapprochée de celui-ci. Cet appareil de chauffage 1 peut consister en un radiateur électrique, un réchaud à vapeur, une chambre à travers laquelle on fait circuler de l'air chaud ou un dispositif analogue au moyen duquel les particules adhérant à la bande a peuvent être séchées.
Lorsque l'installation fonctionne, l'extrémité inférieure du brin a est humectée par une pluie fournie par le dispositif d, le mélange est autorisé à tomber de la trémie c sur la surface
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humectée de la partie inférieure du brin ascendant de la bande a et toutes parcelles (telles que de l'endosperme) qui n'y adhèrent pas roulent en descendant le long de la bande a et hors de celle-ci et peuvent être receuillies par tout dispositif convenable, non représenté. : l'extr±mité supérieure du brin descendant de la bande a, la brosse douce e enlève les particules moins adhérentes (par exemple le son) lesquelles sont recueillies par tout dispositif con- venable, non représenté;
du carter f, les particules plus adhërentes sont ensuite séchées à mesure que le brin descendant de la bande a passe au réchaud 1, après quoi les parties plus adhérentes sont en- levées de la bande a par la brosse rigide g et receuillies par tout dispositif convenable, non représenté, depuis le carter h. De cette manière, une séparation à phase uniquepeut s'effectuer d'uns façon continue et le même appareil peut être utilise pour une nouvelle séparation, s'effectuant d'une manière analogue,, en utilisant comme matière initiale dans la trémie h, les parcelles déjà receuillies, sélectivement..
La rigidité relative, la proximité de la bande et les vi- tesses dépendent de la nature de la matière initiale et des carac- téristiques individuelles de ses constituants. Par exemple, avec un mélange contenant 50% de gerrne, ou autre substance désirée et 50% de son ou autre substance non désirable, la brosse douce e doit être établie de manière à enlever environ 50% des particules adhé- rentes. Toutefois, si on traite de la semoule pour ainsi dire vier- ge de son, de façon à en séparer le germe, la brosse e pourra re- tirer de la bande 98 ou 99% des particules adhérentes.
La brosse g doit être suffisamment rigide pour retirer de la bande a, en prin- cipe,toutes les particules qui y adhèrent après le passage de la brosse e et, si on le désire, on peut prévoir un racloir (non re- présenté) pour racler de la bande a toutes les particules qui pour- raient résister à la brosse g.
Il est évident que si on remplaçait la brosse e par une tuyère d'aspiration, le courant d'air devrait être réglé de manière donner un résultat comparable.
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Comme il a été dit ci-dessus, la séparation peut se faire par usage répété de l'appareil tel qu'il a été décrit en regard de n 'la figure 1, par exemple, la matière enlevée par la brosse g étant utilisée comme matière initiale pour un nouveau traitement de sépa- ration; mais, comme cela prend beaucoup de temps, il vaut mieux disposer un certain nombre de ces appareils combinés Tgs uns avec les autres, le produit de choix d'un des -appareils .étant conduit à la trémie d'alimentation d'un second appareil et le rebut du pre- mier appareil étant conduit à la trémie d'alimentation d'un troi- sième appareil, et ainsi de suite.
Il est possible, de cette maniè- re, de prévoir le traitement par stades multiples de la matière ori- ginelle et sa décharge ultime sous forme de choix et de rebut défi- nitifs.
On appareil à stades multiples de ce genre est représenté schématiquement à la figure 2 dans laquelle les constituants de chaque appareil individuel portent les mêmes lettres de référence qu'à la figure 1, mais .sont munis d'indices pour indiquer qu'ils appartiennent à leur appareil individuel.
Certaines autres pièces, qui n'apparaissent pas sur la figure 1, sont .également accompagnées d'indices, pour la même raison. ,
Pour faciliter la compréhension des appareils combines qui sont représentés à la figure 2, il convient d'ajouter que la matière initiale originelle est amenée à l'appareil central et que les matières enlevées par les brosses de cet appareil sont amenées aux trémies d'alimentation des deux appareils situés latéralement en un point adjacent, de manière que le choix définitif puisse fi- nalement être décharge d'un côté de la combinaison d'appareil et le rebut définitif, de 1'-autre côté.
Comme cela est représenté, des bandes al à a9 (ou des par- ties correspondantes d'une large bande unique) passent sur des poulies guides b, b, communes à toutes ces bandes (ou à une partie de celles-ci) et il est prévu des trémies d'alimentation appropriées c1 à c9, des dispositifs d'injection ou de pulvérisation (non repr.é-
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sentés, mais situés d'une manière analogue à celui qui est repré- @enté en d à la figure 1), des brosses douces e1 à e9, des carters f1 à f9,des brosses dures ou rigides g1 à g9 et des carters h1 9 1 4 5 8 9 à h9. Les brosses douces e, e, e, e et e9 sont, dans l'exemple représenté, montées sur un premier arbre et les brosses douces e2, e3, e6 et e7,sur un second arbre k, tandis que les brosses rigides g1 à g9 sont toutes montées sur le même arbre.
De plus, une trémie d'alimentation C conduit à la trémie c1 pour l'amenage initial de la matière originelle à l'appareil.
Les carters ou enveloppes! , f2, f3, f4, f5, f6, f7 et f8 conduisent, par des tuyaux m m2, m3, m4 m5, m6, m7 et m8, aux tremies d'alimentation c3, c1, c5,c2, c7, c4, 0 9 et c6, res- pectivement, et les carters h1, h2, h3, h4, h5, h6, h7 et h9 con- duisent, par des tuyaux il , il , il , il , .il , n6,n7 et n9, aux trémies d'alimentation ±2, c4,c1, c6, c3, c8, c5 et ±7, respec- tivement.
Le carter ±9 comporte un tuyau de sortie m9 pour déchar- ger de l'appareil combiné le rebut fini et le carter h8 comporte un tuyau de sortie n8 pour décharger le choix fini.
Au début, la matière originelle est livrée à la trémie C d'où elle tombe sur l'extrémité inférieure du brin montant de la bande (ou une partie de celle-ci) a1, le rebut étant enlevé de cette bande par la brosse douce e1 et étant conduit, pour tom- ber d'une manière analogue sur l'extrémité inférieure du brin montant de la bande a3, tandis que le "choix" enlevé de la bande a1 par la brosse dure ou rigide g1 est conduit de façon à tomber d'une manière analogue sur l'extrémité inférieure du brin montant de la bande (ou section) a2.
Cette séparation et ce transfert du choix et du rebut de l'une des bandes aux deux bandes adjacentes, sur les côtés opposés à celui où la séparation a eu lieu, s'effectuent successi- vement dans les différentes parties de l'appareil combiné,' la ma- tière de choix se mouvant, stade par stade, vers la gauche (figure
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52) et la matière de rebut se mouvant, stade par stade, vers la droite, par suite de la disposition des tuyaux conduisant des car- ters aux trémies d'alimentation.
Par exemple, en même temps que du rebut, enlevé de la bande als est transfère à la bande a3 et que du choix, retire de la bande a1, est transfère à la bande a2, le choix qui a été enlevé de la bande 15 est amené à la trémie d' alimentation c 3 pour se mélanger avec le rebut de la bande a1 et le rebut qui a .été enlevé de la bande a4 est amené à la trêmie d' alimentation c2 pour se mélanger avec le choix venant de la bande a1.
Le rebut venant de la bande a2 et le choix venant de la bande a3 sont conduits d'une manière analogue à la trémie d'alimentation c1 et se mélangent avec la matière originelle supplémentaire in- troduite au moyen de la trémie C et il est à remarquer qu'à mesure que la matière enlevée de chaque bande par ses brosses est divisée et (sauf pour les deux bandes a9 et a8 d'où la décharge du rebut dé; finitif et du choix définitif a lieu) transférée aux deux bandes adjacentes, la largeur de la bande al doit être plus grande que celle de chacune des autres et que les largeurs individuelles du reste des bandes doivent pouvoir s'accomoder aux proportions de l'alimentation initiale qui leur est ainsi transférée.
Ces propor- tions dépenderont de la nature des constituants de la matière ori- ginelle à séparer et, d'une manière générale, à tout nombre quel- conque de stades, et à tout rapport entre le choix et le rebut finis, pourvu que la séparation soit similaire pour chaque stade, la largeur nécessaire de la bande du milieu (c'est-à-dire la bande qui reçoit la matière originelle) sera donnée par la somme de la progression géométrique : (y + 1) + y(y + 1) + y2 (y + 1) ......... + yn (y + 1) dans laquelle yn + 1 = xet x: 1 est le rapport des quantités du choix fini et du rebut fini; y, le rapport entre le choix et le rebut pour chaque stade individuel et n, le nombre de stades d'un côté du milieu, de sorte que le nombre total de stades est n + 1+ n.
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Les largeurs de bande requises pour les stades interme- diaires sont obtenues d'après l'expression ci-dessus ensupprimant successivement les termes entre parenthèses,. en .allant d'un bout à l'autre de l'expression, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que les termes finals, lesquels représentent, respectivement, les largeurs exigées pour les sections extrêmes, à savoir, yn (y + 1) et y + 1.
La largeur de la bande occupée dans le premier stade (stade du mi- lieu) par l'alimentation originelle est égale à x + 1.
Pour servir de guide, dans l'appareil qui est représenté à la figure 2, les matières amenées aux différentes bandes, en li-
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sant de gauche à droite, seront 1 : 2 : S : 4 : 5 : 4 : S : 2 : 1, lorsque la séparation est 1 : 1 à chaque stade et le rapport du choix fini au rebut fini est 1 : 1. mais seront de 1,25 : 2,33;
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3,8 4 10 : bzz : 3,56 : 48 : 1,4 : Q7., lorsque le rapport entre le choix fini et le rebut fini est 1 : 2.
Sur la figure-2, des conduits distincts pour le rebut et le choix sont représentés comme s'étendant des carters respectifs aux trémies d'alimentation prédéterminées; mais, dans la pratique, les tuyaux m1 à m8 seraient de niveau avec les tuyaux appropriés nl à n7 et n9, juste au-dessous des carters hl à h7 et h9.
On comprendra qu'au lieu d'employer des brosses douces et dures ou rigides, les parties plus ou moins adhérentes de matière peuvent être enlevées des bandes par vibration ou par tapotement, ou que des tuyères d'aspiration convenables peuvent être disposées en vue d'enlever des bandes les matières constituant le choix et le rebut, ces matières étant séparées des courants d'air par une poche filtrante ou autre dispositif convenable et étant ensuite transfé- rées à des trémies d'alimentation appropriées.
Dans certains cas, la surface humectée peut être tirée ou à travers ou sous la matière à sép arer. Si on le désire, l'humidi- fication de la surface peut s'obtenir en faisant passer celle-ci à travers une atmosphère humide chaude et ensuite, après ce passage, en la refroidissant subitement avant qu'elle atteigne la position
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dans laquelle elle vient en contact avec la matière à séparer.
L'appareil pour la mise en pratique du procède selon l'in- yention peut, si on le désire, être .établi de façon à obliger deux des constituants de la matière initiale à cheminer dans des direc- tions opposées, pendant le traitement de séparation répète, au mo- yen de tabliers à inclinaison double, qui reçoivent les constituants sépares au moyen de courants d'air diriges en sens opposes et a- gissant dans des sens opposés sur les deux constituants, ou bien au moyen de brosses dont les poils sont disposes en hélice ou d'une manière analogue ou en partie au moyen d'une vis sans fin et, en partie, au moyen d'un courant d'air.
Bien qu'il ait été question précédemment de l'enlèvement des constituants de choix et de rebut de la matière initiale, il va de soi que, dans certains cas, dans lequels la composition de la matière initiale et l'adhérence de ses constituants individuels le permettent, cette matière peut être divisée en plus de deux constituants, grâce à l'emploi de trois ou de plus de trois brosses ou autres dispositifs pour les détacher de la surface humectée.
L'invention a été décrite ci-dessus comme étant appliquée à la séparation d'éléments nutritifs de valeur dans la mouture de la farine, mais il est évident qu'elle n'est nullement limitée à cette application et qu'on peut tout aussi bien l'appliquer à la récupération ou à la séparation des constituants d'un mélange de matières pulvérulentes ou finement divisées, .appartenant à d'autres industries.