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Perfectionnements à l'assemblage de tubes et de barres et aux constructions réalisées avec lesdits tubes et barres.
La présente invention est relative à l'assemblage de tubes et de barres et aux constructions réalisées au moyen des- dits tubes et barres. L'utilisation de barres, et en particu- lier de barres creuses ou tubes, est fréquente dans de nombreux cas parmi lesquels on peut citer l'établissement de barrières ou clôtures, de garde-fous, d'échafaudages et de carcasses ou char- pentes, par exemple pour des casiers d'emmagasinage, des bancs ou sièges, des stalles d'écurie ou d'étable, des toits de han- gars et des lits. Pour de telles applications, il peut être nécessaire d'adapter les tubes ou barres à des plaques de base, à des supports de paroi, etc., mais il est plus particulièrement nécessaire de les assembler les uns aux autres soit en les ali- gnant axialement, soit à angle droit, soit suivant diverses autres inclinaisons.
Pour l'assemblage des tubes ou barres, on utilise,
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conformément à la présente invention, diverses formes de man- chons, de douilles ou de broches de serrage ou leurs combinai- sons, ainsi que cela sera décrit plus en détail ci-après.
L'expression "manchon", telle qu'elle est utilisée ici, peut être définie comme s'appliquant à un organe annulaire em- brassant un tube ou une barre en un point quelconque de sa lon- gueur.
L'expression "douille" peut être définie comme dési- gnant un organe annulaire en forme de cuvette embrassant l'ex- trémité d'une barre ou d'un tube.
L'expression "broche" peut être définie comme s'appli- quant 1 un organe qui s'ajuste, à la façon d'un bouchon, àl'in- térieur d'une extrémité de tube.
Dans toutes les formes de manchons ou de douilles réa- lisés conformément à l'invention, on a prévu une partie plus épaisse (ou bossage) dans laquelle est ménagé un trou taraudé qui reçoit une vis sans tête comportant de préférence une ex- trémité de serrage en forme de cuvette destinée à venir en prise avec la surface plane d'un tube ou d'une barre, ce qui permet d'écarter les inconvénients du filetage des tubes.
Pour permettre un certain degré de déplacement ou ré- glage angulaire des tubes ou barres d'une construction pendant le montage ou le démontage ou lors de la pose des éléments de construction, on peut donner une forme appropriée aux manchons, douilles et broches précités, par exemple une forme conique ou étranglée pour permettre de tels déplacements ou réglages; on peut aussi les relier les uns aux autres ou aux plaques d'ancra- ge ou autres pièces analogues au moyen d'oreillesà charnières de pivots d'articulation ou de tous autres dispositifs permet- tant un mouvement d'articulation de pivotement ou d'orientation.
On va se référer maintenant au dessin annexé qui re- présente schématiquement, à titre d'exemples, divers modes de
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réalisation de manchons, douilles et broches, ainsi que des combinaisons de ces éléments dans leur application à l'assem- blage de tubes.
Les figures 1 et 2 sont des coupes par des plans per- pendiculaires l'un à l'autre d'un système combiné de manchon et de douille AB reliant deux tubes C, D à angle droit avec leurs axes dans le même plan. La paroi du manchon A est épaissie pour former un bossage E qui est percé et taraudé pour recevoir une vis sans tête F servant à agripper le tube C; la paroi de la douille B est épaissie pour former un bossage analogue El percé et taraudé pour recevoir une vis sans tête F1 servant à agripper le tube D. en fait glisser le manchon A le long du tube C jusqu'à la position désirée et on fait glisser l'extrémité unie du tube D dans la douille B, après quoi on visse les deux vis sans tête pour agripper les tubes respectifs.
Les figures 3 et 4 sont une vue en élévation par bout et une vue en plan, respectivement, d'un dispositif combiné de douille et de manchon comprenant un manchon A et deux douilles B, Bl pour la fixation des extrémités de deux tubes D et Dl à un troisième tube C pour qu'ils se placent dans un plan perpendicu- laire à l'axe du troisième tube C.
La figure 5 montre une variante du dispositif des fi- gures 3 et 4, variante dans laquelle les extrémités de trois tubes D, Dl et D2 sont réunies par trois douilles B, Bl et B2 à un quatrième tube C qu'entoure un manchon A.
Les figures 6, 7, 8 et 9 montrent en perspective des dispositifs pour assembler trois tubes. Le dispositif de la figure 6 est constitué par deux manchons A, Al (destinés à re- cevoir deux tubes perpendiculaires l'un à l'autre) et une douil- le B faisant corps avec le manchon A. Le dispositif de la figu- re 7 comprend un manchon A et deux douilles B, Bl placées per- pendiculairement l'une à l'autre et au manchon A. Le dispositif de la figure 8 comprend un manchon A et deux douilles B et B1
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placées dans le prolongement l'une de l'autre et perpendiculai- res au manchon.A. Le dispositif de la figure 9 comporte trois douilles B, B1 et B perpendiculaires entre elles.
Dans tous les cas, chaque manchon (et chaque douille) présente un bossage et une vis sans tête, ainsi que cela a été déjà décrit.
La figure 10 montre des dispositifs combinés de manchon et de douille dans lesquels l'intérieur du manchon est conique à section décroissant vers les extrémités, ce qui offre ce grand avantage qu'une extrémité de tube insérée dans le manchon peut exécuter dans toutes les directions un mouvement angulaire d'une certaine amplitude: l'insertion et le retrait d'un tube sont ainsi facilités grâce à un certain déplacement angulaire du tu- be tout entier. Une telle facilité est particulièrement importan- te pour le montage de tubes dans des piliers ou montants verti- caux déjà fixés en place, comme c'est le cas, par exemple, pour des barrières ou des garde-fous pour piétons. La possibilité de déplacement angulaire lors de la fixation est avantageuse, éga- lement, dans le cas de garde-fous placés sur des terrains en pente.
Comme on le voit sur la figure 10, deux montants tubu- laires D et Dl sont munis chacun d'un dispositif pour la fixation, dans le prolongement les uns des autres, de trois tubes C, C1 et C2. La position inclinée du tube intermédiaire Cl est figurée en traits mixtes au cours de l'ajustage pour la mise en place; on voit que la conicité interne des manchons A permet cette in- clinaison. Une butée interne G prévue dans le manchon sert à déterminer et à limiter la longueur de l'extrémité du tube D qui peut être insérée dans la douille B.
Les figures 11, 12 et 13 montrent un dispositif de serrage dans lequel est prévue une construction différente pour déterminer et limiter la quantité dont un tube ou montant tu- bulaire peut être engagé dans un manchon et s'y trouver arrêté en faisant un angle droit avec la douille. A l'intérieur du man- chon A, à l'opposé de la douille B à travers laquelle pénètre le
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tube ou montant précité, est disposé un rebord cylindrique a fer- mant un logement pour la réception du sommet du montant. Deux saillies (ou épaulements) a1 diamétralement opposées sont égale- ment formées à l'intérieur du dispositif de serrage pour venir en contact avec le bord supérieur du montant en des points diamétralement opposés.
Ces éléments de mise en place et d'appui assurent une pose rapide et précise du dispositif de serrage sur le sommet du montant. Pour la fixation du dispositif en question après sa mise en place, on peut utiliser la vis de serrage sans tête F habituelle, mais elle est insérée dans un bossage a fai- sant saillie vers l'intérieur, comme on le voit clairement sur la figure 12. Un avantage particulier de cette construction ré- side dans le fait qu'elle conserve au dispositif de serrage sa forme extérieure et son aspect symétriques et unis.
Les figures 14 à 17 illustrent une forme de réalisation de barrières ou garde-fous construits conformément à l'invention et comportant une section mobile formant porte.
Les barres supérieure et inférieure de la section mo- bile sont formées chacune de deux parties normalement réunies, par leurs extrémités en regard bout à bout, à l'aide d'un dispo- sitif de serrage A; leurs autres extrémités sont montées dans des dispositifs de serrage ou douilles fixées aux extrémités de montants H portés par des chevilles d'articulation I en sail- lie sur des colliers J de chaque montant, chacune .desdites chevilles s'engageant dans un oeil d'un collier Jl fixé au montant H correspondant. Les chevilles d'articulation supérieures sont,de préférence, dirigées vers le bas et les chevilles d'ar- ticulation inférieures sont dirigées vers le haut, afin d'em- pêcher l'enlèvement illicite des montants H avec leurs barres.
Il est facile de comprendre que si on desserre les vis des dis- positifs de serrage A et si on fait coulisser ceux-ci d'une quan- tité suffisante pour dégager les extrémités en regard des barres, il devient possible de faire tourner les barres à la façon d'une
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porte, de préférence de 180 , comme le montrent les figures 16 et 17.
Sur la figure 17, la barre non déplaçable C porte un collier K normalement fixé sur elle (par une vis de serrage sans tête) dans une position inactive, comme on l'a représenté en traits mixtes;mais ce collier peut être libéré pour qu'il vien- ne en prise avec l'extrémité ouverte de la section de barre pi- votante, ce résultat étant obtenu en faisant coulisser le col- lier et en l'orientant jusqu'à ce qu'une cheville excentrée L qu'il porte pénètre dans ladite extrémité ouverte, comme on le voit sur la. figure, et qu'elle bloque l'une sur l'autre la barre C et la portion de barre pivotante.
Revenant au dispositif de serrage A de la figure 15, il y a lieu de noter que ce manchon ne peut exécuter qu'un mouve- ment longitudinal d'amplitude limitée suffisant pour dégager les extrémités en regard bout à bout des parties de barre; ledit manchon est fixé à la partie de barre et son déplacement est limité par un ergot M faisant saillie, vers l'intérieur, à tra- vers une fente longitudinale N de la partie de barre, fente qui se trouve près de l'extrémité de ladite partie et qui. a une longueur sensiblement égale à la moitié de la longueur du man- chon. L'ergot M peut être court, comme on l'a figuré, ou bien se prolonger suivant un diamètre du tube pour passer à travers une fente diamétralement opposée, parallèle à la première et ménagée dans le tube.
Les figures 18 à 21 montrent diverses formes de réali- sation de dispositifs à broche pour la fixation à des extrémités de tubes à l'intérieur de ceux-ci. Sur la figure 18 la broche comprend un corps 0 et deux broches O1, 01 dirigées dans des sens opposés pour la fixation, en alignement dans le prolonge- ment l'un de l'autre, de deux tubes A et A1 dont les extrémités sont emmanchées sur les broches et sont fixées sur elles par les vis sans tête F. Le trou pour chacune de ces vis traverse
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diamétralement la broche et on agit sur la vis qui s'y trouve au moyen d'un outil introduit dans un trou a3 de l'extrémité du tube A. Il est clair que si l'on fait tourner les vis sans tête pour les faire avancer, leurs extrémités serrent les extrémités du tube à l'intérieur.
La figure 19 représente un dispositif semblable à celui- de la figure 18 mais avec des broches coniques: grâce à cette forme, les tubes montés sur lesdites broches peuvent exécuter . un déplacement angulaire' d'amplitude limitée avant d'être fixés par les vis sans tête.
La figure 20 montre un dispositif combiné de manchon et de deux broches. Comme on le voit,le manchon A porte deux bro- ches O1 et 01. Un tube doit, bien entendu, être inséré dans le manchon et deux autres tubes sont emmanchés par leurs extrémités sur les deux broches.
La figure 20a montre un manchon ou douille O2 avec trois broches 01, chacune desquelles est munie de sa vis sans tête pour la fixation d'une extrémité de tube.
La figure 21 représente une broche O1, avec sa vis sans tête, faisant partie d'une plaque d'assise P pour un tube ver- tical A.
Les figures 22 à 30 montrent divers moyens permettant de réaliser des combinaisons de manchons et de douilles pour maintenir des tubes assemblés et pour permettre un certain de- gré de réglage angulaire des tubes les uns par rapport aux autres.
Sur la figure 22 chacun des manchons A, A comporte une oreille Al et les deux oreilles sont réunies par une goupille per- mettant un pivotement.
Sur la figure 23, un manchon A muni d'une oreille Al est articulé par une goupille sur une douille B munie d'une oreil- le Bl. Sur la figure 24, un manchon A est réuni par deux oreil- les A1, A1 à deux douilles B au moyen des oreilles Bl.
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Avec les dispositifs des figures 22, 23 et 24, les tu- bes, tout en étant réglables en position angulaire les uns par rapport aux autres, ne peuvent exécuter leurs mouvements que dans un plan commun.
Sur la figure 25, une douille B est reliée à pivotement par une goupille à un manchon A de manière telle, que le tube D porté par la douille puisse, entre certaines limites, se mouvoir angulairement autour du tube C sur le manchon A.
La figure 26 montre deux douilles B, B articulées l'urne sur l'autre par une goupille grâce à des oreilles B1, B-.
Dans chacun des dispositifs des figures 22 à 26, les oreilles sont de préférence simples sur l'une des pièces et doubles (en forme de chape embrassant l'oreille simple) sur l'au- tre.
Sur la figure 27, deux manchons A, A sont reliés l'un à l'autre par une articulation Q perpendiculaire à l'axe des manchons.
Les figures 28, 29 et 30 montrent des dispositifs dans lesquels un réglage angulaire d'amplitude limitée pour des tu- bes reliés entre eux est rendu possible par une action de cour- bure. La figure 28 montre un manchon A relié à deux douilles B, B par des parties rétrécies ou étranglées R qui peuvent être courbées comme on l'a indiqué en pointillé. La figure 29 montre deux douilles B, B, normalement alignées et reliées par une par- tie étranglée R pouvant être courbée. La figure 30 représente deux manchons A, A reliés par une partie étranglée R et dispo- sés, normalement, pour maintenir des tubes dans des plans paral- lèles, perpendiculairement l'un à l'autre.
Dans ce mode de réa- lisation, l'étranglement peut être courbé ou tordu ou, à la fois, courbé et tordu.
La figure 31 représente une douille-socle destinée à être scellée dans du béton. Le tube A peut passer à travers la douille jusqu'à une profondeur désirée quelconque et on le fixe 'Il
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ensuite au moyen d'une vis sans tête F faisant un certain angle avec le tube comme le montre la figure. Pour que le tube puisse être extrait du béton, on peint ou on graisse l'extrémité insé- rée dans ledit béton et on fait tourner le tube pendant que le béton n'a pas encore fait prise ; forme ainsi une "douille" dans le béton.
La figure 32 montre une douille-socle dans laquelle un tube vertical ne peut être descendu que sur une bauteur détermi- née par la profondeur de la douille. Lorsqu'il a été ainsi des- cendu, le tube est fixé au moyen d'une vis sans tête F faisant avec lui un certain angle comme le montre le dessin.