<Desc/Clms Page number 1>
Compositions imperméabilisantes et leurs applications.
Cette invention se rapporte à des compositions utilisables pour fabriquer des pellicules et pour enduire des tissus, ainsi qu'à de nouveaux tissus enduits capables de laisser transpirer la vapeur d'eau. D'une façon plus précise, l'invention se rapporte à des tissus imperméables à l'eau et perméables à la vapeur d'eau et qui sont pourvus d'un enduit de caoutchouc naturel ou synthéti- que.
L'application d'enduits imperméables à l'eau sur des étoffes est chose bien connue,et plusieurs procédés satisfai- sants ont été imaginés à cet effet. Cependant quand on utilise l'étoffe ainsi traitée à la confection de vêtements tels que des imperméables, ces compositions d'enduit ne donnent pas entiére satisfaction parce qu'elles ne laissent pas transpirer la va- peur d'eau qui provient de la transpiration du corps. Il s'ensuit
<Desc/Clms Page number 2>
que le confort ressenti par le porteur est grandement diminué.
Pour surmonter cette objection, on a beaucoup employé des tissus légers à trame très serrée pour la fabrication de vêtements dits imperméables, parce qu'ils laissent effectivement transpirer la vapeur d'eau, mais ces tissus ne sont pas suffisamment imper- méables à l'eau pour empêcher la pénétration de l'eau à l'état liquide quand ils sont soumis à la pluie pendant longtemps ou à une pression hydrostatique substantielle. On a également fait des vêtements imperméables en traitant des tissus au moyen de composés siliceux organiques, tels que les silanes ou autres composés qui rendent les tissus hydrophobes ou répulsifs pour l'eau, mais ceux-ci non plus ne retiennent pas l'eau sous les pressions hydrostatiques subies dans l'usage courant.
Le but principal de cette invention est de fournir de nouveaux tissus imperméables à l'eau qui sont capables de s'oppo- ser au passage de l'eau a l'état liquide sous des pressions hy- drostatiques substantielles et qui sont néanmoins perméables aux gaz et spécialement à la vapeur d'eau. Un autre but est de four- nir des compositions imperméables à l'eau utilisées dans la pré- paration de pellicules et d'enduits ou apprêts capables de lais- ser transpirer la vapeur d'eau tout en étant imperméables à l'eau à l'état liquide.
Conformément à cette invention,on peut préparer des pellicules ou enduire des tissus avec des compositions spéciales de caoutchoucsnaturels ou synthétiques. Les caoutchoucs utiles sont les caoutchoucs polydiènes, tels que le polyisoprène; le butadiène 1,3 polymérisé, des polymères d'autres hydrocarbures dioléfiniques conjugués et les polymères de substitués chlorés d'hydrocarbures dioléfiniques, par exemple, le 2-chloro-butadiène-
1,3, caoutchouc naturel, les copolymères de butadiène, caoutchoucs synthétiques, tels que les copolymères de 40 à 80 pour cent de butadiène -1,3 ou d'isoprène et 20 à 60 pour cent d'un composé mono-oléfinique polymérisable et les caoutchoucs butyliques,
qui
<Desc/Clms Page number 3>
sont des copolymères de 0.25 à 10 pour cent d'un hydrocarbure dioléfinique conjugué, tel que le butadiène - 1,3 et l'isoprène, et de 90 à 99.75 pour cent d'uneisooléfine,- telleque l'isobuty- lène.
L'enduisage des étoffes avec ces caoutchoucs n'est pas une chose neuve et cette pratique ne donne pas par elle-même un tissu perméable à la vapeur d'eau.
Afin d'assurer le résultat désiré, les compositions d'enduit sont mises en composition d'une façon spéciale avec de grandes proportions d'une terre diatomée phydrophyle ou autres restes fossiles similaires d'animaux marins microscopiques-se trouvant dans la nature, et qui comprennent des diatomées et autres protophytes. Ces minéraux sont connus sous le nom de terre à infusoires, silice diatomée et kieselguhr et on peut les ob- tenir à différents degrés de pureté sous les noms commerciaux de "Sil-o-cel", "Celite" et "Superfloss". Tous ces minéraux dans leur état naturel et sous leur forme purifiée sont compris ici dans l'expression générique "terre diatomée".
Les densités de ces différents minéraux varient substan- tiellement et pour la définitinme finvention, on a trouvé que les rapports des volumes des terres diatomées sont plus significatifs que les rapports des poids. Une composition,utile peut être pré- parée par la mise en composition du caoutchouc naturel ou syn- thétique avec au moins deux volumes.de terre diatomée, le volume étant basé sur la "densité apparente", mesurée en versant le pigment dans un dispositif gradué ou autre dispositif servant à mesurer les-volumes. Les compositions préférées contiendront de trois à cinq volumes de terre diatomée.
Si on emploie plus de six volumes du pigment, certaines compositions deviennent trop rigides ou visqueuses pour être appliquées facilement sur l'étoffe, en particulier quand on emploie la technique du latex décrite dans ce qui suit.
<Desc/Clms Page number 4>
Un procédé préféré pour préparer les nouvelles compo- sitions comporte l'emploi de latex naturels ou du latex syn- thétique obtenu par la technique classique de polymérisation d'émulsions. De tels latex sont des suspensions aqueuses de par- ticules solides finement morcelées de polymères; l'émulsion syn- thétique est généralement stabilisée par la présence de savon ou d'un autre agent humectant, et les latex naturels sont stabi- lisés au moyen d'ammoniaque ou de soude caustique. Le latex peut être employé directement sous cette forme ou bien il peut être concentré par barattage, agglomération ou centrifugation par n'importe quel moyen bien connu du métier. La teneur en ca- outchouc solide de ces suspensions aqueuses peut varier entre 30 et 55 pour cent.
Dans la réalisation pratique de cette inven- tion les latex naturels ou synthétiques sont mis en composition avec des antioxydants, des accélérateurs, des plastifiants et des colorants de la façon connue. Des anti-oxydants appropriés sont le phényl-beta-naphtylamine, les dérivés butyraldébyde- aniline et la di-beta-naphtyl-para-phenylène-diamine. Les accé- lérateurs classiques employés dans ces compositions sont l'hexaméthylène ammonium hexaméthylène-ditirio-carbamate, le sel potassique de mercaptobenzotbiazole, l'oxyde de zinc, l'cxyde de magnésium et la litharge. Pour améliorer 1'aspect,on peut égale- ment incorporer des pigments colorants et des teintures.
En plus des agents modificateurs classiques, on ajoute la terre diatomée en quantités substantielles. Ainsi mis en com- position, le latex devient un liquide visqueux ou une pâte solide.
On peut préparer d'autres compositions très efficaces pour l'enduisage en mettant dans un malaxeur du caoutchouc soli- de naturel ou synthétique en composition avec les antioxydants, les plastifiants et les accélérateurs classiques, comme décrit ci-dessus. Le caoutchouc ainsi mis en composition est alors dis- sous ou dispersé dans des solvants organiques, tels que benzène, toluène, méthyléthyl-cétone, dichloréthylène, chloro-benzène, ou
<Desc/Clms Page number 5>
des produits de "cracking" de pétrole à haute teneur en naphtène.
Bien que parfois considérées comme des solutions normales, on croit que les mélanges de solvants organiques et de caoutchoucs naturelsou synthétiques sont des dispersions colloïdales de particules de caoutchouc dans les liquides organiques et dans lesquelles le liquide organique est la pbase extérieure, ou milieu de dispersion, tout comme l'eau est la phase extérieure d'un latex ou dispersion aqueuse. La dispersion du caoutchouc maturelle cu synthétique dans le solvant s'effectue en ajoutant le caoutchouc en composition au solvant dans un pétrisseur-mé- langeur ou autre:, dispositif mélangeur classique.
On ajoute suf- fisamment de solvant pour obtenir un ciment liquide et ensuite la quantité désirée de la terre diatomée pour obtenir un ciment épais qui peut être appliqué par les mêmes procédés que ceux utilisés pour appliquer du latex en composition par badigeonnage, vaporisation, calandrage, étendage, etc.
Les compositions d'enduit ou d'apprêt décrites ci-dessus sont principalement employées pour enduire des étoffes tissées ou tricotées en fibres animales, comme la laine, la soie, le poil et le crin, en fibres végétales comme le coton, le lin, le chan- vre, en fibres minérales, comme le verre et l'asbeste, et en fibres synthétiques, comme la rayonne et le nylon; des "tissus feutrés" tels que le feutre et le papier peuvent également être -enduits. Les appareils et les procédés employés pour imprégner ou enduire les tissus sont bien connus et ne font pas partie de cette invention.
Le procédé préféré pour appliquer les enduits comprend la technique de "1'étendage" dans laquelle l'étoffé est tendue sur une série de rouleaux ou autres dispositifs et où le latex en composition ou en diffusion dans un solvant est appliqué en faisant usage d'une lame ou autre bord rectiligne pour régler l'épaisseur. On peut monter la lame perpendiculairement au tissu ou de façon à former un certain angle avec ce dernier pour forcer
<Desc/Clms Page number 6>
la composition d'enduit dans les interstices. Il est souvent désirable d'appliquer plusieurs couches successives,en permet- tant à chacune des couches de sécher complètement ou partielle- ment avant l'application de la suivante.
On laisse parfois un passage nul entre le couteau étendeur et le tissu pendant l'ap- plication de la première couche, de sorte que seuls les inters- tices sont bouchés et les couches de recouvrement désirées sont apposées successivement dans des opérations d'étendage séparées.
Aprèschaque enduisage ou après que plusieurs couches d'en- duit ont été appliquées on sèche la composition, en la chauffant si c'est nécessaire, pour éliminer l'eau ou les autres liquides présents dans la diffusion de caoutchouc. L'enduit séché est alors vulcanisé en chauffant le tissu enduit jusqu'à la tempé- rature de vulcanisation du composé particulier.
On peut également employer les nouvelles compositions sans la base de tissu, sous forme de pellicules. Ces pellicules auront les mêmes propriétés d'imperméabilité à l'eau et de per- méabilité à la vapeur d'eau que les enduits sur étoffe, mais elles n'ont généralement pas de résistance à. la tension et à la flexion.
Elles sont cependant utiles pour la fabrication d'ob- jets non destinés à être soumis à une forte tension. Les tissus enduits, ainsi que les pellicules peuvent être employés dans la fabrication de manteaux, de gants, de bottines, de souliers, et d'autres vêtements, ainsi que de tentes, sacs de couchage, draps d'hôpital, bandages, toiles à bâche, housses ou autres effets conçus pour envelopper ou venir en contact avec le corps humain.
On peut éprouver la perméabilité à la vapeur d'eau des tissus enduits par n'importe laquelle des méthodes standard. Dans les exemples qui suivent, les tissus enduits ont été essayés en ci- mentant un échantillon du tissu au bord supérieur d'un verre de Pétri contenant de l'eau dont le niveau vient à 2,3 # 0,05 cm en-dessous du tissu et en mesurant l'eau évaporée pendant un
<Desc/Clms Page number 7>
laps de temps déterminé à l'avance. La vapeur d'eau transpirée exprimée en grammes par heure et par mètre carré, est corrigée pour les variations de température et d'humidité en contrôlant au moyen d'une étoffe standard de ballon et en multipliant la quantité mesurée de vapeur d'humidité transpirée par l'échantil- lon essayé par 47.5, qui est la transpiration moyenne de vapeur d'humidité de l'étoffe standard.
Des données exactes reproducti- bles sont obtenues par ce procédé d'essai. Des tissus classiques rendus imperméables à l'eau par enduisage au caoutchouc ont des transpirations de vapeur d'humidité de moins de 5 grammes par minute et par mètre carré, tandis que les tissus préparés con- formément à cette invention auront des transpirations de va- peur d'humidité supérieures à 15 grammes par heure et par mè- tre carré et de préférence supérieures à 20 grammes par heure et par mètre carré.
La pression de colonne d'eau d'une pellicule ou d'un tissu est la pression, habituellement mesurée en hauteur d'eau nécessitée pour forcer de l'eau à travers une pellicule ou un tissu. On peut mesurer la pression de colonne d'eau par le procédé ASTM D 583-40 T, procédure B, section 6. Des tissus imperméables à l'eau devront supporter des pressions de colonne d'eau dépassant 125 cm d'eau et de préférence dépassant 200 cm d'eau, alors que les pressions de colonne d'eau de tissus qui repoussent l'eau, n'excédent pas 75 cm.
Bien qu'on ait préparé des tissus dont la pression de colonne d'eau tombait entre les limites préférées citées plus haut, ceci a été réalisé en sacrifiant la vitesse de transpira- tion de vapeur d'humidité. De même, on a préparé des tissus ayant une vitesse de transpiration de vapeur d'humidité désirée, mais seulement en abandonnant la résistance à l'eau liquide sous pression. La présente invention permet d'obtenir dans une grande mesure ces deux propriétés demandées.
<Desc/Clms Page number 8>
De plus amples détails concernant la préparation des compositions d'enduit et des produits en feuille préparés à.- partir de celles-ci sont donnés dans les exemples spécifiques suivants.
EXEMPLE 1.-
Un latex polychloroprène contenant approximativement 50 pour cent de caoutchouc solide (néoprène 571) a été mélangé avec les matières suivantes, les quantités étant basées sur 100 parts de poids de polychloroprène:
Caséine ................... 5
Silicate de potasse ....... 1(
Carbonate de calcium....... 25
Oxyde de zinc ............. 25
EMI8.1
HQxtmêthg3ne tétramine ... 3
Blanc d'agérite ........... 3
Méthyl cellulose .......... 3 Antioxydant. dibétanaphtyl-p-phénylène diamine sym.
La caséine a été ajoutée sous forme d'une solution aqueu- se à 10 pour cent de caséinate d'ammonium et le silicate de po- tasse a également été ajouté sous forme de solution aqueuse. Les matières ont été mélangées au moyen d'agitateurs du type à hé- lice à grande vitesse, et après avoir été mélangées intimement, 90 parties d'eau ont été ajoutées. Cent parties de poids (3.5 volumes) de silice diatomée ont ensuite été mélangées au latex.
La pâte de latex ainsi préparée est étendue sur une pièce de coton pesant 120 gr. par mètre carré et présentant 23 fils par cm. dans la trame et 20 fils par cm. dans la chaîne.
Au moyen du couteau étendeur mis à un passage de 0,0025 à 0,0050 centimètre, on enduit le tissu de trois couches de matière. Avant d'appliquer la couche suivante, chaque couche a été séchée complètement au-dessus de serpentins à vapeur. Le tissu enduit a été cuit'pendant 50 minutes à 105 degrés C, dans un four. On a mesuré le produit résultant pour déterminer sa transpiration de vapeur d'humidité et on a trouvé qu'elle était de 22 grammes/ hr/m2. La mesure de la pression de colonne d'eau a donné 200 cm. d'eau.
<Desc/Clms Page number 9>
EXEMPLE 2. - --Un caoutchouc polychloroprène (GR-M) a été travaillé au malaxeur de laboratoire avec les matières suivantes, les compo- sants en poids étant basés sur 100 parts de polychloroprène:
Oxyde de zinc .............. 10
Oxyde de magnésium calciné.. 10
Phényl bétanaphthylamine.... 2
Soufre ..................... 2
La composition de caoutchouc est,mise'dans un pétris- seur-mélangeur et diluée avec 762 parts- en poids de toluène.
Après mélange jusqu'à obtention d'un ciment uniforme liquide, on ajoute 112 parties en poids (4 volumes) de terre diatomée.
Ensuite le ciment est étalé sur.une étoffe identique à celle employée dans l'exemple précédent, en enduisant une fois avec la lame et ensuite en appliquant trois couches de 0,0025 à 0,0050 cm d'épaisseur. Le tissu enduit est alors sé- ché à 1'air chaud pour évaporer l'excès de toluène et cuit à 280 F. pendant 60 minutes. La mesure de la pression de colonne d'eau a donné 287 cm et la transpiration de vapeur d'humidité était de 35 grammes/Er/mê.
EXEMPLE 3. -
Un copolymère de caoutchouc synthétique ayant approxi- mativement 72 pour cent de butadiène-1,,5 et 28 pour-cent de styrène a été mis en composition avec les matières suivantes, les quan- tités étant basées sur 100 parties en poids de copolymère:
Acide stéarique................ 1.00
EMI9.1
Phényl-Beta-naphthylamine... 2.00 Oxyde de zinc.................. 3.00 Soufre ........................ 1.00
EMI9.2
Dsulfure de meteaptobenzothyazy12.oo Mercaptobenzoth1azQle......... 0.75
Beta-naphtylamine ............. 1.00
Les ingrédients ci-dessus sont mélangés sur un malaxeur à cylindres et après avoir obtenu une composition uniforme, on la place dans un pétrisseur-mélangeur standard et on ajoute suf- fisamment de gazoline très active pour produire une dispersion à environ 20 pour cent de solides. 182 parties en poids de terre diatomée, pour 100 parties du copolymère sont ensuite
<Desc/Clms Page number 10>
ajoutées. Après cela, on ajoute à la diffusion un supplément de gazoline pour réduire le contenu solide à 23 pour cent.
Une pièce de coton pesant 120 gr par mètre carré, et comptant 21 x 23 fils est enduite de ce ciment et ceci en appli- quant la première couche avec le couteau étendeur mis à un passage nul et trois couches additionelles de 0.007 cm d'épais- seur chacune. Après avoir séché l'étoffe enduite à l'air, on la cuit en chauffant a 270 F, dans un four clos pendant 90 minutes.
On a trouvé pour ce tissu une pression de colonne d'eau dépas- sant 300 cm et une vitesse de transpiration de vapeur d'humidité de 33 grs/hr/m2.
EXEMPLE 4.- un copolymère à 70 poucent de butadiène et 30 pourcent d'acrylonitrile est mis en composition sur un malaxeur à cylin- dres standard avec les matières suivantes, les quantités étant basées sur 100 parties en poids du copolymère.
Oxyde de zinc ..................... 3.00
EMI10.1
Soufre ........................... 2.oo
Acide stéarique .................. 0.20
Bisulfure de mercapto benzothiazole 0.75 Quand le caoutchouc a été mastiqué de façon à former un mélange homogène., il est mis dans un pétrisseur-mélangeur et mélangé avec
EMI10.2
de la zéthyl-étly.-cêtone jusqu'à une teneur d'approximativement 20 pour.cent de solides. On ajoute ensuite 142 parties en poids de terre diatomée. La dispersion dans le solvant est ensuite diluée jusque 22 pour-cent de solides par une nouvelle ajoute de
EMI10.3
nétyl-étyZ-cétne.
On applique le ciment de caoutchouc synthétique, le couteau étendeur mis à un passage nul, sur une pièce de coton identique à celle employée dans l'exemple précédent. Le tissu ainsi traité est alors replié une fois sur lui-même,. l'enduit a l'extérieur, et une couche de ciment de 0.025 cm d'épaisseur est ensuite appliquée entre les deux couches d'étoffé, ce qui donne un tissu double. Après séchage, le tissu ainsi traité est cuit
<Desc/Clms Page number 11>
pendant 40 minutes à S05 F. dans un four clos. On a trouvé que la composition ainsi préparée supporte une pression de colonne d'eau de 240 cm et a une transpiration de vapeur d'humidité de 41 grs/hre/mê.
EXEMPLE 5. -
Les matières suivantes sont mélangées par agitation mécanique vigoureuse dans un récipient ouvert.
Une solution aqueuse à 2 pour cent de méthyl-cellulose contenant 8.2 parties en poids de métbyl-cellulose et 410 parts d'eau.
Terre diatomée....... 179 parts
Eau ................. 361 parts
Chacune des matières suivantes qui entrent dans la com= position et qu'on trouve facilement dans le commerce sous forme de diffusions aqueuses contenant de petites quantités d'agents stabilisateurs, est ensuite ajoutée (parties en poids de matiè- res actives),
Soufre.......................... 2.00
Oxyde de zinc .................. 1.50
EMI11.1
Dietldith1o-carbamate de zinc. 1.00 Dibétanaphtyl-p-phénylène diami- ne sym...... 2.00
Après avoir mélangé activement les diffusions réactives, l'agitation vigoureuse est arrêtée et 170 parts d'un latex com- mercial copolymère de butadiène-styrène (60:
40) contenant 58 pour
EMI11.2
cent de solides sent mélangésa' .duellement ,en tournant lentement pour former un latex épais ou de consistance pâteuse.
Trois minces couches de la pâte;. sont étendues sur une pièce de coton identique à celle employée- dans les exemples 1 et 3; cette pièce est ensuite repliée sur elle-même et triplée en mettant les surfaces enduites en contact. La composition ainsi préparée est séchée pendant 19 minutes à 70 C dans un four à air et ensuite cuite en chauffant pendant 30 minutes à 105 C.
La pression de colonne d'eau pour la composition ainsi préparée est de 290 cm et sa transpiration de vapeur d'humidité est de 19 grs/hr/m2.
<Desc/Clms Page number 12>
EXEMPLE 6.-
Les matières suivantes sont mélangées intimement au laminoir:
Kilogs
Caoutchouc naturel............. 14,650
Oxyde de zinc ................. 0,815
Soufre ........................ 0,220 Mercaptobenzothiazole ......... 0,300
La composition de caoutchouc triturée est alors ajoutée dans un pétrisseur-mélangeur standard à 452.59 litres de naphte et dispersée dans celui-ci pour former un ciment de caoutchouc.
Une dissolution benzénique séparée a été préparée en mélangeant les matières suivantes.
Kilogs $litres
EMI12.1
Diéthylamine............... 5.100 CS2 * .... e............... 4.175
Pigment soluble à l'huile.. 0.170
Benzol .................... 439,70 La composition d'enduit pour l'étoffe s'obtient en mélangeant 1900 parties en poids du ciment de caoutchouc, 144 parties en poids de terre diatomée et en ajoutant au mélange 56 par- ties en poids de la dissolution benzénique. Cette composition contient 3,7 volumes de terre diatomée pour chaque volume de caoutchouc.
La composition d'enduit est étendue, le couteau éten- deur mis à un passage nul, sur une étoffe de ballon pesant 67 gr/m2. Quatres couches additionelles, chacune d'une épais- seur de 0.0127 cm sont ajoutées après séchage de la couche ini- tiale et en laissant sécher chaque couche avant d'appliquer la suivante. Le tissu enduit est alors cuit à l'air pendant une heure et à une température de 270 F. L'enduit pesait 74 gr/m2.
On a trouvé que le tissu terminé permettait une pres- sion de colonne d'eau supérieure à 300 cm et que sa transpi- ration de vapeur d'humidité était de 36 grs/hr/mê., comparé aux 47,5 grs/br/m2 pour l'étoffe de ballon non enduite.
<Desc/Clms Page number 13>
EXEMPLE 7.-
Un latex de caoutchouc naturel (160 parties en poids) contenant 62 pour cent de solides est mis en composition avec les réactifs suivants:
Parties en poids
Soufre............................. 1.00
Oxyde de zinc ..................... 1.50
EMI13.1
Dibêtanaphtyl-p-phénylene diamine.. 2.00 Diétbylditbiocarbamate de zinc..... 0. 75
Caséine (sous forme de solution aqueuse de caséinate d'ammonium) 2.00
Les réactifs sont ajoutés sous forme de dispersions aqueuses qui contiennent de petites quantités d'agents humec- tants ou autres stabilisateurs.
Ces dispersions sont bien connues et sont des réactifs pour la mise en composition du caoutchouc, qu'on peut trouver dans le commerce. Le latex est simultanément dilué avec 25 parts d'eau y compris l'eau de la diffusion.
Une suspension aqueuse de terre diatomée est préparée séparément en agitant vigoureusement 161. 6 parties en poids de terre diatomée dans une dissolution de 3.2 parties de métbyl- cellulose dans 370 parts d'eau. L'agitateur est alors ralenti et 200 parts de la composition de latex sont ajoutées lentement.
Les matières sont intimement mélangées en évitant avec soin de battre de l'air dans le latex.
Des pièces de coton pesant 120 gr. par mètre carré sont doublées sur elles-mêmes en faisant passer deux couches du tissu entre des rouleaux laissant un passage de 0.0575 cm.
La composition de latex est coulée entre les rouleaux pour former une couche intermédiaire d'une épaisseur environ égale au passage entre les rouleaux. Le tissu est ensuite traité pen- dant 5 minutes à 240 F. et cuit à l'air pendant 60 minutes à 225 F.
Ce tissu a été éprouvé par les procédés standards et on a trouvé qu'il supportait une pression de colonne d'eau de 238 cm et qu'il avait une transpiration de vapeur d'humidité de 23 grs/hr/mê.
<Desc/Clms Page number 14>
EXEMPLE 8.-
Les matières suivantes sont intimement mélangées sur un malaxeur à cylindres, les parties étant données en poids:
Parts en polos
Caoutchouc butyle.......... 100
Acide stéarique 2 ZnO ....................... 10
Soufre .................... 2 Marcaptobenzothiazole ..... 4 La composition de caoutchouc est mise en suspension dans du toluène pour former approximativement une solution à 30 pour cent de solides; ceci est effectué en utilisant un pétrisseur- mélangeur standard. 108 parties en poids de silice diatomée sont humectées de toluène et ajoutées ensuite dans le pétrisseur- mélangeur qui marche à grande vitesse pour obtenir une agitation vigoureuse.
Quand toute la terre diatomée a été ajoutée, le mélange est dilué avec du toluène pour former une suspension à 20 pourcent de solides.
Une étoffe de ballon pesant 67 gr par mètre carré est enduite de ce ciment en l'étendant au moyen d'un couteau en caoutchouc en forme de lame mis à un passage nul. Trois couches additionnelles d'une épaisseur de 0.005 cm sont appliquées après séchage de l'enduit initial, et en laissant sécher cha- cune des couches avant d'appliquer la suivante. Le tissu enduit est ensuite cuit en chauffant à l'air à 270 F pendant 75 minutes.
L'étoffe enduite résultante supporte une pression de colonne d'eau de 236 cm et une vitesse de transpiration de vapeur d'humidité de 43 grs/hr/m comparée aux 47,5 grs/hr/m de l'étoffe de ballon non enduite. L'enduit sur l'étoffe pèse 77.4 gr/par mètre carré. On peut employer le procédé confor- me à l'invention pour enduire des étoffes ou autres tissus au moyen d'autres types de caoutchoucs ou de substances résineu- ses.
Les matières convenant à la mise en pratique de l'in- vention sont les résines de chlorure de vinyle, comprenant du chlorure de polyvinyle et des copolymères de chlorure de vi- - nyle et de 5 à 20 pour cent d'acétate de vinyle, de fumarate
<Desc/Clms Page number 15>
d'éthyl, les alkyl-acrylates et les alkylméthacrylates; les acétals polyvinyliques, comprenant le butyral polyvinylique; l'alcool polyvinylique; des interpolymères de polyamides li- néaires, comprenant les nylons solubles et les alkyl-ecrylates polymérisés., comprenant le polyméthyl-méthacrylate, le polymé- thyl-chloroacrylate et le polyméthyl-acrylate.
REVENDICATIONS
1) Composition pour enduire des tissus, comprenant une dispersion aqueuse d'un caoutchouc naturel ou synthétique et plus de deux volumes (basé sur le caoutchouc) d'une terre dia- tomée hydrophile.