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Instruments agricoles pour travailler le sol dans des plantations comprenant des arbustes à tiges ou troncs de fai- ble hauteur.
La présente invention se rapporte à des instruments agricoles pour travailler le sol dans les plantations notam- ment d'arbres fruitiers comprenant des arbustes à tiges ou troncs de faible hauteur.
On ne connait pas encore jusqu'à présent d'engins spéciaux pour labourer ou pour travailler le sol, notamment dans les vergers sous les branches d'arbres fruitiers dont les troncs n'ont encore qu'une faible hauteur.
Actuellement, on procède, en général, comme suit :
A l'aide d'une charrue à un ou deux socs, on la- boure le sol entre les rangées de petits sabres, mais du fait que les branches des arbres se trouvent à un niveau peu-au- dessus du sol, il subsiste toujours des bandes de terrain @
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qui ne sont pas retournées et qui, nécessairement, doivent l'être au moyen d'une bêche.
Les inconvénients de cette manière de procéder sont les suivants : 1 ) Le sol n'est pas travaillé autour des troncs; 2 ) Les branches des arbres sont endommagées par le timon du cheval ou par les outils; 3 ) Le prix de revient d'un tel travail est fort élevé; 4 ) Il exige un travail à la main important pour le bêchage et le nettoyage autour des arbres ainsi que pour le cassage de la croûte de la terre.
Les travaux d'été (extirper, herser) étaient égale- ment difficiles et l'on se servait à cet effet des machines habituellement utilisées pour les terrains ordinaires, mais il subsistait toujours une part importante de travail à la main..
La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et consiste en ce que, vers l'avant, on prévoit un dispositif d'attache pour un animal ou un tracteur méca- nique congu de telle manière que l'animal ou le tracteur puisse rester dans ou approximativement dans la ligne cen- trale entre deux rangées d'arbustes lorsque l'ensemble de 1'instrument occûpe des positions différentes en largeur lui permettant de creuser des sillons ou de travailler le sol autrement sous les branches des arbustes.
Les dessins ci-joints montrent à titre purement exemplatif comment l'invention peut être mise en pratique.
Les figures 1 à I0 se rapportent à une réalisation d'instrument sous forme de charrue.
La figure 1 est une vue en plan de l'ensemble de la charrue.
La figure 2 est une vue schématique montrant le prin- cipe de sa construction.
La figure 3 est une vue de côté suivant la flèche F dans la figure 1.
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Les figures 3A, 4 et 5 sont des vues de détail.
La figure 6 est une vue schématique relative à une modification de la conception d'ensemble et les figures 7 et 8 des vues de détail se rapportant à cette variante.
La figure 9 est relative à.une autre modification.:
La figure 10 est une vue schématique montrant le mode d'utilisation de la charrue:
Les figures 11 à 15 sont relatives à une réalisation d'instrument sous forme d'extirpateur.
Le mode d'utilisation de l'extirpateur est également montré par la figure 10.
La charrue, objet de l'invention) représentée aux figures 1 à 10, est formée d'un élément central I et de deux éléments latéraux II et III comme représenté schématiquement par la figure 2.
L'élément central 1 comprend vers l'avant un fer U 1 et vers l'arrière un tube 2 ; cesdeux pièces 1 et 2 sont re- liées entre elles par des tirants 3. Ces derniers sont fixés vers l'avant au moyen d'un boulon 3b chacun sur un plat 3a soudé sur le fer U 1.
Le fer U 1 est disposé avec ses ailes 4 dirigées vers le bas (fig.4).
Les éléments latéraux II et III comprennent chacun vers l'avant un plat 5 coulissant dans le fer U 1 et vers l'arrière un tube 6 s'engageant dans le tube 2.
Avec chacun des plats antérieurs 5 font corps des tiges verticales 7 constituant des régulateurs de profondeur s'étendant vers le haut et, à l'extrémité supérieure de chacune est fixé, par l'intermédiaire d'une buselure 8 et de vis de fi- xation 9, un plat 10 placé sur champ; avec ce plat, fait corps le tube arrière 6. Chaque plat 10 se replie vers le bas comme montré en 111 (fig.3), de manière à servir à la fixation d'un soc 11 et constitue donc l'âge.de ce soc, mais une caractéris- tique importante de l'invention est que l'un des ages (celui @
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de droite dans les figures 1 et 2) n'est pas rectiligne mais présente deux branches IO1-IO2 parallèles reliées par une 'bran- che oblique IO3.
Des vis 91 (fig.1) servent à tenir assemblés les éléments 1 et 5 d'une part et 2 et 6 d'autre part.
Comme les plats 5 et les tubes 6 peuvent coulisser par rapport au fer U 1 et au tube 2, les éléments II et III peuvent être déplacés latéralement en augmentant ou en dimi- nuant ainsi la largeur de la machine.
Aux extrémités des plats 5, sont montées les roues 12 de circulation sur le sol pendant le labourage; l'une de ces roues se place dans l'espace formé vers l'avant en 13 par l'un des côtés latéraux IO.
Avec chacun des socs 11 coopère un disque 14 coupant les mottes de terre.
Sur le tube 2 est soudée ou fixée autrement) en posi- tion horizontale, une plaque 15 portant deux plaques vertica- les 16 réunies par un pivot 17 autour duquel peut basculer une tige 18 portant par une fourche 28 une roue 19 permettant la circulation sur la route (position 191 - fig.5).
Dans la position représentée en 18 à la figure 5, l'ensemble 18-19 est maintenu par une broche pénétrant dans des ouvertures 20 des plaques I6 et dans la position I81-I91, cette broche est introduite dans d'autres trous 21.
Les tiges verticales 7 portent des crochets 22 (fig.4) pour une chaine 23 à laquelle est attaché par une chaine 24 le timon 25 pour le cheval ou tout autre animal ou encore pour un tracteur.
Le long des parties IO2 et IO3 de l'age courbe de droite est monté par des pattes 26, à une certaine distance de cet age, un plat 27 s'étendant jusqu'à proximité de la roue 12. Ce plat disposé de champ et pouvant être recouvert par exemple d'une bande de caoutchouc, empêche la détériora- tion des plantes P lorsque la charrue se déplace comme repré- senté en Cl à la figure 10 et que la partie D (fig.IO) se
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trouve en-dessous des branches.
Cette charrue peut être utilisée de la manière sui- vante :
La charrue est placée de telle manière qu'un soc travaille le sol à proximité des arbres tandis que l'autre soc puisse faire un sillon au milieu de deux rangées d'arbres (fig.IO). On fixe le timon 25 du cheval à la chaine 23 de telle manière que le cheval ne touche pas les branches des arbres. La charrue est alors mise en position de travail et les socs sont descendus en agissant sur le levier I8, tandis que la profondeur de labourage est réglée par les tiges 7.
On peut ainsi former la première partie des sillons.
Le labourage s'effectue toujours comme représenté par les flèches F1 et F2, c'est-à-dire que, lors du déplace- ment dans le sens F1, lés deux socs agissent dans la section ou le parterre formé entre la première et la deuxième rangée et que, lors du retour dans le sens F2, ils agissent entre la deuxième et la troisième rangée d'arbres. Lors du virage (flèche F3), afin de passer d'une section à l'autre, le levier 18 est soulevé afin de mettre la charrue hors service pour le labourage.
Lorsque deux sillons ont ainsi été formés dans chacune des sections ou des parterres comprise entre deux rangées d'arbres, on déplace l'attache du timon seulement d'un maillon de la chaine 23 et le cheval occupant toujours une position médiane, on fait se déplacer à nouveau la charrue suivant le parcours indiqué par les flèches de la figure IO afin de former un second sillon parallèlement aux sillons déjà formés et l'on continue jusqu'à ce que le soc qui, au début exerçait son action le long de la première rangée d'arbres, se trouve à l'endroit où l'autre soc a commencé son action, c'est-à-dire suivant la ligne médiane.
Le soc qui se déplaçait suivant cette ligne médiane se meut alors le long de la seconde rangée d'arbustes.
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La charrue peut également être trainée par un trac- teur. Dans ce cas, la chaîne d'accrochage est reliée à des cro- chets 29 (fig.3-4) fixés à chacun des plats 5 ou bien aux buse- lures 8.
Elle peut aussi être fixée à un motoculteur 50 (fig.6) reposant sur le sol par deux roues 5I et muni de bras 52 pour la conduite par un homme.
L'attache se fait au fer U 1 du cadre au moyen d'un accouplement déplaçable.
Cet accouplement comprend un ou deux plats 53 placés sur champ, reposant sur le fer U 1 et surplombés par une pla- que 54 reliée au fer U 1 par des boulons 55 pénétrant dans des trous prévus dans le fer U.
On peut aisément modifier la position du tracteur 50 par rapport au côté 1-5 selon les trous dans lesquels s'in- troduisent les boulons 55.
Le tube 2 du cadre est alors à environ 50 cm. plus près des fers U 5 de même que les tubes 6 qui coulissent dans le cadre de telle sorte que le conducteur peut conduire li- brement le motoculteur. Dans ce cas, une troisième roue 19 n'est pas nécessaire parce que le motoculteur assure l'équi- libre. La chaine 23 est alors supprimée.
La charrue décrite peut être construite également de manière à rejeter la terre vers la droite.
A cet effet, l'age de droite est mis à la place de celui de gauche et la courbe IO1-IO2-IO3 est prévue vers la droite au lieu de l'être vers la gauche.
Comme montré par la figure 6, on peut, sion le désire, augmenter la longueur de la machine en fixant au cadre IV un second cadre V présentant les mêmes caracté- ristiques que le cadre IV et portant également deux socs de sorte que l'ensemble de la charrue comprend quatre socs.
Cette construction qui permet de labourer des ban-
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des entre arbres pouvant atteindre 3 à 4 mètres et davantage de largeur convient tout particulièrement et même uniquement pour la traction par tracteur.
De plus, en donnant une plus grande largeur à l'é- lément I (fig.2), on peut labourer des terrains plantés où les lignes d'arbustes sont espacées de plus de 4 mètres.
La hauteur de la charrue en général de 45 cm ne peut être une cause d'endommagement des branches d'arbres.
La profondeur d'action de chaque soc peut être réglée séparément.
Les avantages de cette charrue peuvent être résumés comme suit : 1 ) Labourage du sol dans toute son étendue jusqu'à proxi- mité du tronc des arbres; 2 ) Suppression complète du travail à la main ; 3) Pas d'endommagement des branches ou du tronc par le cheval, le timon ou l'ustensile lui-même.
Ces résultats doivent être d'autant plus pris en considération que le labourage est absolument nécessaire à. l'arrière-saison pour courir les mauvaises herbes ou les fourrages verts et alourdir le terrain pour l'hiver.
:Une telle charrue peut être facilement tirée par un cheval, un mulet ou un boeuf et peut labourer convena- blement un Ha en dix heures. Elle peut en outre être dé- placée facilement sur 'la route.
Le capital d'exploitation peut être diminué prin- cipalement pendant les premières années.
Les figures 11 à 15 se rapportent à une variante de réalisation permettant l'exécution d'un extirpateur basé sur les mêmes principes.
Cette machine comprend également vers l'avant des roues I2, des plats 5, un fer U 1, une chaine 23 et des tiges verticales 7.
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Les régulateurs de profondeur,au lieu d'être formas de tubes, sont constitués vers l'avant par deux fers plats 71 munis de trous 30 (fig.13) et pouvant coulisser verticalement chacun dans un collier 3I formé de plats qui entourent le régulateur 71. De chaque collier 31 est rendu solidaire un cadre 32 d'extirpateur qui est tonné également de plats. Un petit fer rond 33 fixé à l'extrémité d'une chai- nette 34 attachée au cadre 32 pénètredans un trou du collier et s'engage en outre dans un des trous 30.
Les fers plats 71 sont conçusde manière à per. mettre le montage de trois types d'ustensiles : extirpateur, charrue, herse, sur les mêmes éléments formant l'avant.
En remplaçant les tubes verticaux 7 (fig.l: char- rue) par des plats verticaux 71 (fig.13: extirpateur) et les buselures 8 (fig.3: charrue) par des colliers 31 (fig.13: extirpateur), on peut aisément effectuer ce montage et ce remplacement.
L'avant est donc composé pour les trois outils du fer U 1, des plats 5, des roues 12, de la chaîne 23 et des régulateurs de profondeur 7 ou 71.
Le long de la traverse médiane 321, on prévoit un fer 72 qui sert au réglage de la profondeur et en outre au transport sur route et qui pénètre vers lehaut dans des plats 311 formant un collier rendu solidaire de la traverse 321.
La fixation de 72 s'opère de la même manière que celle de 7 par un fer rond 331 porté par une chaînette 341 et pénétrant dans un trou du collier 311 et dans l'un. des trous 301 prévus dans la pièce 72.
Les dents de l'extirpateur sont des fers 36 par exemple de section carrée soudés sur les cadres 32 ou reliés à ce dernier, de manière amovible. A ces fers 36 sont fixés par exemple par deux boulons, les couteaux 37 dont la forme peut varier. La forme représentée par la figure 14 sert à casser la croûte de la terre; celle de 1afigure 15; à dé- truire' les mauvaises herbesa
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On peut avoir 5,7 ou 9 dents et même plus à chaque cadre 32. La construction du cadre dépend du nombre des dents:
Les dents peuvent être placées et leur position peut être modifiée de façon qu'elles n'entraînent pas trop les mail- vaises herbes. Il en est de même pour le fer 72.
Un cheval tire facilement un extirpateur combine' à deux fois cinq dents. Pour la traction d'extirpateur' à plus de cinq- dents par cadre, il est préférable d'employer un motoculteur ou un autre engin de traction à moteur.
A l'arrière, les deux cadres d'extirpateurs sont re- liés entre eux par deux tubes 38 qui coulissent l'un dans l'au- tre, ce qui permet de faire varier la largeur et assure la so- lidité. A chaque extrémité d'un tube 38 est fixé un plat 73 qui pénètre dans un tube 312 formé également de plats et muni d'un trou pour la fixation de la même manière que les plats
71 et 7 (fer 332 - chaine 34):
Les plats 73 procurent un jeu aux extirpateurs de bas en haut, mais pas de gauche à droite afin que chaque cadre 32 puisse fonctionner d'une manière indépendante, ce qui est nécessaire sur les terrains mal nivelés.
La chaine d'attelage 23 est fixée vers l'avant à des crochets 29. De chaque coté, un crochet 29 est prévu sur le collier 31 et un sur un plat 5.
Les traverses 35 sont munies de poignées 39 per- mettant le soulèvement de l'extirpateur:
La figure IO montre en E et en G les positions des extirpateurs respectivement lors du premier passage (position
E) et lors du second passage (position G).
La herse sert à préparer le terrain, à semer le trèfle ou d'autres fourrages verts et à couvrir les semences.
Grâce à la possibilité de monter les trois engins: charurue' extirpateur et herse sur le même avant-train on a une série complète d'engins adaptés au travail de la terre dans les plantations d'arbres fruitiers à tiges de faible hauteur.