<Desc/Clms Page number 1>
" Dispositif pour le réglage d'une quantité de service électrique".
Pour le réglage dans le sens propre, c'est à dire pour maintenir une quantité de service approximativement cons- tante dans des conditions de fonctionnement variables, il est nécessaire de disposer d'une quantité constante, qui peut servir de normale ou d'étalon pour la quantité à régler.Quand cette dernière est de nature électrique, on emploie de préfé- rence souvent une quantité - étalon de nature électrique, ce qui facilite la comparaison. Cependant, une quantité-étalon électrique ayant une constance suffisante n'est pas en géné- ral accessible dans le service pratique. La quantité la plus constante, dont on peut disposer, est une tension de réseau, mais celle-ci est en général soumise à des variations de quelques dizaines pour cent.
Pour en dériver une quantité -
<Desc/Clms Page number 2>
étalon électrique dont les variations sont considérablement inférieures, il est connu de relier à la tension deux trans- formateurs en'série, l'un ayant un noyau de fer saturé et l'au- tre non-saturé, dont les tensions secondaires s'opposent, de sorte qu'on obtient un courant secondaire déterminé par la dif- férence entre l'inductance va.riable du transformateur saturé et l'inductance constante du transformateur non-saturé. Par de montage, on peut obtenir une tension qui diffère beaucoup moins d'une valeur constante que la tension du réseau, mais ce résultat n'est obtenu qu'avec une consommation considérable de puissance. Afin que le courant normal n'introduise pas d'er- reurs considérables, il est nécessaire qu'il ne constitue qu'une petite portion du courant primaire des tranformateurs.
La présente invention se sert d'une autre méthode pour dériver une quantité-étalon électrique, servant au ré- glage, à partir d'une tension relativement variable, cette méthode exigeant un montage un peu plus compliqué, mais en échange une puissance de beaucoup inférieure. D'après l'inven- tion, on relie à la tension accessible, relativement variable, deux circuits dont l'un contient une impédance variable avec la tension et l'autre une impédance constante, chacun contenant aussi un redresseur et un enroulement à courant continu d'u- ne inductance saturée à courant continu ( " transducteur"), les deux enroulements s'opposant mutuellement et étant dimen- sionnés par rapport aux impédances de série de façon que la dérivée du nombre d'ampère-tours de l'enroulement en série avec l'impédance variable,
par rapport à la tension entre les limites normales d'opération soit essentiellement égale au rapport constant entre le nombre, d'ampèretours de l'autre enroulement et la tension. Le nombre d'ampèretours fésultant des deux enroulements opposés devient donc constant entre les limites normales d'opération et forme la quantité-étalon cons- tante.
<Desc/Clms Page number 3>
Par une "quantité de service électrique" on entend ici chaque quantité de service qui peut être influencée élec- triquement, donc aussi une puissance mécanique produite d'une façon électrique ou la température d'un corps chauffé électri- quement.
La quantité à'régler peut-être représentée par un enroulement séparé du transducteur, cet enroulement devant naturellement s'opposer aux ampère tours résultant des deux enroulements précités. Si elle consiste par exemple en une tension, elle peut influencer un circuit qui contient ledit enroulement en série avec une impédance (en général une résis- tance ohmique) qui doit être réglable pour régler la tensiàn à la valeur désirée. Il est cependant aussi possible de faire agir une tension réglée sur un des deux enroulements servant à créer la quantité-étalon, à savoir sur l'enroulement en sé- rie avec l'impédance constante, auquel cas la tension réglée est conditionnée pour s'opposer à la tension indépendante in- fluençant cet enroulement.
Deux exemples de réalisation de l'invention sont représentés d'une façon schématique dans le dessin annexé.
Dans la fig. 1, qui se rapporte au réglage d'un réseau à courant continu alimenté par un réseau à courant al- ternatif à travers un redresseur, les bornes de courant al- ternatif sont désignés par 1 et les bornes de courant conti- nu par 2. Entre les premières bornes, l'enroulement à courant alternatif 3 d'un transducteur est relié en série avec l'en- roulement primaire d'un transformateur 4, dont l'enroulement secondaire est relié à un redresseur 5 fournissant le courant continu. On peut aussi supprimer le transformateur 4, si la tension de courant alternatif a une valeur appropriée. Les pôles à courant continu du redresseur sont reliés aux bornes
2 à travers un enroulement auto-magnétisant 6 du trnsducteur servant à augmenter sa sensibilité.
<Desc/Clms Page number 4>
Outre ledit enroulement auto-magnétisant, le trans- ducteur a encore trois enroulements à courant continu 7, 8, 9. L'enroulement 7 est relié aux bornes 2 à travers une résis- tance réglable 19, et son nombre d'ampèretours représente donc, dans une mesure réglable,la tension à régler. Ce nombre d'am- pèretours s'oppose à l'auto-magnétisation. Les enroulements ensemble 8 et 9 produisent/le nombre d'ampèretours représentant la quantité-étalon constante. Afin que cette quantité puisse être dérivée de la tension aux bornes de courant alternatif, indé- pendamment de petites variations de 'cette tension, les enrou- lements 8 et 9 s'opposent et sont reliés à la tension de cou- rant alternatif à travers des impédances de caractères diffé- rents.
Ainsi, l'enroulement 8 est relié aux bornes 1 à travers un redresseur 10 en série avec une inductance 11 à fer saturé, tandis que l'enroulement 9 est rdié auxdites bornes à travers un redresseur 10 en série avec une impédance constante en for- me de résistance ohmique 13. L'inductance 11 et la résistance 13 sont mutuellement dimensionnées de façon que, dans la région normale d'opération, c'est-à-dire entre les limites que peut faire varier la tension aux bornes 1 en régime normal, la dé- rivée des ampèretours de l'enroulement 8 par rapport à la ten- sion soit égale au rapport constant entre les ampèretours de l'enroulement 9 et la tension.
De cette manière, le nombre d'ampèretours résultant des deux enroulements opposés 8 et se tient à peu près constant pour des variations modérées de la tension aux bornes 1 et peut donc servir de quantité-étalon du nombre d'ampèretours de l'enroulement 7 proportionnel à la tension de courant continu. Quand cette tension tombe au-des- sous de sa valeur normale, les ampèretours servant d'étalon deviennent supérieurs et agissent pour réduire la chute de tension dans le transducteur, de façon à restituer la tension.
L'influence de la différence sur le transducteur est ampli- fiée par l'enroulement d'auto-magnétisation 6 de ce dernier,
<Desc/Clms Page number 5>
et, pour cette raison, la difféfence peut rester entre des li- mites très étroites. Vu que l'auto-magnétisation n' agit que dans un sens, un renversement de la polarisation du transduc-' teur est empêche, dans le cas où la tension de courant conti- nu excède la valeur déterminée par la quantité-étalon.
Le courant traversant le transducteur 3 et repré- sentant la différence entre la quantité réglée et sa valaur normale (bien qu'il ne soit pas nécessaire qu'il soit stricte- ment proportionnel à cette différence) peut être utilisé pour influencer un membre secondaire effectuant le réglage, par exemple un transducteur d'une puissance supérieure. Un exemple d'un tel montage est représenté dans la fig. 2, laquelle repré- sente aussi une application spéciale de l'invention au réglage de la tension et du courant pour la charge d'une batterie.
Dans ce cas, il se présente surtout deux conditions. D'abord, la batterie doit normalement être soumise à une tension sensi- blement constante, dépendant seulement d'une certaine mesure de sa température, cette tension amenant à la batterie un pe- tit courant de charge, suffisant pour empêcher une décharge spontanée et des actions chimiques nuisibles (par exemple le phénomène dit de sulfatation dans les batteries à plomb). Puis, on doit avoir la possibilité de recharger rapidement une bat- terie déchargée, ce qui exige un aurant beaucoup plus fort que la charge d'abord décrite et, dans plusieurs cas, aussi un courant de beaucoup supérieur à celui normalement founni au circuit alimenté par la batterie, par exemple une batterie centrale pour des installations téléphoniques.
Dans de tels cas, le montage d'après la fig. 2 est surtout approprié.
Dans la fig, 2, la partie gauche est essentielle- ment identique à la fig. 1, tandis qu'à droite, on a représen- té le montage servant à donner une pleine charge à la batterie 14 après une décharge. La partie gauche correspondant à la fig. 1 donne une tension constante sur la batterie, même si
<Desc/Clms Page number 6>
le courant doit varier avec la charge variable dans un circuit parallèle à la batterie et alimenté par le redresseur. Le mon- tage servant à la pleine charge consiste en un redresseur de grande puissance 15 avec un transducteur 16 en série, ce trans- ducteur pouvant avoir un seul enroulement à courant continu
17 traversé par le courant fourni à la batterie par le redres- seur 5. Eventuellement, il peut aussi avoir un enroulement d'auto-magnétisation qui n'est cependant pas représenté.
L'en- roulement à courant alternatif du transducteur est relié aux bornes de courant alternatif à travers un transformateur 18.
Comme le courant traversant le transducteur est pro- portionnel au courant dans l'enroulement à courant continu 17, il dépend aussi de la différence entre la tension réglée et la tension normale, ce qui est important lors d'une pleine charge de la' batterie 14.
On peut aussi employer plusieurs échelons d'ampli- fication, de façon que le courant du redresseur 15 dans la figé 2 aimante un tranducteur encore plus grand, etc.
En combinaison avec l'invention, on peut aussi ap- pliquer les principes d'un réglage combiné de différentes quantités (par exemple un réglage dit "à coude"), lesquels sont décrits pour d'autres applications dans les brevets suédois 87.016 et 92.734, La quantité électrique qui représente la deuxième (troisième, etc.) quantité à régler, peut dans le pre- mier cas être obtenue à partir de l'un de deux ou de plusieurs transducteurs reliés en série, du même type que le transduc- teur 7, et qui ont des régions de fonctionnement différentes, de façon qu'un nouveau transducteur commence à fonctionner quand un autre a atteint la limite de sa capacité de réglage.
,Dans le deuxième cas, de nouvelles quantités représentatives peuvent être introduites au moyen de groupes redresseurs soit dans le circuit de l'enroulement 7, soit - dans un montage d'après la fig. 2 - dans le circuit de l'enroulement 17.